JURISPRUDENCE 2005 à 2012 CESSION PAR ACTE AUTHENTIQUE DEPOURVU DE SIGNATURE
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Arrêt n° 868 du 28 septembre 2011 (10-13.733) - Cour de cassation - Première chambre civileRejet
Demandeur(s) : M. Christian
X... Défendeur(s) : M. Jacques
Y... ; M. Gérard
Z... ; et autres Sur le premier moyen : Attendu qu’un litige s’est élevé entre
Christian et
Isabelle X...
relatif à la SCI du Mas
de la Mule, initialement constituée, le 18 juin 1963, entre leur père,
Jacques X..., qui
possédait 190 parts et son fils, qui en possédait 10 ; que par acte du 5
avril 1984, prétendument authentifié par M. Y..., notaire, leurs parents,
dont le régime matrimonial était celui de la communauté universelle, ont
cédé 10 parts sociales à leur fille ; que par acte de donation partage du 6
juillet 1990, les époux X... ont transféré la nue-propriété des 180 parts de
la SCI restant leur
propriété aux deux enfants, pour moitié chacun ; que
Jacques X... est
décédé le 25 mai 1991 et son épouse le 18 mai 1999 ; que par actes des 5, 26
et 27 décembre 2005, leur fils
Christian a saisi
le tribunal de grande instance d’une action en inscription de faux contre
l’acte du 5 avril 1984 et d’une action en nullité de cet acte ; que l’arrêt
attaqué (Aix-en-Provence,
10 novembre 2009) l’a débouté de ces demandes ; Attendu que
Christian X...
fait grief à l’arrêt d’avoir confirmé le jugement entrepris et y ajoutant
d’avoir déclaré nul en tant qu’acte authentique l’acte de cession
authentifié le 5 avril 1984 par M. Y..., et dit qu’il vaut néanmoins
acte sous seing privé entre ses seules parties signataires, alors, selon le
moyen, que le défaut de signature par l’une des parties, fut-elle simplement
l’un des co-cédants, constitue un vice de forme infectant l’acte de nullité
absolue, que l’arrêt attaqué qui a constaté que non signé par le notaire,
l’acte authentique du 5 avril 1984 était au surplus dépourvu de la signature
de Mme Renée A...,
épouse X... désignée comme co-cédante des parts de la
SCI du Mas de la Mule,
ainsi que de celle du clerc de notaire représentant M. Christian
X... associé de la SCI
du Mas de la Mule, et qu’il était nul de nullité absolue comme authentique
mais qu’il vaut néanmoins comme acte sous seing privé entre ses signataires
M. Jacques X... et
Mme Isabelle X...,
épouse B..., et qu’ainsi
la cession de parts de la SCI
de Mas de La Mule intervenue dans de telles conditions serait opposable à
M. Christian
X..., a violé ensemble les articles 1317 et 1318 du code civil, 11 et 23 du
décret du 26 novembre 1971 relatif aux actes établis par les notaires ; Mais attendu qu’ayant retenu, par motifs
adoptés, que la signature de l’épouse n’était pas nécessaire à la validité
de la cession, la cour d’appel en a exactement déduit que si cet acte
n’était pas authentique par défaut de forme, il valait néanmoins comme acte
sous seing privé établissant la cession intervenue entre ses signataires ;
que le moyen n’est pas fondé ; Et sur le second moyen : Attendu que ce moyen n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Président : M. Charruault Rapporteur : Mme Bodard-Hermant,
conseiller référendaire Avocat général : Mme Petit, premier
avocat général Avocat(s) : SCP Lesourd ; SCP Boré
et Salve de Bruneton ; SCP Waquet, Farge et Hazan
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