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LES RISQUES DES MARCHES FINANCIERS


La gestion des risques sur les marchés financiers

Les économistes et les financiers ont cherché à utiliser des modèles pour la gestion des risques sur les marchés financiers.

En 1952, Harry Markowitz a développé la théorie du portefeuille.

En 1973 Black et Scholtes ont cherché à utiliser la stochastique en particulier pour déterminer le prix des options.

Au début des années 1980 les techniciens de la finance avaient inventé "l'assurance de portefeuille" qui en fait consistait en une stratégie active de couverture des risques. Cette activité, qui était devenue très profitable, a été mise à mal par le crash de 1987 qui a fait s'écrouler les marchés de couverture.

Depuis une vingtaine d'années les banques  et les fonds financiers ont développé des modèles quantitatifs de gestion des risques sur les marchés financiers en utilisant la puissance des stations de travail. Celles-ci permettent de traiter une masse de données de marché et de les combiner en utilisant des formules mathématiques. La chute du Mur de Berlin a libéré des nombreux mathématiciens de l'ex Union Soviétique, qui se sont reconvertis aux mathématiques financières

Ces modèles quantitatifs ont été appliqués à divers types de produits financiers (actions, obligations, taux de change, matières premières, produits dérivés.

L'utilisation de modèles mathématiques est certes facilitée par les développements des capacités de traitement des ordinateurs. La croyance dogmatique en la technique fait oublier la complexité des phénomènes de marché, le nombre élevé de paramètres à prendre en compte, les interactions et les auto-interférences.. Elle fait oublier par ailleurs les facteurs subjectifs et l'élément humain.

La prévision de l'évolution des marchés financiers peut être comparée à la prévision météorologique, en beaucoup plus complexe. On a constaté en météo que l'utilisation des mathématiques gaussiennes devait céder à ce que l'on a appelé la théorie du chaos, en particulier pour prédire les vagues scélérates, qui contrairement à ce que l'on croyait ne sont pas des vagues centenaires. A plus forte raison les "traders scélérats" comme toutes les crises financières démontrent l'aberration de croire que les marchés financiers fonctionnent de façon linéaire. Il devrait être clair que les structures fractales de Mandelbrot sont plus adaptées que les courbes de Gauss. De multiples facteurs imposent cette analyse : effets de seuil, retournements de marché, etc.

Les effets de seuils existent en climatologie comme sur les marchés financiers. En revanche les prévisions météos ne font pas le beau temps ni ne déclenchent des tempêtes, ce qui n'est pas le cas des notes des agences de notation.

A la fin des années 1990, les économistes qui avaient élaboré des modèles mobilistes se sont crus les maîtres des marchés. La faillite de LTCM aurait du mettre un peu d'humilité et de raison dans le triomphalisme financier, mais il n'en a rien été.

Les techniques financières sophistiquées ont été utilisées pour doper la croissance, avec des performances qui étaient dues à des paris présentés comme sans le risque correspondant au taux de rémunération. 

Par le biais de rehausseurs de crédit présentés à nouveau comme une assurance, sans le coût des primes correspondant à une mutualisation des risques, avec une sous-évaluation des risques et une surévaluation des garanties, cautionnées par les agences de notation qui faisaient reposer la notation des titres sur la notation aberrante des rehausseurs de crédit, le système a effectivement fonctionné comme un dopant .

Lorsque des postulats contraires à la plus élémentaire raison, comme bien sur à la prudence, tels que celui d'un marché immobilier qui monterait toujours, les effets du dopage sont devenus l'épuisement de l'économie artificielles.

La croyance en une analyse probabiliste des marchés permettait de croire que l'on pouvait disposer d'une martingale et maitriser les risques . Comme la croyance en l'alchimie de l'ingénierie financière, cette espérance s'est révélée purement illusoire. 

La crise des subprime crée une crise financière en mettant en évidence l'aspect artificiel d'une croissance fictive, avec des techniques financières alimentant une consommation sur la base de crédits qui ruinent les emprunteurs, et qui par ailleurs créent de très lourdes pertes pour les investisseurs, avec des effets en cascade.

 

 


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