Article 46 :La
violence est la contrainte exercée sans l'autorité de la loi, et moyennant
laquelle on amène une personne à accomplir un acte qu'elle n'a pas consenti.
Article 47 :La
violence ne donne ouverture à la rescision de l'obligation que :
1° Lorsqu'elle en a été la cause déterminante ;
2° Lorsqu'elle est constituée de faits de nature à produire chez celui qui en
est l'objet, soit une souffrance physique, soit un trouble moral profond, soit
la crainte d'exposer sa personne, son honneur ou ses biens à un préjudice
notable, eu égard à l'âge, au sexe, à la condition des personnes et à leur degré
d'impressionnabilité
Article 48 :La
crainte inspirée par la menace d'exercer des poursuites ou d'autres voies de
droit ne peut donner ouverture à la rescision que si on a abusé de la position
de la partie menacée pour lui extorquer des avantages excessifs ou indus, à
moins que ces menaces ne soient accompagnées de faits constituant une violence,
au sens de l'article précédent.
Article 49 :La
violence donne ouverture à la rescision de l'obligation, même si elle n'a pas
été exercée par celui des contractants au profit duquel la convention a été
faite.
Article 50 :La
violence donne ouverture à la rescision, même lorsqu'elle a été exercée sur une
personne avec laquelle la partie contractante est étroitement liée par le sang.
Article 51 :La
crainte révérentielle ne donne pas ouverture à rescision, à moins que des
menaces graves ou des voies de fait se soient ajoutées à cette crainte
révérentielle.