Le groupe Alstom a eu à faire face à des difficultés
attribuées par la direction à une conjoncture dégradée dans les
métiers du groupe et aux conséquences financières très négatives
d’acquisitions menées dans le domaine de l’énergie. En septembre
2001, Renaissance Cruise, en faillite, ne peut pas payer la commande
de paquebots passée aux Chantiers de l’Atlantique. La reprise de la
division turbines à grande puissance du groupe helvético-suédois ABB
avait été catastrophique : non seulement elle avait alourdi
l'endettement du groupe mais elle avait été aussi la source d'ennuis
techniques et de mise en jeu des garanties de performance données aux
clients.
Le recentrage
Depuis mars 2002 Alstom s'est recentré sur la production d'énergie et
le transport. L'activité turbines industrielles avait été cédée à
son concurrent Siemens. La division Transmission et distribution devrait,
quant à elle, être rachetée par Areva dès l'automne.
Des pertes records
Le 12 mars 2003 une perte record de 1,38 milliards d'euros
est annoncée pour l'exercice 2003-2003. L'action chute de 50% à 1,35
euros.
Un premier plan de sauvetage
M.. Patrick Kron, DG depuis janvier 2003 remplace M.
Pierre Bilger. Il annonce le 25 avril un plan de sauvetage avec la cession
de 3 milliards d'euors d'actifs.
Les plans sociaux
En mai 2003 un plan social prévoyait en
France la suppression de
1295 poste .En juin la direction avait annoncé la suppression d'entre 385 et
445 emplois supplémentaires. En Europe 3000 emplois étaient
supprimés.
L'augmentation de capital de Juillet 2003
Une augmentation de capital de 600
millions d'euros avait été votée le 2 juillet 2003 par une
Assemblée générale agitée sur fond de manifestation sociale.
La direction a ensuite indiqué qu' un complément financier
était nécessaire afin d’assurer ses perspectives financières à moyen
terme. Alstom possède
moins de 1 milliard d'euros de fonds propres pour une dette de près
de 5 milliards d'euros et des engagements au titre de cautions et
garanties proches de 9 milliards. Il apparaît qu'entre les crédits et les cautions accordées qui
pourraient être appelées en cas de défaillance, les banques ont plus de
15 milliards d'euros d'engagements chez Asltom .