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Le passif Le passif est l'ensemble des dettes d'une personne physique ou morale.
PASSIF ET RISQUESLes problèmes d’identification et d’évaluation des risques de passif sont devenus particulièrement complexes. l’endettementLes passifs traditionnels consistent d’abord dans l’endettement. C’est là que les techniques de déconsolidation sont utilisées, avec les excès et les abus qui se multiplient et qui se rattachent aux problèmes de détermination du périmètre de déconsolidation. Les mécanismes de levier, avec l’avantage fiscal attaché, étaient un facteur d’enrichissement des entreprises lorsque les taux réels étaient positifs. Avec l’apparition de taux d’intérêt réels positifs, la diminution des avantages fiscaux à l’égard de l’endettement ne serait-ce que par la diminution des taux d’imposition, l’endettement est devenu de plus en plus onéreux. L’opacité
sur cet endettement est cependant amplifié non seulement par les
techniques de déconsolidation , mais aussi par les techniques financières
telles que les « credit derivatives » qui sont censés couvrir
le risque. Là encore l’affaire Enron montre à la fois cette opacité
et les dysfonctionnements dus à l’excès d’habileté des montages. les risques de contentieuxLes risques juridiques
de responsabilité limités dans société artisanale et commerciale,
multipliés par le développement industriel . Alors même que l’évolution
vers une qualification des comptes comme étant de l’information financière
impose de faire figurer au moins hors bilan les risques pesant sur
l’entreprise, l’évaluation fidèle des risques contentieux parait
difficile à rendre public. Il est clair en effet que ceci serait
susceptible de constituer aux yeux des tribunaux une reconnaissance du
bien fondé de la créance ainsi reconnue et valorisée. Ceci est d’ailleurs un élément
qui a contribué à pousser des entreprises totalement solvables
lorsqu’elles ont pris cette mesure à se placer sous la protection du
Chapter 11, solution qui bien entendu n’est pas ouverte aux entreprises
françaises. les engagements
On
retrouve le symétrique des montages
en matière d’actif avec la création de contrats ou montages qui
ont pour objet d’éviter l’apparition de risques dans le bilan. Ces
montages exploitent souvent les imperfections des normes comptables ou
l’absence de normes comptables particulières pour
ne pas faire apparaitre le risque. Ce fut le cas par exemple des garanties à première demande ou des montages de financement de projet,. des lettres de
soutien et lettres de
confort. La garantie à première
demande, qui ne constituait pas formellement une caution, était en fait
beaucoup plus dangereuse car une obligation principale et non accessoire.
Dans les financements de
projets comme il est évident
que les risques ne peuvent pas disparaitre,
ceux-ci ne se traduisaient pas par des responsabilités ou par la
mise en place de caution, mais par des créations de la pratique, les
contrats avec des clauses « hell or water » ou les
« throughput agreements », qui étaient des engagements
inconditionnels de payer, là encore particulièrement dangereux.
Indépendamment
par ailleurs des utilisations ou manipulations des normes comptables, la
prétention de ces montages à écarter le risque
a été démentie de façon répétée, les exemples les plus
flagrants étant bien entendu LTCM et Enron. |
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