Le plan et les actionnaires
Le plan entraine une dilution du titre de près
de 80 % . L'augmentation de capital à 1,25 euro par
titre et les obligations convertibles en actions à 1,4 euro par
titre devraient en effet entraîner la création de 1,12 milliard
d'actions supplémentaires. Alors que l'Etat entrera dans le capital d'Alstom
pour un prix inférieur de près de 60 % au cours du 1er août,
la perte de valeur pour les investisseurs qui ont acheté des titres en
1998, au moment de l'introduction en Bourse du groupe, sera de 90 %
de sa valeur.
Le plan a donc attiré les critiques de représentants
d'actionnaires.
Certains ont souligné dans le cadre de la
discussion quant à la compatibilité du plan avec le droit
européen que l'Etat se comportait en "spéculateur
avisé". Si les conditions de l'entrée au capital d'Alstom
peuvent paraitre favorables en tout cas par rapport à celles qui
prévalaient il y a encore peu de temps en bourse, l'intérêt
financier de l'opération pour l'Etat doit être analysé en
tenant compte des autres engagements financiers pris par l'Etat.
En ce qui concerne les autres actionnaires on
peut noter la participation significative détenue par le fonds
Templeton. Celui-ci avait pris une participation très
significative dans le capital du Credit Foncier juste avant la
crise de cet établissement. La garantie donnée par l'Etat aux
obligations du Credit Foncier souscrites par ailleurs semble-t-il
par ce fonds auparavant avait démontré l'aspect avisé d'un
investissement qui aurait pu paraitre imprudent.
Le plan et les obligataires
Il a été souligné que les porteurs
d'obligations Alstom comptent déjà leurs bénéfices sur la base
du plan de sauvetage. L'emprunt de 650 millions d'euros, à échéance
2006, émis par le groupe s'est apprécié de 15 % entre l'annonce
du plan et le 13 août.