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DECISION(S) COMMENTEE(S): Cour de cassation, chambre criminelle, 26 septembre 2001, Me X.  

AUTEUR(S):                                                 Robert , Jacques-Henri

REFERENCE:                                              La Semaine juridique, Edition entreprise, n°13, 28 mars 2002, pp. 573-574  

AUTEUR(S):                                                 Montéran , Thierry

REFERENCE:                                              Les Petites Affiches, n°6, 8 janvier 2002, pp. 20-23

MOTS CLEFS:                                              Droit pénal des affaires, administrateur judiciaire, mandataire de justice, contrôleur de gestion, absence d'autorisation préalable du juge, délit de malversation,

Pour déclarer un administrateur judiciaire coupable de malversation, la Cour d'appel, après avoir rappelé qu'il a créé et accueilli, dans ses locaux, des sociétés de façade destinées à dissimuler les liens l'unissant à ses subordonnés qui en étaient les gérants de fait, ajoute qu'il a entretenu, dans l'esprit des dirigeants des entreprises en difficulté à qui il les recommandait, une confusion sur la nature de ses fonctions. Les juges précisent que le prévenu, professionnel confirmé, avait conscience qu'en confiant à des tiers une partie de son mandat, il provoquait l'accroissement des charges des entreprises en difficulté. L'intervention de ces tiers a eu pour but et pour effet d'alléger la charge de travail de son étude, de réduire le poids de ses frais généraux pour recevoir, nets de charge, les frais et honoraires dont il pouvait solliciter le paiement en application des barèmes légaux, auprès des entreprises en difficulté. Ils énoncent enfin que, si le prévenu a cru pouvoir arguer, pour justifier de sa bonne foi, d'un pacte de confiance conseillant aux administrateurs judiciaires le concours d'intervenants qualifiés lorsque la situation des entreprises le justifiait; un tel pacte ne saurait autoriser une quelconque dérogation aux prescriptions du décret du 27 septembre 1985.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):             Cour de cassation, chambre criminelle, 26 septembre 2001

AUTEUR(S):                                                             Lienhard , Alain

REFERENCE:                                                          Le Dalloz, Cahier Droit des affaires, n°39, 8 novembre 2001, pp.3198-3200

MOTS CLEFS:                                                          Redressement et liquidation judiciaires, administrateur, malversation, éléments constitutifs, mandat, société tierce

Justifie sa décision déclarant un administrateur coupable de malversation, une cour d'appel qui, après avoir rappelé qu'il a créé et accueilli, dans ses locaux, des sociétés de "façade" destinées à dissimuler les liens l'unissant à ses subordonnés qui en étaient les gérants de fait, ajoute qu'il a entretenu, dans l'esprit des dirigeants des entreprises en difficulté à qui il les recommandait, une confusion sur la nature de ses fonctions. Les juges précisent de plus que le prévenu, professionnel confirmé, avait conscience qu'en confiant à des tiers une partie de son mandat, il provoquait l'accroissement des charges de ces entreprises, que l'intervention de ces tiers a eu pour but et pour effet d'alléger la charge de travail de son étude, de réduire le poids de ses frais généraux pour recevoir, nets de charge, les frais et honoraires dont il pouvait solliciter le paiement en application des barèmes légaux, auprès desdites entreprises, et, enfin, que , si le prévenu a cru pouvoir arguer, pour justifier de sa bonne foi, d'un pacte de confiance conseillant aux administrateurs judiciaires le concours d'intervenants qualifiés lorsque la situation des entreprises le justifiait, un tel pacte ne saurait autoriser une quelconque dérogation aux prescriptions du décret n°85-1390 du 27 décembre 1985

 

 

 

 

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