lexinter.net  

 

         

REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE I

REDUCTION DE LA QUALIFICATION DU SALARIE
  ACTUALITE JURISPRUDENTIELLE 

RECHERCHE

MODIFICATION DU CONTRAT DE TRAVAIL EXPERTISE ] MODIFICATION DU LIEU DE TRAVAIL ] MODIFICATION DE LA REMUNERATION CONTRACTUELLE ] MISE EN OEUVRE D'ASTREINTES ] MODIFICATION DES TACHES DU SALARIE ] NOVATION DU MODE DE REMUNERATION ] MENTION "SOUS RESERVE DE MES DROITS" ] MODIFICATION DE LA DUREE OU DE L'HORAIRE DE TRAVAIL ] ORGANISATION DU TRAVAIL ET VIE PRIVEE ] PASSAGE D'UN HORAIRE FIXE A UN HORAIRE VARIABLE ]

---
*INDEX

INDEX DU REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE
DROIT CIVIL
DROIT DES CONTRATS
DROIT DE LA CONSOMMATION
DROIT DES SOCIETES
DROIT COMMERCIAL
DROIT DE LA CONCURRENCE
ENTREPRISES EN DIFFICULTES
DROIT DE LA DISTRIBUTION
DROIT SOCIAL
DROIT DE LA BOURSE
DROIT DE LA BANQUE
DROIT FINANCIER
PROPRIETE INTELLECTUELLE
REGLEMENT DES DIFFERENDS
DROIT PENAL
ASSOCIATIONS
DROIT DES ASSURANCES
DROIT IMMOBILIER
EXPROPRIATION
DROIT DE LA PRESSE
DROIT DE L'INFORMATIQUE
DROIT DE L'INTERNET
DROIT INTERNATIONAL PRIVE
DROIT FISCAL
DROIT DE LA SANTE
DROIT CONSTITUTIONNEL
DROIT PUBLIC
PRIVATISATIONS
AUTORITES DE REGULATION
DROIT DE L'ENVIRONNEMENT
DROIT DE L'ENERGIE
DROIT DES TRANSPORTS
DROIT DE LA CIRCULATION ROUTIERE
DROIT DE L'URBANISME
DROIT DE LA CONSTRUCTION
DROIT DU SPORT
DROIT DU TOURISME
DROIT DU MARCHE DE L'ART
DROITS DE L'HOMME ET LIBERTES FONDAMENTALES
DROIT EUROPEEN
SOURCES DU DROIT
INDEX ET SOMMAIRE
GRANDS ARRETS DE LA JURISPRUDENCE

DICTIONNAIRE JURIDIQUE

MODIFICATION DES TACHES DU SALARIE

MODIFICATION DES TACHES DU SALARIE

MODIFICATION DES TACHES

REDUCTION DE LA QUALIFICATION DU SALARIE

 

Cour de Cassation
Chambre sociale

Audience publique du 20 janvier 1999

Rejet


N° de pourvoi : 97-40050
Inédit

Président : M. MERLIN conseiller

REPUBLIQUE FRANCAISE

 

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par la société anonyme Albingia, dont le siège social est 48, rue de Miromesnil, 75008 Paris,

en cassation d'un arrêt rendu le 5 novembre 1996 par la cour d'appel de Paris (18e chambre, section A), au profit de Mme Laurence  X , demeurant 4, avenue du Parc, 95000 Cergy,

défenderesse à la cassation ;

LA COUR, en l'audience publique du 25 novembre 1998, où étaient présents : M. Merlin, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Richard de la Tour, conseiller référendaire rapporteur, MM. Finance, Lanquetin, conseillers, M. Besson, conseiller référendaire, M. Kehrig, avocat général, Mlle Lambert, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. Richard de la Tour, conseiller référendaire, les observations de Me Delvolvé, avocat de la société Albingia, les conclusions de M. Kehrig, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Attendu que Mme  X  a été engagée le 1er avril 1991 par la société Albingia en qualité de gestionnaire au service "sinistres constructions" ; que soutenant que l'employeur avait modifié son contrat de travail ; la salariée a saisi le 3 mai 1995 la juridiction prud'homale pour voir constater cette modification ; que l'employeur l'a alors licenciée pour faute lourde pour avoir refusé une modification chimérique de son contrat de travail et pour avoir saisi le conseil de prud'hommes ce qui s'analyse en un acte d'insubordination et en un manquement grave à ses obligations contractuelles ; que la salariée a alors demandé diverses sommes liées à la rupture du contrat de travail ;

Attendu que la société Albingia fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 5 novembre 1996), de l'avoir condamnée à payer à Mme  X  une indemnité compensatrice de préavis, une indemnité de licenciement, une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et des dommages intérêts pour préjudice moral alors, selon le moyen, qu'en se bornant à constater les modifications des responsabilités dévolues à Mme  X , sans préciser en quoi les changements constatés modifiaient le contrat de travail liant les parties, et non les conditions de travail de la salariée que l'employeur peut modifier dans l'exercice de son pouvoir de direction, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale au regard de l'article 1134 du Code civil ;

Mais attendu que la cour d'appel a relevé que la responsabilité de la formation et de l'encadrement des gestionnaires, qui incombait à la seule salariée, a été partagée entre trois personnes, ce qui a eu pour conséquences de la priver de toute maîtrise dans la gestion des dossiers et avait entraîné une modification importante des responsabilités de Mme  X  par une suppression progressive de son service et des fonctions propres qui en faisaient l'intérêt ; qu'elle a pu décider que l'employeur avait modifié le contrat de travail de la salariée et que le licenciement, fondé sur l'insubordination de la salariée résultant du refus de cette modification et de la saisine du conseil de prud'hommes, n'avait pas de cause ; que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Albingia aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Albingia à payer à Mme  X  la somme de 6 000 francs ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt janvier mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.



Décision attaquée : cour d'appel de Paris (18e chambre, section A) 1996-11-05

 

 

JURISPRUDENCE 2004    JURISPRUDENCE 2005 à 2012

INDEX DU REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE ] Remonter ] TACHES NE RELEVANT PAS DE L'EMPLOI ] TACHES NE RELEVANT PAS DE LA QUALIFICATION ] TACHES NE  RELEVANT PAS DU CONTRAT ] PROMOTION IMPOSEE ] [ REDUCTION DE LA QUALIFICATION DU SALARIE ] CHANGEMENT DES TACHES RELEVANT DE LA MEME QUALIFICATION ]

RECHERCHE

----

 

 

 Index Législation   Index Doctrine  Index Actualité Jurisprudentielle   INDEX GENERAL