Les mathématiques
financières sont devenues une composante du développement des
produits
dérivés. La prétention des mathématiques financières à une forte
prédictibilité dans le cadre d'une analyse probabiliste des marchés
financiers parait d'autant plus contestable que parallèlement il a été mis
en mis en évidence que même dans un système dynamique déterministe la
prédictibilité était affectée par ce qui a été appelé l'effet
papillon dans la théorie du chaos. Les
mathématiques fractales
associées aux théories de l'information
aboutissent de même à des phénomènes chaotiques.
Ces phénomènes deviennent
forcément présents lorsque les opérations sur dérivés changent de plusieurs
ordres de grandeurs quant à leur volume.
La limitation quant à la
prédictibilité résulte par ailleurs de l'analyse d'un aspect aléatoire qui
est la conséquence des facteurs qui ne sont pas quantifiables, le
hasard étant souvent la qualification donnée à ce qui dépasse la
compréhension objective. Il s'agit des facteurs humains, mais aussi de tous
les phénomènes violents comme les crises, qui sont contraires aux hypothèses
d'un marché brownien.
Les modélisations et les
mathématiques financières ne permettent pas de gérer le risque ,
quand celui-ci est dans des volumes d'opérations qui se chiffrent en
milliers de milliards , et les risques non seulement pour les opérateurs
principaux mais aussi pour le système deviennent importants.