lexinter.net  

 

REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE II

RECHERCHE

Accueil principal REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE   INDEX ET SOMMAIRE

CAUSALITE PARTIELLE

ASSIGNATION INTRODUCTIVE D'INSTANCE | OUVERTURE A L'ETRANGER D'UNE PROCEDURE COLLECTIVE A L'EGARD DU DEBITEUR | CESSATION DES PAIEMENTS | PLANS DE REDRESSEMENT | CONTRATS EN COURS | DECLARATION DES CREANCES | ACTION EN REVENDICATION | VOIES DE RECOURS | CESSION DU BAIL ET CLAUSE RESOLUTOIRE | COMPENSATION DES CREANCES CONNEXES | COMPENSATION LEGALE | PERIODE SUSPECTE | FAUTE DE GESTION | DROIT DE RETENTION DU CREANCIER GAGISTE | REPARATION DU PREJUDICE DES CREANCIERS | PERIODE D'OBSERVATION | DROIT DE POURSUITE INDIVIDUELLE DES CREANCIERS | CLAUSE DE RESOLUTION | FAUTE PERSONNELLE | POURSUITE DU BAIL | REFUS D'AGREMENT PAR LE CONCEDANT DU CANDIDAT REPRENEUR DU CONCESSIONNAIRE | RUPTURE D'UNE CONCESSION ET RJ | ABS ET FAILLITE PERSONNELLE | AUDITION DES DIRIGEANTS EN CHAMBRE DU CONSEIL | ACTION EN COMBLEMENT DE PASSIF ET COMPETENCE | ACTION EN PAIEMENT DES DETTES SOCIALES | PLAN DE CONTINUATION | PLAN DE REDRESSEMENT | ACTION EN JUSTICE DEMANDANT LA MISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE POUR PERTURBER LE FONCTIONNEMENT DE LA SOCIETE | ACTION EN PAIEMENT DES DETTES SOCIALES DIRIGEE CONTRE UN ETABLISSEMENT PUBLIC A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL | EXPERTISE ORDONNEE PAR LE JUGE COMMISSAIRE

 

---

 

DROIT CIVIL

DROIT DES CONTRATS

DROIT DE LA CONSOMMATION

DROIT DES SOCIETES

DROIT COMMERCIAL

DROIT DE LA CONCURRENCE

ENTREPRISES EN DIFFICULTES

DROIT DE LA DISTRIBUTION

DROIT SOCIAL

DROIT DE LA BOURSE

DROIT DE LA BANQUE

DROIT PENAL

PROPRIETE INTELLECTUELLE

REGLEMENT DES DIFFERENDS

DROIT FISCAL

DROIT PUBLIC

DROIT EUROPEEN

DROIT DE L'INTERNET

DROIT DE L'INFORMATIQUE

INDEX

 

 

 

 

 

 

 

[ CAUSALITE PARTIELLE ] CHOIX D'INVESTISSEMENTS INADAPTES OU EXCESSIFS ] COMPLAISANCE DES ADMINISTRATEURS ] CONTINUATION D'UNE ACTIVITE DEFICITAIRE ET DEFAUT DE LIBERATION DU CAPITAL ] DEFAUT DE DEPOT DE BILAN ] REGLEMENT AMIABLE ET CESSATION DES PAIEMENTS ] DESIGNATION D'UN EXPERT ] DETTES DES SOCIETES AUXQUELLES LA PROCEDURE A ETE ETENDUE ] EPIC ET DIRIGEANT DE FAIT ] FAITS POSTERIEURS AU JUGEMENT D'OUVERTURE ] FAUTE ET FAUTE DE GESTION ] FAUTE DE GESTION ET FAITS CONSTATES PENALEMENT ] MESURES DE REDRESSEMENT ULTERIEURES ] MISE EN JEU DE LA RESPONSABILITE D'UNE COMMUNE ] MOYEN DE PREUVE DE LA FAUTE DE GESTION ] NOTION DE DIRIGEANT DE FAIT ] OPERATIONS ETRANGERES A L'OBJET SOCIAL ] PAIEMENT PREFERENTIEL EN PERIODE SUSPECTE ] POURSUITE ABUSIVE DANS UN INTERET PERSONNEL ] POURSUITE D'UNE ACTIVITE DEFICITAIRE ] PRIVATION DE TRESORERIE ]

Cour de Cassation
Chambre commerciale

Audience publique du 17 février 1998 Rejet.

N° de pourvoi : 95-18510
Publié au bulletin

Président : M. Bézard .
Rapporteur : M. Lassalle.
Avocat général : M. Lafortune.
Avocats : la SCP Peignot et Garreau, la SCP Urtin-Petit et Rousseau-Van Troeyen, la SCP Piwnica et Molinié, la SCP Boré et Xavier.


REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Sur le moyen unique :

 

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Montpellier, 20 juin 1995), que la société Minoterie Mxxxx a été mise en redressement judiciaire, le 16 mars 1992 ; que, sur saisine du procureur de la République, le Tribunal a condamné M. Mxxxx, président du conseil d'administration de la société de 1979 au 18 juin 1991, M. Bxxx, son successeur, et les sociétés Eurem, Sétic et Paniland, filiales du groupe La Brie, membres du conseil d'administration depuis le 1er janvier 1990, à payer partie des dettes sociales ;

 

Attendu que les sociétés Eurem, Sétic et Paniland et M. Bxxx font grief à l'arrêt d'avoir confirmé le jugement en son principe, tout en augmentant le montant de la condamnation, alors, selon le pourvoi, que, selon l'article 180 de la loi du 25 janvier 1985, les dirigeants ne peuvent être tenus que de l'insuffisance d'actif en relation directe avec les fautes de gestion commises si bien qu'en énonçant qu'il n'y avait pas lieu de rechercher le montant du passif existant au début ou à la fin de la période d'administration des personnes concernées, tout en constatant l'existence d'un passif important bien avant la gestion de la société par le Groupe La Brie à compter du 30 octobre 1989, et l'aggravation de celui-ci après la cession des parts à la société Les Grands Moulins de Paris le 3 février 1992, la cour d'appel n'a pas établi le caractère causal des fautes de gestion reprochées et n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article précité ;

 

Mais attendu que le dirigeant d'une personne morale peut être déclaré responsable sur le fondement de l'article 180 de la loi du 25 janvier 1985, même si la faute de gestion qu'il a commise n'est que l'une des causes de l'insuffisance d'actif et il peut être condamné à supporter en tolalité ou partie des dettes sociales, même si sa faute n'est à l'origine que d'une partie d'entre elles ; qu'ayant relevé que M. Bxxx et les sociétés Eurem, Sétic et Paniland avaient poursuivi une exploitation dont le déficit n'a cessé de croître, qu'ils avaient vendu leurs actions à la société Les Grands Moulins de Paris, concurrent direct de la Société générale des farines de France dont la société Mxxxx était le concessionnaire vendeur, sans souci de l'intérêt de l'entreprise, sachant qu'ils allaient provoquer la rupture de leurs relations contractuelles et retenu que ces fautes avaient contribué à créer l'insuffisance d'actif, la cour d'appel n'a fait qu'user des pouvoirs qu'elle tient de l'article précité en les condamnant à supporter partie des dettes sociales ; que le moyen n'est pas fondé ;

 

PAR CES MOTIFS :

 

REJETTE le pourvoi.



Publication : Bulletin 1998 IV N° 78 p. 61
Rrevue des sociétés, 1998-09, n° 3, p. 580, note Y. Guyon
Décision attaquée : Cour d'appel de Montpellier, 1995-06-20

CAUSALITE PARTIELLE | CHOIX D'INVESTISSEMENTS INADAPTES OU EXCESSIFS | COMPLAISANCE DES ADMINISTRATEURS | CONTINUATION D'UNE ACTIVITE DEFICITAIRE ET DEFAUT DE LIBERATION DU CAPITAL | DEFAUT DE DEPOT DE BILAN | REGLEMENT AMIABLE ET CESSATION DES PAIEMENTS | DESIGNATION D'UN EXPERT | DETTES DES SOCIETES AUXQUELLES LA PROCEDURE A ETE ETENDUE | EPIC ET DIRIGEANT DE FAIT | FAITS POSTERIEURS AU JUGEMENT D'OUVERTURE | FAUTE ET FAUTE DE GESTION | FAUTE DE GESTION ET FAITS CONSTATES PENALEMENT | MESURES DE REDRESSEMENT ULTERIEURES | MISE EN JEU DE LA RESPONSABILITE D'UNE COMMUNE | MOYEN DE PREUVE DE LA FAUTE DE GESTION | NOTION DE DIRIGEANT DE FAIT | OPERATIONS ETRANGERES A L'OBJET SOCIAL | PAIEMENT PREFERENTIEL EN PERIODE SUSPECTE | POURSUITE ABUSIVE DANS UN INTERET PERSONNEL | POURSUITE D'UNE ACTIVITE DEFICITAIRE | PRIVATION DE TRESORERIE

 REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE         REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE III   JURISPRUDENCE 2004   JURISPRUDENCE 2005 à 2011


  

RECHERCHE    

 

---

  

Index Législation   Index Doctrine  Index Actualité Jurisprudentielle   INDEX GENERAL