DECISION(S) COMMENTEE(S):
Cour de cassation, chambre criminelle, 4 avril
2001
AUTEUR(S):
Robert , Jacques-Henri
REFERENCE:
La Semaine juridique, Edition entreprise, n° 46, 15 novembre 2001,
pp.1817-1817
AUTEUR(S):
Scholastique , Estelle
REFERENCE:
Le Dalloz, Cahier droit des affaires, n° 18, 2 mai 2002, pp.
1475-1478
MOTS
CLEFS:
Abus de biens sociaux, éléments constitutifs, action civile des associés,
recevabilité, existence d'un préjudice
Si c’est à tort que l’arrêt
attaqué, pour déclarer irrecevable la constitution de partie civile d’une
actionnaire d’une société mère à raison d’abus de biens sociaux
qui auraient été commis au préjudice d’une filiale, « énonce
que l’actionnaire d’une société holding de la société victime ne
peut invoquer qu’un préjudice indirect », l’associé pouvant en
effet exercer l’action sociale ut singuli, la décision n’en est pas
moins justifiée dès lors qu’à le supposer établi, l’abus de biens
sociaux reproché en l’espèce n’aurait causé un préjudice direct qu’à
la société elle-même et non à ses actionnaires.