lexinter.net  

 

JURISPRUDENCE 2005 à 2008

CHOSE PERDUE OU VOLEE

DROIT DE LA RESPONSABILITE CIVILE | DROIT DES CONTRATS | FORCE MAJEURE | QUASI CONTRAT | EFFETS DES OBLIGATIONS | EXTINCTION DES OBLIGATIONS | DROIT DES BIENS | DROIT DE LA NATIONALITE | DIVORCE | SUCCESSIONS | DONATIONS | SURETES | DROIT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE | PRESCRIPTION | PREUVE | VIE PRIVEE | PROTECTION DES DROITS DE LA PERSONNE | PROTECTION DES DROITS DE LA PERSONNE | ACTIVITES CIVILES | ACTIONS POSSESSOIRES | CONCUBINAGE | ACTES AUTHENTIQUES | ACTION EN REPETITION DE L'INDU ET ACTION DE IN REM VERSO

Accueil ] Remonter ]

RECHERCHE

 

REPERTOIRE

DROIT CIVIL

DROIT DES CONTRATS

DROIT DE LA CONSOMMATION

DROIT DES SOCIETES

DROIT COMMERCIAL

DROIT DE LA CONCURRENCE

ENTREPRISES EN DIFFICULTES

DROIT DE LA DISTRIBUTION

DROIT SOCIAL

DROIT DE LA BOURSE

DROIT DE LA BANQUE

DROIT PENAL

PROPRIETE INTELLECTUELLE

REGLEMENT DES DIFFERENDS

DROIT FISCAL

DROIT PUBLIC

DROIT EUROPEEN

DROIT DE L'INTERNET

DROIT DE L'INFORMATIQUE

INDEX

Dictionnaire_juridique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cour de Cassation
Chambre civile 1
 
Audience publique du 16 mai 2006 Rejet.

N° de pourvoi : 04-18185
Publié au bulletin

Président : M. Ancel.
Rapporteur : M. Gallet.
Avocats : SCP Vincent et Ohl, SCP Piwnica et Molinié.


 
REPUBLIQUE FRANCAISE

 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

 

 

LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

 

 

 

Sur le moyen unique :

 

 

Attendu que M. de X... avait acquis, auprès d'un antiquaire, une statue de vierge romane en majesté du XIIème siècle, classée au titre des monuments historiques, qui avait été volée dans l'église de la commune de Saint-Gervazy ; que l'objet d'art, qu'il avait proposé dans une vente d'objets de collection, ayant été saisi par les services de police puis restitué par le juge d'instruction à la commune, il a demandé à celle-ci le remboursement du prix d'acquisition ;

 

 

Attendu que la commune de Saint-Gervazy fait grief à l'arrêt attaqué (Riom, 3 juin 2004) de l'avoir condamnée à payer à M. de X... le montant du prix d'acquisition de la statue, alors, selon le moyen, qu'aux termes de l'article 20 de la loi du 31 décembre 1913 (devenu l'article L. 622-17 du Code du patrimoine), l'acquéreur ou le sous-acquéreur de bonne foi, entre les mains duquel l'objet a été revendiqué, a droit au remboursement de son prix d'acquisition ; que ce texte subordonnant donc le droit au remboursement de l'acquéreur ou du sous-acquéreur de bonne foi à la condition que l'objet se trouve entre ses mains au moment où il est revendiqué, la cour d'appel, en décidant le contraire, aurait violé les dispositions du texte susvisé ;

 


 

 

Mais attendu que l'appréhension par l'autorité de police ou de justice d'un objet volé, classé au titre des monuments historiques, n'en fait pas perdre la possession par l'acquéreur de bonne foi qui a droit au remboursement de son prix d'acquisition ; que la cour d'appel, ayant constaté que la statue litigieuse avait été récupérée par les enquêteurs auprès de M. de X..., acquéreur de bonne foi, et remise au maire de la commune, a, à bon droit, statué comme elle l'a fait ;

 

 

PAR CES MOTIFS :

 

 

REJETTE le pourvoi ;

 

 

Condamne la commune de Saint-Gervazy aux dépens ;

 

 

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ;

 

 

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du seize mai deux mille six.

 



 


Publication : Bulletin 2006 I N° 242 p. 212
Décision attaquée : Cour d'appel de Riom, 2004-06-03
Titrages et résumés MONUMENTS HISTORIQUES - Objets mobiliers - Objets classés au titre des monuments historiques - Objets perdus ou volés - Revendication par le propriétaire - Effets - Remboursement du prix d'acquisition à l'acquéreur de bonne foi - Conditions - Possession de l'objet revendiqué - Caractérisation - Applications diverses.

 

 



L'appréhension par l'autorité de police ou de justice d'un objet volé, classé au titre des monuments historiques, n'en fait pas perdre la possession par l'acquéreur de bonne foi qui a droit au remboursement de son prix d'acquisition.

 

 



MEUBLE - Chose perdue ou volée - Revendication par le propriétaire - Effets - Remboursement du prix d'acquisition à l'acquéreur de bonne foi - Conditions - Possession de la chose revendiquée - Caractérisation - Applications diverses

 

 



Précédents jurisprudentiels : Sur la conservation de la possession du bien malgré sa saisie, à rapprocher : Chambre civile 1, 1988-11-22, Bulletin 1988, I, n° 331 (2), p. 224 (rejet) ; Chambre civile 1, 1996-01-09, Bulletin 1996, I, n° 22, p. 15 (rejet).
 

 

 

SERVITUDE D'ENTRETIEN D'UNE CANALISATION D'EAU | COMPETENCE DU JUGE DU BORNAGE | PROPRIETE | APPRECIATION DE LA POSSESSION DE BONNE FOI EN MATIERE DE MEUBLES | INDIVISION | NANTISSEMENT ET MISE EN POSSESSION DU CREANCIER GAGISTE | BIENS MOBILIERS COMMUNAUX ET POSSESSION | DROIT DE RETENTION | RESTITUTION D'UN BIEN MOBILIER | CHOSE PERDUE OU VOLEE | ACTION POSSESSOIRE ET ACTION EN REFERE

RECHERCHE

---