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CONCLUSION

 Les périodes de crise mènent à faire réfléchir en essayant d’éclairer par le passé les évènements récents.  Au terme de cette analyse un certain nombre de constatations,  observations et suggestions  sont proposés pour alimenter un débat qui parait opportun. 

Le  comptable n’est plus l’homme à manches à lustrine qui enregistrait de façon mécanique les opérations dans les livres comptables.  L’audit est devenue une prestation de services générant dans le monde des chiffres d’affaires considérables. 

La comptabilité est au coeur du fonctionnement des marchés. Les normes, techniques et cadre conceptuel de la comptabilité sont régis par des normes dont le cumul ne peut être que source d’incohérence.  La comptabilité doit fonctionner en fonction de principes adapté à l’économie du XXIème siècle , avec un cadre conceptuel qui limite les risques de manipulations de règles purement pragmatiques.

 Les comptes doivent être le reflet de sa gestion . Des comptes doivent par ailleurs donner une prévision pour évaluer la  situation financière, mais il est illusoire et dangereux de prétendre à une fiabilité qui résulterait d’une technique exacte. Les comptes en tant que vecteurs d’information financière doivent être présentés comme une prévision, avec une lisibilité qui ne repose pas sur des avertissements illisibles qui font croire à des précautions de pure forme. Ils doivent être accompagnés d’un indice de confiance qui n’est pas seulement fonction de la rigueur de l’analyse, mais aussi des difficultés de la prévision compte tenu de la multiplicité des facteurs qui affectent la qualité de la prévision. 

L’auditeur a une mission qui est importante.  Il est le gage de la bonne santé de l’entreprise, son bilan de santé inexact est dangereux tant pour l’entreprise que pour ceux qui se fient à ce bilan de santé.  L’intervention repose sur des  techniques complexes, où l’indépendance des opinions, dans une optique de conseil et non de garantie de signature fondée sur une mutualisation des risques par l’assurance, doit prévaloir. 

La comptabilité ne doit pas être un dopant des performances de l’entreprise par des techniques extrêmes de gestion de bilan. Devant la technique il convient de garder raison et bon sens. La comptabilité où la norme de prudence est encore au frontispice du temple doit reposer sur la rationalité.  Lorsque la comptabilité nationale démontre que la rentabilité économique des entreprises dépasse guère les 5% et au maximum 7%, l’affirmation suivant laquelle les sociétés vont rémunérer les investisseurs sur une base de 15% implique une rémunération de risque impliquant un facteur d’échec de plus de  60%., difficilement compatible avec une hypothèse de continuité d’activité. Si les marchés financiers étaient principalement composés de boursicoteurs avec un marché casino ce risque pourrait être considéré comme inhérent au fonctionnement des marchés et à leur attractivité. Lorsqu’une partie importante des investisseurs sont des fonds de pension, ce niveau de risque n’est pas acceptable.  Il ne l’est manifestement pas pour les salariés et les épargnants.  

 

 

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