REPERTOIRE DE JURISPRUDENCE IV (2004) BULLETIN DE PAYE ET NOMBRE D'HEURES TRAVAILLEES
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01-43.875 Demandeur(s) à la cassation : Société
Fimaco Vosges SA Attendu que M. X... a été engagé le 23 juin 1997 en qualité de conducteur de presse produits béton par la société Fimaco Vosges ; qu’après avoir démissionné le 29 janvier 1999, il a saisi le conseil de prud’hommes pour obtenir notamment le paiement d’heures supplémentaires et de l’indemnité forfaitaire prévue par l’article L. 324-11-1 du Code du travail pour sanctionner le travail dissimulé ; Sur le premier moyen du pourvoi annexé au présent arrêt : Attendu que la cour d’appel, qui, par motifs adoptés des premiers juges, a fait ressortir que la demande en paiement d’heures supplémentaires du salarié était étayée de divers éléments et qui a constaté que l’employeur ne fournissait aucun élément contraire, a, par ce seul motif, légalement justifié sa décision ; Mais sur le second moyen : Vu les articles L. 324-10 et L. 324-11-1 du Code du travail ; Attendu que pour allouer au salarié l’indemnité forfaitaire sanctionnant la dissimulation d’emploi salarié, la cour d’appel retient que l’article L. 324-10 du Code du travail dispose que la mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué constitue une dissimulation d’emploi salarié ; que cette disposition n’institue pas une présomption pouvant être combattue et que l’élément intentionnel n’est pas requis ; Qu’en statuant ainsi, alors que la dissimulation d’emploi salarié prévue par le dernier alinéa de l’article L. 324-10 du Code du travail n’est caractérisée que si l’employeur a, de manière intentionnelle, mentionné sur le bulletin de paie un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, la cour d’appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais en ses seules dispositions ayant condamné l’employeur à payer une somme en application de l’article L. 324-11-1 du Code du travail, l'arrêt rendu le 23 avril 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Nancy ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims ; Président : M. Boubli, conseiller
doyen faisant fonction |
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