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MESSIER VIVENDI

Accueil ] Remonter ] DECISION DE SANCTION DE L'AMF A L'EGARD DE M. JEAN MARIE MESSIER GUILLAUME HANNEZO ET DE LA SOCIETE VIVENDI ] SETTLEMENT AGREEMENT OF THE CIVIL FRAUD ACTION OF THE SEC AGAINST VIVENDI UNIVERSAL JEAN MARIE MESSIER AND GUILLAUME HANNEZO ] ACTION DE GROUPE DES ACTIONNAIRES DE VIVENDI ]

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SARBANES OXLEY ACT ] RAPPORT DE LA COMMISSION D'ENQUETE AIR LIB ] RAPPORT DE LA COMMISSION D'ENQUETE SUR LA GESTION DES ENTREPRISES PUBLIQUES ] [ MESSIER VIVENDI ]

VIVENDI

Procédure devant le tribunal correctionnel

Le jugement

Jugement du tribunal correctionnel de Paris, 11e chambre, présidée par M. Miniconi qui a condamné l’ancien PDG à trois ans de prison avec et sursis et 150.000 euros d’amende pour «diffusion d’informations fausses ou trompeuses» et «abus de bien social».

L'ancien chef d'entreprise emblématique des années 1990 est condamné pour "abus de bien social" en lien avec le parachute doré de 20,5 millions d'euros qu'il s'était fait octroyer sans accord du conseil d'administration, et auquel il a fini par renoncer. Les juges ont également retenu l'infraction de "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" sur la santé financière de Vivendi Universal pour deux communiqués litigieux. Il est relaxé du troisième chef de prévention, la "manipulation de cours" de l'action Vivendi.

Le tribunal a  jugé qu'il existait de sérieux éléments pour juger fautive la gestion de Vivendi Universal. Le tribunal a sanctionné la communication financière de Jean-Marie Messier, du temps où tout «allait mieux que bien». Le groupe affichait alors 13 milliards d'euros de perte et son endettement dépassait les 30 milliards. Pourtant, l'ancien dirigeant assurait que l'endettement du groupe était proche de zéro.

Dans ses attendus, le tribunal porte une critique sévère sur cette communication : «Jean-Marie Messier a adopté vis-à-vis du marché un comportement de véritable “prestidigitateur de dette”, comportement qui pouvait à la rigueur être décelé par les analystes ou professionnels financiers qui ont cependant mis un certain temps pour avoir une vue réaliste de la situation du groupe, mais certainement pas par l'actionnaire individuel, auquel cette communication s'adressait également et qui ne pouvait qu'être trompé par sa présentation tronquée et fallacieuse», relèvent ainsi les juges.


Le tribunal a par ailleurs retenu l'abus de bien social sur la base du parachute doré de 20,6 millions d'euros que Jean-Marie Messier exigeait au moment de son départ. Pendant le procès, l'ancien dirigeant de Vivendi Universal et ses avocats avaient plaidé l'inexistence de faute, puisque le montant du parachute doré n'avait jamais été versé. C'était passer sous silence le fait que Jean-Marie Messier était allé en arbitrage aux Etats-Unis pour l'obtenir. Il avait obtenu gain de cause mais avait dû y renoncer au dernier moment, sous injonction de la Securities and exchange commission (SEC), qui lui interdit en outre d'exercer le moindre mandat de gestion ou d'administrateur pendant dix ans.


Payé ou non, ce parachute doré, pour le tribunal, constitue un abus de bien social, car l'intention y était et portait un grave préjudice au groupe. Ces «exigences financières» et «les indemnités qui lui ont été accordées (...) se sont situées dans un contexte économique très tendu pour le groupe, dont elles contribuaient à aggraver la situation financière déjà obérée», précise le jugement. «Il ne saurait être soutenu que l'acceptation par Jean-Marie Messier de sa démission constituait une contrepartie suffisante aux indemnités allouées et était donc conforme à l'intérêt social», estime-t-il. Et pour avoir accepté de signer ces indemnités, en lieu et place d'un conseil d'administration refusant toute responsabilité, Eric Licoys est condamné à six mois de prison avec sursis.

La 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris est allée contre les réquisitions du parquet, qui avait réclamé une relaxe générale envers les sept prévenus. Partie civile, la société Vivendi ne demandait pas de réparations à ses anciens dirigeants.

Parmi les six autres prévenus, l'ancien bras droit Edgar Bronfman Jr, directeur général de Warner Music, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et 5 millions d'euros d'amende pour délit d'initié. Guillaume Hannezo, ancien bras droit de Jean-Marie Messier, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis.   Le Tribunal  a retenu en revanche le délit d'initiés, à la fois pour Guillaume Hannezo et Edgar Bronfman. Le premier avait vendu ses stock-options, le second des actions juste avant que le groupe ne reclasse son auto-contrôle, ce qui avait eu pour effet de faire tomber le cours de 60 à 53 euros. Le tribunal a estimé que les deux dirigeants, qui connaissaient l'opération prévue, avaient commis un délit d'initiés, alors que l'AMF les avaient absous. Et il les a lourdement sanctionnés pour cela.  

Un autre ancien dirigeant de Vivendi, Eric Licoys , est condamné à six mois de prison avec sursis.

Les petits actionnaires, qui s'étaient portés partie civile, obtiennent des dommages et intérêts conséquents. Le préjudice est estimé par le Tribunal à environ 60 euros par action. L'ensemble des dommages et intérêts représente plus de 1,2 million d'euros, qui devra être acquitté par Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo.

Les plaidoiries des actionnaires parties civiles

Me Pascal Lavisse , avocat de l'Appac, une association de petits porteurs, dernier représentant des parties civiles à s'exprimer, s'est employé a démontrer la thèse inverse ; à savoir que l'information de Vivendi était trompeuse, les manœuvres illégitimes et les résultats faux. Me Lavisse a rappelé que l''Autorité des marchés financiers (AMF), la cour d'appel en 2005, deux arrêts de la Cour de cassation et un arrêt de la cour d'appel de renvoi avaient successivement sanctionné les dirigeants du groupe. Il a pris vivement à partie le Parquet pour sa position unilatérale, déclarant qu'en cas de relaxe, c'est devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) que les petits porteurs demanderaient justice.

Les réquisitions du parquet

Au pénal, l'intention délictueuse doit être prouvée", a affirmé, mercredi 23 juin, la procureure de la  République Chantal de Leiris, lors du procès Messier qui se tient depuis le 2 juin au tribunal correctionnel de Paris.  C'est cette thèse qui a structuré le  long réquisitoire de deux heures et qui s'est achevé par une demande implicite de relaxe pour Jean-Marie Messier, ex-PDG de Vivendi Universal (VU), Guillaume Hannezo, alors directeur financier de VU, le Canadien Edgar Bronfman Jr, ancien vice-président exécutif, ainsi que quelques cadres dirigeants du groupe.

Estimant que "Vivendi n'est pas Enron, que les comptes n'ont pas été truqués et que le tribunal correctionnel n'est pas là pour juger d'une infraction à la règlementation ", Mme de Leyris a estimé que l'ensemble des prévenus sortaient du champ d'action du tribunal. Elle est restée en cela fidèle à la demande initiale de non-lieu rédigée par le Parquet à l'issue de l'instruction, en 2009.

Qu'il s'agisse de "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" sur la santé financière du groupe, d'"abus de bien social" – l'indemnité de départ de 20 millions d'euros que M. Messier n'a finalement jamais touchée –, ou de "manipulation de cours" de l'action Vivendi, la procureure s'est attachée à prouver l'innocence de l'ensemble des personnes mises en examen. La présentation pro forma des comptes et de la dette à la fin de l'année 2000, par exemple, ne relevait, selon elle, nullement d'un "délit ", car "dans le délit, c'est la conscience que l'on en a qui est en jeu". Mme de Leiris a également jugé que compte tenu de la complexité de la fusion entre Seagram, Vivendi et Canal+ en 2001, "il n'était pas anormal que les comptes diffèrent de la réalité".

Concernant les rachats de titres après les attentats du 11 septembre 2001, Mme de Leiris a repris l'argumentation de Jean-Marie Messier selon laquelle les concurrents américains de Vivendi avaient pleine possibilité de soutenir leur cours. Il n'était donc pas illogique que VU en fasse autant. "Il n'a pas été démontré que ces achats massifs avaient une autre finalité."

Concernant l'accusation de délit d'initié, la procureure a estimé que le désendettement du groupe par cession de l'autocontrôle (55 millions d'actions) "n'avait rien de confidentiel". Si tout le monde le savait, personne ne pouvait être accusé d'avoir vendu des stock-options en disposant d'une information confidentielle.

Enfin, condamner M. Messier pour abus de bien social sur la promesse d'un parachute doré de 20,5 millions d'euros qui n'a jamais été payé n'a pas de sens pour la magistrate qui estime que "Vivendi n'a eu aucun préjudice".

 

Les audiences

Le procès Messier, a terminé mercredi 9 juin l'examen des faits de diffusion d'informations fausses ou trompeuses.

Etait en jeu, mercredi, la "dette zéro" annoncée par un communiqué du groupe Vivendi, le 19 décembre 2000, et dans une interview donnée par Jean-Marie Messier au journal Les Echos le 11 décembre 2000. Dans l'un et l'autre cas, Vivendi annonçait une dette voisine de zéro pour les activités communication du groupe, en jouant sur les méthodes comptables et sur la notion de "pro forma".

Cette projection avait pour but d'intégrer, dans les comptes de Vivendi, des opérations de cession non encore finalisées (comme celle des spiritueux de Seagram par exemple). Elle avait aussi l'avantage de réduire à zéro une dette réelle.

Comme l'indique l'ordonnance de renvoi, "la commission des sanctions de la Commission des opérations de Bourse et la cour d'appel de Paris [ont analysé] que l'interview de M. Messier du 11 décembre 2000 et le communiqué du 19 décembre constituaient une diffusion d'information fausse ou trompeuse".

Parmi les faits de diffusion d'informations fausses ou trompeuses a été évoqué le défaut d'informations sur l'annulation d'un programme de rachat de plus de 30 millions d'actions, destiné à doper le cours du titre Vivendi.

Les actionnaires partie civile ont répété que l'annulation avait été communiquée au public par des voies indirectes multiples, comme les études d'analystes financiers - auxquelles les particuliers n'ont généralement pas accès en raison de leur coût et de leur technicité.

En fin d'audience,  Pascal Lavisse,  avocat de l'Appac, une association de petits porteurs,   lu une déclaration de  Jean René Fourtou. Dans cette déclaration Vivendi a été décrit comme un groupe comateux, en état de quasi-dépôt de bilan peu après le départ de M. Messier, ce qui  contrastait singulièrement avec lles déclarations de M. Messier  depuis le début du procès.

Le Tribunal a abordé à partir du jeudi 10 juin, les accusations de manipulation de cours   l'accusation la plus étayée dans l'ordonnance de renvoi.  Le président de la 11e chambre du tribunal correctionnel, jusqu'alors très en retrait, a  demandé a demandé des précisions  au sujet du  problème des manipulations de cours. Jean-Marie Messier avait soutenu que les informations retenues par la brigade financière étaient totalement erronées. Graphique à l'appui, il avait repris les opérations de rachats de Vivendi minute par minute, le jour de la présentation de ses résultats, lorsque le groupe avait donné ordre d'acheter agressivement et de maintenir le cours pendant dix minutes à 50 euros. Rien, avait-il affirmé, ne correspondait à ce qu'avaient retenu les enquêteurs. «Vous dites que le travail des policiers est faux. D'accord, mais leur analyse a une certaine logique, quart d'heure par quart d'heure. En revanche, selon votre graphique, les références bougent, c'est tantôt dix minutes, tantôt trente secondes. A partir de quelles références a été établi votre relevé?», demanda le président.

«Les faits les plus significatifs, les moments saillants», répondit Jean-Marie Messier. «Quand même, insista le président, il y a bien une échelle de temps?» L'ancien président de Vivendi Universal se lança dans une vaste explication sur les marchés, l'évolution des cours ce jour-là. Mais le président du tribunal n'en démordait pas, revenait à sa question. Plus il insistait, plus Jean-Marie Messier s'embourbait. Une certaine nervosité s'installa parmi ses avocats. L'un d'entre eux finit par intervenir pour couper court au questionnement. «Il n'y a aucune logique, aucune échelle permanente», dut-il reconnaître.  J l Jean-Marie Messier à la tête de Vivendi n'avait pu s'empêcher de reprendre devant le tribunal la stratégie de communication avec une habileté à jongler avec les chiffres et les faits, en oubliant toute rigueur, pour présenter la situation sous le jour le plus favorable.

Ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel

Au terme de sept longues années d'instruction, le juge Jean-Marie d'Huy a prononcé le 16 octobre 2009 une ordonnance de renvoi en correctionnelle pour Jean-Marie Messier, ancien PDG de Vivendi Universal. Il est poursuivi pour «informations fausses et trompeuses, manipulation de cours, et abus de biens sociaux». 

Six autres personnes sont aussi renvoyées devant le tribunal correctionnel. Guillaume Hannezo, ancien directeur financier du groupe aujourd'hui chez Rothschild, pour «informations fausses et trompeuses, manipulation de cours et délit d'initiés», Eric Licoys, ancien directeur général pour «abus de biens sociaux», Edgar Bronfman, ancien PDG de Seagram et premier actionnaire du groupe alors, pour «délits d'initiés», Hubert Dupont-Lhotelain, ancien trésorier du groupe, son adjoint François Blondet, et Philippe Guez, ancien responsable de Deutsche Equities SA, pour «manipulation de cours».

Dans sa très longue ordonnance de renvoi de  près de 280 pages, il reprend de nombreux éléments, pour la plupart connus de longue date, pour justifier le renvoi en correctionnelle. Le délit d'informations fausses et trompeuses est caractérisé, selon la décision, à de nombreuses reprises. C'est d'ailleurs sur ce seul point que les autorités boursières l'ont condamné à une amende de 500.000 euros. 

Le juge relève que, dès la constitution de Vivendi Universal, après la fusion avec Seagram, en décembre 2000, Jean-Marie Messier donne une présentation très flatteuse mais fausse de son groupe. Ainsi, il affirme que la branche communication du groupe n'a aucune dette, alors qu'en fait, l'endettement s'élève alors à 12 milliards d'euros, et à 27 milliards pour l'ensemble du groupe. Au 1er semestre 2001, Jean-Marie Messier affirme que le groupe a un free cash flow positif, alors qu'il est négatif de 23 millions d'euros. Lors de son assemblée générale d'avril 2002, au moment où la contestation commence à monter sur sa gestion, il soutient devant ses actionnaires avoir plus de 1,4 milliard d'euros de free cash flow. De quoi payer le dividende et rembourser en partie les dettes, alors que le groupe est en situation négative. Il lui faudra emprunter 1 milliard d'euros à la Société générale pour payer ses dividendes. L'énumération se poursuit ainsi, opposant les communiqués flatteurs et rassurants avec la réalité des chiffres.

A l'inverse de la COB, qui avait d'ailleurs accordé leur blanc-seing au moment des faits –, le juge a retenu la manipulation de cours. Du 15 septembre au 2 octobre, selon la décision, le groupe a eu recours «à une manœuvre» ayant pour objet de soutenir artificiellement le cours de l'action.  

Par l'intermédiaire de Deutsche Equities, le groupe a procédé au rachat de plus de 21 millions d'actions, soit plus de 1,07 milliard d'euros pour soutenir son cours. Ces interventions se sont produites la plupart du temps trente minutes avant la fin de séance boursière, et souvent même quelques minutes avant le fixing qui arrête le cours de l'action pour la séance suivante. Ces achats ont été faits y compris au moment où le groupe était sur le point d'annoncer ses résultats, période où il est strictement interdit aux sociétés cotées d'acheter leurs actions.  

Le juge relève même que Vivendi a procédé à des achats au moment précis où il annonçait ses résultats semestriels, l'objectif étant que le cours atteigne 50 euros juste après l'annonce, ce qui, selon la décision, a eu pour effet de fausser l'appréciation du marché par une «animation irrégulière du marché». 

L'abus de biens sociaux, retenu dans la décision, est relié au golden parachute – bien que Jean-Marie Messier se vante de n'en avoir jamais demandé dans son dernier livre – que l'ancien PDG de Vivendi Universal exigeait au moment de son renvoi le 1er juillet 2002. L'énumération faite dans la décision est éclairante : 18,8 millions d'euros d'indemnités, plus une prime de 1,95 million, plus une assurance santé et retraite pendant cinq ans, plus la mise à disposition d'un collaborateur pendant deux ans, plus le remboursement de ses frais de sécurité jusqu'au 31 mars 2003, plus les frais d'un chauffeur et d'un agent de sécurité pour sa femme jusqu'au 31 mars 2003. Total : plus de 22 millions d'euros.

Le contrat avait alors été signé par Eric Licoys, envoyé spécial d'une partie du conseil d'administration désireuse de ménager l'ancien PDG. Cela lui vaut aujourd'hui d'être poursuivi pour abus de biens sociaux.  

Ce «termination agreement» comme l'avait appelé le groupe a été reconnu par une cour d'arbitrage new-yorkaise avant d'être annulé par la Securities and Exchange Commission (SEC). Dans la transaction passée entre les différentes parties en décembre 2003, le gendarme boursier américain a imposé – ce que n'avait pas fait la COB à l'époque – que Jean-Marie Messier renonce à son parachute doré. Il avait été en plus condamné à payer une amende de 1 million de dollars, interdit de tout mandat de gestion dans une société cotée pendant dix ans, tandis que Vivendi Universal devait honorer une amende de 50 millions de dollars. Rien à voir avec les 500.000 euros de sanction infligés par la COB.  

En dépit des sanctions infligées par les autorités boursières, et passant outre le fait que Jean-Marie Messier n'a jamais touché de parachute doré, le juge a estimé qu'il convenait, malgré tout, de sévir. Estimant que l'ancien PDG a fait acte «de mauvaise foi, des biens du crédit de cette société pour en faire un usage à des fins personnelles». Et même si Jean-Marie Messier n'a pas touché son parachute doré, il considère que les frais de procédures judiciaires qu'a engagés le groupe aux Etats-Unis pour faire annuler son contrat, constituent aussi un abus de biens sociaux.

Le juge poursuit deux personnes pour  délit délit d'inités,  Edgar Bronfman et Guillaume Hannezo. Ils  ont vendu des actions à titre personnel, alors qu'ils ne pouvaient ignorer les difficultés rencontrées par le groupe, à un moment – début 2002 – où celles-ci n'avaient pas été dévoilées au marché. Fin décembre 2001, le groupe était déjà au bord de la crise de liquidité. «Je suis à la place du mort», «Je n'aimerais pas que notre aventure se transforme en Enron», écrivait alors Guillaume Hannezo dans des mails. Dans le même temps, il vendait ses titres, tout comme Edgar Bronfman.

Procédure new yorkaise

En janvier 2010, le tribunal new-yorkais avait retenu la responsabilité de Vivendi, poursuivi par des actionnaires pour communication trompeuse, mais pas celle de Jean-Marie Messier.

Le TGI de Paris saisi par la COB ordonne la mise sous séquestre de l'indemnité de Jean Marie Messier

Communiqué de Presse de la COB

Article 621-13 du Code monétaire et financier   Article 225-38 du Code de Commerce   Article 225-42 du Code de Commerce

Dossier NouvelObs.com     Dossier La Tribune.fr

 

Class Action Suit Against Vivendi Universal   filed byCohen, Milstein, Hausfeld & Toll, P.L.L.C. 

http://www.cmht.com/classnotices/cnvivendi.html

 

Class action filed by Rosenbau Partners

Rosenbaum Partners v. Vivendi Universal, et al.

 COURT: S.D. New York

 DOCKET NUMBER: 

 JUDGE NAME: 

 DATE FILED: 07/18/2002

 SOURCE: Business Wires

 CLASS PERIOD START: 02/11/2002

 CLASS PERIOD END: 07/03/2002

 TYPE OF COMPLAINT: Unamended/Unconsolidated

 PLAINTIFF FIRMS IN THIS OR SIMILAR CASE:

 

  • Wolf, Haldenstein, Adler, Freeman & Herz LLP
       270 Madison Avenue, New York, NY, 10016
       (voice) 800.575.0735, (fax) , classmember@whafh.com
    _____________________________________________
     TOTAL NUMBER OF PLAINTIFF FIRMS:  1

  • V.http://securities.stanford.edu/1024/V02-01/

    Law Offices Of Charles J. Piven, P.A. Announces Class Action Lawsuit Against Vivendi Universal -- V

    http://biz.yahoo.com/pz/020719/29797.html

    Des actionnaires américains portent plainte contre Vivendi et M. Messier

    http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3234--285289-,00.html

    Décision de sanction de l'AMF

    Décision de sanction à l’égard de M. Jean-Marie MESSIER, de M. Guillaume HANNEZO et de la société VIVENDI UNIVERSAL

    SEC Civil Fraud Action

    Settlement of the SEC  Civil Fraud Action Against Vivendi Universal, S.A., Its Former CEO, Jean-Marie Messier, and Its Former CFO, Guillaume Hannezo

     

    Plainte avec constitution de partie civile de l'APAC

    Une plainte est déposée en 2002, Me Frédéric-Karel Canoy , en tant qu'  avocat de l'Association des petits porteurs actifs (APPAC)

     

     

     

     

     

     

     

     

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