Un licenciement fondé sur une cause
inhérente à la personne du salarié doit être fondé sur des faits
objectifs. L'allégation dans la lettre de licenciement d'une perte de
confiance ne constitue pas l'énoncé d'un motif de licenciement.
La perte de confiance
de l'employeur ne peut jamais constituer en tant que telle une cause de
licenciement même quand elle repose sur des éléments objectifs. La perte
de confiance, en tant que telle, reflète l'appréciation subjective de
l'employeur . Elle est par suite variable d'un employeur à l'autre et ne
peut constituer une cause de licenciement. Seuls des éléments objectifs peuvent, le cas échéant, constituer une
cause de licenciement, s'ils ont un caractère réel et sérieux mais non la perte de confiance qui a pu en
résulter pour l'employeur (Cass.soc.
29 mai 2001 )