Juge de la mise en état
Magistrat devant laquelle se déroule la "mise
en état" qui est la phase de la procédure écrite. au cours de
laquelle se déroule l'instruction de la
cause
Le juge de la mise en état tient des
"conférences" auxquelles sont conviés les conseils des parties . Il fixe
un calendrier généralement dès la première réunion. Lors de ces
conférences, le juge (ou devant une Cour d'appel , le Conseiller) s'
informe de la régularité de la procédure suivie et des diligences des conseils
des parties ..
Le juge peut leur adresser des
injonctions pour qu'"elles se mettent en état" . Il règle les
incidents relativement à l'échange des
conclusions et à la
communication de
pièces.
Le juge de la mise en état peut, si l'affaire
le requiert, prescrire par
ordonnance toute mesure propre à faire avancer l'instruction de l'affaire,
telles qu'une expertise ou une
enquête.
L'article 771, 1° du CPC relatif aux
compétences du juge de la mise en état énonce que celui-ci est seul compétent
pour "statuer sur les exceptions de procédures et sur les incidents mettant fin
à l'instance".
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Les décisions
du juge de la mise en état
Les incidents mettant fin à l'instance sont précisés par
un avis de la Cour de cassation du 13 novembre 2006 : il s'agit de ceux
mentionnés aux articles 384 et 385 du CPC, à savoir le désistement, la
transaction, l'acquiescement, la péremption d'instance ou encore la caducité de
la demande.
Ainsi en est il de la demande de nullité de
l'assignation pour défaut de constitution d'avocat ( Cass. civ 2 , 10
novembre 2010)
L'article 781 CPC qui sanctionne ces
obligations autorise le juge de la mise en état à radier l'affaire,
par une ordonnance motivée non susceptible de
recours.
Le conseiller de
la mise en état peut d'office, par
ordonnance et en raison de la nature de l'affaire, impartir des
délais plus courts que ceux prévus aux articles 908 à 910.
Depuis le 1er janvier 2011, des règles nouvelles
prévoient des délais stricts concernant les échanges de
conclusions et les appels incidents
: elles permettent en particulier au conseiller de la mise en état, agissant d'office par voie d'
ordonnance
et en raison de la nature de l'affaire, d'impartir des
délais plus courts que ceux prévus aux articles 908 à 910 du CPC
La mise en état se termine par
une clôture, prononcée par une ordonnance par laquelle le juge se
dessaisît et décide du
renvoi
de l'affaire devant la formation de
jugement de la chambre à laquelle il appartient.
La demande de
révocation de la clôture n'est recevable qu'en cas de cause grave
et le juge doit motiver cette révocation dans son ordonnance (Cass.
civ. 2 16 décembre 2010)
Ces ordonnances ne sont pas susceptibles
d'opposition, elles ne peuvent faire l'objet d'appel ou de pourvoi en
cassation qu'avec le jugement sur le fond et dans des cas limitativement définis et notamment
lorsqu'elles statuent sur une exception d'incompétence (C. A. Versailles 1ère Ch., 1ère sect., 6 juin
2002. - BICC n°576 du 1er mai 2003).