lexinter.net  

EXTENSION DE LA PROCEDURE COLLECTIVE

VIE PRATIQUE ET DROIT      ENTREPRISE ET DROIT       TRAVAIL ET DROIT        

RECHERCHE JURIDIQUE   DICTIONNAIRE JURIDIQUE


 

DROIT AERIEN

DROIT ALIMENTAIRE

DROIT CIVIL

DROIT CONSTITUTIONNEL

DROIT D'AUTEUR

DROIT DE L A CONCURRENCE

DROIT DE LA CONSOMMATION

DROIT DE LA CONSTRUCTION

DROIT DE LA DISTRIBUTION

DROIT DE LA FAMILLE

DROIT DE LA PRESSE

DROIT DE LA PUBLICITE

DROIT DE LA REGULATION

DROIT DE LA RESPONSABILITE

DROIT DE LA SANTE

DROIT DE L'AUDIOVISUEL

DROIT DE L'INFORMATIQUE

DROIT DE L'INTERNET

DROIT DE LA PROPRIETE

DROIT DES CONTRATS

DROIT DES ENTREPRISES

DROIT DES MARCHES

DROIT DES MARCHES FINANCIERS

DROIT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

DROIT DES OBLIGATIONS

DROIT DES SOCIETES

DROIT DES TRANSPORTS

DROIT DU COMMERCE

DROIT DU CREDIT

DROIT DU MARCHE DE L'ART

DROIT DU MARCHE BOURSIER

DROIT DU MARCHE IMMOBILIER

DROIT DU SPORT

DROIT DU TOURISME

DROIT DU TRAVAIL

DROIT ECONOMIQUE

DROIT EUROPEEN

DROIT FISCAL

DROIT IMMOBILIER

DROIT INTERNATIONAL PRIVE

DROIT JUDICIAIRE PRIVE

DROIT PENAL

DROIT PUBLIC

DROIT SOCIAL

DROIT ANTERIEUR AU 1ER JANVIER 2006

 

 

 

Le jugement d'extension de la procédure collective d'une personne à une autre, pour confusion des patrimoines, n'a pas d'effet rétroactif en dépit de l'unicité de procédure auquel il aboutit. Si le jugement d'extension a pour effet de confondre les actifs et les passifs désormais communs, dans le cadre d'une procédure unique, le débiteur auquel est étendue une procédure collective n'est dessaisi qu'à compter du jugement d'extension Les dettes nées entre le jugement initial d'ouverture et le jugement d'extension ne sont pas des dettes de la procédure.

Chambre commerciale, 16 juin 2004
Chambre commerciale, 28 septembre 2004

Dans l'espèce ayant donné lieu au premier arrêt, des avis à tiers détenteur avaient été délivrés par le Trésor public pour avoir paiement d'une créance. La liquidation judiciaire d'une personne morale avait ensuite été étendue au débiteur du Trésor public et le liquidateur avait demandé mainlevée des avis à tiers détenteur sur le fondement de l'article 47 de la loi du 25 janvier 1985, devenu l'article L. 621-40 du Code de commerce.

La chambre commerciale a approuvé la cour d'appel qui avait retenu que le paiement par le débiteur de la créance du Trésor public née avant le jugement d'extension avait été valablement poursuivi avant ce même jugement au moyen des avis à tiers détenteur dès lors que le débiteur n'était pas encore dessaisi et que les sommes régulièrement saisies avaient été immédiatement attribuées au créancier.

Dans l'espèce ayant donné lieu au second arrêt, un créancier avait fait pratiquer une saisie-attribution de matériel appartenant à une société. Le matériel avait été vendu. Puis, le tribunal avait étendu à cette société la liquidation judiciaire d'une autre personne morale et le liquidateur avait demandé la restitution du produit de la vente. Le pourvoi, qui faisait grief à l'arrêt d'avoir rejeté cette demande, soutenait que la confusion des patrimoines commandait l'unité de la date de dessaisissement des deux débiteurs. La chambre commerciale a rejeté le pourvoi en affirmant que le jugement d'extension ne rétroagissait pas au jour du jugement initial d'ouverture.

 

 

 


RECHERCHE 

[Accueil]
[DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTES ANTERIEUR AU 1ER JANVIER 2006]

<       >

[CONDITIONS D'OUVERTURE DES PROCEDURES COLLECTIVES]
[REVENDICATIONS]
[DATE DE NAISSANCE DES CREANCES]
[CREANCIERS]
[EXTENSION DE LA PROCEDURE COLLECTIVE]
[REDRESSEMENT JUDICIAIRE]
[PROCEDURES COLLECTIVES ET DIRIGEANTS]
[FAILLITE PERSONNELLE]
[BANQUEROUTE]
[VOIES DE RECOURS]
[SALARIES ET ENTREPRISES EN DIFFICULTES]
[LIQUIDATION]