SOCIETES COMMERCIALES
CRISE DU CAPITALISME
Le capitalisme
La notion de
capitalisme ne fait l'objet d'aucune définition. Tout au plus peut
on dire que le système capitaliste
repose la propriété privée des moyens de production et sur l'économie de
marché. Il est fondé sur
l'initiative et l'innovation, et l'épargne créatrice. Le
profit est conçu comme un gage de développement
de l'initiative, et d'adaptation économique. Le revenu est à
la source de l'initiative individuelle. Le capitalisme s'insère
nécessairement dans une économie monétaire.
Le capitalisme est né
avec la révolution industrielle. Le capitalisme a été
associé au développement lors de la révolution industrielle des
sociétés
de capitaux. La combinaison des capitaux et du travail générait le
profit par transformation de la nature. La réunion de capitaux est
nécessaire pour le développement industriel, mais aussi pour celui du
commerce qui l'accompagne. Les capitaux résultent de l'épargne, le
capital est constitué grâce à l'accumulation des capitaux.
Le capitalisme se
développait dans le cadre du développement des marchés. Le
fonctionnement du marché, avec la "main invisible" reposait sur la
liberté d'entreprendre. La propriété des moyens de production
s'accompagnait d'une valorisation dans le cadre du développement d'une
économie monétaire. Les techniques contractuelles avec la force
obligatoire de contrats censés être avoir fait l'objet d'un
consentement, dans le cadre des contrats de guichet et plus généralement
des contrats d'adhésion, était utilisée pour limiter et même exclure
toute responsabilité des entreprises pour les risques du machinisme et
de l'industrialisation. Par le biais de contrats types, de conditions
générales et de règlements intérieurs, un pouvoir normatif privé
accompagne la production de masse, la distribution de masse et les
services collectifs.
Le profit comme moteur
du capitalisme, sans considération de questions éthiques et d'intérêts
autres que ceux des actionnaires fut présenté comme de l'essence de la
société de capitaux, et ceci par ses promoteurs qui affirmèrent que les
dirigeants devaient être guidés par la seule recherche de ce profit. Les
fruits de la transformation de la nature appartenaient aux seuls
actionnaires qui dirigeaient les sociétés.
A la fin du XIXème
siècle et au début du XX ème siècle la jurisprudence et la doctrine
cherchent à faire respecter la "règle morale", en particulier en ce qui
concerne les risques du machinisme, à tempérer le pouvoir
économique par le contrôle du contenu contractuel contre les excès et
les abus dans les contrats d'adhésion. La jurisprudence développe les
règles concernant la responsabilité du fait des choses, de la
responsabilité du fait des produits.
L'interventionnisme
législatif va se développer dans les relations de masse, dans les
rapports collectifs avec le développement du droit des transports, des
assurances, etc.
Un capitalisme
"dirigiste" , marqué par l'interventionnisme va s'opposer à un
capitalisme "libéral" . Par ailleurs se sont développés des idéologies
de contestation radicale du capitalisme, de la propriété qui est à la
base du capitalisme et du profit . A l'esprit individualiste du
capitalisme sont opposées des idéologies collectivistes. A l'Etat
libéral est opposé l'Etat social.
La crise de 1929
amènera un protectionnisme marqué, pour protéger les économies
nationales. La Grande Dépression entrainera des politiques de dépenses
publiques.
Après la Deuxième
Guerre Mondiale, va se développer la "société de consommation", avec une
volonté de bénéficier immédiatement des bénéfices de l'essor économiques
qui caractérise les Trente Glorieuses dans le monde occidental. La
société de consommation devient une société de crédit. Alors que
l'essence du capitalisme était l'accumulation de l'épargne, l'économie
dans la société de consommation repose sur une épargne négative, le
crédit. La politique économique est focalisée sur le pouvoir d'achat,
qui alimente la consommation et qui est une exigence primordiale des
travailleurs.
Le monde se scindera en
fonction du développement antagoniste des idéologies , avec le "monde
libre" et les pays communistes qui seront séparés par le Mur de Berlin.
Par ailleurs le "Tiers Monde" est tiraillé entre non-alignement et
alliance avec l'un des deux autres mondes.
L'URSS et les pays
satellites organiseront un marché avec une répartition des productions ,
le tout dans un cadre de planification et d'économie collectiviste.
L'Europe à partir de
1958 se lance dans le développement d'un Marché Commun, la France va se
développer dans le cadre d'une planification souple, d'une politique de
participation et d'intéressement.
Le développement
harmonieux dans les pays développés occidentaux s'épuise au début des
années 1970 et les économies vont subir les chocs pétroliers. Le
développement économique depuis la révolution industrielle est dépendant
d'une énergie bon marché, et la hausse du prix du pétrole est un facteur
considérable de ralentissement de l'activité économique.
A partir de 1978 la
Chine se convertit au culte du profit, à l'initiative privée. L'économie
de l'Union Soviétique s'essouffle et la Chute du Mur de Berlin marquera
l'échec de l'économie collectiviste. Les délocalisations font éclater la
solidarité de l'"internationalisme prolétarien". Le capitalisme
occidental réduit ses coûts en profitant des coûts très faibles du
travail dans les pays qui étaient collectivistes, sans que ceci puisse
se traduire par une "lutte des classes" qui a perdu son moteur
idéologique.
Le capitalisme mondial se divise après les chocs
pétroliers entre un capitalisme
financier vers lequel a évolué le capitalisme en Occident et un
capitalisme industriel
qui se
développe dans les pays émergents, et en particulier la Chine , l'Inde
et le Brésil.
Le développement du
commerce mondial est crédité des aspects positifs de l'évolution
économique.
L'économie de marché se
répand à la quasi-intégralité de la planète. Les marchés de capitaux se
sont développés en un marché global. La déréglementation et la
libéralisation initiées par Ronald Reagan et Margaret Thacher sont
créditées d'une réussite économique qui fait triompher le "libéralisme".
Alors que le
capitalisme parait à son apogée, la crise de 2007-2008 remet en cause
ce "libéralisme", qualifiée en France de "néolibéralisme" , remet à la
mode l'interventionnisme législatif et fait ressurgir les thèmes
"anticapitalistes".
La guerre des brevets ou le nouveau capitalisme
juridique
CAPITALISME
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