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JURISPRUDENCE 2005 à 2008

PREUVE DU CARACTERE NOSOCOMIAL D'UNE INFECTION

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Dictionnaire_juridique

 

 

 

 

 

 

 

Cour de Cassation
Chambre civile 1
 
Audience publique du 1 mars 2005 Rejet.

N° de pourvoi : 03-16789
Publié au bulletin

Président : M. Ancel.
Rapporteur : Mme Duval-Arnould.
Avocat général : M. Cavarroc.
Avocats : la SCP Bachellier et Potier de la Varde, la SCP Célice, Blancpain et Soltner.


 
REPUBLIQUE FRANCAISE

 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

 

 

 

Sur le moyen unique tel qu'énoncé au mémoire en demande et reproduit en annexe :

 

 

Attendu qu'après avoir exactement retenu qu'il appartenait au patient ou à ses ayants-droit de démontrer le caractère nosocomial d'une infection, les juges du fond (Bordeaux, 15 mai 2003) ont analysé les circonstances dans lesquelles Paulette X... avait contracté une septicémie et était décédée le 10 février 1995 et ont estimé en se fondant sur le rapport d'expertise que les consorts X... n'établissaient pas que l'intervention chirurgicale subie le 29 novembre 1994 à la clinique de Mérignac fût à l'origine de l'infection ayant entraîné le décès ; que le moyen ne peut être accueilli ;

 

 

PAR CES MOTIFS :

 

 

REJETTE le pourvoi ;

 

 

Condamne les consorts X... aux dépens ;

 

 

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du premier mars deux mille cinq.

 



 


Publication : Bulletin 2005 I N° 111 p. 96
Décision attaquée : Cour d'appel de Bordeaux, 2003-05-15

 

 



Précédents jurisprudentiels : Sur la charge de la preuve en matière d'infection nosocomiale, dans le même sens que : Chambre civile 1, 2001-03-27, Bulletin 2001, I, n° 87, p. 56 (rejet).

 

 
Cour de Cassation
Chambre civile 1
 
Audience publique du 27 mars 2001 Rejet.

N° de pourvoi : 99-17672
Publié au bulletin

Président : M. Lemontey .
Rapporteur : M. Sargos.
Avocat général : M. Roehrich.
Avocats : la SCP Waquet, Farge et Hazan, la SCP Baraduc et Duhamel.


 
REPUBLIQUE FRANCAISE

 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Sur le moyen unique, pris en ses trois branches :

Attendu que M. Y..., chirurgien orthopédiste, a réalisé le 24 juin 1993, dans un établissement de santé privé, une arthroscopie du genou droit de M. X... ; que ce dernier ayant par la suite présenté une arthrite septique touchant ce genou a engagé une action contre le praticien, dont il a été débouté par l'arrêt confirmatif attaqué (Toulouse, 26 avril 1999) ;

Attendu qu'il appartient au patient de démontrer que l'infection dont il est atteint présente un caractère nosocomial, auquel cas le médecin est tenu d'une obligation de sécurité de résultat ; que l'arrêt attaqué, statuant par motifs propres et adoptés, a constaté que, quelques heures après la réalisation de l'arthroscopie, M. X..., dont le genou avait été pansé à la clinique, avait regagné son domicile, fait changer le pansement par un autre médecin quelques jours après et qu'il avait pu se livrer à des activités contre indiquées de nature à favoriser une contamination ; que les juges du fond, qui ont encore précisé que les premiers signes de l'infection s'étaient manifesté six jours après l'intervention, la présence de staphylocoques dorés étant constatée sur un prélèvement du 7 juillet 1993, ont, par une appréciation souveraine, estimé qu'il n'était pas possible de déterminer ce qui était à l'origine de la présence de ce bacille, ce dont il résultait que M. X... ne rapportait pas la preuve du caractère nosocomial de son infection ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

 



 


Publication : Bulletin 2001 I N° 87 p. 56
Revue trimestrielle de droit civil, juillet-septembre 2001, n° 3, p. 596-598, note Patrice JOURDAIN.
Décision attaquée : Cour d'appel de Toulouse, 1999-04-26



Précédents jurisprudentiels : A RAPPROCHER : Chambre civile 1, 1999-06-29, Bulletin 1999, I, n° 222, p. 143 (rejet et cassation partielle) ; Chambre civile 1, 2001-02-13, Bulletin 2001, I, n° 32, p. 20 (rejet).

 

 

 

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