GESTION ALTERNATIVE
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SERVICE DES RELATIONS PUBLIQUES Paris, le 3 avril 2003 LA RÉGULATION DE LA MULTIGESTION ALTERNATIVE Les
stratégies de gestion ayant un objectif de rendement absolu et décorrélé
des indices de marché se sont historiquement développées de façon
marginale en France, sur de faibles encours et au travers de produits à faible diffusion. Dans un contexte de marché
difficile, le développement de tels produits s'est récemment accru,
parallèlement à l’activité des hedge
funds au plan international. Ces
gestions sont aujourd’hui communément désignées comme
"alternatives". Toutefois, ce terme n’a pas de définition internationalement reconnue et son contenu est très divers. Aujourd'hui, en
France, la gestion alternative est mise en œuvre principalement au
travers de fonds de fonds alternatifs (OPCVM français investissant dans
des fonds offshore ou
des fonds français spécifiques, tels les FCIMT) qui nécessitent la détermination
d'un cadre juridique précis applicable à une pratique tolérée en
France depuis une dizaine d’années. En effet, la sélection,
par une société de gestion, de fonds étrangers ou français mettant
en œuvre des techniques de gestion complexes suppose des diligences
particulières qui doivent être formalisées et faire l’objet d’un
programme d’activité spécifique (dans le cadre de la gestion
sous mandat et de la gestion d’OPCVM). En outre, il convient d’attirer
l’attention des souscripteurs ou des mandants sur les spécificités de ces produits et de ces techniques de gestion, par la mise en
place d’un programme de commercialisation et d’une information adaptée.
Le souscripteur ou le mandant doivent être clairement informés -
dans la notice d’information du fonds, le mandat de gestion et tout
document promotionnel - de la nature de l’investissement envisagé et
des risques spécifiques inhérents à cette activité, afin de
permettre une bonne appréciation du produit qui leur est proposé. Après plusieurs mois
de concertation avec la profession, la Commission vient d’adopter les
positions énoncées dans le présent relevé de décisions fixant un
cadre afin d’accompagner le développement de cette activité et
de sécuriser son exercice. Les principales règles désormais
applicables sont les suivantes : o Les
sociétés de gestion gérant un OPCVM ou un mandat investi dans un
OPCVM alternatif devront mettre à jour leur programme d’activité sur
la base du modèle fourni en annexe du présent relevé de décisions
(ce programme spécifique sera exigé préalablement à l’agrément
des sociétés souhaitant exercer cette activité) ; o Les OPCVM à vocation générale investissant moins de 10 % de leur actif dans des fonds alternatifs devront mettre à jour leur notice d’information (la société de gestion devant mettre à jour son programme d’activité) ; o Les
OPCVM à vocation générale investissant plus de 10 % de leur
actif dans des fonds alternatifs devront mettre à jour leur notice
d’information. Les sociétés de gestion, devront compléter leur
programme d’activité par un programme de commercialisation (pour
la gestion d’OPCVM nouvellement créés, ces documents devront être
transmis à la Commission préalablement à l’agrément). La Commission des opérations
de bourse procédera à la revue de ces programmes d’activité afin de
s’assurer de l’adéquation des moyens et des
compétences mis en œuvre par les sociétés de gestion dans la gestion de ces produits. L’adaptation des règles
aux fonds de gestion alternative (notamment la création d’une
nouvelle classification « OPCVM de fonds alternatif ») interviendra
courant 2003 à l’occasion d’une refonte réglementaire nécessaire,
par ailleurs, pour prendre en compte d’une part, les travaux menés
par la Commission (par exemple, le groupe de travail sur les frais de
gestion présidé par Philippe Adhémar) et d’autre part, les nouvelles directives européennes. En outre, les discussions se
poursuivent avec l’association professionnelle AFG en vue de
l’approbation d’un recueil de bonnes pratiques
professionnelles applicables aux intervenants sur des stratégies de
gestion alternative. Enfin, la réflexion devra
être prolongée, en concertation avec la profession, afin de déterminer
des modalités plus adaptées pour la mise en œuvre de stratégies de
gestion alternative directes au sein des OPCVM de droit français. Source : Service des Relations Publiques – COB – Tél. :
01.53.45.60.28 |