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TRAITEMENT DE LA DETTE SOUVERAINE DES PVD

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PRETS AUX PVD


Première phase : 1982-1985

La réaction aux risques de défaillance des Pays en Voie de Développement, après la déclaration du Mexique en 1982 annonçant l'arrêts des paiements de la dette,  a d'abord été de fournir de nouveaux prêts à ces pays par le bais des banques commerciales, du FMI et d'autres agences de financement multilatérales. La crise a été traitée comme une crise de liquidité et non des solvabilité.  L'objectif poursuivie était de donner aux pays concernés le temps de remettre de l'ordre dans leurs finances pour qu'ils puissent dans un délai de quelques années reprendre les paiements. Les pays devaient se soumettre aux préconisations du FMI concernant l'augmentation des impôts, l'augmentation des droits de douanes, des dévaluations et dans de nombreux cas la diminution des dépenses gouvernementales.

Deuxième phase : le plan Baker

La seconde phase traduit la réalisation que les pays en voie de développement ne progressaient pas vers la solution de leurs problèmes d'endettement mais qu'au contraire l'endettement augmentait. Le nouveau plan, présenté par le Secrétaire au Trésor américain James A. Baker, a souligné que les nouveaux prêts aux pays à fort endettement devaient être basés sur la condition d'une évolution vers l'économie de marché. Les 9Mds$ promis par les agences multilatérales et les 20Mds$ des banques commerciales ont été soumis à condition d'évolutions par des réformes tendant vers l'économie de marché, et en particulier des réductions d'impôt, la privatisation des entreprises publiques , la réduction des barrières douanières et la libéralisation des investissements.

L'échec des plans

Dès 1987-88 il est devenu évident que le plan Baker , pas plus que le plan antérieur, n'avait pas permis de réduire la dette et d'évoluer vers une situation où la dette pourrait être réduite.

La dette aux banques commerciales  était restée à 250 Mds$ de 1982 à 1987, elle s'est réduite à 225Mds$ en 1988, mais les prêts publics sont passés de 50Mds$ à 120Mds$ entre 1982 et 1987.

Le plan Brady

Le Secrétaire d'Etat de l'administration Bush  a en 1989 annoncé que la seule façon de traiter la crise des prêts souverains était d'encourager les banques à des réductions "volontaires" de dette en les incitant à évoluer vers l'économie de marché.  Les pays en voie de développement étaient encouragés à des politiques de libéralisation en échange d'une réduction de la dette commerciale et dans de nombreux cas par de nouveaux prêts privés et publics.

Le plan Brady a été utilisée par les pays d'Amérique Latine pour échanger des réformes libérales contre des réaménagements de leur dette.

Dans le cas typique du Mexique qui a servi de prototype pour les accords Brady dans de nombreux pays, les prêts existants pouvaient être échangés contre des obligations à 30 ans de réduction de la dette qui étaient émises avec une réduction de 35% par rapport à la valeur nominale. Ces obligations portaient intérêt à 13/16 au dessus du LIBOR. Les dettes pouvaient aussi être échangées contre des obligations portant intérêt à 6,25%. Les banques pouvaient aussi prêter au taux du marché 25% de leur encours de 1989.

Le plan Brady s'accompagnait d'options de conversion de la dette en actions de sociétés locales (debt-equity swaps).

Ces plans ont permis aux banques de  limiter la dépréciation de leurs créances. Ces plans sont qualifiés de solutions fondées sur le marché (market based solutions)

Ils ont été accompagnés par des programmes de réduction de la dette gérés par les banques commerciales ( conversion de dette en actions [debt-equity swaps], obligations de sortie [ exit bonds ],  rachat de dette  [debt buy-backs] et  restructurations)

 

 

 

 

 

 


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