lexinter.net  

PROCEDURE DE MISE EN ETAT

VIE PRATIQUE ET DROIT      ENTREPRISE ET DROIT       TRAVAIL ET DROIT        

RECHERCHE JURIDIQUE   DICTIONNAIRE JURIDIQUE


 

DROIT AERIEN

DROIT ALIMENTAIRE

DROIT CIVIL

DROIT CONSTITUTIONNEL

DROIT D'AUTEUR

DROIT DE L A CONCURRENCE

DROIT DE LA CONSOMMATION

DROIT DE LA CONSTRUCTION

DROIT DE LA DISTRIBUTION

DROIT DE LA FAMILLE

DROIT DE LA PRESSE

DROIT DE LA PUBLICITE

DROIT DE LA REGULATION

DROIT DE LA RESPONSABILITE

DROIT DE LA SANTE

DROIT DE L'AUDIOVISUEL

DROIT DE L'INFORMATIQUE

DROIT DE L'INTERNET

DROIT DE LA PROPRIETE

DROIT DES CONTRATS

DROIT DES ENTREPRISES

DROIT DES MARCHES

DROIT DES MARCHES FINANCIERS

DROIT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

DROIT DES OBLIGATIONS

DROIT DES SOCIETES

DROIT DES TRANSPORTS

DROIT DU COMMERCE

DROIT DU CREDIT

DROIT DU MARCHE DE L'ART

DROIT DU MARCHE BOURSIER

DROIT DU MARCHE IMMOBILIER

DROIT DU SPORT

DROIT DU TOURISME

DROIT DU TRAVAIL

DROIT ECONOMIQUE

DROIT EUROPEEN

DROIT FISCAL

DROIT IMMOBILIER

DROIT INTERNATIONAL PRIVE

DROIT JUDICIAIRE PRIVE

DROIT PENAL

DROIT PUBLIC

DROIT SOCIAL

 

2ème Chambre civile, 18 septembre 2003 (Bull. n° 284)

Aux termes de l'article 914 du nouveau Code de procédure civile, les ordonnances du conseiller de la mise en état, qui n'ont pas l'autorité de la chose jugée au principal et qui peuvent être remises en cause par la formation collégiale à laquelle ce magistrat appartient, sont susceptibles d'être déférées à cette même formation dans certains cas énoncés par le second alinéa du même article.

Ceci pose la question de la recevabilité, par la Cour de cassation, d'un recours fondé sur un excès de pouvoir contre une ordonnance rendue par ce magistrat.

La jurisprudence considère, en effet, qu'une décision entachée d'excès de pouvoir ne peut demeurer dans l'ordonnancement juridique et qu'un recours doit toujours être ouvert alors même que la loi n'en prévoit aucun.

Plusieurs arrêts ont énoncé que les ordonnances rendues par le conseiller de la mise en état ne sont susceptibles d'aucun recours "sauf excès de pouvoir" (Civ. 2ème, 26 juin 1991, Bull. n° 190, Civ. 2ème 18 octobre 2001, pourvoi n° 00-12.251, Com., 23 janvier 2001, pourvoi n° 97-19.815 notamment), mais aucune décision de la Cour de cassation n'ayant censuré l'ordonnance d'un conseiller de la mise en état pour ce motif, demeurait en suspend la question de la compétence : l'ordonnance du conseiller de la mise en état suspecte d'excès de pouvoir doit-elle être déférée à la formation collégiale de la cour d'appel ou faire l'objet d'un pourvoi en cassation ?

C'est à cette question qu'a répondu la 2ème chambre civile par l'arrêt du 18 septembre 2003.

Le pourvoi portait sur l'ordonnance d'un conseiller de la mise en état qui avait refusé de faire injonction au procureur général de communiquer des pièces pénales et de faire procéder à une enquête auprès d'agents de la Commission des opérations de bourse, l'excès de pouvoir étant constitué, selon le demandeur, non seulement lorsque le juge va au-delà de ses pouvoirs, mais aussi lorsqu'il refuse de se reconnaître un pouvoir que la loi lui confère.

Considérant que la formation naturellement compétente pour examiner les recours contre les ordonnances de ce magistrat était la formation collégiale de la cour d'appel, la 2ème chambre en a déduit que seule cette formation pouvait se prononcer sur l'existence d'un éventuel excès de pouvoir.

Elle a, en conséquence, déclaré le pourvoi irrecevable.

 

 


RECHERCHE 

[Accueil]
[JURIDICTIONS JUDICIAIRES]
[ARBITRAGE]
[MEDIATION]
[PROCEDURE CIVILE]
[PROCEDURE ADMINISTRATIVE]
[REGLEMENT DES DIFFERENDS INTERNATIONAUX]

<       >

[PRINCIPES DIRECTEURS DU PROCES]
[L'ACTION]
[LA COMPETENCE]
[DEMANDE EN JUSTICE]
[MOYENS DE DEFENSE]
[PREUVE]
[PRESCRIPTION]
[PROCEDURE DE MISE EN ETAT]
[PEREMPTION D'INSTANCE]
[EXCEPTIONS]
[CONCLUSIONS]
[APPEL CIVIL]
[CASSATION]
[OBLIGATIONS DU JUGE]
[OFFICE DU JUGE]
[CLAUSES RELATIVES A LA COMPETENCE]
[COMPETENCE DES JURIDICTIONS]

 

ORDONNANCE DE CLOTURE