Les profits
mirobolants faits grâce à ces opérations, combinés avec l’aspect
scientifique que donnaient à ces techniques les modélisations ,
l’économie quantitative et les mathématiques financières , ont fait
perdre le sens de la mesure et du bon sens, personne dans les banques,
mais aussi chez les régulateurs et chez les politiques n’ayant une
vision d’ensemble.
Tout le système
économique, depuis la révolution industrielle, est fondé sur un prix de
l’énergie bon marché. C’est le troisième choc pétrolier, du à la
spéculation, qui a fait exploser un système devenu démesuré.
Loin diminuer la
volatilité des marchés, les produits dérivés n’ont fait qu’accentuer la
possibilité de spéculation.
Le financement des
emprunteurs « subprimes » était à la base d’un boom immobilier et d’un
effet richesse qui s’est trouvé annihilé alors que le consommateur ne
pouvait plus mettre d’essence dans sa voiture ni chauffer sa maison.
L’augmentation du prix du pétrole faisait plus qu’annihiler toutes les
suppressions de tarif douanier par l’augmentation du coût du transport
maritime.
Tout l’équilibre a
été remis en cause et le château de cartes s’est effondré. Tous les
mécanismes conçus en fonction d’une amélioration constante des
valorisations de marché (valorisation marked to market , ratios
prudentiels , notation financière ) ont eu un effet d’accélération de la
chute, ainsi que les réactions traditionnelles des marchés ont mis en
péril toutes les opérations à effet de levier qui s’étaient généralisées