L'activité des entreprises se situe
dans un contexte de mondialisation, qui affecte toutes les entreprises,
quelles que soit leur taille ou leur secteur d'activité. Cette
mondialisation qui s'inscrit dans l'évolution du cadre juridique des
activités économiques est amplifiée par des facteurs technologiques avec
une interaction des divers facteurs.
La libéralisation des échanges, avec
un large degré de liberté de circulation des biens et des services
amplifié par les moyens de communication et en particulier par
l'internet, la libéralisation de l'économie, la recherche des prix les
plus bas que ce soit au niveau de la production ou de la distribution,
se traduisent par l'émergence d'un marché à l'échelle mondiale.
La course à la taille se traduit par
une importance des opérations de fusions acquisitions, la constitution
de groupes multinationaux, d'alliances et de partenariats
transfrontières. Le choc des cultures accentue la difficulté de
concilier les intérêts nationaux.
L'externalisation des fonctions se
traduit par un développement de la sous traitance et une pression
sans cesse accrue sur les entreprises qui assurent cette sous-traitance
en particulier quant aux prix.
Le marché international du travail est
marqué par une évolution de la solidarité international des travailleurs
à la lutte contre les délocalisations et la résistance à la
libéralisation des services.
La déréglementation s'est traduite par
l'ouverture des entreprises aux marchés financiers, et l'économie est
marquée par un phénomène de financiarisation . Celui-ci est nourri par
le développement des fonds de pension, des fonds d'investissement et des
hedge funds.
L'abondance des liquidités nourrit des
opérations financières dont les résultats sont très minoritairement
positifs, mais qui rend l'activité des banques d'affaires extrêmement
profitable, les restructurations succédant aux fusions. Les centres de
décision évoluent en fonction des opérations financières et ces
mouvements affectent non seulement les entreprise qui en sont l'objet
direct mais toutes les entreprises dépendantes.
Les besoins en capitaux et le
financement accru des entreprises par les marchés de capitaux et
financiers accentuent l'importance de l'information des actionnaires et
investisseurs. Les normes comptables privilégient l'information
financière.
La libéralisation se traduit par un
développement de la judiciarisation de l'économie. Le passage d'une
économie dirigée à une économie de marché se traduit en effet par
l'évolution du droit imposé vers le droit discuté, et le développement
des normes individuelles dans le cadre du règlement contentieux des
différends, que ce soit par la justice étatique ou par l'arbitrage.
Le développement des autorités
administratives indépendantes se traduit par une possibilité accrue de
contestation des normes.
L'économie évolue dans les pays
historiquement industrialisés d'une société de production vers une
société de services . Les actifs immatériels deviennent de plus en plus
importants. Les marques constituent une part importante de la valeur des
entreprises. Les entreprises dont les actifs reposent sur la
propriété intellectuelle et artistique, les droits de propriété
industrielle doivent faire face aux problèmes du piratage et de la
contrefaçon.
Les dégats environnementaux des
activités humaines et les problèmes de pollution, l'importance des
prélèvements sur les ressources naturelles posent des problèmes qui se
traduisent en particulier par un renchérissement des matières premières
et une augmentation des coûts de l'énergie.
Le développement industriel mais aussi
des services en Chine et en Inde , l'augmentation du cours des
hydrocarbures, donnent des moyens financiers considérables aux états,
aux entreprises et aux fonds d'investissement en Chine , en Inde, en
Russie et en Algérie.