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Pouvoir
managérial et intérêt des actionnaires Les
défaillances des sociétés du secteur privé, suivies de celles du
secteur public malgré la multiplicité des organismes et mécanismes de
contrôle, ont entraîné une remise en cause de la confiance dans les
« managers », qu’ils soient publics ou privés et la réhabilitation
de la gestion dans l’intérêt des actionnaires. La
nécessité d’un contrôle fait s’orienter vers ceux qui sont
naturellement les plus intéressés par l’efficacité de ce contrôle:
ceux qui ont mis l’argent . Aux Etats Unis le développement des
fonds de pension a « légitimé » l’actionnaire qui n’est
plus vu avec l’image du « vil spéculateur ». L’activisme
dans le contrôle de la gestion, la participation aux assemblées est
rendue obligatoire par la législation sur l’épargne de retraite. Sous
l’influence de la corporate governance, qui par un nouveau paradoxe est la suite
méconnue aux Etats Unis de l’influence du modèle français et allemand
des sociétés dans les années 70, mais qui s’exprime sous la forme de
shareholder value et d’activisme des fonds de pension, la
contradiction entre les exigences de la tutelle et le droit privé
s’affirme. La
situation de l’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire, ou en tant
qu’actionnaire pouvant éventuellement désigner les dirigeants, ainsi
que les contrôleurs, sans être majoritaire pose le problème de
l’opposition entre les responsabilités de l’Etat et ses pouvoirs. La
multiplicité des contrôles conduit à leur annihilation et l’influence
positive de l’Etat sur la direction parait absente
ce qui remet en cause l’actionnariat de l’état comme base du
service public .
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