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L’actionnaire était considéré comme ayant une seule alternative : conserver ses titres s’il était satisfait et les vendre s’il était mécontent. Les professionnels pendant longtemps ont eu le même réflexe.

Aux Etats-Unis, la «corporate governance» les affaires ont amené à une réflexion sur le contrôle des sociétés, en particulier des administrateurs. En France cette notion peut être traduite par  la « gouvernance d’entreprise »; les Québécois disent la « régie d’entreprise ».

La séparation des pouvoirs dans l’entreprise est dans la théorie dite de l’agence une imperfection. Entre l’agent et le principal existent des intérêts divergents et des asymétries d’information. Il s’agit alors de remédier à ces problèmes par des mesures de surveillance et d’incitation. La séparation résultant de la création des sociétés par actions à la fin du XVIIIème siècle est considérée par A. Smith comme un déséquilibre engendrant une moindre efficacité du système.

Dans les années 1930 Berle et Means ont reformulé le problème à travers la théorie du contrôle managérial. Ils observent que ce ne sont plus les actionnaires propriétaires qui détiennent le pouvoir mais les managers. Cette dissociation entre actionnaire et manager caractérise , au moins pendant une certaine période, l’évolution du capitalisme vers la domination de grandes firmes mondiales, l’accroissement continu des besoins en capitaux et l’exigence de compétence accrues (R.A Thiétard, 1992). Le problème est donc d’assurer l’équilibre entre le contrôle des actionnaires et le pouvoir des gestionnaires dont les objectifs et les rôles apparaissent divergents, sinon parfois contradictoires. La séparation eu pouvoir et du contrôle est ainsi au coeur de la théorie de l’agence.

 

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