Les marchés financiers
mondiaux
Les marchés de prêts
internationaux se sont ouverts dès la fin du régime de Bertton Woods et la
réapparition de déséquilibres extérieurs significatifs qui ont accompagné le
choc pétrolier.
Le recyclage de ce que l'on
a appelé les petrodollars fut confié au système bancaire mondial dans la
mesure où il n'existait pas alors de marché international des capitaux.
Dans un premier temps les pays consommateurs de pétrole organisèrent ce
recyclage à leur profit pour financer leurs déficits commerciaux. Les
balances commerciales des pays consommateurs ayant été rapidement
rééquilibrés par une réorientation des exportations, les banques ont utilisé
les petrodollars pour prêter massivement aux pays pauvres non
industrialisés, qualifiés de Pays en Voie de Développement (PVD).
PRETS AUX PVD
Le flot des liquidités a
conduit les banques à accorder les prêts de façon inconsidérée. Des
financements ont été accordés à des emprunteurs dont les projets se sont
révélés ruineux : il s'agissait souvent de projets mirobolants
d'infrastructures disproportionnées ou de projets industriels qui ont été
ensuite qualifiés " d'éléphants blancs".
Le défaut de paiement du
Mexique en 1982 inaugura une série de défaillances qui marquèrent la fin de
cette phase de recyclage des petrodollars. A partir de 1980 les taux
d'intérêt ayant augmenté et le dollars s'étant apprécié, les défauts de
paiement se multiplièrent.
CRISES DES MARCHES FINANCIERS
Les années 1980 ont vu la
création d'un marché global des capitaux, marqué par la disparition de
nombreux obstacles à la liberté de circulation des capitaux, par la
suppression des mesures de contrôle du crédit et de la masse monétaire et de
cloisonnement des marchés.
Cette triple évolution est
souvent désignée "les 3D"
- déréglementation, avec
abolition du contrôle des changes et des mesures restreignant la circulation
des capitaux
- désintermédiation,
supprimant le monopole de l'intermédiation des banques et permettant l'accès
direct des opérateurs économiques aux sources de financement
- décloisonnement,
supprimant les cloisonnements entre les divers marchés, boursiers,
monétaires, obligataires.
Cette évolution s'est faite
sous l'influence de la Communauté européenne (dans le cadre des "quatre
libertés" de l'Acte unique en 1986) du FMI et de la Banque mondiale
(Consensus de Washington en 1989)
A partir de 1989 s'est
développée une nouvelle vague de prêts internationaux aux pays émergents. Il
s'est agi de flux de capitaux prenant la forme d'investissements directs des
entreprises occidentales dans une stratégie de délocalisation et pour
fournir le marché local. Cette vague de capitaux se situe dans le cadre de
la globalisation du marché mondial. La Chine a été la première destination
des investissements directs d'origine étrangère dans le monde. Les Tigres
asiatiques (Corée, Singapour, Thailande et Taiwan) n'ont pas requis de
capitaux extérieurs pour leur développement. L'ouverture des marchés
financiers, sous la pression de Washington, a laisser affluer des
investisseurs extérieurs à l'affut de plus-values excessives. . L'affluence
de capitaux a créé une surliquidité, les entreprises et les banques
asiatiques ont été incitées à emprunter en dollars. La spéculation
immobilière se déchaina sous l'effet de ces afflux de capitaux. La chute de
la monnaie et la fuite des capitaux dénoua la crise. La crise
asiatique illustra la création artificielle de booms financiers résultant
d'une conspiration de l'optimisme.
DERAPAGES ET DERIVES
FINANCIERES
CRISE DES
SUBPRIMES ET CRISE DES MARCHES FINANCIERS