EDF
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· EDF Même si les chiffres sont très en deçà de ceux qu'on vient de citer pour France Télécom, la situation d'EDF est devenue préoccupante. Son endettement net est en effet passé de 17,6 milliards d'euros en 2000 à 25,8 milliards d'euros en 2002 (+ 26,5 % en 2001 et + 16,2 % en 2002), couvrant 2,3 fois l'excédent brut d'exploitation, les frais financiers représentant 19 % de l'EBE contre 13 % en 2000. A ces chiffres, il convient d'ajouter des engagements qui, bien qu'ils n'apparaissent pas au bilan, constituent une réelle dette contractée par l'opérateur. Figurent parmi ces engagements, ceux relatifs aux investissements italiens qui représentent une charge potentielle de 4,8 milliards d'euros d'ici 2005, à laquelle il convient d'ajouter 3,4 milliards d'euros d'engagements consentis à OEW dans le cadre du pacte d'actionnaire relatif à EnBW 37 signé le 26 juillet 2000. En outre, les engagements au titre des retraites, qui seront évoqués ci-après, pourraient prendre la forme d'un versement libératoire aggravant l'endettement net du groupe. Cette évolution est d'autant plus inquiétante que la nature de l'activité d'EDF, en particulier la construction et l'exploitation des centrales nucléaires, lui impose de limiter de manière préventive son endettement, lequel a vocation à être lourdement sollicité lors de la prochaine phase de renouvellement du parc nucléaire. Pour France Télécom comme pour EDF, ces erreurs de stratégie, ces montages financiers hasardeux, cet endettement inquiétant se sont produits parce que rien, au sein de ces entreprises, n'a pu les arrêter, tant les procédures normales de prise de décision et de contrôle ont été dévoyées.
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