lexinter.net  

 

         

AVANT PROPOS

Accueil ] Remonter ]

.RECHERCHE

---

 

 

 SOMMAIRE ] [ AVANT PROPOS ] INTRODUCTION ] PREMIERE PARTIE DU MONOPOLE A LA CONCURRENCE ] DEUXIEME PARTIE UNE GOUVERNANCE INADAPTEE ] TROISIEME PARTIE UN ETAT OMNIPRESENT MAIS SANS STRATEGIE ] QUATRIEME PARTIE DONNER AUX ENTREPRISES PUBLIQUES LES MOYENS DE LEUR MODERNISATION ] CONCLUSION PROPOSITIONS DE LA COMMISSION ] EXAMEN DU RAPPORT ] EXPLICATIONS DE VOTE ] NOTES ]

N° 1004

______

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 3 juillet 2003.

RAPPORT

FAIT

AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR  
LA GESTION DES ENTREPRISES PUBLIQUES
AFIN D'AMÉLIORER LE SYSTÈME DE PRISE DE DÉCISION

Président

M. Philippe DOUSTE-BLAZY,

Rapporteur

M. Michel DIEFENBACHER,

Députés.

--

TOME I

RAPPORT

La commission d'enquête sur la gestion des entreprises publiques afin d'améliorer le système de prise de décision est composée de : M. Philippe Douste-Blazy, Président ; MM. Jean-Pierre Balligand, Charles de Courson, Vice-présidents ; MM. Christian Philip, Jean-Claude Sandrier, Secrétaires ; M. Michel Diefenbacher, Rapporteur ; MM. Philippe Auberger, François d'Aubert, Claude Bartolone, Jacques Briat, François Brottes, Dominique Caillaud, Jérôme Chartier, Pierre Ducout, Jean Gaubert, Mme Nathalie Gautier, MM. Louis Giscard d'Estaing, François Goulard, Alain Gouriou, Sébastien Huyghe, Alain Joyandet, Jean-Marie Le Guen, Jean-Claude Lenoir, Hervé Mariton, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Pierre Nicolas, Robert Pandraud, Nicolas Perruchot, Xavier de Roux, Alfred Trassy-Paillogues.

 

AVANT-PROPOS

Au terme de 27 auditions publiques, la commission d'enquête sur la gestion des entreprises publiques afin d'améliorer le système de prise de décision achève ses travaux avec la publication de son rapport.

Compte tenu de l'ampleur des difficultés financières de certaines entreprises publiques, la commission a souhaité, dans son ensemble, travailler dans la sérénité. Les accusations contre telle ou telle direction, sources de polémiques inutiles, risquaient de porter préjudice aux entreprises alors qu'il s'agit de les aider à se redresser, à améliorer leur gestion, à faire face à la concurrence croissante.

Elle a néanmoins mené à bien ses tâches d'investigation et a été conduite à proposer des solutions pour éviter les errements et dysfonctionnements qu'elle a mis à jour.

Un mot peut résumer la situation de certaines entreprises publiques ces dernières années, c'est celui de faillite. On peut parler de la faillite des hommes parce qu'il est vrai que certains Présidents ont pris des risques inconsidérés avec l'argent des contribuables. On peut aussi parler de la faillite des institutions parce que l'Etat et son administration des finances, malgré toutes ses compétences, n'a pas correctement joué son rôle d'actionnaire.

Un chef d'entreprise doit assumer ses responsabilités.

Clairement, la présidence de M. Michel Bon a mené France Télécom à un endettement gravissime. Même si les conditions économiques et notamment la bulle Internet ont joué leur rôle, trop de risques inconsidérés ont été pris sans contrôle.

Les exemples de Mobilcom et de NTL, précisément analysés dans le rapport, le démontrent assez.

Il est dès lors difficilement admissible qu'après sa démission en septembre 2002, M. Bon ait continué à percevoir sa rémunération jusqu'en juin dernier.

Un peu de retenue en la matière aurait sans doute contribué à diminuer les critiques à son endroit.

Comment les contribuables français, dont certains ont beaucoup perdu avec la baisse des actions de France Télécom, peuvent-ils réagir à une telle situation ?

La présidence de M. François Roussely a également fait l'objet de critiques au sein de la commission. Sans que les résultats d'EDF soient comparables à ceux de France Télécom, il est de fait que certaines opérations importantes n'ont pas suivi les procédures réglementaires, qu'il s'agisse du passage devant le conseil d'administration ou de l'approbation de la tutelle. Et il n'est pas admissible que, jusqu'à tout récemment, la direction d'EDF n'ait pas tenu compte des observations et recommandations de la direction du Trésor.

Il faut souhaiter que les choses changent maintenant que les faits ont été dénoncés par la commission.

Des faiblesses demeurent par ailleurs à La Poste, à la SNCF, qui doivent être surmontées pour que ces deux entreprises résistent au mieux à la concurrence que nous impose la nouvelle réglementation européenne.

Il n'y a pas, il ne pouvait y avoir de recommandation spectaculaire à l'issue des travaux de la commission. On ne peut que constater que la représentation nationale n'est « appelée à la rescousse » que quand il y a des catastrophes... Et il est évidemment trop tard.

La commission d'enquête a mis à jour les responsabilités dans les difficultés qu'ont connues et que connaissent certaines entreprises publiques. Elle a relevé des dysfonctionnements tant en interne qu'en externe.

Mais ses recommandations ne valent évidemment que pour l'avenir.

Elles visent en premier lieu le management des entreprises. Il s'agit d'abord de nommer autrement leurs Présidents et, surtout, de mieux suivre leur gestion par un dialogue aux données clarifiées avec l'Etat. Il s'agit aussi de donner de la force aux contre-pouvoirs au sein de l'entreprise, que ce soit les conseils d'administration ou les comités spécialisés en leur sein.

L'autre volet des recommandations de la commission traite du contrôle qu'exerce l'Etat sur les entreprises publiques. Il faut qu'il soit plus efficace.

La commission s'est beaucoup interrogée sur l'Agence des participations de l'Etat, dont la création a été annoncée par le ministre de l'économie à la suite du rapport de M. René Barbier de La Serre. Son pouvoir, son autonomie sont encore sujets à débats.

La commission s'est notamment posé la question de savoir si elle devait être rattachée au ministère de l'économie ou au Premier ministre. Elle a finalement opté pour la première solution parce qu'elle a confié à l'Agence la seule défense de l'Etat actionnaire. Elle a, pour arbitrer entre les autres missions de l'Etat, en particulier stratégiques, souhaité la création d'un comité interministériel d'orientation.

Le devoir de la commission était de mettre à jour certains faits ; à d'autres de prendre le relais pour ne plus assister à de telles déconvenues préjudiciables à nos concitoyens, à nos entreprises et au travail de leurs salariés.

Philippe DOUSTE-BLAZY

Président

>>>>>INTRODUCTION

 

 

---

SOMMAIRE ] [ AVANT PROPOS ] INTRODUCTION ] PREMIERE PARTIE DU MONOPOLE A LA CONCURRENCE ] DEUXIEME PARTIE UNE GOUVERNANCE INADAPTEE ] TROISIEME PARTIE UN ETAT OMNIPRESENT MAIS SANS STRATEGIE ] QUATRIEME PARTIE DONNER AUX ENTREPRISES PUBLIQUES LES MOYENS DE LEUR MODERNISATION ] CONCLUSION PROPOSITIONS DE LA COMMISSION ] EXAMEN DU RAPPORT ] EXPLICATIONS DE VOTE ] NOTES ]

Accueil ] ACTUALITE LEGISLATIVE ET REGLEMENTAIRE ] ACTUALITE JURISPRUDENTIELLE ] ACTUALITE DE LA REGULATION ] ACTUALITE DE DROIT EUROPEEN ] ACTUALITE DES SECTEURS DU DROIT ] ACTUALITE JURIDIQUE DES SECTEURS D'ACTIVITE ] DOSSIERS D'ACTUALITE ] BLOG DE GEORGES BERLIOZ ] CARNET DU DROIT ] RECHERCHE D'EMPLOI JURIDIQUE ET FISCAL ]

RECHERCHE