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La cause

Articles 1131 à 1133

Le code civil fait de la cause un élément de validité des contrats.

L'article 1131 dispose que

L'obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet.

Le code civil ne donne pas de définition de la cause.

Nécessité de la cause

Une cause réelle et licite est une condition de validité du contrat. Aux termes de l'article 1131 du Code civil l'obligation sans cause ou sur une fausse cause ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet.

La jurisprudence affirme régulièrement la nécessité de la cause  (v. par ex. Cass.civ. 3, 7 février 1996)

Lorsqu'il y a une cause expliquant et justifiant la volonté de l'obligé, l'obligation nait de la seule volonté de celui-ci. (Cass. civ. 3 17 juillet 1996 )

Date d'appréciation de l'existence de la cause

L'existence de la cause d'une obligation doit s'apprécier à la date où elle est souscrite et non sur des faits postérieurs (Cass. civ. 3 17 juillet 1996 ) mais ce n'est pas méconnaitre ce principe que de décider que la disparition de la cause justifie une demande de restitution (Cass. civ 1 16 décembre 1986 ). Dans les ensembles contractuels liés, la disparition de l'un des contrats  qui est la cause unique entraine la caducité de l'autre (Cass.civ. 1 1 juillet 1997 )

Charge de la preuve

La cause de l'obligation  est  présumée exacte et  il incombait à  celui qui soutient son absence en fait de prouver son inexistence (Cass.civ. 1 25 février 2003), Cass. civ. 1 14 décembre 1999 )

La Cour de Cassation avait déclaré que la fausseté partielle de la cause n'entraîne pas l'annulation de l'obligation, mais sa réduction à la mesure de la fraction subsistante Cass.civ. 1, 11 mars 2003 , solution qui  se situait dans le cadre d'un contrat à exécution successives alros qu'une  décision récente  affirme que " dans un contrat synallagmatique, la fausseté partielle de la cause ne peut entraîner la réduction de l'obligation " ( Cass.civ. 31 mai 2007 )

Notion de cause

La cause devant être prise en considération fait l'objet de débats. On oppose la cause de l'obligation, dite objective et abstraite, à la cause du contrat, dite subjective et concrète.

La cause peut être définie comme la contrepartie convenue dans les contrats onéreux , et l'intérêt poursuivi qui est la cause finale de l'engagement. La cause est la prestation qui a motivé le consentement, c'est la cause contrepartie (v.

en statuant ainsi alors que, spécialiste du transport rapide garantissant la fiabilité et la célérité de son service, la société Chronopost s'était engagée à livrer les plis de la société Banchereau dans un délai déterminé, et qu'en raison du manquement à cette obligation essentielle la clause limitative de responsabilité du contrat, qui contredisait la portée de l'engagement pris, devait être réputée non écrite, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

Cass.civ. 1 ,  3 juillet 1996 ,   Cass.civ. 1 19 décembre 1995)

L'obtention de la contrepartie est associée au respect de l'économie du contrat et protège l'attente du cocontractant

ayant relevé que, s'agissant de la location de cassettes vidéo pour l'exploitation d'un commerce, l'exécution du contrat selon l'économie voulue par les parties était impossible, la cour d'appel en a exactement déduit que le contrat était dépourvu de cause,

 Cass.civ. 1 ,  3 juillet 1996  ; Chronopost du 22 octobre 1996, et Rondet du 13 octobre 2004)

Erreur sur la cause

L'erreur sur la cause entraine donc la nullité du contrat

l'erreur qu'elle avait commise sur la cause de son engagement et qui l'avait décidée à signer ce dernier, justifiait l'annulation de l'acte pour vice de consentement 

Cour de Cassation Chambre civile 1, 2 avril 1996

La jurisprudence la plus récente  de la Cour de cassation  annule le contrat si l'une des parties a poursuivi un but illicite ou immoral, même si l'autre l'avait ignoré  Cass. civ. 1 , 11 juin 1996 , cf. Cass.civ. 1 3 février 1999

JURISPRUDENCE : CAUSE   DOCTRINE : CAUSE

Clause_illicite__du_contrat_d'assurance_responsabilite_et_absence_de_cause


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