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                  CODE DE LA SECURITE SOCIALE


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Code de la sécurité sociale

Annexes

Article Annexe à l'article A931-10-10

Table TD 88-90 (en cas de décès)

X Lx

0 100 000

1 99 129

2 99 057

3 99 010

4 98 977

5 98 948

6 98 921

7 98 897

8 98 876

9 98 855

10 98 835

11 98 814

12 98 793

13 98 771

14 98 745

15 98 712

16 98 667

17 98 606

18 98 520

19 98 406

20 98 277

21 98 137

22 97 987

23 97 830

24 97 677

25 97 524

26 97 373

27 97 222

28 97 070

29 96 916

30 96 759

  

31 96 597

32 96 429

33 96 255

34 96 071

35 95 878

36 95 676

37 95 463

38 95 237

39 94 997

40 94 746

41 94 476

42 94 182

43 93 868

44 93 515

45 93 133

46 92 727

47 92 295

48 91 833

49 91 332

50 90 778

51 90 171

52 59 511

53 88 791

54 88 011

55 87 165

56 86 241

57 85 256

58 84 211

59 83 083

60 81 884

61 80 602

62 79 243

63 77 807

64 76 295

65 74 720

66 73 075

67 71 366

68 69 559

69 67 655

  

70 65 649

71 63 543

72 61 285

73 58 911

74 56 416

75 53 818

76 51 086

77 48 251

78 45 284

79 42 203

80 39 041

81 35 824

82 32 518

83 29 220

84 25 962

85 22 780

86 19 725

87 16 843

88 14 133

89 11 625

90 9 389

91 7 438

92 5 763

93 4 350

94 3 211

95 2 315

96 1 635

97 1 115

98 740

99 453

100 263

101 145

102 76

103 37

104 17

105 7

106 2

Lx = nombre de vivants à l'âge X.

  

Table TV 88-90 (en cas de vie)

X Lx

0 100 000

1 99 352

2 99 294

3 99 261

4 99 236

5 99 214

6 99 194

7 99 177

8 99 161

9 99 146

10 99 129

11 99 112

12 99 096

13 99 081

14 99 062

15 99 041

16 99 018

17 98 989

18 98 955

19 98 913

20 98 869

21 98 823

22 98 778

23 98 734

24 98 689

25 98 640

26 98 590

27 98 537

28 98 482

29 98 428

30 98 371

31 98 310

32 98 247

33 98182

34 98111

35 98 031

36 97 942

  

37 97 851

38 97 743

39 97 648

40 97 534

41 97 413

42 97 282

43 97 138

44 96 681

45 96 810

46 96 622

47 96 424

48 96 218

49 95 995

50 95 752

51 95 488

52 95 202

53 94 892

54 94 560

55 94 215

56 93 848

57 93 447

58 93 014

59 92 545

60 92 050

61 91 523

62 90 954

63 90 343

64 89 687

65 88 978

66 88 226

67 87 409

68 86 513

69 85 522

70 84 440

71 83 251

72 61936

73 80 484

74 78 880

75 77 104

  

76 75136

77 72 981

78 70 597

79 67 962

80 65 043

81 61 852

82 58 379

83 54 614

84 50 625

85 46 455

86 42130

87 37 738

88 33 340

89 28 980

90 24 739

91 20 704

92 16 959

93 13 580

94 10 636

95 8 118

96 6 057

97 4 378

98 3 096

99 2 184

100 1 479

101 961

102 599

103 358

104 205

105 113

106 59

107 30

108 14

109 6

110 2

Lx = nombre de vivants à l'âge X.

Article Annexe à l'article A931-10-14

  

Pour le calcul du b du 1° de l'article A. 931-10-14, le tableau suivant pourra être utilisé pour le

calcul des taux de rendement par échéance :

EXERCICE N N + 1 k = N + i

pour i = 2, 3, 4 et 5

k = N + i pour i ¹ 5

Obligations (A) A (N) A (N + 1) A (k) A (k)

Obligations amorties et

arrivées à terme dans

l'année

(B) A (N + 1)-A (N) B (k) = A (k)-A (k-1) B (k) = A (k)-A (k-1)

Coupons de l'année (C) = TME * (A) A (N + 1) * TME C (k) = A (k) * TME C (k) = A (k) * TME

Coupons et

réinvestissements

d'obligations capitalisés

(D) B (N + 1) * (1 + 75 % *

TME)

D (k) = (B (k) + C (k-1) +

D (k-1) * (1 + 75 % * TME)

D (k) = (B (k) + C (k-1) +

D (k-1) * (1 + 60 % * TME)

Autres actifs (E) E (N) E (N) * (1 + 75 % * TME) E (k) = E (k-1) *

(1 + 75 % * TME)

E (k) = E (k-1) *

(1 + 60 % * TME)

Total actif (F) = (A) + (C)

+ (D) + (E)

F (N) F (N + 1) F (k) F (k)

Rendement (G) F (N + 1) / F (N)-1 F (k) / F (k-1)-1 F (k) / F (k-1)-1

Article Annexe à l'article A931-11-9 (1er alinéa) Annexe I

NOMENCLATURE DES COMPTES

Classe 1 - Capitaux permanents et emprunts.

10 Réserves

102 Fonds d'établissement constitué.

103 Fonds de développement.

105 Ecarts de réévaluation.

106 Réserves.

1061 Réserves des fonds techniques.

1062 Réserves indisponibles.

1063 Réserves statutaires ou contractuelles.

1064 Réserves réglementées.

10642 Réserve pour remboursement d'emprunt pour fonds d'établissement.

10645 Réserve de capitalisation.

1065 Réserve du fonds de gestion.

1066 Réserve du fonds social.

  

1068 Autres réserves.

11 Report à nouveau

12 Résultat de l'exercice (excédent ou perte)

13 Subvention d'investissement

14 Provisions réglementées (autres que les provisions techniques)

15 Provisions pour risques et charges

16 Emprunts et dettes assimilées

160 Passifs subordonnés.

1600 Titres participatifs admis en constitution de la marge de solvabilité.

1601 Autres emprunts et titres subordonnés admis en constitution de la marge de solvabilité.

1602 Emprunts et titres subordonnés non admis en constitution de la marge de solvabilité.

162 Emprunt pour fonds d'établissement.

164 Dettes envers des établissements de crédit.

1640 Entreprises liées.

1641 Participations.

1642 Autres.

165 Dépôts et cautionnements reçus.

1650 Entreprises liées.

1651 Participations.

1652 Autres.

1657. Dettes représentatives de la composante dépôt d'un contrat de réassurance.

168 Autres emprunts et dettes assimilées.

1680 Entreprises liées.

1681 Participations.

1682 Autres.

17 Dettes pour dépôts espèces reçus des cessionnaires et rétrocessionnaires en représentation

d'engagements techniques

170 Entreprises liées.

171 Participations.

  

172 Autres.

18 Comptes de liaison.

183 Liaisons internes :

1831 Position de change.

1832 Contre-valeur de position de change.

184 Liaisons des succursales.

Classe 2 - Placements.

21 Placements immobiliers

210 Terrains non construits.

211 Parts de sociétés non cotées à objet foncier.

212 Immeubles bâtis hors immeubles d'exploitation.

213 Parts et actions de sociétés immobilières non cotées hors immeubles d'exploitation.

219 Immeubles d'exploitation.

2192 Immeubles bâtis.

2193 Parts de sociétés immobilières non cotées.

22 Placements immobiliers en cours

220 Terrains affectés à une construction en cours.

222 Immeubles en cours.

223 Parts et actions de sociétés immobilières non cotées (immeubles en cours).

229 Immeubles d'exploitation en cours.

23 Placements financiers

230 Actions et autres titres à revenu variable.

2300 Actions et titres cotés.

2301 Actions et parts d'OPCVM détenant exclusivement des titres à revenu fixe.

2302 Actions et parts d'autres OPCVM.

2305 Actions et titres non cotés.

231 Obligations, titres de créance négociables et autres titres à revenu fixe.

2310 Obligations cotées.

2315 Obligations non cotées.

  

2316 Titres de créance négociables et bons du Trésor.

2317 Autres.

232 Prêts.

2320 Prêts obtenus ou garantis par un Etat membre de l'OCDE.

2321 Prêts hypothécaires.

2322 Autres prêts.

2323 Avances sur bulletins d'adhésion à un règlement ou sur contrats.

233 Dépôts auprès des établissements de crédit.

2330 Dépôts de garantie au titre d'opérations sur le MATIF ou autres marchés assimilés.

2331 Autres dépôts de garantie auprès d'établissements de crédit.

2332 Autres dépôts auprès d'établissements de crédit.

234 Autres placements.

2340 Dépôts et cautionnements.

2341 Créances représentatives de titres prêtés.

2342 Autres.

235 Créances pour espèces déposées chez les cédantes.

237. Créance représentative de la composante dépôt d'un contrat de réassurance.

24 Placements représentant les provisions techniques afférentes aux opérations en unités de compte

240 Placements immobiliers.

241 Titres à revenu variable autres que les OPCVM.

242 Obligations, titres de créance négociables et autres titres à revenu fixe.

243 Parts d'OPCVM détenant exclusivement des titres à revenu fixe.

244 Parts d'autres OPCVM.

25 Placements dans des entreprises liées

250 Actions et autres titres à revenu variable.

2500 Actions et titres cotés.

2505 Actions et titres non cotés.

251 Obligations, titres de créance négociables et autres titres à revenu fixe.

252 Prêts.

  

253 Dépôts auprès des établissements de crédit.

254 Autres placements.

255 Créances pour espèces déposées chez les cédantes.

26 Placements dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation

260 Actions et autres titres à revenu variable.

2600 Actions et titres cotés.

2605 Actions et titres non cotés.

261 Obligations, titres de créance négociables et autres titres à revenu fixe.

262 Prêts.

263 Dépôts auprès des établissements de crédit.

264 Autres placements.

265 Créances pour espèces déposées chez les cédantes.

28 Amortissements des placements immobiliers.

29 Provisions pour dépréciation des placements.

Classe 3 - Provisions techniques.

30 Provisions d'assurance vie

300 Opérations directes.

3000 Provisions mathématiques.

3001 Provisions de gestion.

3002 Provisions pour frais d'acquisition reportés.

304 Acceptations.

31 Provisions pour cotisations non acquises (Non-vie)

312 Opérations directes.

315 Acceptations.

32 Provisions pour sinistres à payer (Vie)

320 Opérations directes.

324 Acceptations.

33 Provisions pour sinistres à payer (Non-vie)

332 Opérations directes.

  

333 Prévisions de recours à encaisser.

335 Acceptations.

34 Provisions pour participation aux excédents et ristournes (Vie)

340 Opérations directes.

3400 Provisions pour participations aux excédents.

3401 Provisions pour ristournes.

344 Acceptations.

35 Provisions pour participation aux excédents et ristournes (Non-vie)

352 Opérations directes.

3520 Provisions pour participations aux excédents.

3521 Provisions pour ristournes.

355 Acceptations.

36 Provisions pour égalisation

360 Vie.

362 Non-vie.

37 Autres provisions techniques

370 Opérations directes Vie.

3700 Provisions pour aléas financiers.

3703 Provisions pour risque d'exigibilité des engagements techniques (Vie).

372 Opérations directes Non-vie.

3720 Provisions pour risques croissants.

3721 Provisions mathématiques des rentes.

3722 Provisions pour risques en cours.

3723 Provisions pour risque d'exigibilité des engagements techniques (Non-vie).

374 Acceptations Vie.

375 Acceptations Non-vie.

377 Engagements pris au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R. 931-2-1.

379 Dotations à la provision pour risque d'exigibilité restant à constater.

38 Provisions des opérations en unités de compte

  

380 Provisions mathématiques.

385 Provisions pour participation aux excédents.

39 Part des cessionnaires et rétrocessionnaires dans les provisions techniques

390 Provisions d'assurance vie (Vie).

391 Provisions pour cotisations non acquises (Non-vie).

392 Provisions pour sinistres à payer (Vie).

393 Provisions pour sinistres à payer (Non-vie).

394 Provisions pour participation aux excédents et ristournes (Vie).

395 Provisions pour participation aux excédents et ristournes (Non-vie).

396 Provisions pour égalisation.

3960 Vie.

3962 Non-vie.

397 Autres provisions techniques.

3970 Vie.

3972 Non vie.

398 Provisions techniques des opérations en unités de compte.

Classe 4 - Comptes de tiers et de régularisation.

40 Créances et dettes (opérations directes)

400 Cotisations restant à émettre.

401 Cotisations à annuler.

402 Adhérents et/ou participants.

403 Intermédiaires.

404 Comptes courants des coassureurs.

408 Autres tiers.

41 Créances et dettes (réassurance)

410 Comptes courants des cessionnaires et rétrocessionnaires.

4100 Entreprises liées.

4101 Entreprises avec lesquelles existe un lien de participation.

4102 Autres.

  

411 Comptes courants des cédantes et rétrocédantes.

4110 Entreprises liées.

4111 Entreprises avec lesquelles existe un lien de participation.

4112 Autres.

412 Intermédiaires de réassurance et autres intermédiaires.

42 Personnel et comptes rattachés

43 Sécurité sociale et autres organismes sociaux

44 Etat et autres collectivités publiques

46 Débiteurs et créditeurs divers

460 Entreprises liées.

461 Entreprises avec lesquelles existe un lien de participation.

462 Autres.

48 Comptes de régularisation

480 Intérêts et loyers acquis et non échus.

4800 Intérêts courus.

4801 Loyers courus.

481 Frais d'acquisition reportés.

4810 Vie.

4812 Non-vie.

482 Charges à répartir sur plusieurs exercices.

4820 Frais d'acquisition des immeubles à répartir.

483 Autres comptes de régularisation - actif.

4830 Différences sur les prix de remboursement à percevoir.

484 Produits à répartir sur plusieurs exercices.

485 Autres comptes de régularisation - passif.

4850 Amortissement des différences sur les prix de remboursement 4855 Report de commissions

reçues des réassureurs.

487 Evaluations techniques de réassurance.

489 Ecarts de conversion :

4896 Ecarts de conversion-actif.

  

4897 Ecarts de conversion-passif.

49 Provisions pour dépréciation.

Classe 5 - Autres actifs.

50 Actifs incorporels

500 Frais d'établissement.

508 Autres immobilisations incorporelles.

51 Actifs corporels d'exploitation

510 Dépôts et cautionnements.

511 Autres immobilisations corporelles.

52 Avoirs en banque, CCP et caisse

58 Amortissements

59 Provisions pour dépréciation.

Classe 6 - Charges.

60 Prestations et frais payés

600 Prestations et frais payés (opérations directes Vie).

6000 Sinistres et capitaux payés.

6001 Versements périodiques de rentes.

6002 Rachats.

6004 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans les

prestations versées.

6005 Commissions de gestion.

6008 Autres frais de gestion des sinistres et de règlement des prestations.

602 Prestations et frais payés (opérations directes Non-vie).

6020 Sinistres en principal.

6021 Versements périodiques de rentes.

6023 Recours et sauvetages encaissés.

6024 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans les

prestations versées.

6025 Commissions de gestion.

6028 Autres frais de gestion des sinistres et de règlement des prestations.

  

604 Prestations et frais payés (acceptations Vie).

6040 Sinistres et capitaux payés.

6041 Versements périodiques de rentes.

6042 Rachats.

6044 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans les

prestations versées.

6045 Commissions de gestion.

6048 Autres frais de gestion des sinistres et de règlement des prestations.

605 Prestations et frais payés (acceptations Non-vie).

6050 Sinistres en principal.

6051 Versements périodiques de rentes.

6054 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans les

prestations versées.

6055 Commissions de gestion.

6058 Autres frais de gestion des sinistres et de règlement des prestations.

609 Part des réassureurs.

6090 Opérations directes Vie.

6092 Opérations directes Non-vie.

6094 Acceptations Vie.

6095 Acceptations Non-vie.

61 Variation des provisions pour sinistres à payer (PSP)

610 Opérations directes Vie.

6100 Variation des provisions.

6104 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans la PSP.

612 Opérations directes Non-vie.

6120 Variation des provisions.

6123 Variation des prévisions de recours.

6124 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans la PSP.

614 Acceptations Vie.

6140 Variation des provisions.

  

6144 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans la PSP.

615 Acceptations Non-vie.

6150 Variation des provisions.

6154 Participations aux excédents directement incorporées et intérêts techniques inclus dans la PSP.

619 Part des réassureurs.

6190 Opérations directes Vie.

6192 Opérations directes Non-vie.

6194 Acceptations Vie.

6195 Acceptations Non-vie.

62 Variation des autres provisions techniques

620 Variation des provisions d'assurance vie.

6200 Opérations directes Vie.

62000 Variation des provisions.

62004 Intérêts techniques et participations aux excédents directement incorporées.

6204 Acceptations Vie.

62040 Variation des provisions.

62044 Intérêts techniques et participations aux excédents directement incorporées.

621 Variation des autres provisions techniques.

6210 Autres provisions techniques (Vie).

62100 Variation des provisions pour aléas financiers.

62108 Variation des provisions pour risque d'exigibilité des engagements techniques.

6212 Autres provisions techniques (Non-vie).

62120 Variation des provisions pour risques croissants.

62121 Variation des provisions mathématiques des rentes.

62122 Variation des provisions pour risques en cours.

62124 Intérêts techniques et participations aux excédents directement incorporées.

62128 Variation des provisions pour risque d'exigibilité des engagements techniques.

6217 Variation des engagements pris au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R. 931-2-1.

623 Variation des provisions techniques des opérations en unité de compte.

  

6230 Variation des provisions mathématiques.

6234 Intérêts techniques et participations aux excédents directement incorporées.

624 Variation des provisions pour égalisation.

6240 Opérations directes Vie.

6242 Opérations directes Non-vie.

6244 Acceptations Vie.

6245 Acceptations Non-vie.

629 Part des réassureurs.

6290 Provisions d'assurance vie.

6291 Autres provisions techniques.

62910 Vie.

62912 Non-vie.

6293 Provisions des opérations en unités de compte.

6294 Provisions pour égalisation.

62940 Vie.

62942 Non-vie.

63 Participations aux résultats

630 Opérations directes Vie.

6300 Intérêts techniques inclus dans les prestations versées.

6301 Intérêts techniques inclus dans les provisions pour sinistres à payer.

6302 Intérêts techniques incorporés aux provisions d'assurance vie et aux provisions techniques des

opérations en unité de compte.

6303 Participations aux excédents directement incorporées aux prestations versées.

6304 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

6305 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions d'assurance vie et aux

provisions techniques des opérations en unités de compte.

6306 Dotations aux provisions pour participation aux excédents et ristournes (y compris opérations

en unités de compte).

6309 Utilisations des provisions pour participation aux excédents et ristournes.

63093 Participations versées.

  

63094 Participations incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

63095 Participations incorporées aux provisions d'assurance vie et aux provisions techniques des

opérations en unités de compte.

632 Opérations directes Non-vie.

6320 Intérêts techniques inclus dans les versements périodiques de rentes.

6321 Intérêts techniques incorporés aux provisions mathématiques des rentes.

6323 Participations aux excédents directement incorporées aux prestations versées.

6324 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

6326 Dotations aux provisions pour participation aux excédents et ristournes.

6329 Utilisations de provision pour participation aux excédents et ristournes.

63293 Participations versées.

63294 Participations incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

63297 Ristournes sur cotisations.

634 Acceptations Vie.

6340 Intérêts techniques inclus dans les prestations versées.

6341 Intérêts techniques inclus dans les provisions pour sinistres à payer.

6342 Intérêts techniques incorporés aux provisions d'assurance vie.

6343 Participations aux excédents directement incorporées aux prestations versées.

6344 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

6345 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions d'assurance vie.

6346 Dotations aux provisions pour participation aux excédents et ristournes (y compris opérations

en unités de compte).

6349 Utilisations de provisions pour participation aux excédents et ristournes.

63493 Participations versées.

63494 Participations incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

63495 Participations incorporées aux provisions d'assurance vie et aux provisions techniques des

opérations en unités de compte.

635 Acceptations Non-vie.

6350 Intérêts techniques inclus dans les versements périodiques de rentes.

6351 Intérêts techniques incorporés aux provisions mathématiques des rentes.

  

6353 Participations aux excédents directement incorporées aux prestations versées.

6354 Participations aux excédents directement incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

6356 Dotations aux provisions pour participation aux excédents et ristournes.

6359 Utilisations de provisions pour participation aux excédents et ristournes.

63593 Participations versées.

63594 Participations incorporées aux provisions pour sinistres à payer.

63597 Ristournes sur cotisations.

639 Part des réassureurs.

6390 Opérations directes Vie.

6392 Opérations directes Non-vie.

6394 Acceptations Vie.

6395 Acceptations Non-vie.

64 Frais d'exploitation

640 Frais d'exploitation (Vie).

6400 Frais d'acquisition.

64005 Commissions.

64008 Autres charges.

64009 Variation des frais d'acquisition reportés.

6402 Frais d'administration.

64025 Commissions.

64028 Autres charges.

642 Frais d'exploitation (Non-vie).

6420 Frais d'acquisition.

64205 Commissions.

64208 Autres charges.

64209 Variation des frais d'acquisition reportés.

6422 Frais d'administration.

64225 Commissions.

64228 Autres charges.

  

644 Autres charges techniques (Vie).

6445 Commissions.

6448 Autres charges.

645 Autres charges techniques (Non-vie).

6455 Commissions.

6458 Autres charges.

649 Commissions reçues des réassureurs.

6490 Opérations directes Vie.

6492 Opérations directes Non-vie.

6494 Acceptations Vie.

6495 Acceptations Non-vie.

65 Charges non techniques

650 Action sociale.

6500 Allocations et attributions du conseil d'administration.

6506 Frais d'exploitation.

655 Commissions.

658 Autres charges.

66 Charges des placements

660 Intérêts.

6600 Sur dépôts reçus des réassureurs.

6601 Sur emprunts.

6602 Sur dettes à l'égard d'établissements de crédit.

6603 Autres.

662 Frais externes de gestion.

663 Frais internes de gestion.

664 Pertes sur réalisation et réévaluation de placements.

6640 Réalisations de placements.

6642 Réévaluations.

6645 Dotations à la réserve de capitalisation.

  

665 Pertes de change.

6652 Dotations à la provision pour pertes de change.

666 Ajustement de valeur des actifs représentatifs des opérations en unités de compte (moins-values

non réalisées).

668 Amortissements financiers.

6681 Amortissements des primes de remboursement des emprunts.

6683 Amortissements des différences de prix de remboursement.

6685 Amortissements des frais d'acquisition à répartir des immeubles.

669 Dotations aux amortissements et aux provisions pour dépréciation des placements.

6693 Amortissements des immeubles.

6696 Provisions pour dépréciation des placements.

67 Charges exceptionnelles

670 Dotation de l'exercice à l'amortissement de l'emprunt pour fonds d'établissement.

672 Dotation de l'exercice à la provision pour investissement.

673 Dotation de l'exercice aux autres provisions réglementées.

674 Autres charges exceptionnelles.

675 Dotation de l'exercice à la provision pour charges exceptionnelles.

676 Dotation de l'exercice à la provision pour dépréciations exceptionnelles.

69 Autres opérations du compte non technique

695 Impôts sur le résultat.

Classe 7 - Produits.

70 Cotisations

700 Cotisations Vie (opérations directes).

7000 Cotisations périodiques émises.

7001 Cotisations à versement unique émises.

70010 Cotisations normales.

70016 Majorations ou pénalités de retard.

7002 Annulations effectuées.

7004 Variation des cotisations restant à émettre.

7005 Variation des cotisations à annuler.

  

702 Cotisations Non-vie (opérations directes).

7020 Cotisations émises.

70200 Cotisations normales.

70206 Majorations ou pénalités de retard.

7022 Annulations effectuées.

7023 Ristournes sur cotisations.

7024 Variation des cotisations restant à émettre.

7025 Variation des cotisations à annuler.

704 Cotisations Vie (acceptations).

705 Cotisations Non-vie (acceptations).

708 Cotisations cédées.

7080 Opérations directes Vie.

7082 Opérations directes Non-vie.

7084 Acceptations Vie.

7085 Acceptations Non-vie.

709 Variation de la provision pour cotisations non acquises (Non-vie).

7092 Opérations directes.

7095 Acceptations.

7099 Part des réassureurs.

70992 Opérations directes.

70995 Acceptations.

72 Production immobilisée

720 Vie.

722 Non-vie.

73 Subventions d'exploitation

730 Vie.

732 Non-vie.

74 Autres produits techniques

740 Vie.

  

742 Non-vie.

75 Produits non techniques

750 Honoraires et commissions.

751 Récupérations.

752 Utilisations ou reprises de provisions.

753 Variation des dotations à la provision pour risque d'exigibilité restant à constater.

756 Autres produits.

76 Produits des placements

760 Revenus des placements.

762 Honoraires et commissions sur activité de gestion d'actifs.

764 Profits provenant de la réalisation ou de la réévaluation des placements.

7641 Réalisations des placements.

7642 Réévaluations.

7645 Reprises sur la réserve de capitalisation.

765 Profits de change.

7652 Reprise sur la provision pour perte de change.

766 Ajustement de valeur des actifs représentatifs des opérations en unités de compte (plus-values

non réalisées).

768 Produits des différences sur les prix de remboursement à percevoir.

769 Reprises de provisions pour dépréciation des placements.

77 Produits exceptionnels

772 Reprises de la provision pour investissement.

773 Reprises sur autres provisions réglementées.

774 Autres produits exceptionnels.

775 Utilisations ou reprises de provisions pour charges exceptionnelles.

776 Utilisations ou reprises de provisions pour dépréciations exceptionnelles.

79 Transferts

7920 Produits des placements alloués du compte non technique (compte technique Non-vie).

7929 Produits des placements transférés au compte technique Non vie (compte non technique).

  

7930 Produits des placements alloués du compte technique Vie (compte non technique).

7939 Produits des placements transférés au compte non technique (compte technique Vie).

Classe 8 - Comptes spéciaux.

80 Engagements reçus et donnés.

841 Position de change hors bilan.

842 Contre-valeur de position de change hors bilan.

88 Résultat en instance d'affectation.

Classe 9 - Charges par nature.

Article Annexe à l'article A931-11-9 (3e alinéa) Annexe II

REGLES D'UTILISATION DES COMPTES.

1. Les entreprises liées à une institution de prévoyance ou une union d'institutions de prévoyance

sont les entreprises françaises ou étrangères remplissant les conditions prévues par les articles L.

233-16 et L. 233-18 du code de commerce pour être incluses par intégration globale ou par

agrégation dans l'ensemble consolidé ou combiné auquel appartient par intégration globale ou par

agrégation l'institution de prévoyance ou l'union d'institutions de prévoyance en application des

mêmes dispositions à l'exclusion des entreprises autres que d'assurance qui peuvent être laissées en

dehors de la consolidation en application du 1° ou du 2° du paragraphe II de l'article L. 233-19 du

code de commerce ou de la combinaison.

2. Les entreprises avec lesquelles l'entreprise d'assurance ou de réassurance a un lien de

participation sont les entreprises autres que les entreprises liées, dans lesquelles l'institution ou

l'union détiennent directement ou indirectement une participation au sens de l'article 20 du décret n°

83-1020 du 29 novembre 1983 lorsque les titres représentent au moins 10 % du capital ou lorsqu'ils

ont été acquis par offre publique d'achat ou d'échanges.

3. Les règles d'utilisation des comptes sont les suivantes :

I.-Classe 1.

1.L'amortissement annuel de l'emprunt pour fonds d'établissement est porté en charge par le crédit

du compte 102 pour la part remboursée dans l'exercice et du compte 10642 pour la part non

remboursée.

2. Les passifs subordonnés portés au compte 160 sont les titres émis et les dettes de toutes natures,

venant à un rang inférieur à tous les autres créanciers. Par ailleurs, au compte divisionnaire 165,

sont indiqués, en tant que de besoin, au sous-compte 1657, pour leur valeur nominale, les éléments

remboursables constitutifs de la composante dépôt au titre des opérations dites " de réassurance

finite " mentionnées à l'article L. 931-1-1 et des opérations réassurance purement financières.

3. Les écarts résultant de la conversion des emprunts libellés en devises et affectés au financement

dans les mêmes devises des titres de participation ou des titres dans des entreprises liées ainsi que

des dotations des succursales étrangères bénéficiant d'une autonomie économique et financière sont

inscrits à un sous-compte rattaché au compte 16.

  

II-Classe 2.

1. Les acomptes versés sur placements immobiliers sont portés à des comptes rattachés aux comptes

concernés. Sont considérées comme acomptes versés toutes avances non capitalisées à des sociétés

immobilières non cotées.

2. Les parts de sociétés immobilières cotées sont des placements financiers ; les parts de sociétés

immobilières non cotées sont des placements immobiliers.

3. Les placements représentant les provisions techniques afférentes aux opérations en unités de

compte sont portés en compte 24, quelle que soit leur nature. Les placements immobiliers autres

que ceux portés au compte 24 sont portés aux comptes 21 ou 22. Les écarts résultant de la

conversion des titres de participation ou des titres dans des entreprises liées négociés en devises

sont inscrits à des sous-comptes rattachés respectivement aux comptes 260 et 250. Les placements

dans des entreprises liées ou dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation

autres que ceux portés au compte 24, sont portés respectivement aux comptes 25 et 26. Sont portés

aux sous-comptes du compte 23, en fonction de leur nature, tous les placements qui ne figurent dans

aucun autre compte de la classe 2.

4. Les institutions ou unions pratiquant des opérations en unités de compte les enregistrent sur titres

de toutes natures et parts de sociétés dans les conditions ci-après :

4. 1. Opérations d'acquisition et de cession de titres et parts. Les titres de toutes natures et parts de

sociétés acquis en cours d'exercice sont inscrits à des sous-comptes d'attente rattachés à chacun des

sous-comptes par nature des comptes 21, 22, 23, 25 et 26.

Les cessions en cours d'exercice sont imputées par priorité sur les titres et parts inscrits, au bilan du

dernier exercice clos, aux comptes 21, 22, 23, 25 et 26 ; puis, après épuisement, sur les titres et parts

acquis en cours de l'exercice ; puis, après épuisement, sur les titres et parts inscrits, au bilan du

dernier exercice clos, au compte 24. Les sorties de titres et parts en cours d'exercice liées à la remise

de titres ou parts aux participants dans le cadre d'opérations en unités de compte sont imputées par

priorité sur les titres et parts acquis au cours de l'exercice ; puis, après épuisement, sur les titres et

parts inscrits, au bilan du dernier exercice clos, au compte 24 ; puis après épuisement, sur les titres

et parts inscrits au bilan du dernier exercice clos aux autres comptes de la classe 2.

Lorsque, en application du précédent alinéa, les cessions ou sorties sont imputées sur les titres et

parts inscrits au compte 24, les titres et parts cédés font l'objet, préalablement à l'enregistrement

comptable de la cession, d'une réévaluation à la valeur de réalisation du jour ; les plus et

moins-values constatées à cette occasion sont passées aux comptes 766 et 666.

Aucun virement entre le compte 24 et les autres comptes de la classe 2 n'est autorisé en dehors des

opérations d'inventaire.

4. 2. Opérations d'inventaire.

a) A l'inventaire, les sous-comptes d'attente sont soldés dans les conditions suivantes :

Les titres et parts inscrits à ces sous-comptes sont, par priorité, virés au compte 24 jusqu'à

concurrence de ce qui est exactement nécessaire à la stricte congruence avec les engagements en

unités de compte existant à la date de l'arrêté des comptes ;

Les titres et parts restant inscrits en sous-comptes d'attente après réalisation des virements au

compte 24 sont virés à chacun des sous-comptes par nature des comptes 21, 22, 23, 25 et 26

auxquels sont rattachés les sous-comptes d'attente.

  

b) Si le virement au compte 24 de l'intégralité des titres et parts inscrits aux sous-comptes d'attente

ne suffit pas à assurer la stricte congruence avec les engagements en unités de compte, les titres et

parts exactement nécessaires pour assurer cette congruence sont virés des sous-comptes par nature

des comptes 21, 22, 23, 25 et 26 vers le compte 24.

Si, en sens inverse, il apparaît qu'en raison d'une réduction des engagements en unités de compte

depuis le précédent inventaire les titres et parts inscrits en compte 24 sont en excédent par rapport à

ce qui serait exactement nécessaire à la stricte congruence avec les engagements existant à la date

de l'arrêté des comptes, les titres et parts en excédent sont virés du compte 24 vers les sous-comptes

par nature des comptes 21, 22, 23, 25 et 26.

c) Les opérations mentionnées aux a et b ci-dessus sont valorisées dans les conditions suivantes :

-les sorties de titres et parts sont valorisées selon les mêmes modalités qu'en cas de cession ;

-les titres et parts entrent aux comptes 21, 22, 23, 25 et 26 à leur valeur de sortie du sous-compte

d'attente ou du compte 24 ;

-les titres et parts entrent au compte 24 à une valeur unitaire égale au prix moyen pondéré de

souscription des unités de compte acquises par la clientèle depuis le précédent inventaire ; les plus

et moins-values constatées à cette occasion sont portées aux comptes 7642 et 6642.

4. 3. Régime dérogatoire. Lorsqu'une institution ou une union en fait la demande, l'Autorité de

contrôle prudentiel peut la dispenser de l'utilisation de sous-compte d'attente si elle estime que

ladite institution ou union dispose des moyens techniques et des procédures internes garantissant

une stricte congruence à tout moment, sans excédent ni déficit, du portefeuille d'actifs inscrits en

compte 24 avec les engagements en unités de compte, ainsi que la correcte passation des écritures

comptables dans les conditions définies ci-après.

L'institution ou l'union ayant obtenu une telle dispense n'est pas soumise aux dispositions du 4. 1 et

du 4. 2 ci-dessus.

Les titres et parts affectés à la couverture des engagements en unités de compte sont inscrits au

compte 24, en permanence à hauteur de la quantité exactement nécessaire pour assurer une stricte

congruence avec les engagements.

Les titres et parts acquis en cours d'exercice sont directement enregistrés selon leur destination, au

compte 24 ou aux autres comptes de la classe 2, les cessions de titres et parts sont imputées

directement, soit sur le compte 24, lorsqu'il y a excédent de couverture des engagements en unités

de compte, soit sur les autres comptes de la classe 2 dans les autres cas.

Les entrées et sorties de titres et parts nécessaires pour obtenir la stricte congruence à tout moment

avec les engagements en unités de compte, lorsqu'elles ne sont pas réalisées par acquisitions ou

cessions imputées sur le compte 24, sont réalisées par virement entre le compte 24 et les autres

comptes de la classe 2.

En cas de sortie par cession ou par virement de titres ou parts inscrits au compte 24, les titres ou

parts concernés font l'objet, préalablement à l'enregistrement comptable de l'opération, d'une

réévaluation à la valeur de réalisation du jour ; les plus ou moins-values constatées à cette occasion

sont passées respectivement aux comptes 766 et 666.

Les titres et parts virés au compte 24 entrent à ce compte à leur valeur de réalisation du jour ; les

plus et moins-values constatées à cette occasion sont passées respectivement aux comptes 7642 et

6642.

  

Lorsque l'Autorité de contrôle prudentiel constate que les procédures internes ou les moyens mis en

oeuvre ne répondent plus ou s'avèrent en pratique insuffisants pour répondre aux exigences prévues

ci-dessus, elle notifie à l'institution ou l'union le retrait de la dispense et l'obligation de rétablir, dans

le délai qu'elle fixe, l'utilisation des sous-comptes d'attente.

4. 4. Réestimation à l'inventaire des actifs inscrits en compte 24. Après réalisation des opérations

prévues au 2 ci-dessus ou, pour les institutions ou les unions bénéficiant de la dispense prévue au 3,

après arrêté des opérations du compte 24, l'ensemble des titres et parts inscrits à ce compte fait

l'objet d'une réévaluation à leur valeur de réalisation au jour de l'inventaire.

Les plus et moins-values constatées à cette occasion sont inscrites respectivement aux comptes 766

et 666.

5. Sont considérés comme titres à revenu variable les titres dont le revenu dépend, directement ou

indirectement, du résultat ou d'un élément du résultat de l'émetteur.

6. Sont considérés comme titres à revenu fixe les titres autres que les titres à revenu variable et,

notamment, les obligations à taux fixe ou variable, les obligations indexées, les titres participatifs,

les titres de créance négociables...

7. La partie non libérée d'un placement est portée à un compte rattaché au compte où est

comptabilisé ce placement.

8. Sont portés au compte 2332 les dépôts de toutes natures auprès des établissements de crédit

autres que les dépôts à vue.

9. Sont portés au compte 237, pour leur valeur nominale, les éléments remboursables constitutifs de

la composante dépôt au titre des opérations dites " de réassurance finite " mentionnées à l'article L.

310-1-1 et des opérations de réassurance purement financière.

III-Classe 3.

1. Le sous-compte 3001 ne comporte pas les charges futures déjà prises en compte dans le calcul

des provisions mathématiques.

2. Les provisions pour frais de gestion des sinistres sont portées à des sous-comptes distincts

rattachés aux comptes correspondant au principal du sinistre. Les provisions pour sinistres tardifs

sont portées à des sous-comptes distincts des comptes 320, 324, 332 et 335.

3. Les provisions pour participation aux excédents et ristournes (compte 34) couvrent la totalité des

droits définitivement acquis aux participants, mais non encore attribués à titre définitif, à l'exception

de ceux afférents à des opérations en unités de compte, et eux-mêmes libellés en unités de compte,

qui sont portés au compte 385.

4. Les provisions des opérations en unités de compte (compte 38) comportent l'ensemble des

provisions relatives à des opérations en unités de compte (y compris, le cas échéant, les provisions

pour participation aux excédents libellées en unités de compte), à l'exclusion de ceux des

engagements nés de telles opérations qui ne sont pas libellés en unités de compte (garanties

annexes, sinistres ou rachats dont le montant a été liquidé en francs, etc.) qui sont alors enregistrés

aux comptes 30 ou 32.

5. Pour les institutions et unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et

au b de l'article L. 931-1, la provision pour risque d'exigibilité des engagements techniques est

répartie entre Vie (compte 3703) et Non-vie (compte 3723) au prorata de l'ensemble des autres

provisions techniques brutes (comptes 30 à 37).

  

6. La part des cessionnaires et rétrocessionnaires est comptabilisée selon une nomenclature aussi

détaillée que celle retenue par l'institution ou l'union pour la comptabilisation des provisions.

IV-Classe 4.

Des sous-comptes sont créés par compte de tiers, en tant que de besoin, par nature de créance et de

dette et par contrepartie.

Le sous-compte 487 concerne la réassurance acceptée ; il est utilisé en contrepartie des éléments

estimés des comptes non reçus des cédantes en application de l'article R. 931-10-39.

Le sous-compte 489 enregistre les écarts de conversion, à l'inventaire, relatifs aux dotations en

devises des succursales étrangères bénéficiant d'une autonomie économique et financière, aux

opérations sur instruments financiers à terme de devises et aux opérations courantes en devises non

liquides de l'activité d'assurance ou de réassurance.

V.-Classe 5.

Le compte 51 inclut les dépôts auprès des fournisseurs.

Le compte 52 inclut l'ensemble des comptes à vue, ainsi que les effets à l'encaissement.

VI-Classe 6.

1. Les charges des institutions ou des unions sont en principe des charges techniques.

Toutefois :

-les charges qui peuvent être individualisées et affectées en totalité de manière univoque et sans

application de clé de répartition, à une activité non technique, peuvent par exception être portées en

charges non techniques : les activités non techniques sont les activités sans lien technique avec

l'activité d'assurance, notamment l'action sociale ; ne peuvent être considérées comme activités non

techniques les activités de prestation de services telles que la prévention, la souscription ou la

gestion d'opérations d'assurance pour le compte d'autres institutions ou unions, de mutuelles régies

par le code de la mutualité ou d'entreprises régies par le code des assurances, ou la mise à

disposition de tiers de moyens de gestion ordinairement affectés à l'exploitation ;

-les opérations qui, par nature, ont un caractère non récurrent et étranger à l'exploitation, notamment

les charges résultant de cas de force majeure étrangère à l'exploitation, sont portées en charges

exceptionnelles.

Les charges techniques sont classées par destination :

-les frais de règlement des sinistres incluent notamment les frais des services de liquidation ou

exposés à leur profit, les commissions versées au titre de la gestion des sinistres, les frais de

contentieux liés aux sinistres ;

-les frais d'acquisition incluent notamment les frais des services chargés du développement et de

l'établissement des bulletins d'adhésion et des contrats ou exposés à leur profit ;

-les frais d'administration incluent notamment les commissions d'opération, de gestion et

d'encaissement, les frais des services chargés du " terme ", de la surveillance du portefeuille, de la

réassurance acceptée et cédée ou exposés à leur profit, ainsi que les frais de contentieux liés aux

cotisations ;

  

-les charges des placements incluent notamment les frais des services de gestion des placements, y

compris les honoraires, commissions et courtages versés ;

-les autres charges techniques sont celles qui ne peuvent être affectées ni directement ni par

application d'une clé à l'une des destinations définies par le plan comptable, notamment les charges

de direction générale.

2.L'enregistrement initial des charges est effectué par nature aux comptes de la classe 9. Les

comptes de la classe 9 sont soldés selon une périodicité, fixée par l'institution ou l'union, qui ne peut

être supérieure à trois mois, par enregistrement des charges aux comptes par destination.

L'enregistrement des charges aux comptes par destination doit être effectué individuellement et sans

application des clés forfaitaires pour ce qui concerne les charges directement affectables à une

destination ; lorsqu'une charge a plusieurs destinations ou n'est pas directement affectable, elle est

affectée aux différents comptes par destination par application d'une clé de répartition, justifiée au

moins à chaque clôture d'exercice. Les clés retenues doivent être fondées sur des critères

quantitatifs objectifs, appropriés et contrôlables, directement liés à la nature des charges. Les

procédures d'affectation des charges aux comptes par destination ainsi que les modalités de calcul

des clés de répartition font partie intégrante du système d'information comptable et doivent être

définies de manière explicite dans la documentation interne de l'institution ou de l'union ; leur mise

en oeuvre doit être contrôlable.

3. Pour les institutions ou les unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au

a et au b de l'article L. 931-1, l'affectation des charges aux comptes relatifs aux opérations Vie et

aux comptes relatifs aux opérations Non-vie s'effectue, à partir des comptes de charges par nature,

selon la même périodicité et les mêmes modalités que l'affectation par destination.

4. Les remboursements de frais sont portés à des sous-comptes séparés de chaque compte de charge

correspondant. Les loyers sur immeubles d'exploitation dont l'institution ou l'union est propriétaire

sont portés en charge de manière distincte. Sauf lorsqu'un compte spécifique est prévu, les

mouvements des comptes de régularisation (compte 48) sont portés à des sous-comptes distincts

rattachés aux comptes de charges ou de produits correspondants.

Aux comptes 60, 64 et 65, les sous-comptes intitulés " Autres frais " ou " Autres charges " incluent

notamment les provisions pour dépréciation des créances d'exploitation et l'amortissement des

matériels d'exploitation ; ils doivent comporter des sous-comptes rattachés retraçant leurs

différentes composantes (frais internes, frais externes, dotations aux provisions et aux

amortissements).

5. Des sous-comptes distincts retraçant les entrées et sorties de portefeuille (opérations collectives,

acceptations et cessions) sont rattachés aux comptes de prestations et frais payés. Les transferts de

portefeuille soumis à autorisation administrative ne sont pas considérés comme entrées ou sorties de

portefeuille pour l'application de cette règle : ils sont comptabilisés directement aux comptes de

classes 1 à 5.

Les comptes 6004, 6024, 6044, 6054, 6104, 6124, 6144, 6154, 62004, 62044, 62124 et 6234

comportent des sous-comptes rattachés retraçant leur différentes composantes (participations aux

excédents, d'une part, intérêts techniques, d'autre part).

Les charges techniques et variations de provision pour sinistres relatives aux opérations

mentionnées à l'article L. 932-24 sont portées à des sous-comptes rattachés aux comptes relatifs aux

opérations Vie.

6. Les intérêts techniques et les participations aux excédents et ristournes sont débités, selon le cas,

  

au sous-compte pertinent du compte 63 (charges de l'exercice) ou du compte 34 ou 385 (provision

pour participation aux excédents et ristournes) par le crédit du sous-compte pertinent des comptes

60, 61, 62 ou 70 (intérêts techniques et participations aux excédents directement incorporées), du

compte 34 ou 385 (provision pour participation aux excédents et ristournes) ou du compte 63

(utilisation de provision pour participation aux excédents et ristournes).

Des sous-comptes retraçant la part des réassureurs sont créés en tant que de besoin et mouvementés

symétriquement dans les mêmes conditions.

VII-Classe 7.

1. Les produits des institutions et des unions sont, en principe, des produits techniques. Toutefois,

les produits non techniques et les produits exceptionnels sont enregistrés aux comptes 75 et 77 dans

les mêmes conditions que les charges non techniques et les charges exceptionnelles aux comptes 65

et 67 (voir VI ci-dessus).

2. Les produits des placements sont portés dans des sous-comptes rattachés aux comptes et

sous-comptes 760 à 769, détaillés par nature de placement sur le modèle des comptes principaux et

comptes divisionnaires de la classe 2.

Le compte 7642 (comme 6642) est utilisé dans le cadre des opérations prévues par les articles R.

931-10-43 (premier alinéa du II) et R. 931-10-44 (troisième alinéa).

3. Des sous-comptes distincts retraçant les entrées et sorties de portefeuille (opérations collectives,

acceptations et cessions) sont rattachés aux comptes de cotisations et de variation de provisions

correspondants. Les transferts de portefeuille soumis à autorisation administrative ne sont pas

considérés comme entrées ou sorties de portefeuille pour l'application de cette règle ; ils sont

comptabilisés directement aux comptes de classes 1 à 5.

Les cotisations relatives aux opérations mentionnées à l'article L. 932-24 sont portées à des

sous-comptes des comptes correspondants relatifs aux opérations Vie.

4. Les sous-comptes du compte 79 sont mouvementés à l'inventaire de la manière suivante :

a) Le solde global en fin d'exercice des comptes 66 (hors compte 666) et 76 (hors compte 766) est

calculé extra-comptablement ;

b) Le solde global à la clôture des comptes de la classe 3 et du compte 10645 est calculé

extra-comptablement ;

c) Le solde global à la clôture des comptes 10 (sauf 10645), 11, 12, 14 et 15 est calculé

extracomptablement ;

d) Pour les institutions et unions agréées pour pratiquer les opérations visées au a de l'article L.

931-1, le montant calculé en c est rapporté au total du montant calculé en b et du montant calculé en

c. Le montant calculé en a est multiplié par ce rapport. Le montant ainsi obtenu est débité au

compte 7939 par le crédit du compte 7930 ;

e) Pour les institutions et unions agréées pour pratiquer les opérations visées aux b et / ou au c de

l'article L. 931-1, le montant calculé en b est rapporté au total du montant calculé en b et du montant

calculé en c. Le montant calculé en a est multiplié par ce rapport. Le montant ainsi obtenu est débité

au compte 7929 par le crédit du compte 7920 ;

f) Pour les institutions et unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et

au b de l'article L. 931-1 :

  

f 1. Le solde global des comptes 30, 32, 34, 36 (Vie), 370, 374, 377 et 38, net du solde global des

comptes correspondants du compte 39, est calculé extra-comptablement ;

f 2. Le montant calculé en f 1 est rapporté au total du montant calculé en b et du montant calculé en

c ;

f 3. Les soldes en fin d'exercice des comptes 760, 762, 764, 765, 768, 769, 660, 662, 663, 664, 665,

668 et 669 sont multipliés par ce rapport ;

f 4. Les soldes des comptes mentionnés en f 3 sont portés, par éclatement, aux postes II 2 et II 9,

d'une part, aux postes III 3 et III 5, d'autre part, de la manière suivante :

-les montants calculés en f 3 sont portés aux postes II 2 et II 9 ;

-les soldes des comptes diminués des montants calculés en f 3 sont portés aux postes III 3 et III 5 ;

f 5. Le montant calculé en b est diminué du montant calculé en f 1. Le montant net ainsi calculé est

rapporté au total du montant calculé en b et du montant calculé en c diminué du montant calculé en

f 1. Le montant porté au poste III 3 diminué du montant porté au poste III 5 est multiplié par ce

rapport. Le montant ainsi obtenu est débité du compte 7929 par le crédit du compte 7920.

VIII-Classe 8.

Des sous-comptes du compte 80 sont créés, en tant que de besoin, pour retracer l'ensemble des

opérations pour compte de tiers et des engagements reçus et donnés, notamment afin de pouvoir

justifier des éléments portés au tableau des engagements reçus et donnés prévu à l'article R.

931-11-6 ou détaillés dans l'annexe.

IX-Classe 9.

Des comptes sont créés, en tant que de besoin, pour enregistrer par nature les charges de l'institution

ou de l'union, selon les règles du plan comptable général. Ces comptes sont soldés périodiquement,

dans les conditions définies au VI ci-dessus.

Article Annexe (1) à l'art. A931-11-11

MODELES TYPES DE COMPTES ANNUELS.

1° Bilan ;

2° Compte de résultat ;

3° Annexe.

Les sommes portées au bilan, au compte de résultat et à l'annexe sont arrondies au millier de francs

le plus proche et exprimées en milliers de francs.

L'ensemble des lignes du bilan et du compte de résultat sont servies, de manière à faire ressortir

clairement les sous-totaux par poste principal, d'une part, et, le cas échéant, par sous-poste, d'autre

part.

  

1. BILAN

A. - Actif

TOTAL TOTAL N-1

A1 Actifs incorporels

A2 Placements

A2a Terrains et constructions

A2b Placements dans des entreprises liées et dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation

A2c Autres placements

A2d Créances pour espèces déposées auprès des entreprises cédantes

A3 Placements représentant les provisions techniques afférentes aux opérations en unités de compte

A4 Part des cessionnaires et retrocessionnaires dans les provisions techniques

A4a Provisions pour cotisations non acquises (non-vie)

A4b Provisions d'assurance vie

A4c Provisions pour sinistres (vie)

A4d Provisions pour sinistres (non vie)

A4e Provisions pour participation aux excédents et ristournes (vie)

A4f Provisions pour participation aux excédents et ristournes (non-vie)

A4g Provisions pour égalisation (vie)

A4h Provisions pour égalisation (non-vie)

A4i Autres provisions techniques (vie)

A4j Autres provisions techniques (non-vie)

A4k Provisions techniques des opérations en unités de compte

A5 Créances

A5a Créances nées d'opérations directes

A5aa Cotisations restant à émettre

A5ab Autres créances nées d'opérations directes

A5b Créances nées d'opérations de réassurance

A5c Autres créances

A5ca Personnel

A5cb Etat, organismes sociaux, collectivités publiques

A5cc Débiteurs divers

A6 Autres actifs

A6a Actifs corporels d'exploitation

A6b Avoirs en banque, CCP et caisse

A7 Comptes de régularisation. - Actif

A7a Intérêts et loyers acquis non échus

A7b Frais d'acquisition reportés (vie)

A7c Frais d'acquisition reportés (non-vie)

A7d Autres comptes de régularisation

  

A8 Différence de conversion

Total de l'actif

B. - Passif

TOTAL TOTAL N - 1

B1 Fonds propres

B1a Fonds d'établissement et de développement

B1b Réserves de réévaluation

B1c Autres réserves

B1e Résultat de l'exercice

B1f Subventions nettes

B2 Passifs subordonnés

B3 Provisions techniques brutes

B3a Provisions pour cotisations non acquises (non-vie)

B3b Provisions d'assurance vie

B3c Provisions pour sinistres (vie)

B3d Provisions pour sinistres (non-vie)

B3e Provisions pour participation aux excédents et ristournes (vie)

B3f Provisions pour participation aux excédents et ristournes (non-vie)

B3g Provisions pour égalisation (vie)

B3h Provisions pour égalisation (non-vie)

B3i Autres provisions techniques (vie)

B3j Autres provisions techniques (non-vie)

B4 Provisions techniques des opérations en unités de compte

B5 Provisions pour risques et charges

B6 Dettes pour dépôts en espèces reçus des cessionnaires

B7a Dettes nées d'opérations directes

B7b Dettes nées d'opérations de réassurance

B7c Dettes envers des établissements de crédit

B7d Autres dettes

B7da Autres emprunts, dépôts et cautionnements reçus

B7db Personnel

B7dc Etat, organismes sociaux, collectivités publiques

B7dd Créditeurs divers

B8 Comptes de régularisation. - Passif

B9 Différence de conversion

Total du passif

C. - Tableau des engagements reçus et donnés

  

N N - 1

C1 Engagements reçus

C2 Engagements donnés :

C2a Avals, cautions et garanties de crédit donnés

C2b Titres et actifs acquis avec engagement de revente

C2c Autres engagements sur titres, actifs ou revenus

C2d Autres engagements donnés

C3 Valeurs reçues en nantissement des cessionnaires et retrocessionnaires

C4 Valeurs remises par des organismes réassurés avec caution solidaire ou avec substitution

C5 Valeurs appartenant à des organismes dans le cadre d'engagements pris au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article

R. 931-2-1

C6 Valeurs appartenant à des unions d'institutions de prévoyance

C7 Autres valeurs détenues pour le compte de tiers

Règles de raccordement des comptes au bilan (actif)

POSTE COMPTES raccordés COMMENTAIRES

A1 50 Net des comptes 58 et 59 correspondants

A2a 21 et 22 Net des comptes 28 et 29 correspondants

A2b 25 et 26 Net des comptes 28 et 29 correspondants

A2c 23 sauf 235 Net des comptes 28 et 29 correspondants

A2d 235 Net des comptes 28 et 29 correspondants

A3 24 Net des comptes 28 et 29 correspondants

A4a 391

A4b 390

A4c 392

A4d 393

A4e 394

A4f 395

A4g 3960

A4h 3962

A4i 3970

A4j 3972

A4k 398

A5aa 400 et 401 Valeur positive ou négative

A5ab 40 sauf 400 et 401 Soldes débiteurs nets du compte 49

A5b 41 Solde débiteur net du compte 49

A5ca 42 Solde débiteur net du compte 49

A5cb 43 et 44 Soldes débiteurs nets du compte 49

A5cc 46 Solde débiteur net du compte 49

A6a 51 Net des comptes 58 et 59

  

A6b 52 Net du compte 59

A7a 480

A7b 4810

A7c 4812

A7d 482, 483 et 487 Soldes débiteurs

A8 47 Si le solde global est débiteur

Règles de raccordement des comptes au bilan (passif)

POSTE COMPTES raccordés COMMENTAIRES

B1a 102, 103 ou 18

B1b 105

B1c 106

B1d 11

B1e 12

B1f 13

B2 160

B3a 31

B3b 30

B3c 32

B3d 33

B3e 34

B3f 35

B3g 360

B3h 362

B3i 370, 374 et 377

B3j 372, 375 et 379.

B4 38

B5 14 et 15

B6 17

B7a 40 sauf 400 et 401 Soldes créditeurs.

B7b 41 Solde créditeur.

B7c 164

B7da 162, 165 et 168

B7db 42 Solde créditeur.

B7dc 43 et 44 Soldes créditeurs.

B7dd 46 Solde créditeur.

B8 484, 485 et 487 Soldes créditeurs.

B9 47 Si le solde global est créditeur.

  

Règles de raccordement des comptes au bilan (tableau des engagements reçus et donnés)

Postes C1, C2a à C2d, C3, C4, C5, C6 et C7 : raccordement aux sous-comptes du compte 80.

Commentaires particuliers :

POSTE COMMENTAIRES

C2a Toutes opérations non inscrites au passif du bilan par lesquelles l'institution ou l'union s'est engagée, de quelque manière que ce soit et quelle que soit la

forme juridique, de manière ferme à se substituer à un débiteur.

C2b Toutes opérations non inscrites au passif du bilan par lesquelles l'institution ou l'union s'est engagée à revendre, à des conditions fixées par avance, un

actif inscrit au bilan.

C2c Toutes opérations autres que celles visées au C2b par lesquelles l'institution ou l'union a pris un engagement d'acheter ou de vendre un actif, ou de verser

un revenu, et notamment : - les garanties d'acquisition d'immeuble ; - les garanties de rachat ou d'achat de titres (garanties de liquidité) ; - les opérations

sur le Matif et marchés assimilés, autres que les achats d'options, pour la valeur du sous-jacent ; - les engagements d'acheter ou de vendre à terme et

tous contrats futurs fermes ou conditionnels de gré à gré, à l'exception des achats d'options, pour la valeur du sous-jacent ; - les échanges de taux

d'intérêt, de devises ou d'actifs (swaps), pour le montant notionnel de l'échange.

C2d Tous autres engagements donnés, et notamment les engagements de financement fermes non exercés susceptibles de créer un risque de crédit ou

engagements pris au titre de l'action sociale.

C7 Y compris, notamment, valeur des OPCVM dont l'institution ou l'union est dépositaire.

Article Annexe (2) à l'art. A931-11-11

MODELES TYPES DE COMPTES ANNUELS.

2. COMPTE DE RESULTAT

I. - Compte technique des opérations Non-vie

OPÉRATIONS

brutes

CESSIONS et

rétrocessions

OPÉRATIONS

nettes

OPÉRATIONS

nettes N-1

D1 Cotisations acquises

D1a Cotisations

D1b Charge des provisions pour cotisations non acquises

D2 Produits des placements alloués du compte non technique

D4 Charge des sinistres

D4a Prestations et frais payés

D4b Charge des provisions pour sinistres

D5 Charge des autres provisions techniques

D6 Participation aux résultats

D7 Frais d'acquisition et d'administration

D7a Frais d'acquisition

D7b Frais d'administration

D7c Autres charges techniques

D8 Autres charges techniques

D9 Charge de la provision pour égalisation

Résultat technique des opérations Non-vie

II. - Compte technique des opérations Vie

  

OPÉRATIONS

brutes

CESSIONS et

rétrocessions

OPÉRATIONS

nettes

OPÉRATIONS

nettes N-1

E1 Cotisations

E2 Produits des placements

E2a Revenus des placements

E2b Autres produits des placements

E2c Produits provenant de la réalisation des placements

E3 Ajustements ACAV (plus-values)

E4 Autres produits techniques

E5 Charge des sinistres

E5a Prestations et frais payés

E5b Charge des provisions pour sinistres

E6 Charge des provisions d'assurance vie et autres provisions techniques

E6a Provisions d'assurance vie

E6b Provisions pour opérations en unités de compte

E6c Provision pour égalisation

E6d Autres provisions techniques

E7 Participation aux résultats

E8 Frais d'acquisition et d'administration

E8a Frais d'acquisition

E8b Frais d'administration .

E8c Commissions reçues des réassureurs

E9 Charges des placements

E9a Frais de gestion interne et externe des placements et intérêts

E9b Autres charges des placements

E9c Pertes provenant de la réalisation des placements

E10 Ajustements ACAV (moins-values)

E11 Autres charges techniques

E12 Produits des placements transférés au compte non technique

Résultat technique des opérations vie

III. - Compte non technique

OPÉRATIONS N OPÉRATIONS N - 1

F1 Résultat technique des opérations non-vie

F2 Résultat technique des opérations vie

F3 Produits des placements

F3a Revenus des placements

F3b Autres produits des placements

F3c Profits provenant de la réalisation des placements

F4 Produits des placements alloués du compte technique vie

  

F5 Charges des placements

F5a Frais de gestion interne et externe des placements et frais financiers

F5b Autres charges des placements

F5c Pertes provenant de la réalisation des placements

F6 Produits des placements transférés au compte technique non-vie

F7 Autres produits non techniques

F8 Autres charges non techniques

F8a Charges à caractère social

F8b Autres charges non techniques

F9 Résultat exceptionnel

F9a Produits exceptionnels

F9b Charges exceptionnelles

F10 Impôts sur le résultat

Résultat de l'exercice

Règles de raccordement des comptes au compte de résultat (compte technique Non-vie)

POSTE COMPTES RACCORDÉS COMMENTAIRES

D1a 702, 705, 63297 et 63597

D1a cession 7082, 7085 et sous-comptes des comptes 6392 et 5395 correspondant aux

sous-comptes 63297 et 63597

D1b 7092 et 7095

D1b cession 7099

D2 7920

D3 722, 732 et 742

D4a 602, 605, 63293 et 63593

D4a cession 6092, 6095 et sous-comptes des comptes 6392 et 6395 correspondant aux

sous-comptes 63293 et 63593

D4b 612, 615, 63294 et 63594

D4b cession 6192, 6195 et sous-comptes des comptes 6392 et 6395 correspondant aux

sous-comptes 63294 et 63594

D5 6212

D5 cession 62912

D6 632 (sauf 6329) et 635 (sauf 6359)

D6 cession 6392 et 6395 (sauf sous-comptes raccordés au D1a cession, D4a cession, D4b cession)

D7a 6420

D7b 6422

D7c cession 6495 et 6492

D8 645

D9 6242 et 6245

D9 cession 62942

  

Règles de raccordement des comptes au compte de résultat (compte technique Vie)

POSTE COMPTES RACCORDÉS COMMENTAIRES

E1 700 et 704

E1 cession 7080 et 7084

E2a 760

E2b 762, 768 et 769

E2c 764 et 766

E3 766

E4 720, 730 et 740

E5a 600, 604, 63093 et 63493

E5a cession 6090, 6094 et sous-comptes des comptes 6390 et 6394 correspondant aux

sous-comptes 63093 et 63493

E5b 610, 614, 63094 et 63494

E5b cession 6190, 6194 et sous-comptes des comptes 6390 et 6394 correspondant aux

sous-comptes 63094 et 63494

E6a 620, 63095 et 63496

E6a cession 6290 et sous-comptes des comptes 6390 et 6394 correspondant aux sous-comptes

63095 et 63495

E6b 623

E6b cession 6293

E6c 6240 et 6244

E6c cession 62940

E6d 6210 et 6217

E6d cession 62910

E7 630 (sauf 6309) et 634 (sauf 6349)

E7 cession 6390 et 6394 (sauf sous-comptes raccordés à E5a cession, E5bcession et E6a cession)

E8a 6400

E8b 6402

E8c cession 6490 et 6494

E9a 660, 662 et 663

E9b 668 et 669

E9c 664 et 665

E10 666

E11 644 A subdiviser selon besoins.

E12 7939 Non renseigné si l'institution ou l'union est agréée à la fois pour

les opérations du a et du b de l'article L. 931-1.

Règles de raccordement des comptes au compte de résultat (compte non technique)

POSTE COMPTES RACCORDÉS COMMENTAIRES

F3a 760 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

F3b 762, 768 et 769 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

  

F3c 764 et 765 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

F4 7930 Identique au 7939, de solde contraire. Non renseigné si l'institution ou l'union est

agréée pour les opérations du b et/ou du c de l'article L. 931-1.

F5a 660, 662 et 663 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

F5b 668 et 669 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

F5c 664 et 665 Non renseigné par l'institution ou l'union non agréée pour les opérations du b et/ou

du c de l'article L. 931-1.

F6 7929 Identique au 7920, de solde contraire.

F7 75

F8a 650

F8b 65 sauf 650

F9a 77

F9b 67

F10 695

Article Annexe (3) à l'art. A931-11-11

MODELES TYPES DE COMPTES ANNUELS.

3. ANNEXE.

L'annexe est établie conformément aux dispositions de l'article 25 du décret n° 83-1020 du 29

novembre 1983 ; elle est constituée de toutes les informations d'importance significative permettant

d'avoir une juste appréciation du patrimoine et de la situation financière de l'institution de

prévoyance ou de l'union d'institutions de prévoyance, des risques qu'elle assume et de ses résultats.

Sans préjudice des obligations légales et réglementaires qui leur sont applicables, la production de

ces informations par les institutions ou les unions n'est requise que pour autant qu'elles ont une

importance significative.L'annexe comporte notamment les éléments prévus ci-après.A chaque fois

que ceci est utile à la compréhension, et notamment lorsque l'annexe donne le détail d'un poste de

bilan ou du compte de résultat, les chiffres correspondants relatifs à l'exercice précédent sont

indiqués de manière à pouvoir être directement comparés à ceux de l'exercice sous revue.

1. Informations sur le choix des méthodes utilisées.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance mentionnent les modes et

méthodes d'évaluation appliqués aux divers postes du bilan, du compte de résultat et de l'annexe,

ainsi que les méthodes utilisées pour le calcul des amortissements et des provisions pour

dépréciation. Elles décrivent notamment les règles retenues pour l'imputation des charges par

destination.

Les institutions et les unions indiquent et expliquent, le cas échéant, les dérogations aux principes

généraux qu'elles ont été conduites à pratiquer dans le cas exceptionnel où l'application d'une

prescription comptable se révèle impropre à donner une image fidèle du patrimoine, de la situation

financière ou du résultat ; elles précisent l'incidence de ces pratiques dérogatoires sur la

détermination du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'exercice.

Elles indiquent de manière exhaustive celles des options prévues dans des textes législatifs ou

  

réglementaires qu'elles ont exercées.

Tout changement de méthode et de présentation des comptes annuels doit être décrit et justifié dans

l'annexe. Son incidence sur les comptes doit être indiquée.

2. Informations sur les postes du bilan et du compte de résultat

1. Pour le bilan.

1. 1. Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance indiquent les

mouvements ayant affecté les divers éléments de l'actif ci-après énumérés :

-les actifs incorporels ;

-les terrains et constructions ;

-les titres de propriété sur des entreprises liées et des entreprises avec lesquelles l'institution ou

l'union a un lien de participation (titres portés aux comptes 250 et 260) ;

-les bons, obligations et créances de toutes natures sur ces mêmes entités (comptes 25 et 26, à

l'exclusion des comptes 250 et 260).

Les institutions et les unions indiquent, pour chacune de ces catégories d'actif, le montant brut en

début et en fin d'exercice, les transferts et mouvements de l'exercice, le montant cumulé des

amortissements et provisions pour dépréciation à la clôture et le montant net inscrit au bilan, ainsi

que les dotations aux amortissements et provisions pour dépréciation et les reprises de provisions

pour dépréciation constatées au cours de l'exercice.

1. 1 bis. Les institutions et les unions indiquent ces mêmes informations pour les éléments d'actifs

relatifs à l'action sociale décomposées en placements immobiliers, placements immobiliers en

cours, placements financiers et autres actifs.

1. 2. En ce qui concerne les placements autres que ceux visés au 1. 1, les institutions et les unions

indiquent les dotations aux amortissements et aux provisions pour dépréciation constatées au cours

de l'exercice, par poste de bilan. Elles indiquent également, par poste du bilan, le montant brut, le

montant cumulé des amortissements et des provisions pour dépréciation à la clôture et le montant

net inscrit au bilan.

1. 3. Les institutions et les unions établissent un état détaillé et un état récapitulatif de l'ensemble

des placements inscrits à leur bilan.L'état récapitulatif figure obligatoirement dans l'annexe.

Lorsqu'une institution ou une union décide de ne pas le faire figurer dans l'annexe, l'état détaillé

doit, dans les mêmes délais que les comptes annuels, être établi par l'institution ou l'union et

communiqué aux commissaires aux comptes, qui en vérifient la sincérité et la concordance avec les

comptes annuels dans les conditions définies au troisième alinéa de l'article L. 823-10 du code de

commerce ; dans ce cas, l'état détaillé est délivré à toute personne qui en fait la demande et à

l'Autorité de contrôle prudentiel dans les conditions définies à l'article R. 931-11-8.

A.-L'état détaillé comporte :

a) Un tableau pour les placements visés à l'article R. 931-10-40 inscrits au bilan en classe 2 et

affectables à la représentation des engagements réglementés (autres que ceux visés aux d, e et f

ci-dessous) ;

b) Un tableau pour les placements visés à l'article R. 931-10-41 inscrits au bilan en classe 2 et

  

affectables à la représentation des engagements réglementés (autres que ceux visés aux d, e et f

ci-dessous) ;

c) Un tableau pour les placements visés à l'article R. 931-10-27 inscrits au bilan en classe 2 ;

d) Un tableau pour les placements inscrits au bilan en classe 2 et garantissant les engagements pris

au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R. 931-2-1 avec, le cas échéant, un tableau

séparé par méthode d'évaluation (R. 931-10-40 ou R. 931-10-41) ;

e) Un tableau pour les placements inscrits au bilan en classe 2 déposés ou donnés en nantissement

en garantie des acceptations chez les cédantes dont l'institution ou l'union se porte caution solidaire,

avec le cas échéant, un tableau séparé par méthode d'évaluation (R. 931-10-40 ou R. 931-10-41) ;

f) Un tableau pour les placements inscrits au bilan en classe 2 déposés ou donnés en nantissement

chez les autres cédantes en garantie des acceptations, avec, le cas échéant, un tableau séparé par

méthode d'évaluation (R. 931-10-40 ou R. 931-10-41) ;

g) Un tableau pour les autres placements inscrits au bilan en classe 2 ;

h) Un tableau pour les actifs inscrits au bilan affectables à la représentation des engagements

réglementés, autres que ceux inscrits en classe 2 ;

i) Un tableau pour les valeurs reçues en nantissement des réassureurs (pour ces valeurs, les colonnes

C et D ne sont pas servies ; la colonne E est, par convention, servie d'un montant égal à celui inscrit

en colonne F) ;

j) Des tableaux pour les valeurs gérées par l'institution ou l'union et appartenant à des organismes

pour des engagements pris au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R. 931-2-1, à raison

d'un tableau par portefeuille géré (pour ces valeurs, les colonnes C et D ne sont pas servies ; la

colonne E est servie par la valeur d'entrée).

Dans chaque tableau, les valeurs et actifs sont groupés par rubrique correspondant à chaque compte

divisionnaire (3 chiffres) ou, le cas échéant, sous-compte de la nomenclature des comptes (4

chiffres) présentés dans l'ordre du plan de comptes et comportant en clair l'intitulé du compte

divisionnaire ou du sous-compte.

Dans chaque rubrique, les actifs sont groupés en sous-rubrique par devise.A la fin de chaque

sous-rubrique sont portés, sur des lignes distinctes, les éléments à déduire (part non libérée des

titres, intérêts courus non échus), la totalisation des valeurs en devises et la contre-valeur en francs

des totalisations au cours de change retenu pour l'établissement des comptes annuels (colonnes C,

D, E, F, G).A la fin de chaque rubrique, figure une ligne de totalisation des valeurs ou

contre-valeurs en francs français (colonnes C, D, E, F, G). Aucun actif ne peut figurer dans plus

d'un seul tableau. Chacun des tableaux comporte une ligne de totalisation générale des valeurs ou

contre-valeurs en francs français (C, D, E, F, G). Les institutions et les unions agréées pour

pratiquer les opérations visées au a de l'article L. 931-1 indiquent à la suite des tableaux la

quote-part (en %) définie à l'article R. 931-11-9.

Les tableaux sont présentés selon le modèle ci-dessous :

NOMBRE et désignation des

valeurs ou des actifs avec, le

cas échéant, mention de la

devise autre que le FF dans

laquelle elles sont libellées

AFFECTATION LOCALISATION VALEUR INSCRITE AU BILAN VALEUR nette VALEUR de

réalisation

VALEUR de

remboursement

Valeur brute Corrections de

valeur

(A) (B) (B 1) (C) (D) (E) (F) (G)

(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)

  

(1) A l'intérieur de chaque sous-rubrique (voir ci-dessus B), les valeurs mobilières sont inscrites

dans l'ordre de la cote officielle de la principale place de cotation.L'intitulé de chaque valeur est

précédé du numéro d'identification en usage sur la cote officielle de la principale place de cotation :

en France, code RGA (Répertoire général alphabétique) ou numéro de compte Sicovam. Pour les

valeurs et actifs garantis par un tiers autre que le débiteur ou par une garantie réelle, la nature de la

garantie et la désignation du garant sont précisées.

(2) L'indication de l'affectation est abrégée à l'aide du code suivant :

-F : provisions techniques en France sauf opérations en unités de compte ;

-G : provisions techniques dans la Communauté économique européenne (hors France), sauf

opérations en unités de comptes ;

-A : provisions techniques spéciales des opérations visées à l'article L. 932-24 (France) ;

-V : provisions techniques des opérations en unités de compte en France (art.R. 931-10-27) ;

-W : provisions techniques des opérations en unités de compte dans la Communauté économique

européenne hors France (art.R. 931-10-27) ;

-P : fonds de placement gérés par l'institution ou l'union, notamment au titre de la branche

mentionnée au 25 de l'article R. 931-2-1 ;

-E : provisions techniques hors CEE ;

-CF : cautionnement en France ;

-CC : cautionnement CEE (hors France) ;

-CE : cautionnement hors CEE ;

-L : valeurs sans affectation.

Les actifs transférés avec un portefeuille de bulletins d'adhésion à un règlement ou de contrats par

une institution ou une union sont affectés, en outre, du code T.

(3) Etat de localisation du titre de propriété de l'actif (notamment Etat d'établissement du dépositaire

pour les valeurs mobilières).

(4) Les valeurs brutes, nettes et de réalisation ainsi que les corrections de valeur sont à inscrire dans

la monnaie de comptabilisation, c'est-à-dire, notamment pour les titres dont l'acquisition a fait

l'objet d'une opération en devise au sens de l'article A. 931-11-2, dans la devise de l'opération

initiale. Pour chacun des titres non libérés, le montant non libéré doit figurer dans la colonne "

Valeur inscrite au bilan (Valeur brute) " immédiatement au-dessous de la ligne du libellé de la

valeur.A chaque sous-totalisation (voir ci-dessus), le total des parties non libérées des valeurs

totalisées est retranché globalement de cette colonne.

(5) La colonne " Correction de valeur " inclut les amortissements et provisions pour dépréciation

ainsi que les amortissements et reprises de différences sur prix de remboursement constatés pour les

titres évalués conformément à l'article R. 931-10-40.

(6) Valeur calculée selon les règles fixées par l'article R. 931-10-42.

(7) Valeur retenue pour le calcul de la différence sur prix de remboursement pour les valeurs

  

évaluées conformément à l'article R. 931-10-40.

B.-L'état récapitulatif est un tableau de synthèse comportant les colonnes C, E et F du modèle de

l'état détaillé et les lignes suivantes :

I.-Placements (détail des postes A 3 et A 4 de l'actif)

Les placements détenus sont classés comme ci-dessous en distinguant pour chaque catégorie visée

au 1 à 9 les placements effectués dans l'OCDE et hors de l'OCDE.

1 Placements immobiliers et placements immobiliers en cours ;

2 Actions et autres titres à revenu variable autres que les parts d'OPCVM ;

3 Parts d'OPCVM (autres que celles visées au 4) ;

4 Parts d'OPCVM détenant exclusivement des titres à revenu fixe ;

5 Obligations et autres titres à revenu fixe ;

6 Prêts hypothécaires ;

7 Autres prêts et effets assimilés ;

8 Dépôts auprès des cédantes ;

9 Dépôts (autres que ceux visés au 8) et cautionnements en espèces et autres placements ;

10 Actifs représentatifs des opérations en unités de compte :

-placements immobiliers ;

-titres à revenu variable, autres que des parts d'OPCVM ;

-OPCVMC détenant exclusivement des titres à revenu fixe ;

-autres OPCVM ;

-obligations et autres titres à revenu fixe ;

11 Total des lignes 1 à 10 :

a) Dont :

-placements évalués selon l'article R. 931-10-40 ;

-placements évalués selon l'article R. 931-10-41 ;

-placements évalués selon l'article R. 931-10-27 ;

b) Dont :

-valeurs affectables à la représentation des provisions techniques, autres que celles ci-dessous ;

-valeurs garantissant les engagements pris au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R.

931-2-1 ou couvrant les fonds de placement gérés ;

  

-valeurs déposées chez les cédantes (dont valeurs déposées chez les cédantes dont l'institution ou

l'union s'est portée caution solidaire) ;

-valeurs affectées aux provisions techniques spéciales des opérations visées à l'article L. 932-24 en

France ;

-autres affectations ou sans affectation.

II.-Actifs affectables à la représentation des provisions techniques (autres que les placements et la

part des réassureurs dans les provisions techniques)

III.-Valeurs appartenant à des organismes au titre de la branche mentionnée au 25 de l'article R.

931-2-1 (à raison d'une ligne par organisme)

A la suite du tableau de synthèse sont fournies les informations suivantes :

a) Le montant des acomptes inclus dans la valeur des actifs inscrits au poste " Terrains et

constructions " ;

b) Le montant des terrains et constructions en faisant apparaître, de manière distincte, les droits

réels et les parts de sociétés immobilières ou foncières non cotées et au sein de chacune de ces deux

rubriques :

-les immobilisations utilisées pour l'exercice des activités propres de l'institution ou de l'union ;

-les autres immobilisations ;

c) Le solde non encore amorti ou non encore repris correspondant à la différence sur prix de

remboursement des titres, évalués conformément à l'article R. 931-10-40.

1. 4. Les institutions et les unions indiquent la ventilation selon leur durée résiduelle, en distinguant

les tranches jusqu'à un an, de un jusqu'à cinq ans, au-delà de cinq ans, de leurs créances et dettes.

1. 5. Les institutions et les unions indiquent :

-le montant des participations et parts détenues dans des entreprises d'assurance liées ;

-la liste des filiales et participations (notamment le nom et le siège social), telles que celles-ci sont

définies aux articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de commerce, avec l'indication, pour chacune

d'elles, de la part du capital détenu, directement ou indirectement, du montant des capitaux propres

et du résultat du dernier exercice ;

-le nom, le siège et la forme juridique de toute entreprise dont l'institution ou l'union est l'associé

indéfiniment responsable.

Certaines de ces indications peuvent ne pas être fournies à la condition que l'institution ou l'union

soit en mesure de justifier le préjudice grave qui pourrait résulter de leur divulgation. Il est alors fait

mention du caractère incomplet des informations figurant sur la liste.

1. 6. En ce qui concerne les opérations se rapportant à des entreprises liées et à des entreprises avec

lesquelles existe un lien de participation, les institutions et les unions indiquent, séparément pour

chacune de ces deux catégories, le montant des parts détenues dans ces entreprises (actions et autres

titres à revenu variable), et le montant des créances et des dettes sur ces entreprises, détaillées par

poste et sous-poste du bilan et, pour les créances et dettes nées d'opérations directes, en distinguant

les créances ou dettes sur les preneurs d'assurance et les créances ou dettes sur les intermédiaires.

  

1. 7. En ce qui concerne les passifs subordonnés, les institutions et les unions mentionnent :

a) Pour chaque dette, matérialisée ou non par un titre, représentant plus de 10 % du montant total

des dettes subordonnées :

-la nature juridique de la dette (emprunt, titre participatif, etc.) ;

-le montant de la dette, la devise dans laquelle elle est libellée, le taux d'intérêt et l'échéance ou

l'indication que la dette est perpétuelle ;

-la possibilité et les conditions d'un éventuel remboursement anticipé ;

-les conditions de la subordination, l'existence éventuelle de stipulations permettant de convertir le

passif subordonné en une autre forme de passif ainsi que les conditions prévues par ces stipulations

;

b) Pour les autres dettes subordonnées, les modalités qui les régissent de manière globale et leur

répartition par nature de dette.

1. 8. Les institutions et les unions fournissent :

a) La ventilation des réserves en distinguant les réserves statutaires et chacune des réserves

réglementaires et la réserve de l'action sociale des autres réserves, avec leur dénomination précise ;

b) Le montant des éléments du bilan ayant fait l'objet d'une réévaluation au cours de l'exercice, en

précisant, par chaque catégorie, la méthode de réévaluation utilisée, le montant et le traitement

fiscal de l'écart ;

c) Le détail des mouvements ayant affecté la composition des fonds propres au cours de l'exercice,

notamment les réserves incorporées au fonds d'établissement ou les augmentations de fonds

d'établissement ou de fonds de développement ou les montants affectant la réserve de l'action

sociale.

1. 9. Les institutions et les unions fournissent le montant des frais d'établissement, ventilés selon

leur nature, des frais de développement, de la valeur d'achat des fonds commerciaux et des autres

actifs incorporels.

1. 10. Les institutions et les unions doivent indiquer, dès lors qu'il est important, le montant des

provisions pour risques en cours.L'appréciation de l'importance du montant s'effectue globalement.

1. 11. Les institutions et les unions précisent :

a) Dès lors qu'il est significatif, le montant des recours à recevoir déduits des provisions pour

sinistres à payer.L'appréciation du caractère significatif du montant s'effectue globalement ;

b) Dès lors qu'elle est significative, la différence entre, d'une part, le montant des provisions pour

sinistres inscrites au bilan d'ouverture, relatives aux sinistres survenus au cours d'exercices

antérieurs et restant à régler, et, d'autre part, le montant total des prestations payées au cours de

l'exercice au titre de sinistres survenus au cours d'exercices antérieurs ajouté aux provisions pour

sinistres inscrites au bilan de clôture au titre de ces mêmes sinistres. Le caractère significatif de

cette différence est apprécié globalement. c) Les institutions et les unions agréées pour la branche

mentionnée au 16 (a) de l'article R. 932-2-1 établissent pour ces opérations un état des règlements et

des provisions pour sinistres à payer inscrites à leur bilan au titre de l'ensemble de ces opérations,

présenté selon le modèle ci-après.

  

ANNÉE D'INVENTAIRE EXERCICE DE SURVENANCE

19.... (n-4) 19.... (n-3) 19.... (n-2) 19.... (n-1) 19.... n

Inventaire N-2

Règlements

Provisions

Total sinistres

Cotisations acquises

Pourcentage sinistres / cotisations acquises

Inventaire N-1

Règlements

Provisions

Total sinistres

Cotisations acquises

Pourcentage sinistres / cotisations acquises

Inventaire N

Règlements

Provisions

Total sinistres

Cotisations acquises

Pourcentage sinistres / cotisations acquises

1. 12. Sont également mentionnés :

a) Le montant des actifs ayant fait l'objet d'une clause de réserve de propriété ;

b) Les informations prévues par le troisième et le quatrième alinéa de l'article 23 du décret n°

83-1020 du 29 novembre 1983 ;

c) Les provisions pour risques et charges ventilées selon leur objet respectif en distinguant, au

moins, les provisions pour retraites, les provisions pour impôts et les autres provisions ;

d) Le montant global de la contre-valeur en francs et la composition par devise de l'actif et du passif

en devises, ainsi que le montant par devises des différences de conversion.

1. 13. a) Les institutions et les unions indiquent séparément, pour chacun des postes C2a, C2b, C2c,

C2d, C5 et C7 du tableau des engagements reçus et donnés, le montant des engagements à l'égard

des dirigeants, le montant des engagements à l'égard des entreprises liées et le montant des

engagements à l'égard des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation ;

b) Les institutions et les unions détaillent le montant et la nature des engagements donnés au titre de

l'action sociale.

1. 14. Les institutions de prévoyance membres d'une union d'institutions de prévoyance indiquent

les risques et engagements qu'elles gèrent pour le compte de celle-ci.

1. 15. En ce qui concerne les opérations dites de " réassurance finite " mentionnées à l'article L.

931-1-1 et des opérations de réassurance purement financières, lorsqu'elles ont une importance

  

significative, les institutions de prévoyance et leurs unions exerçant une activité d'assurance ou de

réassurance indiquent dans l'annexe aux comptes annuels :

a) Une description des principes et méthodes comptables ainsi que des méthodes d'évaluation

appliquées ;

b) A chaque fois que cela est utile à la compréhension et à l'appréciation des risques assumés par

l'institution de prévoyance ou l'union exerçant une activité d'assurance ou de réassurance des

informations sur les postes du bilan et du compte de résultat concernés par ces opérations. Lorsque,

pour les contrats de réassurance dite " réassurance finite " mentionnée à l'article L. 931-1-1, la

décomposition de la prime entre la composante financière correspondant au dépôt et la composante

correspondant au transfert significatif de risques d'assurance n'a pu être effectuée, l'institution ou

l'union indiquera les montants comptabilisés dans les postes du bilan et du compte de résultat.

2. Pour le compte de résultat. 2. 1. Les institutions et les unions indiquent la ventilation de

l'ensemble des produits et charges des placements (ventilation des postes E 2 et E 9 pour les

institutions et unions agréées pour pratiquer les opérations visées au a de l'article L. 931-1 et des

postes F 3 et F 5 pour les autres institutions et unions), selon le modèle ci-dessous :

REVENUS FINANCIERS et frais financiers

concernant les placements dans les

entreprises liées

AUTRES REVENUS et frais

financiers

TOTAL

Revenus des participations (1)

Revenus des placements immobiliers

Revenus des autres placements

Autres revenus financiers (commission, honoraires)

Total (poste E2a et / ou F3a du compte de résultat)

Frais financiers (commissions, honoraires, intérêts et agios...)

(1) Au sens de l'article 20 du décret du 29 novembre 1983. Total des autres produits des placements (plus-values, reprises sur amortissements ou provisions...) inclus au poste E2

et / ou F3 du compte de résultat : Total des autres charges de placements (moins-values, dotations aux amortissements et provisions, charges internes...) incluses au poste E9 et /

ou F5 du compte de résultat :

2. 2. Les institutions et unions indiquent la ventilation de l'ensemble des produits et charges des

opérations techniques par catégorie, selon la forme définie ci-après.

Pour chacune des catégories définies à l'article A. 931-11-10 est établi un compte technique

conforme au modèle ci-après.

Un compte technique totalisant l'ensemble des comptes techniques par catégorie est également

établi. Le résultat technique de ce compte de totalisation est égal au résultat technique du compte de

résultat. Les institutions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et au b de

l'article L. 931-1 établissent deux comptes de totalisation séparés, correspondant, respectivement, au

compte technique des opérations Vie et au compte technique des opérations Non-vie du compte de

résultat.

A.-Opérations Vie.-Catégories 1 à 19

RUBRIQUE POSTE CORRESPONDANT AU CR

1. Cotisations Poste E1.

2. Charges des prestations Poste E5.

3. Charges des provisions d'assurance vie et autres provisions techniques Poste E6.

4. Ajustement ACAV Poste E3 diminué du poste E10.

A.-SOLDE DE SOUSCRIPTION (1-2-3 + 4).

  

5. Frais d'acquisition Poste E8a.

6. Autres charges de gestion nettes Poste E8b et E11 diminués du poste E4.

B.-CHARGES D'ACQUISITION ET DE GESTION NETTES (5 + 6).

7. Produit net des placements Poste E2 diminué des postes E9 et E12.

8. Participation aux résultats Poste E7.

C.-SOLDE FINANCIER (7-8).

9. Cotisations cédées Poste E1 cession.

10. Part des réassureurs dans les charges des prestations Poste E5 cession.

11. Part des réassureurs dans les charges des provisions d'assurance vie et autres provisions

techniques

Poste E6 cession.

12. Part des réassureurs dans la participation aux résultats Poste E7 cession.

13. Commissions reçues des réassureurs Poste E8c cession.

D.-SOLDE DE RÉASSURANCE (10 + 11 + 12 + 13-9).

Résultat technique A-B + C + D

Hors compte

14. Montant des rachats

15. Intérêts techniques bruts de l'exercice Comptes 5300, 6301, 6302, 6340, 6341 et 6342.

16. Provisions techniques brutes à la clôture

17. Provisions techniques brutes à l'ouverture Postes B3b, B3c, B3e, B3g, B3j et B4 du bilan.

B.-Opérations Non-vie.-Catégories 20 à 39

RUBRIQUE POSTE CORRESPONDANT AU CR

1. Cotisations acquises (1a-1b).

1a. Cotisations Poste D1a.

1b. Variation des cotisations non acquises Poste D1b.

2. Charges des prestations (2a + 2b).

2a. Prestations et frais payés Poste D4a.

2b. Charges des provisions pour prestations et diverses Poste D4b, D5 et D9.

A.-SOLDE DE SOUSCRIPTION (1-2).

5. Frais d'acquisition Poste D7a.

6. Autres charges de gestion nettes Poste D7b et D8 diminués du poste D3.

B.-CHARGES D'ACQUISITION ET DE GESTION NETTES (5 + 6).

7. Produits des placements Poste D2.

8. Participation aux résultats Poste D6.

C.-SOLDE FINANCIER (7-8).

9. Part des réassureurs dans les cotisations acquises Postes D1a et D1b cession.

10. Pari des réassureurs dans les prestations payées Poste D4a cession.

11. Part des réassureurs dans les charges des provisions pour prestations Postes D4b, D5 et D9 cession.

12. Part des réassureurs dans les participations aux résultats Poste D6 cession.

13. Commissions reçues des réassureurs Poste D7c cession,

  

D.-SOLDE DE RÉASSURANCE (10 + 11 + 12 + 13-9).

Résultat technique A-B + C + D

Hors compte :

14. Provisions pour cotisations non acquises (clôture) Poste B3a du bilan.

15. Provisions pour cotisations non acquises (ouverture)

16. Provisions pour sinistres à payer (clôture) Poste B3d du bilan.

17. Provisions pour sinistres à payer (ouverture)

18. Autres provisions techniques (clôture) Postes B3f, B3h et B3j du bilan.

19. Autres provisions techniques (ouverture)

Les données chiffrées sont fournies en valeur absolue ; toutefois, les rubriques ou sous-rubriques

intitulées " charges de provisions " sont affectées du signe-en cas de diminution des provisions ; la

sous-rubrique " variation des cotisations non acquises et risques en cours " est affectée du signe-en

cas de diminution des cotisations non acquises et risques en cours.

La répartition par catégories des charges figurant au poste D 7 ou E 8 du compte de résultat

s'effectue en rapportant à chaque catégorie les frais qui lui sont directement applicables et en

ventilant les autres frais généraux aussi exactement que possible suivant leur nature, compte tenu

notamment du nombre des bulletins d'adhésion à des règlements et des contrats, de l'importance des

opérations, du nombre des sinistres....

Les produits financiers nets sont, à défaut d'une étude plus poussée, ventilés par catégorie au prorata

des provisions techniques nettes de réassurance ; toutefois, la catégorie 10 (opérations relevant de

l'article L. 932-24) reçoit exactement les intérêts des placements qui lui sont affectés.

Lorsque les opérations d'une catégorie sont exclusivement relatives à des garanties accessoires au

sens des articles R. 931-2-2 et R. 931-2-3, la mention " garanties accessoires " est portée dans

l'intitulé de la colonne relative à la catégorie concernée.

2. 3. Les institutions et les unions décrivent leur action sociale. Elles indiquent notamment les

produits prélevés sur les opérations Vie et sur les opérations Non-vie, les produits des placements,

les allocations, attributions et frais payés et à payer et les frais de gestion.

2. 4. Les institutions membres d'une union d'institutions de prévoyance indiquent :

a) Les principaux flux de l'exercice des opérations gérées pour le compte de celle-ci ;

b) L'impact sur leurs états financiers des conventions passées avec cette union, notamment pour les

fonds gérés pour le compte de celle-ci.

2. 5. Les institutions et les unions fournissent également :

a) La ventilation des charges de personnel selon le modèle suivant :

-salaires ;

-pensions de retraite ;

-charges sociales ;

-autres ;

  

b) Le montant des commissions afférent aux opérations directes comptabilisé au cours de l'exercice.

Ce montant comprend les commissions de toute nature versées à des intermédiaires de l'institution

ou de l'union, et notamment les commissions d'acquisition, de renouvellement, d'encaissement, de

gestion et de suivi ;

c) La ventilation des cotisations brutes émises selon le modèle suivant :

-cotisations d'opérations directes émises en France ;

-cotisations d'opérations directes émises dans la CEE (hors France) ;

-cotisations d'opérations directes émises hors CEE ;

d) Le montant, d'une part, des entrées, d'autre part, des sorties de portefeuille.

2. 6. Les institutions et les unions indiquent la proportion dans laquelle le résultat de l'exercice a été

affecté par des dérogations aux principes généraux d'évaluation en application de la règlementation

fiscale et l'écart qui en est résulté.

2. 7. Les institutions et les unions indiquent la différence entre la charge fiscale imputée à l'exercice

et aux exercices antérieurs et la charge fiscale déjà payée ou à payer au cours de ces exercices.

2. 8. Les institutions et les unions indiquent la ventilation des autres produits et autres charges

techniques, des produits et charges exceptionnels et des produits et charges non techniques.

2. 9. Les institutions et les unions agréées pour pratiquer les opérations visées au a de l'article L.

931-1 :

a) Indiquent le détail de la variation des provisions d'assurance vie brutes de réassurance entre le

bilan d'ouverture et le bilan de clôture, selon le modèle ci-dessous ;

Charges des provisions d'assurance vie (poste E 6a du compte technique) X 1

Intérêts techniques (comptes 6302 et 6342) X 2

Participations aux excédents incorporées directement (comptes 6305 et 6345) X 3

Utilisation de la provision pour participation aux excédents (comptes 63095 et 63945) X 4

Différence de conversion (+ ou-) X 5

Ecart entre les provisions d'assurance vie à l'ouverture et les provisions d'assurance vie à la clôture

(poste B 3b du bilan) TOTAL b) Fournissent un tableau récapitulatif des éléments constitutifs de la

participation des adhérents et des participants aux résultats techniques et financiers :

DÉSIGNATIONS EXERCICES (1)

n-4 n-3 n-2 n-1 n

A.-Participation aux résultats totale (poste D6 et E7 du compte de résultat = A1 + A2) :

A1 : Participation attribuée (y compris intérêts techniques)

A2 : Variation de la provision pour participation aux excédents

B.-Participation aux résultats des opérations vie visées au (4) :

B1 : Provisions mathématiques moyennes (2)

B2 : Montant minimal de la participation aux résultats

B3 : Montant effectif de la participation aux résultats (3) :

  

B3a : Participation attribuée (y compris intérêts techniques)

B3b : Variation de la provision pour participation aux excédents

(1) L'exercice n est l'exercice sous revue. (2) Demi-somme des provisions mathématiques à l'ouverture et à la clôture de l'exercice, correspondant aux opérations visées au (4). (3)

Participation effective (charge de l'exercice, y compris intérêts techniques) correspondant aux opérations visées au (4). (4) Opérations individuelles et collectives souscrites sur le

territoire de la République française à l'exception des opérations collectives en cas de décès et des opérations à capital variable.

3. Autres informations.

3. 1. Les institutions et les unions mentionnent :

a) L'effectif moyen du personnel en activité au cours de l'exercice, ventilé par catégories

professionnelles ;

b) Le montant global :

-des avantages alloués pendant l'exercice à l'ensemble des membres du conseil d'administration au

titre ou à l'occasion de leurs fonctions ;

-des rémunérations et autres avantages alloués pendant l'exercice à l'ensemble des autres dirigeants

au titre ou à l'occasion de leurs fonctions ainsi que le montant des engagements de l'institution ou de

l'union en matière de pensions, de compléments de retraite, d'indemnités et d'allocations en raison

du départ à la retraite ou d'avantages similaires à l'égard de l'ensemble des autres dirigeants et

anciens autres dirigeants.

Ces indications doivent être données de telle manière qu'elles ne permettent pas d'identifier la

situation d'une personne déterminée ;

c) Le montant global des prêts éventuellement accordés pendant l'exercice respectivement à

l'ensemble des membres du conseil d'administration, à l'ensemble des autres dirigeants ainsi que le

montant des engagements pris pour le compte de ces personnes au titre d'une garantie quelconque.

3. 2.

Lorsque l'institution de prévoyance ou l'union d'institutions applique l'option prévue à l'article R.

931-15-1 du présent code qui lui permet de reporter la charge constituée par la dotation à la

provision pour risque d'exigibilité, il en est fait mention dans les annexes des états financiers.

Si ces informations sont significatives pour l'organisme concerné, ce dernier doit également

mentionner les informations suivantes :

-le montant de la moins-value latente globale nette mentionnée à l'article R. 931-10-15 du présent

code ;

-le montant de la provision pour risque d'exigibilité brute déjà constituée au niveau des autres

provisions techniques (comptes 3703 et 3723 du plan comptable des institutions de prévoyance ou

d'unions d'institutions) ;

-les hypothèses relatives à l'évaluation de la duration des passifs définie par l'article A. 931-10-18-1

du présent code ainsi que les informations sur les événements affectant cette duration, si elle était

modifiée significativement par rapport à l'exercice antérieur ;

-le montant de la charge relative à la provision pour risque d'exigibilité restant à constater en

résultat sur les exercices futurs si l'option n'avait pas été retenue (compte 379 du plan comptable des

institutions de prévoyance ou d'unions d'institutions) ;

-les informations qualitatives expliquant l'évolution sur l'exercice du solde du compte de dotation à

la provision pour risque d'exigibilité restant à constater ;

-le résultat de l'organisme d'assurance tel qu'il aurait été si ce dernier n'avait pas utilisé l'option

mentionnée à l'article R. 931-10-15-1 (c'est-à-dire en neutralisant l'impact du compte 753 sur le

  

résultat).

Article Annexe à l'article A931-11-15

COMPTE RENDU DETAILLE ANNUEL : RENSEIGNEMENTS GENERAUX.

Les renseignements généraux du compte rendu détaillé annuel à produire à l'Autorité de contrôle

prudentiel par les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance sont les

suivants :

a) La dénomination sociale de l'institution ou de l'union, son adresse, la date de son agrément, les

modifications apportées aux statuts en cours d'exercice et, si de telles modifications sont

intervenues, un exemplaire à jour des statuts ;

b) Les nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile et profession des membres du conseil

d'administration ;

c) Les nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile, grade et fonction des personnels de

direction en fonction à la date d'établissement du compte rendu détaillé annuel ;

d) Les nom, adresse et date de désignation des commissaires aux comptes titulaires et suppléants ;

e) La liste des branches pratiquées en France et, pour chaque branche, la date de l'agrément

administratif dans les termes de l'article L. 932-4 et l'année de début d'activité. Les institutions et les

unions en activité le 11 août 1994 précisent, de plus, la date de la première approbation de chacun

des règlements en vigueur dans l'institution ou l'union à cette date ;

f) La liste des pays où l'institution ou l'union exerce son activité, d'une part, en régime

d'établissement, d'autre part, en libre prestation de services et, pour chaque pays et chaque régime,

des branches qu'elle y pratique, avec, pour chaque branche, la date de l'acte administratif ayant

autorisé les opérations, lorsque l'exercice de l'activité d'assurance est soumis à une telle formalité,

ainsi que l'année de début d'activité ;

g) Un tableau indiquant, par pays d'établissement, l'effectif moyen annualisé du personnel salarié en

distinguant les personnels affectés à la proposition des règlements ou des contrats des autres

personnels, et, au sein de chacun de ces deux ensembles, les catégories suivantes : personnels de

direction, cadres, non-cadres ;

h) La liste des règlements ou des contrats types d'assurance directe nouvellement proposés au cours

de l'exercice. Chaque règlement ou contrat type est identifié par sa dénomination et l'indication de

la catégorie ou sous-catégorie, définie à l'état C 4 figurant à l'annexe à l'article A. 931-11-17, à

laquelle il appartient. Les différentes versions d'un règlement ou d'un contrat type proposés sous

une même dénomination sont à considérer comme des règlement ou contrats distincts ;

i) La liste des tables mentionnées au b de l'article A. 931-10-10 et établies durant l'année.

A l'appui de cette liste, l'institution ou l'union conserve à la disposition des fonctionnaires visés à

l'article R. 951-1-1 un dossier relatif à chacun des règlements ou contrats types en cours. Ce dossier

comprend un spécimen :

-des modifications du règlement, des avenants au contrat ou au bulletin d'adhésion mentionnés à

l'article L. 932-3 pour les opérations collectives à adhésion obligatoire et à l'article L. 932-19 pour

  

les opérations collectives à adhésion facultative et les opérations individuelles ainsi qu'un spécimen

de la notice d'information respectivement prévue aux articles L. 932-6 et L. 932-18 ;

-de la proposition d'adhésion ou de la proposition de contrat ainsi que leurs annexes respectives

prévues aux articles L. 932-3 et L. 932-19 ;

-de la note d'information visée à l'article L. 932-15 et dont le modèle est fixé à l'article A. 932-3-4 ;

-du document d'information annuelle relatif au rachat et à la réduction des contrats d'assurance vie

(article L. 132-22 du code des assurances auquel renvoie l'article L. 932-23 du code de la sécurité

sociale),

et une fiche technique explicitant les garanties accordées, le tarif appliqué (avec justification de son

caractère suffisant), les modalités de fixation à toute époque de la valeur de rachat et de la valeur de

réduction-si le bulletin d'adhésion, le règlement ou le contrat en comporte-, la méthode de calcul de

la charge annuelle de participation aux excédents ainsi que le mode de répartition de celle-ci entre

les participants, ayants droit et bénéficiaires (quotité et délai), et le calcul des provisions

mathématiques.

Article Annexe à l'article A931-11-16

COMPTE RENDU DETAILLE ANNUEL : COMPLEMENTS AUX COMPTES ANNUELS.

En complément aux comptes visés à l'article A. 931-11-16, les institutions de prévoyance et les

unions d'institutions de prévoyance fournissent :

1° Le montant des soldes débiteurs et créditeurs des comptes 402, 403, 404, 410 et 411 ;

2° L'état détaillé des placements mentionné au point 1.3 du modèle d'annexe lorsqu'il ne figure pas

dans l'annexe visée à l'article A. 931-11-16 ;

3° Les informations mentionnées au point 1.5 du modèle d'annexe lorsqu'elles ne sont pas publiées

pour le motif prévu à ce point ;

4° La proposition d'affectation du résultat présentée par le conseil d'administration ;

Les montants sont arrondis au millier de francs le plus proche et exprimés en milliers de francs.

Les informations chiffrées mentionnées aux points 1.1, 1.1 bis, 1.2, 1.3 (état récapitulatif, tableaux

I, II, III, et informations complémentaires), 1.4, 1.6, 1.10, 1.11, 1.12 (sauf 1.12.d), 1.13, 2.1, 2.2,

2.4, et 2.9 du modèle d'annexe aux comptes annuels sont fournies même lorsqu'elles ne figurent pas

dans l'annexe aux comptes annuels de l'institution ou de l'union en raison de leur caractère non

significatif.

Les informations visées au point 1.12.d du modèle d'annexe sont fournies, converties en francs

français, pour chacune des monnaies de l'Union européenne y compris l'écu, pour le franc suisse,

pour le dollar US, pour le dollar canadien, pour le yen et pour le total des autres monnaies.

Article Annexe (1) à l'art. A931-11-17

COMPTE RENDU DETAILLE ANNUEL : ETATS D'ANALYSE DES COMPTES.

  

Les montants sont arrondis au millier de francs le plus proche et exprimés en milliers de francs.

ETAT C 1

RESULTATS TECHNIQUES PAR CATEGORIES D'OPERATIONS.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au a de l'article L. 931-1 établissent un état C 1 Vie-capitalisation et, le cas

échéant pour leurs garanties complémentaires, un état C 1 Dommages corporels. Les institutions et

unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et au b de l'article L. 931

établissent ces deux mêmes états. Les institutions et les unions agréées pour pratiquer les opérations

visées au b et/ou au c de ce même article établissent un état C 1 Non-vie.

L'état C 1 répartit d'abord les résultats techniques par pays d'établissement. Les opérations

souscrites en France sont ensuite détaillées selon leur modalité d'exploitation : opérations directes

françaises ; opérations réalisées en libre prestation de services ; acceptations. Enfin les opérations

directes françaises sont ventilées par catégories ou regroupement de catégories de règlements ou de

contrats définies à l'article A. 931-11-10.

Lorsqu'un règlement ou un contrat regroupe des opérations relevant de catégories différentes, il est

rattaché en totalité à la catégorie principale dès lors que celle-ci peut être déterminée sans

ambiguïté. Lorsque aucune catégorie ne peut être qualifiée de principale, les garanties sont ventilées

en autant d'ensembles qu'il existerait de règlements ou de contrats séparés au regard des pratiques

constatées sur le marché ; chacun de ces ensembles de garanties est rattaché à sa catégorie

principale. Toutefois, les garanties de dommages corporels sont toujours dissociées des garanties en

cas de vie ou de décès.

Le modèle des états C 1 Vie-capitalisation, C 1 Non-vie et C 1 Dommages corporels est fixé

ci-après. Les catégories mentionnées dans les colonnes sont celles énumérées à l'article A.

931-11-10. Le contenu des lignes est précisé par référence aux comptes ou sous-comptes du plan

comptable relatifs aux opérations directes, hors opérations en unités de compte ; les institutions et

les unions effectuent les transpositions nécessaires pour présenter leurs opérations en unités de

compte et leurs acceptations. Les sous-comptes rattachés aux comptes 6004, 6024, 6104, 6124,

62004 et 62124 en application du troisième alinéa du point 5 du VI. - Classe 6 de l'annexe à l'article

A. 931-11-9 (troisième alinéa) sont identifiés par la postposition pb ou it selon qu'ils retracent les

participations aux excédents ou les intérêts techniques.

A. - Etat C 1 Vie-capitalisation

L'état C 1 Vie-capitalisation comporte les colonnes suivantes :

Opérations de capitalisation en francs ou devises à cotisation unique ou versements libres (catégorie

1) ;

Opérations de capitalisation en francs ou devises à cotisations périodiques (catégorie 2) ;

Opérations individuelles d'assurance temporaire décès en francs ou devises (y compris opérations

collectives à adhésion facultative) (catégorie 3) ;

Autres opérations individuelles d'assurance vie en francs ou devises à cotisation unique (y compris

opérations collectives à adhésion facultative) ou versements libres (catégorie 4) ;

Autres opérations individuelles d'assurance vie en francs ou devises à cotisations périodiques (y

compris opérations collectives à adhésion facultative) (catégorie 5) ;

  

Opérations collectives en cas de décès en francs ou devises (catégorie 6) ;

Opérations collectives en cas de vie en francs ou devises (catégorie 7) ;

Opérations d'assurance vie ou de capitalisation en unités de compte à cotisation unique ou

versements libres (catégorie 8) ;

Opérations d'assurance vie ou de capitalisation en unités de compte à cotisations périodiques

(catégorie 9) ;

Opérations collectives relevant de l'article L. 932-24 (catégorie 10) ;

Total des opérations directes en France (catégories 1 à 10) ;

Opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

Acceptations par un établissement en France ;

Opérations des succursales établies dans un Etat de l'Union européenne (hors la France) ;

Opérations des succursales établies hors de l'Union européenne ;

Total général.

L'état C 1 Vie-capitalisation comporte les lignes suivantes :

(L. 1) Cotisations périodiques et cotisations à versement unique émises (comptes 7000 et 7001) ;

(L. 2) Annulations (compte 7002) ;

(L. 3) Cotisations à émettre nettes de cotisations à annuler, à la clôture de l'exercice (compte 400

moins 401 à la clôture) ;

(L. 4) Cotisations à émettre nettes de cotisations à annuler, à l'ouverture de l'exercice (compte 400

moins 401 à l'ouverture) ;

(L. 5) Sous-total : Cotisations nettes (lignes L. 1 - L. 2 + L. 3 - L. 4) ;

(L. 10) Sinistres et capitaux payés (compte 6000) ;

(L. 11) Versements périodiques de rentes (compte 6001) ;

(L. 12) Rachats (compte 6002) ;

(L. 13) Frais de gestion des sinistres et de règlement des prestations (comptes 6005 et 6008) ;

(L. 14) Provisions pour sinistres à payer à la clôture de l'exercice (compte 32 à la clôture) ;

(L. 15) Provisions pour sinistres à payer à l'ouverture de l'exercice (compte 32 à l'ouverture) ;

(L. 16) Intérêts techniques inclus dans l'exercice dans les prestations payées ou provisionnées

(comptes 6004 it et 6104 it) ;

(L. 17) Participations aux excédents incorporées dans l'exercice dans les prestations payées ou

provisionnées (comptes 6004 pb, 6104 pb, 63093 et 63094) ;

(L. 18) Sous-total : Charge des prestations (lignes L. 10 + L. 11 + L. 12 + L. 13 + L. 14 - L. 15 - L.

  

16 - L. 17) ;

(L. 20) Provisions d'assurance vie à la clôture de l'exercice (compte 30 à la clôture) ;

(L. 21) Provisions d'assurance vie à l'ouverture de l'exercice (compte 30 à l'ouverture) ;

(L. 22) Intérêts techniques incorporés dans l'exercice aux provisions d'assurance vie (compte 62004

it) ;

(L. 23) Ajustement sur opérations à capital variable (compte 766 moins 666) ;

(L. 24) Participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux provisions d'assurance vie

(comptes 62004 pb et 63095) ;

(L. 25) Autres provisions techniques à la clôture de l'exercice (comptes 360 Vie, 370 et 377 à la

clôture) ;

(L. 26) Autres provisions techniques à l'ouverture de l'exercice (comptes 360 Vie, 370 et 377 à

l'ouverture) ;

(L. 27) Sous-total : Charge de provisions (L. 20 - L. 21 - L. 22 - L. 23 - L. 24 + L. 25 - L. 26) ;

(L. 30) Participations aux excédents (comptes 6303, 6304, 6305 et 6306) ;

(L. 40) Frais d'acquisition (compte 6400) ;

(L. 41) Frais d'administration et autres charges techniques nets (comptes 6402 et 644 moins 720 et

740) ;

(L. 42) Subventions d'exploitation reçues (compte 730) ;

(L. 43) Produits des placements nets de charges (compte 76, sauf 766, moins 7939 et 66, sauf 666) ;

(L. 44) Intérêts techniques nets de cessions (comptes 6300, 6301 et 6302 moins sous-comptes

correspondants du compte 6390) ;

(L. 45) Sous-total : Produits financiers nets (L. 43 - L. 44) ;

(L. 50) Cotisations cédées aux réassureurs (compte 7080) ;

(L. 51) Part des réassureurs dans les prestations payées (compte 6090 sauf sous-compte

correspondant au compte 6004) ;

(L. 52) Part des réassureurs dans les provisions techniques, autres que les provisions pour

participation aux excédents, à la clôture de l'exercice (compte 39, sauf compte 394, à la clôture) ;

(L. 53) Part des réassureurs dans les provisions techniques, autres que les provisions pour

participation aux excédents, à l'ouverture de l'exercice (compte 39, sauf compte 394, à l'ouverture) ;

(L. 54) Part des réassureurs dans les participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux

prestations payées ou aux provisions techniques (sous-compte des comptes 6090, 6190 et 6290

correspondant aux comptes 6004, 6104 et 62004 ainsi que sous-comptes du compte 6390

correspondant au compte 6309) ;

(L. 55) Part des réassureurs dans les participations aux excédents (sous-comptes du compte 6390

correspondant aux comptes 6303, 6304, 6305 et 6306) ;

  

(L. 56) Commissions reçues des réassureurs (compte 6490) ;

(L. 57) Sous-total : Charge de la réassurance (L. 50 - L. 51 - L. 52 + L. 53 + L. 54 - L. 55 - L. 56) ;

(L. 60) Résultat technique (lignes L. 5 - L. 18 - L. 27 - L. 30 - L. 40 - L. 41 + L. 42 + L. 45 - L. 57).

L'état C 1 Vie-capitalisation est complété par quatre lignes hors compte :

(L. 70) Provisions pour participation aux excédents à la clôture de l'exercice (compte 34 à la

clôture) ;

(L. 71) Provisions pour participation aux excédents à l'ouverture de l'exercice (compte 34 à

l'ouverture) ;

(L. 72) Part des réassureurs dans les provisions pour participation aux excédents à la clôture de

l'exercice (compte 394 à la clôture) ;

(L. 73) Part des réassureurs dans les provisions pour participation aux excédents à l'ouverture de

l'exercice (compte 394 à l'ouverture).

B. - Etat C 1 Non-vie

L'état C 1 Non-vie comporte les colonnes suivantes :

Dommages corporels : opérations individuelles (y compris garanties complémentaires aux

opérations d'assurance vie) (catégorie 20) ;

Dommages corporels : opérations collectives (y compris garanties complémentaires aux opérations

d'assurance vie) (catégorie 21) ;

Chômage (catégorie 31) ;

Total des opérations directes en France (catégories 20 à 31) ;

Opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

Acceptations par un établissement en France ;

Opérations des succursales établies dans un Etat de l'Union européenne (hors la France) ;

Opérations des succursales établies hors de l'Union européenne ;

Total général.

Lorsque l'institution ou l'union réalise des opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non

révisable, l'état C 1 Non-vie est complété par deux états annexes qui en sont l'éclatement :

- annexe A : état de modèle C 1 Non-vie pour les opérations autres que les opérations pluriannuelles

à cotisation unique ou non révisable ;

- annexe B : état de modèle C 1 Non-vie pour les opérations pluriannuelles à cotisation unique ou

non révisable.

L'état C 1 Non-vie comporte les lignes suivantes :

(L. 1) Cotisations et accessoires émises (compte 7020) ;

  

(L. 2) Annulations et charge des ristournes (comptes 7022 et 7023 moins 63297) ;

(L. 3) Cotisations à émettre nettes de cotisations à annuler, à la clôture de l'exercice (compte 400

moins 401 à la clôture) ;

(L. 4) Cotisations à émettre nettes de cotisations à annuler, à l'ouverture de l'exercice (compte 400

moins 401 à l'ouverture) ;

(L. 5) Sous-total : Cotisations nettes (lignes L. 1 - L. 2 + L. 3 - L. 4) ;

(L. 6) Provisions pour cotisations non acquises à la clôture (compte 31 à la clôture) ;

(L. 7) Provisions pour cotisations non acquises à l'ouverture (compte 31 à l'ouverture) ;

(L. 8) Sous-total : Cotisations de l'exercice (lignes L. 5 - L. 6 + L. 7) ;

(L. 10) Sinistres payés (compte 6020) ;

(L. 11) Versements périodiques de rentes payés (compte 6021) ;

(L. 12) Recours encaissés (compte 6023) ;

(L. 13) Frais de gestion des sinistres (comptes 6025 et 6028) ;

(L. 14) Provisions pour sinistres à payer à la clôture de l'exercice (compte 332 à la clôture) ;

(L. 15) Provisions pour sinistres à payer à l'ouverture de l'exercice (compte 332 à l'ouverture) ;

(L. 16) Prévision de recours à encaisser à la clôture de l'exercice (compte 333 à la clôture) ;

(L. 17) Prévision de recours à encaisser à l'ouverture de l'exercice (compte 333 à l'ouverture) ;

(L. 18) Autres provisions techniques à la clôture de l'exercice (comptes 362 et 372 à la clôture) ;

(L. 19) Autres provisions techniques à l'ouverture de l'exercice (comptes 362 et 372 à l'ouverture) ;

(L. 20) Participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux prestations payées ou aux

provisions techniques (comptes 6024, 6124, 62124 et 6329 sauf 63297) ;

(L. 21) Sous-total : Charge des prestations (lignes L. 10 + L. 11 - L. 12 + L. 13 + L. 14 - L. 15 - L.

16 + L. 17 + L. 18 - L. 19 - L. 20) ;

(L. 30) Participations aux excédents (comptes 6323, 6324 et 6326) ;

(L. 40) Frais d'acquisition (compte 6420) ;

(L. 41) Frais d'administration et autres charges techniques nets (comptes 6422 et 645 moins 722 et

742) ;

(L. 42) Subventions d'exploitation reçues (compte 732) ;

(L. 43) Produits des placements alloués (compte 7920) ;

(L. 44) Intérêts techniques nets de cessions (comptes 6320 et 6321 moins sous-comptes

correspondants du compte 6392) ;

  

(L. 45) Sous-total : Produits financiers nets (L. 43 - L. 44) ;

(L. 50) Cotisations cédées aux réassureurs (compte 7082 moins sous-compte du compte 6392

correspondant au compte 63297) ;

(L. 51) Part des réassureurs dans les prestations payées (comptes 6092 sauf sous-compte

correspondant au compte 6024) ;

(L. 52) Part des réassureurs dans les provisions techniques, autres que les provisions pour

participation aux excédents, à la clôture de l'exercice (compte 39 sauf compte 395 à la clôture) ;

(L. 53) Part des réassureurs dans les provisions techniques, autres que les provisions pour

participation aux excédents, à l'ouverture de l'exercice (compte 39 sauf compte 395 à l'ouverture) ;

(L. 54) Part des réassureurs dans les participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux

prestations payées ou aux provisions techniques (sous-comptes des comptes 6092, 6192 et 62912

correspondant aux comptes 6024, 6124 et 62124 ainsi que sous-comptes du compte 6392

correspondant au compte 6329 sauf sous-compte 63297) ;

(L. 55) Part des réassureurs dans les participations aux excédents (sous-comptes du compte 6392

correspondant aux comptes 6323, 6324 et 6326) ;

(L. 56) Commissions reçues des réassureurs (compte 6492) ;

(L. 57) Sous-total : Charge de la réassurance (L. 50 - L. 51 - L. 52 + L. 53 + L. 54 - L. 55 - L. 56) ;

(L. 60) Résultat technique (lignes L. 8 - L. 21 - L. 30 - L. 40 - L. 41 + L. 42 + L. 45 - L. 57).

L'état C 1 Non-vie est complété par quatre lignes hors compte :

(L. 70) Provisions pour participation aux excédents et ristournes à la clôture de l'exercice (compte

35 à la clôture) ;

(L. 71) Provisions pour participation aux excédents et ristournes à l'ouverture de l'exercice (compte

35 à l'ouverture) ;

(L. 72) Part des réassureurs dans les provisions pour participation aux excédents à la clôture de

l'exercice (compte 395 à la clôture) ;

(L. 73) Part des réassureurs dans les provisions pour participation aux excédents à l'ouverture de

l'exercice (compte 395 à l'ouverture).

C. - Etat C 1 Dommages corporels

L'état C 1 Dommages corporels comporte les colonnes suivantes :

Dommages corporels : opérations individuelles (y compris garanties complémentaires aux

opérations d'assurance vie) (catégorie 20) ;

Dommages corporels : opérations collectives (y compris garanties complémentaires aux opérations

d'assurance vie) (catégorie 21) ;

Opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

Acceptations par un établissement en France ;

  

Opérations des succursales établies dans un Etat de l'Union européenne (hors la France) ;

Opérations des succursales établies hors de l'Union européenne ;

Total général.

Si l'institution ou l'union est agréée pour pratiquer les opérations visées au b de l'article L. 931-1,

l'état C 1 Dommages corporels comporte les mêmes lignes que l'état C 1 Non-vie, avec les mêmes

références au plan comptable sauf pour la ligne L. 43 (Produits des placements alloués) qui reçoit le

résultat du calcul effectué en application des dispositions du VII. - Classe 7, 4, point f, de l'annexe à

l'article A. 931-11-9 (3e alinéa).

Si l'institution ou l'union n'est pas agréée pour pratiquer les opérations visées au c de l'article L.

931-1, l'état C 1 Dommages corporels comporte les mêmes lignes que l'état C 1 Vie.

ETAT C 2

ENGAGEMENTS ET RESULTATS TECHNIQUES PAR PAYS.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance décrivent leurs

engagements et résultats techniques par pays d'établissement selon le modèle suivant :

PAYS CODE PAYS COTISATIONS (1) PROVISIONS techniques (2) RÉSULTAT technique (3)

1. Union européenne (4)

France

LPS depuis la France

Belgique

Danemark

Allemagne

Grèce

Espagne

Finlande

Irlande

Italie

Luxembourg

Pays-Bas

Autriche

Portugal

Suède

Royaume-Uni

Total Union européenne

2. Hors Union européenne

Divers

Total hors Union européenne

Total général

(1) Cotisations nettes au sens des lignes L. 5 de l'état C 1, brutes de réassurance. (2) Provisions techniques brutes de réassurance à la clôture de l'exercice. (3) Au sens des lignes

L. 60 de l'état C 1. (4) Y compris, pour les pays de l'Union européenne autres que la France, les opérations en LPS depuis un établissement local.

  

Les chiffres relatifs aux pays non membres de l'Union européenne dans lesquels les cotisations sont

inférieures à 1 % des cotisations en France et les provisions techniques sont inférieures à 1 % des

provisions techniques en France peuvent être regroupés en une seule ligne intitulée "divers".

Si l'institution ou l'union opère dans plus de quinze pays non membres de l'Union européenne en

réalisant dans chacun d'eux un volume d'activité supérieur aux seuils visés à l'alinéa précédent,

seuls sont détaillés les chiffres relatifs aux quinze pays de plus forte activité en termes de

cotisations d'abord, de provisions techniques ensuite. Les autres pays sont regroupés à la ligne

intitulée "divers".

ETAT C 3

ACCEPTATIONS ET CESSIONS EN REASSURANCE.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance décrivent, selon le modèle

fixé ci-après, leurs opérations de réassurance acceptées (tableau A) et cédées (tableau B) en les

ventilant d'après l'Etat de l'établissement qui a signé le traité (France ou étranger) et en fonction du

lien existant entre les cocontractants (entreprises d'assurance ou de réassurance du groupe [1] ou

non).

TABLEAU A

Acceptations (France et étranger)

ACCEPTATIONS par un établissement

(2) en provenance d'entreprises

d'assurance

FRANÇAIS ÉTRANGER TOTAL

Entreprises du groupe Autres entreprises Entreprises du groupe Autres entreprises

Cotisations acceptées

Provisions techniques sur acceptations

Solde technique (3)

Intérêts sur dépôts espèces

TABLEAU B

Cessions et rétrocessions (France et étranger)

CESSIONS PAR UN ÉTABLISSEMENT à

des entreprises d'assurance ou de

réassurance

FRANÇAIS ÉTRANGER TOTAL

Entreprises du groupe Autres entreprises Entreprises du groupe Autres entreprises

Cotisations cédées

Provisions techniques cédées

Charge de réassurance (4)

Intérêts sur dépôts espèces

Nota. - Tableaux A et B :

(1) Les entreprises d'assurance ou de réassurance du groupe sont, au sens du présent état, celles qui

seraient susceptibles d'être consolidées ou combinées par intégration globale ou intégration

proportionnelle en application des dispositions de l'article 357-3 de la loi n° 66-537 du 24 juillet

1966 sur les sociétés commerciales.

  

(2) Acceptations telles que définies à l'article L. 931-1 : opérations visées aux a, b et c dudit article

pour des salariés, anciens salariés et ayants droit telles que définies aux articles L. 932-1 et L.

932-14.

(3) Le solde technique est le montant des cotisations diminué des prestations (y compris variation

des provisions techniques) et des frais d'acquisition.

(4) Charge de réassurance au sens des lignes L. 57 de l'état C 1.

ETAT C 4

COTISATIONS PAR CATEGORIES D'OPERATIONS ET DE GARANTIES.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance ventilent les cotisations

nettes (au sens des lignes L. 5 de l'état C 1) par catégories, sous-catégories ou totalisations

d'opérations selon le modèle fixé ci-après.

Les institutions et les unions agréées pour pratiquer les opérations visées au a de l'article L. 931-1 et

celles agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et au b de l'article L. 931-1

établissent un état C 4 Vie-capitalisation-mixte. Les institutions et unions agréées pour pratiquer les

opérations visées au b et/ou au c de ce même article établissent un état C 4 Non-vie.

A. - Etat C 4 Vie-capitalisation-mixte

L'état C 4 Vie-capitalisation-mixte comporte les lignes suivantes :

I. - Total des opérations directes en France (catégories 1 à 21) :

01. - Opérations de capitalisation à cotisation unique ou versements libres ;

02. - Opérations de capitalisation à cotisations périodiques ;

03. - Opérations individuelles d'assurance temporaire décès (y compris opérations collectives à

adhésion facultative) (1).

031. - Temporaires décès à cotisation unique ou versements libres (1) ;

032. - Temporaires décès à cotisations périodiques (1) ;

04. - Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisation unique ou versements libres (1) :

041. - Rentes à cotisation unique ou versements libres (1) ;

042. - Autres opérations à cotisation unique ou versements libres (1) ;

05. - Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisations périodiques (1) :

051. - Rentes à cotisations périodiques (1) ;

052. - Autres opérations à cotisations périodiques (1) ;

06. - Opérations collectives en cas de décès (1) :

061. - Opérations collectives en cas de décès visées à l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre

  

1989 (1) ;

062. - Autres opérations collectives en cas de décès (1) ;

07. - Opérations collectives en cas de vie (1) :

071. - Opérations collectives de rentes (1) ;

072. - Autres opérations collectives en cas de vie (1) ;

08. - Opérations d'assurance vie ou de capitalisation en unités de compte à cotisation unique ou

versements libres :

081. - Opérations de capitalisation en unités de compte à cotisation unique ou versements libres ;

082. - Temporaires décès en unités de compte à cotisation unique ou versements libres ;

083. - Rentes individuelles en unités de compte à cotisation unique ou versements libres ;

084. - Autres opérations individuelles en unités de compte à cotisation unique ou versements libres ;

085. - Opérations collectives en cas de décès en unités de compte à cotisation unique ou versements

libres visés à l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

086. - Autres opérations collectives en cas de décès en unités de compte à cotisation unique ou

versements libres ;

087. - Opérations collectives de rentes en unités de compte à cotisation unique ou versements libres

;

088. - Autres opérations collectives en cas de vie en unités de compte à cotisation unique ou

versements libres ;

09. - Opérations d'assurance vie ou de capitalisation en unités de compte à cotisations périodiques ;

091. - Opérations de capitalisation en unités de compte à cotisations périodiques ;

092. - Temporaires décès en unités de compte à cotisations périodiques ;

093. - Rentes individuelles en unités de compte à cotisations périodiques ;

094. - Autres opérations individuelles en unités de compte à cotisations périodiques ;

095. - Opérations collectives en cas de décès en unités de compte à cotisations périodiques visées à

l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

096. - Autres opérations collectives en cas de décès en unités de compte à cotisations périodiques ;

097. - Opérations collectives de rentes en unités de compte à cotisations périodiques ;

098. - Autres opérations collectives d'assurance en cas de vie en unités de compte à cotisations

périodiques ;

10. - Opérations collectives relevant de l'article L. 932-24 ;

20. - Opérations individuelles de dommages corporels (y compris garanties complémentaires aux

opérations en cas de vie ou de décès) :

  

201. - Garanties frais de soins ;

202. - Autres garanties ;

21. - Opérations collectives de dommages corporels (y compris garanties complémentaires aux

opérations collectives en cas de vie ou de décès) :

211. - Garanties frais de soins délivrées au sein d'opérations collectives visées à l'article 2 de la loi

n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

212. - Autres garanties de dommages corporels délivrées au sein d'opérations collectives visées à

l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

213. - Garanties frais de soins non délivrées au sein d'opérations collectives visées à l'article 2 de la

loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

214. - Autres garanties de dommages corporels non délivrées au sein d'opérations collectives visées

à l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

II. - Total des opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

III. - Total des acceptations en réassurance par un établissement en France ;

IV. - Total des opérations des succursales établies dans l'Union européenne (hors la France) :

a) Opérations directes souscrites par les succursales établies dans l'Union européenne (hors la

France) ;

b) Opérations effectuées en libre prestation de services par les succursales établies dans l'Union

européenne (hors la France) ;

c) Acceptations en réassurance par les succursales établies dans l'Union européenne (hors la France)

;

V. - Total des opérations des succursales établies hors de l'Union européenne :

a) Opérations directes souscrites par les succursales établies hors de l'Union européenne ;

b) Opérations effectuées en libre prestation de services par les succursales établies hors de l'Union

européenne ;

c) Acceptations en réassurance par les succursales établies hors de l'Union européenne ;

Total général (rubriques I à V).

B. - Etat C 4 Non-vie

L'état C 4 Non-vie comporte trois colonnes :

- colonne A : cotisations émises au titre d'opérations autres que les opérations pluriannuelles à

cotisation unique ou non révisable et les opérations assimilées en application de l'article A.

931-11-17 ;

- colonne B : cotisations émises au titre d'opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non

révisable et d'opérations assimilées en application de l'article A. 931-11-17 ;

  

- colonne C : totaux partiels par catégories d'opérations et total général.

L'état C 4 Non-vie comporte les lignes suivantes :

I. - Total des opérations directes en France (catégories 20 à 31) :

20. - Dommages corporels : opérations individuelles (y compris garanties complémentaires aux

opérations en cas de vie ou de décès) :

201. - Garanties frais de soins ;

202. - Autres garanties ;

21. - Dommages corporels : opérations collectives (y compris garanties complémentaires aux

opérations en cas de vie ou de décès) :

211. - Garanties frais de soins délivrées au sein d'opérations collectives visées à l'article 2 de la loi

n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

212. - Autres garanties de dommages corporels délivrées au sein d'opérations collectives visées à

l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

213. - Garanties frais de soins non délivrées au sein d'opérations collectives visées à l'article 2 de la

loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

214. - Autres garanties de dommages corporels non délivrées au sein d'opérations collectives visées

à l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;

31. - Chômage ;

II. - Total des opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

III. - Total des acceptations en réassurance par un établissement en France ;

IV. - Total des opérations des succursales établies dans l'Union européenne (hors la France) :

a) Opérations directes souscrites par les succursales établies dans l'Union européenne (hors la

France) ;

b) Opérations effectuées en libre prestation de services par les succursales établies dans l'Union

européenne (hors la France) ;

c) Acceptations en réassurance par les succursales établies dans l'Union européenne (hors la France)

;

V. - Total des opérations des succursales établies hors de l'Union européenne :

a) Opérations directes souscrites par les succursales établies hors de l'Union européenne ;

b) Opérations effectuées en libre prestation de services par les succursales établies hors de l'Union

européenne ;

c) Acceptations en réassurance par les succursales établies hors de l'Union européenne.

Total général (rubriques I à V).

(1) Hors cotisations afférentes aux garanties de dommages corporels.

  

ETAT C 5

REPRESENTATION DES ENGAGEMENTS REGLEMENTES. Les institutions de prévoyance et

les unions d'institutions de prévoyance établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état retraçant la

représentation de leurs engagements réglementés.

PROVISIONS TECHNIQUES AUTRES engagements

réglementés

TOTAL

Opérations Union européenne Hors Union européenne

Opérations directes Acceptations

Provisions techniques des

opérations collectives

relevant de l'article L.

932-24

XXX

Provisions d'assurance vie

des autres opérations

XXX

Provisions pour cotisations

non acquises

XXX

Provisions pour risques en

cours

XXX

Provisions pour sinistres à

payer

XXX

Provisions mathématiques

(non-vie)

XXX

Provisions pour

participation aux excédents

et ristournes

XXX

Provisions pour égalisation XXX

Provisions pour risque

d'exigibilité des

engagements techniques

XXX

Autres provisions

techniques

XXX

Engagements au titre des

opérations relevant de la

branche 75 de l'article R.

931-2-1 (1)

XXX

Réserve de capitalisation XXX XXX XXX

Dettes privilégiées XXX XXX XXX

Dépôts de garantie des

assurés, des agents et des

tiers

XXX XXX XXX

Réserves d'amortissement

des emprunts et réserves

pour cautionnements

XXX XXX XXX

Total des passifs

réglementés (A)

Avances sur contrats

mentionnés à l'article R.

931-10-26

XXX XXX

Cotisations mentionnées à

l'article R. 931-10-26

XXX XXX

Valeurs mentionnées à

l'article R. 931-10-27

XXX

Frais d'acquisition des

bulletins d'adhésion à des

règlements ou des contrats

reportés mentionnés à

l'article R. 931-10-27

XXX

Cotisations mentionnées à

l'article R. 931-10-28

XXX XXX

  

Frais d'acquisition des

bulletins d'adhésion à des

règlements ou des contrats

reportés mentionnées à

l'article R. 931-10-28

XXX XXX

Créances nettes sur les

cédants mentionnées à

l'article R. 931-10-29

XXX XXX

Actifs mentionnés à l'article

R. 931-10-30

XXX XXX

Recours admis XXX

Divers (2)

Créances mentionnées à

l'article R. 931-10-31

XXX XXX XXX

Valeurs déposées en

cautionnement

XXX XXX XXX

Total des actifs admissibles

divers (B)

Base de la dispersion visée

à l'article R. 931-10-22

(A-B)

Valeurs couvrant les

engagements pris dans le

cadre d'opérations relevant

de la branche 25 de l'article

R. 931-2-1 (1)

XXX

Autres placements

mentionnés du 1o au 15o

de l'article R. 931-10-21 (3)

Dépôts mentionnés au 16o

de l'article R. 931-10-21

Intérêts courus des

placements mentionnés à

l'article R. 931-10-21

Créances garanties sur les

réassureurs mentionnées à

l'article R. 931-10-21

XXX

Total des placements et

actifs assimilés

(1) Les placements correspondants ne figurent au présent état que s'ils appartiennent à l'institution ou l'union. (2) Le détail de la rubrique Divers est annexé au présent état. (3)

Sont notamment incluses parmi ces placements les valeurs remises par les organismes réassurés avec caution solidaire ou substitution.

Article Annexe (2) à l'art. A931-11-17

COMPTE RENDU DETAILLE ANNUEL : ETATS D'ANALYSE DES COMPTES.

ETAT C 7

PROVISIONNEMENT DES RENTES EN SERVICE.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance qui, au titre des opérations

d'assurance directe, servent des prestations périodiques conditionnées par la survie du bénéficiaire

(rentes à caractère viager) établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état retraçant ces opérations.

TABLEAU A

Prestations servies au titre d'un contrat de rente, d'une garantie décès (accidentel ou non), à un

bénéficiaire non victime d'un préjudice corporel personnel

1. Provisions techniques à l'ouverture de l'exercice (1)

  

2. Capitaux entrés au cours de l'exercice

3. Autres ressources (2)

4. Produits financiers (3)

5. Prestations payées

6. Capitaux sortis au cours de l'exercice

7. Provisions techniques à la clôture de l'exercice (1)

8. Charges de gestion (4)

Solde (= 1 + 2 + 3 + 4-5-6-7-8)

(1) Provisions d'assurance vie et provisions mathématiques non-vie. (2) Notamment participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux prestations payées ou

provisionnées et ajustement des opérations en unités de compte. (3) Aux taux prévus pour la constitution des provisions d'assurance vie et des provisions mathématiques non-vie.

(4) Egales aux prélèvements prévus pour la constitution des provisions d'assurance vie et des provisions mathématiques Non-vie.

TABLEAU B

Prestations servies à un bénéficiaire victime d'un préjudice corporel personnel

Paiements et provisions par année de constitution des rentes

ANNÉE DE

CONSTITUTION

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) (N) TOTAL

1. Provisions

mathématiques à

l'ouverture (1)

XXXXX

2. Capitaux entrés

au cours de

l'exercice (2)

3. Autres ressources

(3)

4. Produits

financiers (4)

5. Prestations

payées

6. Capitaux sortis au

cours de l'exercice

7. Provisions

mathématiques à la

clôture (1)

8. Charges de

gestion (5)

Solde = 1 + 2 + 3 +

4-5-6-7-8

(1) Uniquement provisions mathématiques (Non-vie) en cas d'invalidité. (2) Pour les exercices antérieurs à N, uniquement par révision de rente. (3) Notamment participations aux

excédents incorporées dans l'exercice aux prestations payées ou provisionnées. (4) Aux taux prévus pour la constitution des provisions mathématiques. (5) Egales aux

prélèvements prévus pour la constitution des provisions mathématiques.

TABLEAU C

Prestations périodiques servies à un bénéficiaire victime d'un préjudice corporel personnel

(incapacité temporaire ou invalidité)

Paiements, au cours de l'exercice, par année de survenance des sinistres

ANNÉE DE

SURVENANCE (1)

(N-12) et ant. (N-11) (N-10) (N-9) (N-8) (N-7) (N-6)

1. Indemnités

journalières

(incapacité

temporaire)

  

2. Rentes d'invalidité

ANNÉE DE

SURVENANCE (1)

(N-5) (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) (N) TOTAL (2)

1. Indemnités

journalières

(incapacité)

2. Rentes d'invalidité

(1) En cas d'arrêts de travail successifs, l'année de survenance est déterminée comme prévu au bulletin d'adhésion, au règlement ou au contrat. (2) La colonne " Total " est la

somme des 13 colonnes N-12 et antérieurs à N.

Lorsque la faiblesse du montant des prestations périodiques servies le justifie, l'Autorité de contrôle

prudentiel peut dispenser l'institution ou l'union de remplir le tableau C.

ETAT C 10

COTISATIONS ET RESULTATS PAR ANNEE DE SURVENANCE DES SINISTRES.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au b et / ou au c de l'article L. 931-1 établissent, selon le modèle fixé ci-après, un

état de leurs cotisations et de leurs résultats, par année de survenance des sinistres, pour chacune des

catégories, sous-catégories ou totalisations d'opérations suivantes, les opérations pluriannuelles à

cotisation unique ou non révisable et les opérations assimilées en application de l'article A.

931-10-17 étant exclues. Les institutions et les unions agréées pour pratiquer simultanément les

opérations visées au a et au b de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer les opérations

visées au a, le cas échéant pour leurs garanties complémentaires, établissent ce même état C 10 :

a) Opérations directes souscrites en France :

-dommages corporels : opérations individuelles (y compris garanties contre les dommages corporels

complémentaires à des garanties en cas de vie ou de décès) (catégorie 20) ;

-dommages corporels : opérations collectives-ensemble (y compris garanties contre les dommages

corporels complémentaires à des garanties en cas de vie ou de décès) (catégorie 21) ;

-dommages corporels : opérations collectives visées à l'article 2 de la loi n° 89-1009 du 31

décembre 1989 (y compris garanties contre les dommages corporels complémentaires à des

garanties en cas de vie ou de décès) (sous-catégories 211 et 212) ;

-dommages corporels : opérations collectives autres (y compris garanties contre les dommages

corporels complémentaires à des garanties en cas de vie ou de décès) (sous-catégories 213 et 214) ;

-chômage (catégorie 31) ;

-total des opérations directes souscrites en France (catégories 20 à 31) ;

b) Autres opérations :

-total des contrats des catégories 20 à 31 souscrits en LPS depuis la France ;

-total des acceptations en France couvrant les catégories 20 à 31 ;

-total Union européenne hors France, opérations directes et acceptées des catégories 20 à 31 ;

-total hors Union européenne : opérations directes et acceptées des catégories 20 à 31.

TABLEAU A

  

Cotisations acquises

ANNÉE DE RATTACHEMENT (N-5) et ant. (N-4) ((N(NEN--x3-2.1)))

INV.

TOTAL

1. Cumul des cotisations appelées, nettes d'annulations, au cours des exercices antérieurs XXXXX XXXXX

2. Cotisations appelées, nettes d'annulations, au cours de l'exercice inventorié

3. Cotisations appelées, nettes d'annulations, restant à effectuer à la fin de l'exercice inventorié

4. Fraction des cotisations non courue à la fin de l'année de rattachement antérieure (1) XXXXX XXXXX

5. Fraction des cotisations non courue à la fin de l'année de rattachement XXXXX

6. Total : cotisations acquises (2) XXXXX XXXXX

Rappel : émissions, nettes d'annulations, restant à effectuer à la fin de l'exercice précédent XXXXX

(1) Montant égal au montant inscrit en ligne 5 de la colonne précédente. (2) 1 + 2 + 3 + 4-5.

TABLEAU B

Nombre de règlements, de contrats ou de traités de réassurance

Nombre à l'ouverture de l'exercice

Nombre à la clôture de l'exercice

TABLEAU B'

Nombre de risques (1)

Nombre de risques à l'ouverture de l'exercice

Nombre de risques à la clôture de l'exercice

(1) Le " risque " est ici l'indicateur de volume d'activité en opérations directes, autre que le nombre

de bulletins d'adhésion à un règlement ou de contrats, le plus significatif possible, par exemple en

dommages corporels : le nombre de têtes assurées.L'institution ou l'union précise l'indicateur retenu.

TABLEAU C

Coût moyen et rapport s / c par année de survenance des sinistres

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) Ex. INV.

1. Cumul des

paiements (1), nets de

recours, au cours des

exercices antérieurs (2)

XXXXX

2. Paiements (1), nets

de recours, au cours de

l'exercice inventorié (2)

3. Provisions pour

sinistres à payer, nettes

de prévisions de

recours, à la fin de

l'exercice inventorié (2)

4. Charge nette de

recours (2) (3)

5. Nombre de sinistres

ou d'événements

6. Coût moyen net de

recours (4)

7. Cotisations acquises

  

à l'année

8. Rapport s / c (en %)

(1) Capitaux de rentes constituées dans l'exercice inclus. (2) Frais de gestion inclus. (3) 1 + 2 + 3. (4) Par dérogation aux dispositions du premier alinéa de la présente annexe, les

montants portés à cette ligne sont exprimés en francs.

ETAT C 11

SINISTRES PAR ANNEE DE SURVENANCE.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au b et / ou au c de l'article L. 931-1 établissent, selon le modèle fixé ci-après, un

état de leurs sinistres, par année de survenance, pour chacune des catégories, sous-catégories ou

totalisations d'opérations suivantes, les opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non

révisable et les opérations assimilées en application de l'article A. 931-10-17 étant exclues. Les

institutions et les unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et au b de

l'article L. 931-1 et celles agréées uniquement pour les opérations visées au a, le cas échéant pour

leurs garanties complémentaires, établissent ce même état C 11.

a) Opérations directes souscrites en France :

-dommages corporels : opérations individuelles, ensemble (catégorie 20) ;

-dommages corporels : opérations individuelles, garanties frais de soins (sous-catégorie 201) ;

-dommages corporels : opérations individuelles, autres garanties (sous-catégorie 202) ;

-dommages corporels : opérations collectives, ensemble (catégorie 21) ;

-dommages corporels : opérations collectives, garanties frais de soins (sous-catégories 211 et 213) ;

-dommages corporels : opérations collectives, autres garanties (sous-catégories 212 et 214) ;

-chômage (catégorie 31) ;

-total des opérations directes souscrites en France (catégories 20 à 31) ;

b) Autres opérations :

-total des opérations des catégories 20 à 31, souscrites en LPS depuis la France ;

-total des acceptations en France couvrant les catégories 20 à 31 ;

-total Union européenne hors la France : opérations directes et acceptées des catégories 20 à 31 ;

-total hors Union européenne : opérations directes et acceptées des catégories 20 à 31.

TABLEAU A

Nombre de sinistres payés ou à payer

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) Ex. INV. TOTAL

1. Terminés à

l'ouverture de

l'exercice inventorié

(1)

XXXXX XXXXX XXXXX

2. Réouverts dans

l'exercice

  

3. Terminés dans

l'exercice inventorié

4. Restant à payer à

la clôture de

l'exercice inventorié

(2)

5. Total (1-2 + 3 + 4) XXXXX XXXXX

6. Dont déclarés

dans l'exercice

inventorié

(1) 1-2 + 3 de l'année précédente. (2) Cette ligne doit comprendre l'estimation du nombre de sinistres survenus mais non déclarés.

TABLEAU B

Sinistres, paiements et provisions

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

1. Paiements de

sinistres dans

l'exercice inventorié

2. Capitaux de

rentes constitués

dans l'exercice

inventorié

3. Provisions pour

sinistres à payer à la

clôture de l'exercice

inventorié

4. Participations aux

excédents

incorporées dans

l'exercice dans les

prestations payées

ou provisionnées

5. Total

6. Provisions pour

sinistres à payer à

l'ouverture de

l'exercice inventorié

XXXXX

7. Paiements de

sinistres et de

capitaux de rentes

constituées cumulés

des exercices

antérieurs à

l'exercice inventorié

XXXXX XXXXX XXXXX

TABLEAU C

Recours

ANNÉE DE SURVENANCE (N-5) et ant. ((N(N(NEN--4-X3-2)1).))

INV.

TOTAL

1. Recours encaissés dans l'exercice inventorié

2. Prévision de recours restant à encaisser à la clôture de l'exercice inventorié

3. Total

4. Prévision de recours restant à encaisser à l'ouverture de l'exercice inventorié XXXX

5. Recours encaissés cumulés des exercices antérieurs à l'exercice inventorié XXXXX XXXXXXXXXX

TABLEAU D

Frais de gestion des sinistres et des recours

  

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

1. Frais de gestion

payés dans

l'exercice inventorié

2. Provision pour

frais de gestion à

payer à la clôture de

l'exercice inventorié

Total (1 + 2)

4. Provisions pour

frais de gestion à

payer à l'ouverture

de l'exercice

inventorié

XXXXX

5. Frais de gestion

payés cumulés des

exercices antérieurs

à l'exercice

inventorié

XXXXX XXXXX XXXXX

Les institutions et les unions dont les provisions pour sinistres à payer n'atteignent pas 10 % des

provisions mathématiques Non-vie sont dispensées de l'établissement des états C 11.

ETAT C 12

SINISTRES ET RESULTATS PAR ANNEE DE SOUSCRIPTION.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au b et / ou au c de l'article L. 931-1 établissent, selon le modèle fixé ci-après, un

état de leurs cotisations, sinistres et résultats, par année de souscription des contrats, pour chacune

des deux totalisations d'opérations ci-après. Les institutions et les unions agréés pour pratiquer

simultanément les opérations visées au a et au b de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer

les opérations visées au a, le cas échéant pour leurs garanties complémentaires, établissent ce même

état C 12.

Opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable des catégories 20 à 31 :

-total des opérations directes souscrites en France des catégories 20 à 31 ;

-total des autres opérations des catégories 20 à 31, y compris opérations assimilées en application

du dernier alinéa de l'article A. 931-11-17.

TABLEAU A

Sinistres, paiements et provisions, par année de souscription

ANNÉE DE SOUSCRIPTION (N-5) et ant. ((N(N(NEN--4-X3-2)1).))

INV.

TOTAL

1. Paiements de sinistres dans l'exercice inventorié

2. Frais de gestion payés dans l'exercice inventorié

3. Recours encaissés dans l'exercice inventorié

4. Provisions pour sinistres à payer à la clôture de l'exercice inventorié

5. Provisions pour frais de gestion à payer à la clôture de l'exercice inventorié

6. Prévision de recours restant à encaisser à la clôture de l'exercice inventorié

7. Autres provisions techniques à la clôture de l'exercice inventorié (1)

8. Sous-total (lignes 1 + 2-3 + 4 + 5-6 + 7)

  

9. Provisions pour sinistres à payer à l'ouverture de l'exercice inventorié XXXXX

10. Provisions pour frais de gestion à payer à l'ouverture de l'exercice inventorié XXXXX

11. Prévision de recours restant à encaisser à l'ouverture de l'exercice inventorié XXXXX

12. Autres provisions techniques à l'ouverture de l'exercice inventorié (1) XXXXX

13. Augmentation des cotisations acquises (2) XXXXX

14. Participations aux excédents incorporées dans l'exercice aux prestations payées ou provisionnées

15. Sous-total (lignes 9 + 10-11 + 12 + 13 + 14)

(1) Provisions pour cotisations non acquises nettes de frais d'acquisition reportés, provisions pour risques en cours, provisions pour risques croissants. (2) Nettes de frais

d'acquisition.

TABLEAU B

Rapport s / c par année de souscription

ANNÉE DE

SOUSCRIPTION

(N-5) (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV.

1. Cumul des

paiements, nets de

recours, au cours des

exercices antérieurs (1)

XXXXX

2. Paiements, nets de

recours, au cours de

l'exercice inventorié (1)

3. Provisions pour

prestations à la fin de

l'exercice inventorié (1)

(2)

4. Charge nette de

recours

5. Cumul des

participations aux

excédents incorporées

aux prestations payées

ou provisionnées

6. Cotisations acquises

à l'année (3)

7. Coût net / cotisations

(en %) (4)

(1) Frais de gestion inclus. (2) Provisions pour cotisations non acquises nettes de frais d'acquisition reportés, provisions pour risques en cours, provisions pour risques croissants

et provisions pour sinistres à payer, nettes de prévisions de recours. (3) Cumul des cotisations, nettes d'annulations, émises au titre de l'année de souscription considérée,

augmenté de l'estimation des cotisations à émettre, nette des cotisations à annuler. (4) (Ligne 4-ligne 5) / ligne 6.

ETAT C 13

PART DES REASSUREURS DANS LES SINISTRES.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au b ou au c de l'article L. 931-1 établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état

retraçant la part des cessionnaires et rétrocessionnaires dans les sinistres. Les institutions et les

unions agréées pour pratiquer simultanément les opérations visées au a et au b de l'article L. 931-1

et celles agréées pour pratiquer les opérations visées au a, le cas échéant pour leurs garanties

complémentaires, établissent ce même état C 13.

TABLEAU A

Sinistres au titre d'opérations relevant des catégories 20 à 31 (1) (opérations directes en France)

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

  

1. Paiements dans

l'exercice inventorié

2. Provisions pour

sinistres à payer à la

clôture de l'exercice

inventorié

3. Total

4. Provisions pour

sinistres à payer à

l'ouverture de

l'exercice inventorié

XXXXX

TABLEAU B

Sinistres au titre d'opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable des catégories 20 à

31 (opérations directes en France)

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

1. Paiements dans

l'exercice inventorié

2. Provisions

techniques à la

clôture de l'exercice

inventorié.

3. Total

4. Provisions

techniques à

l'ouverture de

l'exercice inventorié.

XXXXX

5. Augmentation des

primes acquises et

autres ressources

(3)

6. Total

TABLEAU C

Sinistres au titre d'opérations des catégories 20 à 31 (2) (LPS, acceptations et opérations à

l'étranger)

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

1. Paiements dans

l'exercice inventorié

2. Provisions pour

sinistres à payer à la

clôture de l'exercice

inventorié

3. Total

4. Provisions pour

sinistres à payer à

l'ouverture de

l'exercice inventorié.

XXXXX

TABLEAU D

Sinistres au titre des opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable des catégories

  

20 à 31 (LPS, acceptations et opérations à l'étranger)

ANNÉE DE

SURVENANCE

(N-5) et ant. (N-4) (N-3) (N-2) (N-1) EX. INV. TOTAL

1. Paiements dans

l'exercice inventorié

2. Provisions

techniques à la

clôture de l'exercice

inventorié

3. Total

4. Provisions

techniques à

l'ouverture de

l'exercice inventorié.

XXXXX

5. Augmentation des

primes acquises et

autres ressources

(3)

6. Total

(1) Hors opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable des catégories 20 à 31.

(2) Hors opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable et opérations assimilées en

application du dernier alinéa de l'article A. 931-11-17.

(3) Les " autres ressources " sont la contribution des cessionnaires et rétrocessionnaires dans les

participants aux excédents incorporées dans l'exercice aux prestations payées ou provisionnées.

Article Annexe (3) à l'art. A931-11-17

COMPTE RENDU DETAILLE ANNUEL : ETATS D'ANALYSE DES COMPTES.

ETAT C 20

MOUVEMENTS DES BULLETINS D'ADHESION AUX REGLEMENTS OU DES CONTRATS,

DES CAPITAUX ET RENTES.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au a de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer simultanément les

opérations visées au a et au b établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état retraçant les

mouvements des bulletins d'adhésion aux règlements, des contrats, des capitaux et des rentes au

cours de l'exercice inventorié.

MOUVEMENTS CATÉGORIE ou sous-catégorie

En cours à l'ouverture de l'exercice Nombre (1)

Montant (2)

Entrées :

Souscriptions Nombre

Montant

Remplacements ou transformations Nombre

Montant

Revalorisations (3) Nombre (4)

  

Montant

Total des entrées Nombre

Montant

Sorties :

Sans effet Nombre

Montant

Remplacements ou transformations Nombre

Montant

Echéances Nombre

Montant

Sinistres (5) Nombre

Montant

Extinctions Nombre

Montant

Rachats Nombre

Montant

Réductions Nombre (4)

Montant

Résiliations Nombre

Montant

Total des sorties Nombre

Montant

En cours à la clôture de l'exercice Nombre

Montant

(1) Nombre de bulletins d'adhésion aux règlements et de contrats. (2) Capitaux ou rentes garantis. (3) Revalorisations au cours de l'exercice : indexations, incorporations de

participations aux excédents. (4) Les nombres figurant sur cette ligne ne s'additionnent pas dans le total. (5) Pour les opérations relevant de la branche 24 (Capitalisation), cette

rubrique enregistre les remboursements par tirage au sort.

Cet état comporte en colonnes les catégories et sous-catégories suivantes d'opérations directes en

France :

Opérations de capitaux en francs ou en devises

Opérations de capitalisation à cotisation unique ou versements libres (catégorie 01).

Opérations de capitalisation à cotisations périodiques (catégorie 02).

Opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion facultative) :

temporaires décès (catégorie 03).

Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisation unique ou versements libres (sous-catégorie 042).

Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisations périodiques (sous-catégorie 052).

  

Opérations collectives en cas de décès (catégorie 06).

Autres opérations collectives en cas de vie (sous-catégorie 072).

Opérations en unités de compte

Opérations de capitalisation à cotisation unique ou versements libres (sous-catégorie 081).

Opérations de capitalisation à cotisations périodiques (sous-catégorie 091).

Opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion facultative) :

temporaires décès (sous-catégories 082 et 092).

Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisation unique ou versements libres (sous-catégorie 084).

Autres opérations individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion

facultative) à cotisations périodiques (sous-catégorie 094).

Opérations collectives en cas de décès (sous-catégories 085, 086, 095 et 096).

Opérations collectives en cas de vie (sous-catégories 088 et 098).

Opérations de rentes en francs ou en devises

Rentes individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion facultative)

différées en cours de constitution (partie des sous-catégories 041 et 051) (1).

Rentes individuelles d'assurance vie (y compris opérations collectives à adhésion facultative) en

service (partie des sous-catégories 041 et 051) (1).

Rentes collectives en cas de vie différées en cours de constitution (partie de la sous-catégorie 072)

(2).

Rentes collectives en cas de vie en service (partie de la sous-catégorie 072) (2).

Opérations de rentes en unités de compte

Rentes différées en cours de constitution (partie des sous-catégories 083, 087, 093 et 097) (3).

Rentes en service (partie des sous-catégories 083, 087, 093 et 097) (3).

Les opérations en unités de compte sont converties en francs à la contrevaleur de l'unité de compte à

la date d'inventaire et regroupées toutes unités de compte confondues.L'institution ou l'union détient

le détail de chaque catégorie ou sous-catégorie par unité de compte.

(1) L'addition des éléments relatifs aux rentes individuelles différées en cours de constitution et aux

rentes individuelles en service est égale au total des éléments relatifs aux sous-catégories 041 et

051.

(2) L'addition des éléments relatifs aux rentes collectives différées en cours de constitution et aux

rentes collectives en service est égale au total des éléments relatifs à la sous-catégorie 072.

(3) L'addition des éléments relatifs aux rentes différées en cours de constitution et aux rentes en

service est égale au total des éléments relatifs aux sous-catégories 083, 087, 093 et 097.

  

ETAT C 21

ETAT DETAILLE DES PROVISIONS TECHNIQUES.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au a de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer simultanément les

opérations visées au a et au b établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état détaillé de leurs

provisions techniques.

L'état est constitué de deux ensembles de lignes :

A.-Le premier ensemble de lignes est ordonné en quarante-trois rubriques correspondant aux

catégories, sous-catégories ou regroupements d'opérations définies à l'état C 4 :

I.-Opérations directes en France : catégories ou sous-catégories 01, 02, 031, 032, 041, 042, 051,

052, 061, 062, 071, 072, 081, 082, 083, 084, 085, 086, 087, 088, 091, 092, 093, 094, 095, 096, 097,

098, 10, 201, 202, 211, 212, 213 puis 214 ;

II.-Opérations en libre prestation de services par un établissement en France ;

III.-Acceptations en réassurance par un établissement en France ;

IV.-Opérations des succursales établies dans l'Union européenne (hors la France), détaillées par

rubriques a, b puis c ;

V.-Opérations des succursales établies hors de l'Union européenne, détaillées par rubriques a, b puis

c.

Ce premier ensemble comporte une ligne par règlement ou contrat type en cours. Chaque règlement

ou contrat type est identifié par sa dénomination ; les différentes versions d'un contrat type proposé

sous une même dénomination sont à considérer comme des règlements ou des contrats distincts.

Chaque rubrique est totalisée. Les provisions techniques relatives aux garanties en francs ou en

devises des opérations en unités de compte sont indiquées sur une ligne distincte rattachée au

règlement ou au contrat.

Sous réserve de respecter la décomposition par régime de participation aux excédents, les

institutions et les unions peuvent regrouper au sein de chaque rubrique les règlements ou contrats

types dont les provisions techniques représentent moins de 0, 5 % du total des provisions techniques

afférentes aux opérations directes en France ;

B.-Le deuxième ensemble de lignes retrace les provisions techniques communes à plusieurs

règlements ou contrats types :

-d'abord, celles des provisions pour participation aux excédents qui ne sont pas propres à un

règlement ou contrat type ;

-ensuite, les autres provisions techniques, notamment provisions pour aléas financiers, provisions

de gestion, provision pour risque d'exigibilité des engagements techniques.

L'état est complété par un total général.

L'état comporte les colonnes suivantes :

-dénomination du règlement ou du contrat type ;

-nombre de bulletins d'adhésion aux règlements et de contrats en cours à la clôture de l'exercice ;

  

-capitaux ou rentes garantis ;

-taux d'intérêt garanti ;

-cotisations émises dans l'exercice, nettes d'annulations ;

-provisions mathématiques à la clôture de l'exercice ;

-provisions pour participation aux excédents à la clôture de l'exercice (1) ;

-autres provisions techniques spécifiques au règlement ou au contrat à la clôture de l'exercice ;

-capitaux ou rentes cédés ;

-cotisations cédées ;

-provisions mathématiques cédées à la clôture de l'exercice ;

-provisions pour participation aux excédents cédées à la clôture de l'exercice (1) ;

-autres provisions techniques spécifiques au règlement ou au contrat cédées à la clôture de

l'exercice.

(1) Lorsqu'une provision pour participation aux excédents est commune à plusieurs règlements ou

contrats types, les institutions et unions portent dans cette colonne, en regard de chacun des

règlement et contrats types intéressés, une référence identifiant cette provision pour participation

aux excédents. Cette référence est reprise dans le deuxième ensemble de lignes où le montant de la

provision est détaillé.

ETAT C 30

COTISATIONS, SINISTRES ET COMMISSIONS DES OPERATIONS NON-VIE DANS

L'ESPACE ECONOMIQUE EUROPEEN.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au b et / ou au c de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer

simultanément les opérations visées au a et au b établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état

des cotisations, sinistres et commissions relatifs à leurs opérations Non-vie effectuées dans chacun

des Etats de l'Espace économique européen hors la France et un état récapitulatif.

ÉTAT RÉGIME D'ÉTABLISSEMENT LIBRE PRESTATION DE SERVICES

Branches d'activité Cotisations Sinistres Commissions Cotisations Sinistres Commissions

Accidents-maladie

Chômage

Total

ETAT C 31

COTISATIONS DES OPERATIONS VIE DANS L'ESPACE ECONOMIQUE EUROPEEN

(HORS LA FRANCE).

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance agréées pour pratiquer les

opérations visées au a de l'article L. 931-1 et celles agréées pour pratiquer simultanément les

opérations visées au a et au b établissent, selon le modèle fixé ci-après, un état des cotisations

  

relatives à leurs opérations Vie effectuées dans chacun des Etats de l'Espace économique européen

hors la France et un état récapitulatif.

ÉTAT RÉGIME D'ÉTABLISSEMENT LPS

Branches d'activité (1) :

I.-Assurance vie

II.-Nuptialité-natalité

III.-Opérations en unités de comptes

IV.-Opérations dites " Permanent Health Insurance "

VII.-Gestion de fonds collectifs

VIII.-Opérations collectives relevant de l'article L. 932-24

IX.-Pensions de sécurité sociale

Total

(1) Pour la définition de ces branches, voir l'annexe à la directive 79 / 267 / CEE du 5 mai 1979.

Etats spécifiques relatifs aux opérations à l'étranger

Lorsque les opérations dans un pays étranger, ou les opérations en libre prestation de services

depuis la France dans l'ensemble de l'Union européenne, excèdent 5 % des opérations en France en

termes de cotisations ou de provisions techniques, l'institution ou l'union complète son compte

rendu annuel en y annexant un dossier spécifique à ce pays, ou aux opérations en libre prestation de

services depuis la France dans l'ensemble de l'Union européenne, composé des éléments suivants :

-les états de modèle C 1 (C 1 Vie-capitalisation, C 1 Non-vie, C 1 Dommages corporels) pertinents ;

-trois états de modèle C 10 : d'une part, un état pour l'ensemble des opérations directes et acceptées

des catégories 20 à 31, d'autre part, un état pour chacun des deux sous-ensembles d'opérations

directes, dommages corporels (catégories 20 et 21) et chômage (catégorie 31) ;

-trois états de modèle C 11 : d'une part, un état pour l'ensemble des opérations directes et acceptées

des catégories 20 à 31, d'autre part, un état pour chacun des deux sous-ensembles d'opérations

directes, dommages corporels (catégories 20 et 21) et chômage (catégorie 31) ;

-un état de modèle C 12 pour l'ensemble des opérations directes et acceptées des opérations

pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable des catégories 20 à 31 et des opérations

assimilées en application du dernier alinéa de l'article A. 931-11-17 ;

-un état de modèle C 20.

Les opérations assimilées à des opérations pluriannuelles à cotisation unique ou non révisable en

application du dernier alinéa de l'article A. 931-11-17 sont exclues des états C 10 et C 11.

Les états modèles sont adaptés en tant que de besoin en remplaçant la mention " France " par

l'indication du nom du pays, ou par la mention " LPS ".

Sous réserve de l'accord de l'Autorité de contrôle prudentiel, l'institution ou l'union, dont l'activité le

justifie, peut regrouper sous une même rubrique plusieurs ensembles d'opérations.

ETAT C 40

  

OPERATIONS REALISEES POUR LE COMPTE D'UNIONS D'INSTITUTIONS DE

PREVOYANCE.

Les institutions de prévoyance établissent l'état ci-après pour chacune des unions dont elles sont

membres :

RISQUES ET ENGAGEMENTS COTISATIONS (1) PRESTATIONS (1)

Branches 1 et 26.-Accidents-maladie (2) (3)

Branche 16 a.-Chômage (2) (3)

Branche 20.-Vie-décès

Branche 21.-Nuptialité-natalité

Branche 22.-Assurances liées à des fonds

d'investissement

Branche 24.-Capitalisation

Branche 25.-Gestion de fonds collectifs

Branches 26.-Opérations à caractère collectif de l'article L.

932-24

Total

(1) Cotisations et prestations afférentes à l'exercice, brutes de réassurance. (2) Cotisations au sens de la ligne 7. Cotisations acquises à l'année » du tableau C de l'état C 10. (3)

Prestations au sens de la ligne 4. Charges nettes de recours » du même tableau C.

ETAT C 41

ACTION SOCIALE

MONTANT

1. Produits prélevés :

1 a. Sur opérations Non-vie

2 b. Sur opérations Vie

2. Produits sur placements (1)

3. Autres produits (2)

4. Produits exceptionnels (3)

Total produits

5. Allocations, attribution, et frais payés et à payer (4) :

5 a.A caractère individuel

5 b.A caractère collectif

5 c. Autres allocations et attributions

6. Frais de gestion (5)

7. Charges exceptionnelles (6)

Total charges

Résultat de l'action sociale

(1) F 3. (2) F 7. (3) F 9 a. (4) F 8 a. (5) F 8 b. (6) F 9 b (part imputable à l'action sociale des postes du compte de résultat non technique).

ETAT C 42

  

ELEMENTS STATISTIQUES RELATIFS A LA PROTECTION SOCIALE

COMPLEMENTAIRE.

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance établissent pour leurs

opérations directes (hors acceptations) en France les états suivants :

A.-Etat C 42

Statistiques relatives aux différentes catégories d'opérations en France

RISQUES ET ENGAGEMENTS OPÉRATIONS DIRECTES EN FRANCE

Collectives à adhésion

obligatoire

Collectives à adhésion

facultative

Individuelles Total

Frais de santé :

-nombre de cotisants au 31 décembre (1)

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Incapacité-Invalidité :

Mensualisation :

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Autres indemnités journalières :

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rentes d'invalidité :

-nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Chômage :

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Indemnité et prime de fin de carrière :

-nombre de bénéficiaires servis au cours de l'exercice

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Retraite supplémentaire :

-nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Capital :

-nombre de capitaux versés au 31 décembre

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Décès :

Invalidité totale et définitive :

  

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rente de conjoint survivant :

-nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rente d'éducation ou d'orphelin :

-nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

-nombre de cotisants au 31 décembre

-nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Total :

-nombre de cotisants

-nombre d'entreprises adhérentes

(Préciser : avec double compte-sans double compte.)

(1) Cotisants : participants visés aux 1o et 2o de l'article L. 931-3 du code de la sécurité sociale.

B.-Etat C 42

Cotisations et prestations

RISQUES ET ENGAGEMENTS OPÉRATIONS DIRECTES EN FRANCE

Collectives à adhésion

obligatoire

Collectives à adhésion

facultative

Individuelles Total

Cot. Prest. Cot. Prest. Cot. Prest. Cot. Prest.

Frais de santé (2) (3)

Incapacité-invalidité (2) (3) :

-mensualisation

-autres indemnités journalières

-rentes d'invalidité

Chômage (2) (3)

Indemnité et prime de fin de carrière

Retraite supplémentaire

Décès :

-capitaux

-rente de conjoint survivant

-rente d'éducation ou d'orphelin

Montant total

(2) Cotisations au sens de la ligne " 7. Cotisations acquises à l'année " du tableau C de l'état C 10. (3) Prestations au sens de la ligne " 4. Charges nettes de recours " du même

tableau C.

C.-Etat C 42

Frais de santé

  

MONTANT DES PRESTATIONS (1) OPÉRATIONS DIRECTES EN FRANCE

Collectives à adhésion

obligatoire

Collectives à adhésion

facultative

Individuelles Total

Hôpitaux publics et PSPH

Hôpitaux privés

Sections médicalisées :

-publiques

-privées

Sous-total : hôpitaux-Sections médicalisées

Cabinets libéraux :

-médecins

-auxiliaires

-dentistes

Laboratoires d'analyses

Etablissements thermaux

Sous-total : soins ambulatoires

Transports

Total : prestations de soins

Officines pharmaceutiques

Distributeurs d'autres biens médicaux (lunetterie-orthopédie)

Total : biens médicaux

Total des prestations

(1) Prestations afférentes à l'exercice, brutes de réassurance, au sens de la ligne " 4. Charge nette de recours " du tableau C de l'état C 10.

Article Annexe à l'article A931-11-19

ETATS TRIMESTRIELS.

Les montants sont arrondis au millier de francs le plus proche et exprimés en milliers de francs.

ETAT T 1

FLUX TRIMESTRIELS RELATIFS AUX OPERATIONS EN FRANCE

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance établissent

trimestriellement, selon le modèle fixé ci-après, un état relatif à leurs opérations réalisées en France

au cours du trimestre écoulé.

QUATRE TRIMESTRES PRÉCÉDENTS TRIM. T-7 TRIM. T-6 TRIM. T-5 TRIM. T-4 CUMUL

Nombre de bulletin d'adhésion signés ou de contrats souscrits

Nombre de sinistres ouverts (1)

Cotisations émises nettes d'annulations (2)

Prestations payées (2)

Frais d'acquisition et d'administration (2)

  

Produits des placements (2)

QUATRE DERNIERS TRIMESTRES TRIM. T-3 TRIM. T-2 TRIM. T-1 TRIM. COURANT CUMUL

Nombre de bulletins d'adhésion signés ou de contrats souscrits

Nombre de sinistres ouverts (1)

Cotisations émises nettes d'annulations (2)

Prestations payées (2)

Frais d'acquisition et d'administration (2)

Produits des placements (2)

(1) Pour les opérations visées au a de l'article L. 931-1, sinistres, sorties par tirage, échéances et rachats totaux. (2) Montants extraits du Grand Livre au dernier jour ouvrable de

chaque trimestre civil avant toute opération d'inventaire.

ETAT T 2

ENCOURS TRIMESTRIEL DES PLACEMENTS

Les institutions et les unions établissent trimestriellement, selon le modèle fixé ci-après, un état

détaillant l'encours en fin de trimestre de l'ensemble de leurs placements.

DÉSIGNATION EN COURS

A la fin du trimestre précédent A la fin du trimestre inventorié

A. - Placements mentionnés à l'article R. 931-10-21

1. Obligations et titres participatifs

2. Obligations non cotées et autres valeurs émises ou

garanties par les Etats membres de l'OCDE ou assimilés

3. Titres de créance négociables

4. Actions de SICAV et parts de FCP d'obligations et de

titres de créance négociables

Total des placements obligataires

5. Actions et autres valeurs mobilières cotées à l'exclusion

des actions des entreprises d'assurance

6. Actions non cotées à l'exclusion des actions des

entreprises d'assurance

7. Parts de FCP à risques

8. Actions des entreprises d'assurance, de réassurance

ou de capitalisation (OCDE)

9. Actions des entreprises d'assurance (hors OCDE)

10. Actions de SICAV et parts de FCP diversifiés

Total des actions et titres assimilés

11. Droits réels immobiliers

12. Parts de sociétés immobilières ou foncières non

cotées (y compris les avances en compte courant)

Total des placements immobiliers

13. Prêts obtenus ou garantis par les Etats membres de

l'OCDE ou assimilés

14. Prêts hypothécaires

15. Avances sur règlements ou sur contrats

16. Autres prêts

  

Total des prêts

17. Fonds en dépôt

TOTAL A

B. - Autres placements

18. Valeurs mobilières

19. Immeubles et parts de sociétés immobilières non

cotées

20. Prêts

21. Fonds en dépôt

TOTAL B

TOTAL A + B

Engagements visés aux rubriques 1 et 2 du tableau des

engagements reçus et donnés défini à l'annexe à l'article

A. 931-11-11

Engagements reçus de 3 mois au plus

Engagements reçus de plus de 3 mois

Engagements donnés de 3 mois au plus

Engagements donnés de plus de 3 mois

Article Annexe à l'article A931-11-20 Annexe 1

1. Renseignements généraux

La raison sociale de l'organisme consolidant ou combinant, son adresse, la date de sa constitution.

Les nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile et profession des membres du conseil

d'administration de cet organisme.

Les nom, date et lieu de naissance, domicile, grade et fonction des personnels exerçant ces

fonctions de direction au niveau de l'ensemble formé par les institutions ou unions et les organismes

auxquels elles sont apparentées ou subordonnées.

Les nom, adresse et date de désignation des commissaires aux comptes titulaires et suppléants de

l'organisme consolidant ou combinant.

Le statut fiscal de l'ensemble formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles

sont apparentées ou subordonnées.

Liste des organismes consolidés ou combinés avec indication lorsqu'ils appartiennent à une activité

soumise à un contrôle (banques, assurances, services d'investissement) des autorités de contrôle

auxquelles ils sont soumis ainsi que de la part détenue et du montant des fonds propres.

L'organigramme de l'ensemble formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles

  

sont apparentées ou subordonnées avec les pourcentages de détention.

La liste des prêts réalisés entre les organismes de l'ensemble formé par les institutions ou unions et

les organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées.

2. Compte de résultat, bilans consolidés ou combinés et annexe complétés par les rapports de

gestion et des commissaires aux comptes

Lorsque l'organisme combinant ou consolidant a fait usage des facultés de dérogation prévues par le

règlement CRC 2000-05 pour ne pas retraiter les comptes d'un organisme, les sources d'écart sont

explicitées et accompagnées d'une estimation chiffrée.

Si l'ensemble formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées

ou subordonnées est soumis à obligation de publication des comptes par l'AMF, les documents

établis en application de cette obligation sont joints au dossier annuel.

Les informations des points 3, 5 et 6 ne sont pas exigées pour les organismes assureurs mis en

équivalence.

3. Etat de ventilation

des principales données techniques (état G 1)

Ventilation par organismes assureurs des cotisations émises, soldes de souscription, provisions

techniques et contribution aux résultats. Doivent figurer dans cet état tous les organismes assureurs

représentant plus de 5 % des cotisations ou des provisions techniques. Les organismes dans un

même pays formant un sous-ensemble établissant des comptes combinés ou consolidés peuvent être

regroupés. Les données des autres organismes sont regroupées en trois rubriques : France, Union

européenne (hors France), reste du monde. Cette ventilation s'effectue séparément pour les activités

vie et non-vie.

4. Etat de marge ajustée (état G 2)

Un premier tableau établit l'exigence de marge en ventilant selon le mode de consolidation ou de

combinaison et en indiquant, le cas échéant, les pourcentages appliqués pour les organismes

assureurs en intégration proportionnelle ou mises en équivalence :

- pour les organismes établis dans l'Union européenne, cet état récapitule les exigences de marge de

chaque organisme. S'il y a lieu, ce besoin de marge sera ensuite corrigé des incidences des cessions

internes ;

- pour les organismes hors Union européenne, sont récapitulés les besoins de fonds propres et

assimilés découlant des législations nationales. Ces éléments seront éventuellement corrigés des

incidences de la réassurance interne.

En pied de tableau sont indiquées à titre informatif pour les activités hors assurances réglementées

les exigences de fonds propres découlant des législations régissant ces activités.

  

Un second tableau analyse la façon dont ces exigences sont satisfaites au niveau de l'ensemble

formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées ou

subordonnées :

- fonds propres (part du groupe telle qu'elle figure au passif du bilan combiné) ;

- intérêts minoritaires et leur affectabilité aux différentes entités ;

- plus-values latentes et leur affectabilité aux différentes entités ;

- autres éléments éventuels.

5. Etat d'analyse de l'équilibre technique non-vie (état G 3)

Ventilation par organisme assureur des soldes de souscription séparant résultat de l'exercice et

résultat de la liquidation sur exercices antérieurs. Ces données sont brutes de réassurance.

6. Etat d'analyse des provisions techniques vie (état G 4)

Ventilation des provisions techniques par organisme assureur et par type d'engagement : en unités

de compte sans risque de placement, en unités de compte avec risque de placement, en euros ou en

devises.

Ventilation des provisions techniques des engagements en euros ou en devises par organisme

assureur et par taux d'intérêt utilisés pour leur calcul, par tranches de 0,5 %.

Ventilation des provisions techniques par organisme assureur et par type d'aléa viager : en cas de

décès, en cas de vie, sans aléa viager.

Les organismes assureurs concernés sont ceux dont les provisions techniques vie représentent plus

de 5 % du total des provisions techniques vie des comptes consolidés ou combinés. Les organismes

formant un sous-ensemble établissant des comptes combinés ou consolidés dans un même pays

peuvent être considérés comme un seul organisme. Les autres organismes sont regroupés en trois

rubriques :

France, Union européenne (hors France), reste du monde.

7. Etats d'analyse des activités hors assurances (état G 5)

Si celles-ci contribuent - positivement ou négativement - à plus de 5 % du résultat de l'ensemble

formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées ou

subordonnées ou occupent plus de 5 % des effectifs de cet ensemble, les données significatives de

ces activités font l'objet d'une ventilation par organisme. Les données qui doivent faire l'objet d'une

ventilation sont celles qui sont retenues comme significatives dans les comptes consolidés ou

combinés. Notamment, au niveau du chiffre d'affaires : produit net bancaire, commissions de

services financières et, au niveau du bilan : dépôts clientèles, crédits consentis.

  

Article Annexe à l'article A931-11-20 Annexe 2

Chaque institution de prévoyance ou union soumise à la surveillance complémentaire fournit les

tableaux suivants relatifs à l'ensemble formé par les organismes apparentés au sens de l'article L.

933-2 du code de la sécurité sociale :

1. Etat des cessions en réassurance internes au groupe

(état G 10)

Tableau des cotisations cédées par cessionnaire.

Tableau des provisions techniques à la charge de chaque cessionnaire ; ne sont déclarées que les

provisions cédées supérieures à 0,5 % des provisions brutes de réassurance.

Tableau de la charge de sinistres cédés.

Tableau des résultats de ces cessions par cessionnaire récapitulant les résultats supérieurs à 5 % du

résultat brut de réassurance.

La forme de ces réassurances est précisée.

2. Etat des mouvements d'actifs internes au groupe (état G 11)

Cet état ne concerne pas les transactions réalisées à des conditions déterminées objectivement par

ailleurs (titres cotés) sur des titres externes à l'ensemble formé par les institutions ou unions et les

organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées.

Au-delà d'un montant supérieur à 5 % de l'exigence de marge de solvabilité de l'institution ou union

concernée, les ventes ou achats d'immeubles ou de titres à l'intérieur de l'ensemble formé par les

institutions ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées sont

recensés, faisant apparaître l'organisme vendeur, l'organisme acheteur, la valeur comptable dans le

premier, le prix de vente et la référence ayant permis d'établir celui-ci (expertise, capitalisation du

résultat...).

Ceci inclut les souscriptions de titres émis par un organisme de l'ensemble formé par les institutions

ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées même s'ils sont

destinés à être cotés.

3. Recensement des accords de partage de frais généraux (G 12)

Liste des GIE de moyens auxquels l'institution ou union participe et indication de sa contribution

aux frais de ceux-ci.

  

Recensement des remboursements de frais ou prestations externes assurés par d'autres organismes

de l'ensemble formé par les institutions ou unions et les organismes auxquels elles sont apparentées

ou subordonnées dès lors qu'ils dépassent 10 % des frais de gestion de l'institution ou union.

4. Recensement des risques partagés solidairement (G 13)

Liste des GIE, pools et autres groupements de coassurance ou coréassurance dans lesquels

l'institution ou union est solidaire sans limites des autres membres ; montants des provisions de

sinistres à payer au bilan de ces groupements.

5. Recensement des opérations avec une personne physique (G 14)

Liste des opérations de toute nature avec une personne physique visée à l'article R. 933-6 dès lors

qu'elles dépassent 5 % de l'exigence de marge de solvabilité de l'institution ou union.

6. Recensement des apports de fonds (G 15)

Liste des apports de fonds aux autres organismes de l'ensemble formé par les institutions ou unions

et les organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées sous toute forme, en distinguant

les apports en capital, en éléments de marge et autres apports dès lors qu'ils dépassent 5 % du

minimum de marge de solvabilité de l'institution ou union.

7. Recensement des engagements donnés (G 16)

Liste des engagements donnés aux autres organismes de l'ensemble formé par les institutions ou

unions et les organismes auxquels elles sont apparentées ou subordonnées dès lors qu'ils dépassent

5 % de l'exigence de marge de solvabilité de l'institution ou union.

Article Annexe à l'article A931-11-21

I.-Le dossier est établi sur la base des comptes du dernier exercice. Sous réserve des adaptations

prévues au II, il comprend les éléments suivants :

a) Les éléments mentionnés à l'annexe I à l'article A. 931-11-20. Toutefois, lorsqu'il est fait usage

de la faculté, prévue à l'article R. 933-2, de calculer la marge ajustée de la même façon que les

exigences complémentaires de fonds propres d'un conglomérat financier, l'état G 2 n'est pas fourni

et les informations prévues à cet état sont portées dans l'état G 20 défini ci-après.

b) Etat G 20.-Exigences complémentaires en matière d'adéquation des fonds propres :

Un premier tableau indique les exigences de solvabilité du secteur financier définies au II de

l'article A. 933-11, en distinguant au minimum les exigences relatives au secteur des assurances de

celles relatives au secteur bancaire et des services d'investissement.

Un second tableau indique les fonds propres du conglomérat définis au I de l'article A. 933-11 avec

leur décomposition par catégorie d'éléments de fonds propres et en distinguant les capitaux

transsectoriels, les éléments du secteur des assurances et ceux du secteur bancaire et des services

d'investissement.

  

c) Etat G 21.-Concentrations de risques :

Tableau A : risque de contrepartie

Le tableau indique, pour chaque contrepartie et conformément au modèle ci-dessous, le montant

agrégé des risques sur cette contrepartie, provenant notamment d'instruments financiers, de prêts, de

garanties et cautions, de contrats d'assurance ou de réassurance. Sont toutefois exclus les

placements d'assurance pour lesquels le risque de placement est intégralement supporté par les

assurés, ou dont la contrepartie est un Etat membre de l'OCDE ou un organisme international à

caractère public dont un ou plusieurs Etats membres de l'Union européenne font partie. En outre,

sont seulement indiquées les contreparties pour lesquelles le montant brut agrégé excède 300

millions d'euros ou 10 % des fonds propres du conglomérat financier. Une contrepartie est soit un

organisme isolé, soit plusieurs organismes appartenant au même groupe au sens du 1° de l'article R.

931-10-34. Le tableau fait apparaître le montant agrégé des risques de contrepartie pour le secteur

de l'assurance d'une part, pour le secteur bancaire et des entreprises d'investissement d'autre part.A

cette fin, il est considéré que la compagnie financière holding mixte appartient au secteur financier

le plus important.

NOM de la contrepartie MONTANTS

bruts

DÉPRÉCIATION MONTANTS NETS de

provisions

DÉDUCTIONS RISQUES après

déduction

RISQUES NETS

Contrepartie X

Total du secteur des

assurances

Total du secteur

bancaire et des

services

d'investissement

TOTAL

Contrepartie Y

Tableau B : risque de placement en actions et en immobilier

VALEUR NETTE COMPTABLE des placements

en actions

VALEUR NETTE COMPTABLE des placements

immobiliers

Secteur des assurances

Secteur bancaire et des services d'investissement

Total

d) Etat G 22.-Transactions intragroupes importantes : Doit être déclarée toute transaction

intragroupe dont le montant excède 5 % des exigences de solvabilité relatives au secteur financier

du conglomérat financier. Pour chaque transaction intragroupe soumise à l'obligation de déclaration

sont indiquées les caractéristiques de la transaction, selon le modèle ci-après :

Type de transaction Date Montant Description de l'opération (contreparties, sens, objectifs

poursuivis...)

Pour les engagements figurant dans le tableau des engagements reçus et donnés ou le hors-bilan, le

montant est celui repris dans ces états comptables

Doit également être déclaré tout ensemble de transactions intragroupes d'un même type lorsque le

montant total de ces transactions excède le même seuil. Pour chaque type de transaction intragroupe

soumise à cette obligation de déclaration est indiqué le montant total des transactions.

II.- l'Autorité de contrôle prudentiel définit, après consultation des autres autorités compétentes

concernées et du conglomérat financier, les seuils de déclaration appropriés.

  

Après consultation des autres autorités compétentes concernées définies au 10° de l'article L. 933-2

et du conglomérat financier, elle détermine les autres catégories de risques à inclure dans l'état G

21, compte tenu de la structure du conglomérat financier et de sa gestion des risques.

Article Annexe à l'article A931-11-22

ÉLÉMENTS STATISTIQUES RELATIFS À LA PROTECTION SOCIALE

COMPLÉMENTAIRE

Etat E 1. - Statistiques relatives aux différentes catégories d'opérations

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance établissent un état E 1

"Statistiques relatives aux différentes catégories d'opérations" selon le modèle ci-après :

RISQUES ET ENGAGEMENTS

avec double compte

OPÉRATIONS DIRECTES EN FRANCE

Collectives à adhésion

obligatoire

Collectives à adhésion

facultative

Individuelles Total

Frais de santé :

- nombre de cotisants au 31 décembre (1)

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Incapacité - Invalidité :

Mensualisation :

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Autres indemnités journalières :

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rentes d'invalidité :

- nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Chômage :

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Indemnité et prime de fin de carrière :

- nombre de bénéficiaires servis au cours de l'exercice

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Retraite supplémentaire :

- nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Décès et invalidité totale et définitive :

  

Capital décès et invalidité totale et définitive :

- nombre de capitaux versés au 31 décembre

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rente de conjoint survivant :

- nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Rente d'éducation ou d'orphelin

- nombre de rentes en cours de service au 31 décembre

- nombre de cotisants au 31 décembre

- nombre d'entreprises adhérentes au 31 décembre

Total avec double compte :

- nombre total de cotisants

- nombre total d'entreprises adhérentes

Total sans double compte :

- nombre total de cotisants

- nombre total d'entreprises adhérentes

(1) Cotisants : participants visés aux 1° et 2° de l'article L. 931-3 du code de la sécurité sociale.

Etat E 2. - Cotisations et prestations

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance établissent un état E 2

"Cotisations et prestations" selon le modèle ci-après :

Les montants sont arrondis au millier d'euros le plus proche et exprimés en milliers d'euros.

RISQUES ET ENGAGEMENTS OPÉRATIONS DIRECTES EN FRANCE

Collectives

à adhésion obligatoire

Collectives

à adhésion facultative

Individuelles Total

Cot. Prest. Cot. Prest. Cot. Prest. Cot. Prest.

Frais de santé (1) (2)

Incapacité - invalidité (1) (2) :

- mensualisation

- autres indemnités journalières

- rentes d'invalidité

Chômage (1) (2)

Indemnité et prime de fin de carrière

Retraite

Autres contrats d'épargne

Dépendance

Décès :

- capitaux

  

- rente de conjoint survivant

- rente d'éducation ou d'orphelin

Autres risques et engagements

Montant total

(1) Cotisations au sens de la ligne "7. Cotisations acquises à l'année" du tableau C de l'état C 10. (2) Prestations au sens de la ligne "4. Charges nettes de recours" du même

tableau C.

Etat E 3. - Frais de santé et indemnités journalières versés au cours de l'exercice

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance proposant des garanties

ventilées sous les codifications 20 et 21 au sens de l'état C 4 défini en annexe à l'article A.

931-11-17 établissent un état E 3 "Frais de santé et indemnités journalières versés au cours de

l'exercice", selon le modèle ci-après.

Les montants sont arrondis au millier d'euros le plus proche et exprimés en milliers d'euros.

Tableau A : données techniques relatives au risque "santé" issues des systèmes de gestion, données

qui doivent être cohérentes avec la ligne 10-12 de l'état E 4

DONNEES TECHNIQUES ISSUES DES SYSTEMES DE GESTION :

Prestations versées du risque santé

OPERATIONS DIRECTES

en France

TOTAL

Individuelles Collectives

01 Champ couvert - en pourcentage des prestations versées nettes de recours (1)

02 Ensemble des Hôpitaux (Secteur Public et Secteur Privé) (2)

03 - dont frais d'hébergement en SLD, suppléments chambres particulières, lit accompagnant... (3)

04 Soins ambulatoires ( L05 + L06 + L07 + L10 + Lll + L12 )

05 1. médecins exerçant en cabinet libéral (4)

06 2. auxiliaires en cabinets libéraux (5)

07 3. dentistes en cabinets libéraux

08 - dont honoraires

09 - dont prothèses

10 4. Centres de Santé (Dispensaires... )

11 5. Laboratoires d'analyse (6)

12 6. Etablissements thermaux

13 - dont hébergement (7)

14 Transports des malades (ambulances, taxis, VSL, ... ) (8)

15 Total prestations de soins (L02 + L04 + L14)

16 Officines pharmaceutiques (médicaments)

17 Distributeurs d'autres biens médicaux (L18 + L19 + L20)

18 1. optique

19 2. prothèses (sauf dentaires), orthèses, VHP (9)

20 3. petit matériel et pansements

21 Total biens médicaux ( L16 + L17 )

22 Total des prestations versées en soins et biens médicaux ( L15 + L21 )

  

23 Autres prestations liées à la santé (L24 + L25)

24 EHPA et EHPAD des Secteurs Public et Privé (10)

25 Autres prestations liées à la santé (11)

26 Total des prestations versées ( L22 + L23 )

(1) importance des opérations prises en compte dans ce tableau en pourcentage des sinistres payés nets de recours (ligne 10-12 de l'état E4-C42d) (2) Les frais d'hospitalisation

incluent le forfait journalier hospitalier, le ticket modérateur des journées et des actes, les honoraires et prescriptions en activité libérale. (3) Ligne à renseigner dans la mesure où

ces versements pour hébergement des soins de longue durée (SLD), chambres particulières, lits accompagnant... font partie des prestations de santé de l'organisme

complémentaire. Ces versements sont en effet exclus du champ des comptes de la santé. (4) Honoraires médicaux y compris sage-femmes et frais de déplacement (5) Actes

d'auxiliaires médicaux y compris frais de déplacement (6) Analyses médicales (7) Ligne à renseigner dans la mesure où les versements pour hébergement en cures thermales font

partie des prestations de santé de l'organisme complémentaire. Ces versements sont en effet exclus du champ des comptes de la santé. (8) VSL =Véhicule sanitaire léger (9) VHP

: véhicule pour handicapé physique (10) EHPA = Etablissements pour Personnes âgées et EHPAD = Etablissements pour Personnes âgées Dépendantes. Ligne à renseigner si

les versements correspondants relatifs à l'hébergement ou à la prise en charge de la dépendance font partie des prestations de santé de l'organisme complémentaire. Ces

versements sont en effet exclus du champ des comptes de la santé. (11) Prestations liées à la santé non comptabilisées dans les rubriques précédentes (par exemple forfait

naissance, allocations funéraires,...)

Tableau B : données techniques relatives au risques "incapacité de travail" issues des systèmes de

gestion

DONNEES TECHNIQUES ISSUES DES SYSTEMES DE GESTION :

Prestations versées du risque incapacité de travail

OPERATIONS DIRECTES

en France

TOTAL

Individuelles Collectives

31 Indemnités journalières maladie

32 Indemnités journalières maternité

33 Indemnités journalières accidents du travail - maladie professionnelle

34 Total des indemnités journalières versées ( L01 + L02 + L03)

Etat E 4. - Résultat technique en santé

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance proposant des garanties

ventilées sous les codifications 201, 211 et 213 au sens de l'état C 4 défini en annexe à l'article A.

931-11-17 établissent un état E 4 "Résultat technique en santé".

Cet état comporte les colonnes suivantes :

- santé : contrats individuels (catégorie 201 de l'état C 4 de l'article A. 931-11-17) ;

- santé : contrats collectifs (catégories 211 et 213 de l'état C 4 de l'article A. 931-11-17).

Les lignes de cet état correspondent strictement à celles de l'état C1 "Dommages corporels" telles

que définies à l'article A. 931-11-17.

Les montants sont arrondis au millier d'euros le plus proche et exprimés en milliers d'euros.

Etat E 5. - Compléments CMU et gestion d'un régime obligatoire santé

Les institutions de prévoyance et les unions d'institutions de prévoyance proposant des garanties

ventilées sous les codifications 201, 211 et 213 au sens de l'état C 4 défini en annexe à l'article A.

931-11-17 établissent un état E 5 "Compléments CMU et gestion d'un régime obligatoire santé",

selon le modèle ci-après. Les montants sont arrondis au millier d'euros le plus proche et exprimés en

milliers d'euros.

CODE DU PLAN COMPTABLE

(*)

MONTANT

(en milliers d'euros)

Gestion d'un Régime obligatoire de base

Produits de gestion d'un régime obligatoire d'assurance maladie 7450

  

Charges de gestion d'un régime obligatoire d'assurance maladie 6450

CMU

Participation légale reçue et à recevoir au titre de la CMU 7021

Participation légale reçue et à recevoir au titre de l'ACS (*)

Prestations santé versées et à verser aux bénéficiaires de la CMU 6021

Contribution versée à la CMU 6458

(*) numéro du poste du plan comptable dans lequel l'opération est enregistrée. Pour les mutuelles le numéro est ici précisé, pour les IP et les sociétés d'assurance le numéro sera

à renseigner par l'organisme

Article Annexe à l'article A941-1-1

Renseignements généraux

Les renseignements généraux sont les suivants :

a) La raison sociale de l'institution, son adresse, la date de dépôt des statuts auprès du ministre

chargé de la sécurité sociale ainsi que de l'Autorité de contrôle prudentiel prudentiel et un

exemplaire à jour des statuts lorsque ceux-ci ont été modifiés, accompagné le cas échéant des

modifications intervenues ;

b) Les nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile et profession de chaque membre du

conseil d'administration ;

c) Les nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile et fonction de chacun des membres du

personnel de direction en fonction à la date d'établissement du compte rendu détaillé annuel ;

d) Les nom, adresse et date de désignation de chaque commissaire aux comptes titulaires et

suppléants ;

e) Un tableau indiquant l'effectif moyen annualisé du personnel salarié ;

f) La liste des entreprises adhérentes pour le compte desquelles l'institution est chargée de la gestion

administrative des régimes de retraite supplémentaire ou d'indemnité de fin de carrière ;

g) Le cas échéant, un document récapitulatif des notifications effectuées conformément aux articles

3 et 5 du décret n° 2007-1903 du 26 décembre 2007 ;

h) Les documents d'information remis aux adhérents au cours de l'exercice ;

i) Pour les opérations de retraite supplémentaire, le nombre de rentes en cours de service et, le cas

échéant, pour les opérations d'indemnités de fin de carrière, le nombre de capitaux servis dans

l'exercice ;

j) Le montant moyen des versements par bénéficiaire effectués dans l'année, distincts pour les

opérations de retraite supplémentaire et les opérations d'indemnités de fin de carrière.

Compléments aux comptes annuels

  

En complément aux comptes visés au 2° de l'article A. 941-1-1, les institutions de gestion de retraite

supplémentaire fournissent, le cas échéant, les éléments suivants, distincts pour les opérations de

retraite supplémentaire et les opérations d'indemnités de fin de carrière :

a) Le montant des appels de fonds émis auprès des sociétés adhérentes ;

b) Le montant des appels de fonds émis auprès des organismes assureurs, ventilés par organisme ;

c) Le montant des versements effectués par l'institution au profit des bénéficiaires, ventilés par

organisme assureur.

Article Annexe à l'article A951-1

URSSAF compétences CCAMIP

Régions administratives Organisme de recouvrement des cotisations du régime général compétent pour le

recouvrement de la redevance prévue à l'article L. 951-1 du code de la sécurité sociale

- Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Bourgogne, Champagne, Ardenne, Lorraine, Alsace,

Franche-Comté

URSSAF de la Côte-d'Or.

- Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées URSSAF de la Vienne.

- Basse-Normandie, Haute-Normandie, Centre, Ile-de-France, Guadeloupe, Martinique,

Guyane, Réunion

URSSAF de Rouen.

- Rhône-Alpes, Auvergne, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Languedoc-Roussillon URSSAF de Montpellier, Lodève

Article Annexe à l'article D215-1

La composition des circonscriptions à l'intérieur desquelles s'exerce la compétence des caisses

d'assurance retraite et de la santé au travail est fixée ainsi qu'il suit :

Aquitaine Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques.

Massif Central Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme.

Bourgogne-Franche-Comté Côte-d'Or, Doubs, Jura, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Yonne, Territoire de

Belfort.

Nord-Picardie Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme.

Centre Ouest Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne.

Rhône-Alpes Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie, Haute-Savoie.

Sud-Est Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône,

Corse-du-Sud, Haute-Corse, Var, Vaucluse.

Languedoc-Roussillon Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales.

Nord-Est Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges.

Pays de la Loire Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée.

Centre Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loiret, Loir-et-Cher.

Ile-de-France Paris, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise,

Seine-et-Marne.

Bretagne Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan.

Normandie Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Maritime.

Alsace-Moselle Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin.

  

Midi-Pyrénées Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Article Annexe à l'article D322-1

Critères médicaux utilisés pour la définition des affections de longue durée "maladie d'Alzheimer et

autres démences" et "affections psychiatriques de longue durée".

Critères médicaux utilisés pour la définition de l'affection de longue durée "maladie d'Alzheimer et

autres démences" et ouvrant droit à la limitation ou à la suppression de la participation de l'assuré

La démence est un syndrome dû à une affection cérébrale habituellement chronique et progressive.

Il est caractérisé par une perturbation durable de nombreuses fonctions corticales supérieures, telles

que la mémoire, l'idéation, l'orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d'apprendre, le

langage et le jugement. Les perturbations cognitives s'accompagnent habituellement (et sont parfois

précédées) d'une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation.

Elles ont un retentissement sur la vie quotidienne ou sur la vie professionnelle. Le syndrome

survient dans la maladie d'Alzheimer, dans les maladies vasculaires cérébrales et dans d'autres

affections, qui touchent le cerveau primitivement ou secondairement (par exemple : VIH,

traumatisme crânien, maladie de Huntington, maladie de Pick, maladie de Creutzfeldt-Jakob,

maladie de Parkinson, intoxications chroniques à des substances psychotropes, etc.).

Les éléments de diagnostic de ces diverses affections sont en cohérence avec les recommandations

de l'ANAES.

Critères médicaux utilisés pour la définition de l'affection de longue durée "affections

psychiatriques de longue durée" et ouvrant droit à la limitation ou à la suppression de la

participation de l'assuré

Trois ordres de critères médicaux doivent être réunis pour ouvrir droit à la limitation ou à la

suppression de la participation de l'assuré : le diagnostic de l'affection, son ancienneté et ses

conséquences fonctionnelles.

I. - Diagnostic établi selon la liste et les critères de la CIM 10 :

1. Les psychoses : schizophrénies, troubles schizo-affectifs

et troubles délirants persistants

Seront exclus les troubles psychotiques aigus et transitoires (bouffées délirantes isolées).

2. Les troubles de l'humeur récurrents ou persistants

Troubles bipolaires (maladies maniaco-dépressives).

Troubles dépressifs récurrents (après trois épisodes au moins).

Troubles de l'humeur persistants et sévères.

Seront exclus : l'épisode dépressif isolé, la réaction dépressive brève, la réaction aiguë à un facteur

de stress et la dysthymie légère.

3. Les déficiences intellectuelles et les troubles graves du développement durant l'enfance

  

Sous cette rubrique, figurent les déficiences intellectuelles primaires (retard mental, psychoses

infantiles déficitaires) comportant une réduction notable de l'efficience et intriquées à des troubles

psychiatriques et/ou à des troubles marqués de la personnalité ou du comportement. Les troubles du

développement retenus débutent dans la première ou la deuxième enfance, et concernent des

fonctions liées à la maturation biologique du SNC, avec une évolution continue sans rémission

(autisme infantile, troubles graves des conduites et du fonctionnement social débutant dans

l'enfance, troubles envahissants du développement,...).

4. Les troubles névrotiques sévères et les troubles graves de la personnalité et du comportement

Sous cette rubrique, il convient de faire entrer des perturbations qui, d'un point de vue

nosographique, ont été individualisées sous des terminologies diverses :

- troubles anxieux graves ;

- états limites ;

- troubles profonds de la personnalité : paranoïaque, chizoïde, dyssociale ... ;

- troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale...) ;

- troubles addictifs graves ;

- dysharmonies évolutives graves de l'enfance, etc.

Il est essentiel, sur ce terrain, de ne pas étendre à l'excès le cadre des troubles mentaux justifiant

l'exonération du ticket modérateur. A titre d'exemple :

- parmi les manifestations de type hystérique, retenir seulement les phénomènes de conversion

répétitifs et prolongés ou la méconnaissance étendue des éléments de réalité ;

- parmi les manifestations de type obsessionnel, retenir :

l'envahissement par des conduites compulsionnelles et/ou par des rites contraignants, la présence de

modes de pensée paralysants ;

- parmi les manifestations de type phobique, retenir l'extension des mesures d'évitement et des

moyens contraphobiques, les phases prolongées de sidération ;

- parmi les manifestations anxieuses, retenir : la souffrance du sujet, l'impossibilité de faire des

projets, la restriction marquée des intérêts, l'anticipation systématiquement péjorative de l'avenir.

II. - L'ancienneté de cette affection : elle ne doit pas être inférieure à un an au moment de la

demande pour bénéficier de l'exonération. Il appartient au médecin traitant de fournir des repères

chronologiques sur l'histoire de cette affection.

III. - Conséquences fonctionnelles (aspects cognitifs, affectifs, comportementaux ...) qui doivent

être majeures et en relation directe avec cette affection. Il s'agit de décrire le handicap créé par

l'affection dans la vie quotidienne du patient puisque, en psychiatrie, la sévérité du diagnostic n'est

pas toujours corrélée à la sévérité du handicap qui en découle.

Article Annexe à l'article D461-1

Liste des maladies ayant un caractère professionnel dont la déclaration est obligatoire pour tout

  

docteur en médecine qui peut en avoir connaissance.

A - Maladies susceptibles d'avoir une origine professionnelle et d'être imputée aux agents

chimiques suivants (1)

NUMERO d'ordre AGENTS CHIMIQUES

4 Glucinium (béryllium) et ses composés.

5 Boranes.

6 Composés du carbone suivants (2) : Oxyde de carbone ; Oxychlorure de carbone ;

Sulfure de carbone ; Acide cyanhydrique ; Cyanures métalliques ; Composés du

cyanogène ; Esters isocyaniques.

7 Composés de l'azote suivants : Ammoniaque ; Oxydes d'azote ; Acide nitrique.

8 Ozone.

9 Fluor et ses composés.

15 Phosphore et ses composés, notamment les esters phosphoriques, pyrophosphoriques,

thiophosphoriques, ainsi que les autres composés organiques du phosphore.

16 Composés du soufre suivants : Hydrogène sulfuré ; Anhydride sulfureux ; Acide

sulfurique ; Mercaptans et thioéthers, thiophène, thiophénol et homologues, ainsi que les

dérivés halogénés de ces substances ; Esters des acides du soufre.

17 Chlore et composés minéraux.

23 Oxydes de vanadium.

24 Chrome et ses composés.

25 Manganèse et ses composés.

28 Nickel et ses composés.

30 Oxyde de zinc.

33 Arsenic et ses composés.

35 Brome et ses composés minéraux.

48 Cadmium et ses composés.

53 Iode et ses composés minéraux.

80 Mercure et ses composés.

81 Thallium et ses composés.

82 Plomb et ses composés.

601 Hydrocarbures aliphatiques, saturés ou non, cycliques ou non : Benzène, toluène,

xylènes et autres homologues du benzène ; Vinylbenzène, divinylbenzène, diphényle,

tétraline ; Naphthalènes et homologues.

602 Dérivés halogénés des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques.

603 Alcools, polyalcools et leurs esters nitriques :Ethers, tétrahydrofurane, dioxane, oxyde

de diphényle et autres oxydes organiques, ainsi que leurs dérivés halogénés.

604 Phénols et homologues, naphtols et homologues, ainsi que leurs dérivés halogénés.

605 Aldéhydes, furfural.

606 Cétones, benzoquinone.

607 Acides organiques, leurs anhydrides, leurs esters, ainsi que les dérivés halogénés de

ces substances.

608 Nitriles.

609 Dérivés nitrés aliphatiques.

Dérivés nitrés des hydrocarbures aromatiques et des phénols.

  

610 Dérivés halogénés des dérivés nitrés des hydrocarbures et des phénols.

611 Dérivés azoxiques et azoïques.

612 Amines aliphatiques et leurs dérivés halogénés.

Amines et hydrazines aromatiques, ainsi que leurs dérivés halogénés, phénoliques,

nitrosés, nitrés et sulfonés.

613 Pyridine et autres bases hétérocycliques.

Alcaloïdes.

620 Substances hormonales.

620 Substances hormonales.

(1) Les agents chimiques ont été classés dans l'ordre des numéros atomiques de l'élément le plus

caractéristique.

(2) En raison de leur nombre considérable et de leur importance, les hydrocarbures et leurs dérivés

ont fait l'objet d'une classification particulière prenant en considération leur fonction chimique

(rubrique 601 et suivantes).

B - Maladies susceptibles d'avoir une origine professionnelle et d'être imputées aux agents

physiques suivants :

1. Rayonnements ionisants.

2. Energie radiante.

3. Bruit.

4. Milieux où la pression est supérieure à la pression atmosphérique.

5. Vibrations mécaniques.

C - Maladies infectieuses ou parasitaires susceptibles d'avoir une origine professionnelle :

1. Maladies provoquées par les helminthes, l'ankylostomeduodénal, l'anguillule de l'intestin.

2. Infection charbonneuse, tétanos, leptospiroses, brucelloses.

3. Autres maladies infectieuses ou parasitaires transmises à l'homme par des animaux ou débris

d'animaux.

4. Maladies infectieuses du personnel s'occupant de prévention, soins, assistance à domicile,

recherches.

5. Maladies tropicales, notamment : paludisme, amibiase, trypanosomiase, dengue, fièvre à

pappataci, fièvre de Malte, fièvre récurrente, fièvre jaune, peste, leischmaniose, pian, lèpre, typhus

exanthématique et autres rickettsioses.

D - Maladies de la peau susceptibles d'avoir une origine professionnelle (autres que celles

imputables à l'une des causes sus-énumérées) :

1. Cancers cutanés et affections cutanées précancéreuses éventuellement imputables à certains

produits tels que : brais, goudrons, bitumes, suies, huiles anthracéniques, huiles minérales et

paraffines brutes.

  

2. Affections cutanées imputables aux alcalis cautiques, aux ciments, aux bois exotiques et autres

produits irritants.

3. Affections cutanées imputables à toute autre cause en relation avec le milieu professionnel.

E - Affections des voies respiratoires susceptibles d'avoir une origine professionnelle :

1. Pneumoconioses.

2. Affections broncho-pulmonaires imputables à des poussières ou fumées.

3. Asthme.

F - Autres affections susceptibles d'avoir une origine professionnelle :

1. Maladies des bourses périarticulaires dues à des pressions, cellulites sous-cutanées.

2. Maladies consécutives au surmenage des gaines tendineuses, du tissu péritendineux, des

insertions musculaires et tendineuses.

3. Lésions du ménisque.

5. Arrachements par surmenage des apophyses épineuses.

6. Paralysies des nerfs dues à la pression.

7. Crampes.

8. Nystagmus.

9. Scorbut.

Article Annexe 1 à l'art. R611-2-I

Représentants des caisses de base au conseil d'administration de la Caisse nationale du régime

social des travailleurs indépendants

Caisses Artisans, commerçants ou

professions libérales

Artisans Commerçants Professions libérales Total des

représentants

Alpes 1 1 2

Alsace 1 1

Aquitaine 1 1 2

Auvergne 1 1

Bourgogne 1 1

Bretagne 1 1 2

Centre 1 1 2

Champagne-Ardenne 1 1

Corse 1 1

Côte d'Azur 1 1 2

Franche-Comté 1 1

Languedoc-Roussillon 1 1 2

  

Limousin 1 1

Lorraine 1 1

Midi-Pyrénées 1 1 2

Nord - Pas-de-Calais 1 1 2

Basse-Normandie 1 1

Haute-Normandie 1 1

Paris Centre 1 1 2

Paris Est 1 1 2

Paris Ouest 1 1 2

Pays de la Loire 1 1 2

Picardie 1 1

Poitou-Charentes 1 1

Provence 1 1 2

Rhône 1 1 2

Caisses des professions libérales 8 8

Antille-Guyane 1 1

Réunion 1 1

Total 8 50

Article Annexe 2 (R611-21 et R611-22)

Circonscription et composition des conseils d'administration des caisses de base du régime social

des travailleurs indépendants

Élus

Catég. Caisses de base Circonscription Artisans Industriels et

commerçants

Professions libérales Total

des

élus

Circonscription N° Départements Actifs Retraités Actifs Retraités Actifs retraités

I.- Caisses communes aux groupes des artisans et des industriels ou commerçants

1 1 Alsace. 67-68. Bas-Rhin,

Haut-Rhin.

8 4 8 4 24

2 1 Champagne-Ardenne.08-10-51-52. Ardennes, Aube,

Marne,

Haute-Marne.

8 4 8 4 24

3 1 Corse. 2A-2B. Haute-Corse,

Corse-du-Sud.

8 4 8 4 24

4 1 Franche-Comté. 25-39-70-90. Doubs, Jura,

Haute-Savoie,

Territoire de

Belfort.

8 4 8 4 24

5 1 Limousin. 19-23-87. Corrèze, Creuse,

Haute-Vienne.

8 4 8 4 24

6 1 Picardie. 02-60-80. Aisne, Oise,

Somme.

8 4 8 4 24

7 2 Auvergne. 03-15-43-63. Allier, Cantal,

Haute-Loire,

Puy-de-Dôme.

10 5 10 5 30

  

8 2 Bourgogne. 21-58-71-89. Côte-d'Or, Nièvre,

Saône-et-Loire,

Yonne.

10 5 10 5 30

9 2 Lorraine. 54-55-57-88. Meurthe-et-Moselle,

Meuse, Moselle,

Vosges.

10 5 10 5 30

10 2 Bassse-Normandie. 14-50-61. Calvados, Manche,

Orne.

10 5 10 5 30

11 2 Haute-Normandie. 27-76. Eure,

Seine-Maritime.

10 5 10 5 30

12 2 Poitou-Charentes. 16-17-79-86. Charente,

Charente-Maritime,

Deux-Sèvres,

Vienne.

10 5 10 5 30

13 3 Alpes (Grenoble). 26-38-73-74. Drôme, Isère,

Savoie,

Haute-Savoie.

12 6 12 6 36

14 3 Aquitaine. 24-33-40-47-64. Dordogne,

Gironde, Landes,

Lot-et-Garonne,

Pyrénées-Atlantiques.

12 6 12 6 36

15 3 Bretagne. 22-29-35-56. Côtes-d'Armor,

Finistère,

Ile-et-Vilaine,

Morbihan.

12 6 12 6 36

16 3 Centre. 28-36-37-41-45. Cher, Eure-et-Loir,

Indre,

Indre-et-Loire,

Loir-et-Cher,

Loiret.

12 6 12 6 36

17 3 Côte d'Azur. 06-83. Alpes-Maritimes,

Var.

12 6 12 6 36

18 3 Languedoc-Roussillon.11-30-34-48-66. Aude, Gard,

Hérault, Lozère,

Pyrénées-Orientales.

12 6 12 6 36

19 3 Midi-Pyrénées. 9-12-31-46-32-65-A81ri-è8g2e., Aveyron,

Haute-Garonne,

Lot, Gers,

Hautes-Pyrénées,

Tarn,

Tarn-et-Garonne.

12 6 12 6 36

20 3 Nord -

Pas-de-Calais.

59-62. Nord,

Pas-de-Calais.

12 6 12 6 36

21 3 Paris Centre. 75-93. Paris,

Seine-Saint-Denis.

12 6 12 6 36

22 3 Paris Est. 77-91-94. Seine-et-Marne,

Essonne,

Val-de-Marne.

12 6 12 6 36

23 3 Paris Ouest. 78-95-92. Yvelines,

Val-d'Oise,

Hauts-de-Seine.

12 6 12 6 36

24 3 Pays de Loire. 44-49-53-72-85. Loire-Atlantique,

Maine-et-Loire,

Mayenne, Sarthe,

Vendée.

12 6 12 6 36

25 3 Provence-Alpes. 04-05-13-84. Alpes-de-Haute-Provence,

Hautes-Alpes,

Bouches-du-Rhône,

Vaucluse.

12 6 12 6 36

26 3 Rhône (Lyon). 01-07-42-69. Ain, Ardèche,

Loire, Rhône.

12 6 12 6 36

II. - Caisses des professions libérales

27 2 PL Ile-de-France. 75-77-78-91-92-93P-9a4ri-s9,5.

Seine-et-Marne,

Yvelines, Essonne,

Hauts-de-Seine,

Seine-Saint-Denis,

Val-de-Marne,

Val-d'Oise.

20 10 30

  

28 3 PL province. Province. Province. 24 12 36

III. - Caisses des départements d'outre-mer

29 1 Antilles-Guyane. 971-972-973. Guadeloupe,

Guyane,

Martinique.

6 2 6 2 6 2 24

30 1 Réunion. 974. Réunion. 6 2 6 2 6 2 24

Article Annexe 3 à l'art. R611-31

Répartition des sièges entre secteurs électoraux de la caisse provinciale des professions libérales

Régions Actifs Retraités Total

Auvergne, Limousin 1 1 2

Centre 1 1 2

Alsace, Lorraine 2 1 3

Languedoc-Roussillon 2 1 3

Midi-Pyrénées 2 1 3

Bourgogne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne 2 1 3

Aquitaine 2 1 3

Nord - Pas-de-Calais, Picardie 2 1 3

Poitou-Charentes, Pays de la Loire 2 1 3

Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie 2 1 3

Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse 3 1 4

Rhône-Alpes 3 1 4

Total 24 12 36

Article Annexe 1 à l'art. R611-9

Répartition des sièges d'administrateurs représentant la caisse mutuelle régionale des professions

artisanales de la région parisienne et les collèges électoraux artisanaux de certaines caisses

mutuelles régionales communes aux groupes des professions artisanales et des professions

industrielles et commerciales.

Caisse mutuelle régionale des professions artisanales de la région parisienne

2 sièges

Le collège artisanal de la caisse mutuelle régionale d'Aquitaine

1 siège

Le collège artisanal de la caisse mutuelle régionale de Bretagne

1 siège

  

Le collège artisanal de la caisse mutuelle régionale de Midi-Pyrénées

1 siège

Le collège artisanal de la caisse mutuelle régionale des Pays de la Loire

1 siège

Le collège artisanal de la caisse mutuelle régionale du Rhône

1 siège

Total

7 sièges

Article Annexe 2 à l'art. R611-9

Répartition des sièges d'administrateurs représentant la caisse mutuelle régionale des professions

industrielles et commerciales de la région parisienne, y compris la section mutuelle autonome de la

batellerie, et les collèges électoraux industriels et commerciaux de certaines caisses mutuelles

régionales communes aux groupes des professions artisanales et des professions industrielles et

commerciales.

La caisse mutuelle régionale des professions industrielles et commerciales de la région parisienne et

la section mutuelle autonome d'assurance maladie et maternité des travailleurs non salariés de la

batellerie

3 sièges

Le collège industriel et commercial de la caisse mutuelle régionale d'Aquitaine

1 siège

Le collège industriel et commercial de la caisse mutuelle régionale de Bretagne

1 siège

Le collège industriel et commercial de la caisse mutuelle régionale de Midi-Pyrénées

1 siège

Le collège industriel et commercial de la caisse mutuelle régionale des Pays de la Loire

1 siège

Le collège industriel et commercial de la caisse mutuelle régionale du Rhône

1 siège

Total

  

8 sièges

Article Annexe 2 bis à l'art. R611-9

Caisses mutuelles régionales communes aux groupes des professions artisanales et aux groupes des

professions industrielles et commerciales disposant chacune d'un siège.

Caisse mutuelle régionale des Alpes

1 siège

Caisse mutuelle régionale d'Alsace

1 siège

Caisse mutuelle régionale d'Auvergne

1 siège

Caisse mutuelle régionale de Bourgogne

1 siège

Caisse mutuelle régionale du Centre

1 siège

Caisse mutuelle régionale de Champagne-Ardenne

1 siège

Caisse mutuelle régionale de la Corse

1 siège

Caisse mutuelle régionale de la Côte d'Azur

1 siège

Caisse mutuelle régionale de la Franche-Comté

1 siège

Caisse mutuelle régionale du Languedoc-Roussillon

1 siège

Caisse mutuelle régionale du Limousin

1 siège

Caisse mutuelle régionale de la Lorraine

1 siège

  

Caisse mutuelle régionale de la Basse-Normandie

1 siège

Caisse mutuelle régionale de la Haute-Normandie

1 siège

Caisse mutuelle régionale du Nord

1 siège

Caisse mutuelle régionale du Pas-de-Calais

1 siège

Caisse mutuelle régionale de Picardie

1 siège

Caisse mutuelle régionale de Poitou-Charentes

1 siège

Caisse mutuelle régionale de Provence

1 siège

Total

19 sièges

Article Annexe 3 à l'art. R611-28

TABLEAU RELATIF AUX CIRCONSCRIPTIONS ET AUX CONSEILS D'ADMINISTRATION

DES CAISSES MUTUELLES REGIONALES D'ASSURANCE MALADIE ET MATERNITE

DES TRAVAILLEURS NON-SALARIES DES PROFESSIONS NON-AGRICOLES (FRANCE

METROPOLITAINE)

I. - Caisses mutuelles régionales communes aux groupes des professions artisanales et des

professions industrielles et commerciales

CAISSES : Caisse mutuelle régionale du Nord.

CIRCONSCRIPTIONS : Département du Nord.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

  

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale du Pas-de-Calais.

CIRCONSCRIPTIONS : Département du Pas-de-Calais.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Picardie.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Haute-Normandie.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de l'Eure et de la Seine-Maritime.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

  

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Basse-Normandie.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Bretagne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-d'Armor, du Finistère et du

Morbihan.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 9

Retraités : 3

Industriels et commerçants :

Actifs : 9

Retraités : 3

  

CAISSES : Caisse mutuelle régionale des Pays de la Loire.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Mayenne, de la Sarthe, de Maine-et-Loire, de la

Loire-Atlantique et de la Vendée.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 9

Retraités : 3

Industriels et commerçants :

Actifs : 9

Retraités : 3

CAISSES : Caisse mutuelle régionale du Centre.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements d'Eure-et-Loir, du Loiret, de Loir-et-Cher, du Cher, de

l'Indre et d'Indre-et-Loire.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Poitou-Charentes.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la Charente et de la

Charente-Maritime.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

  

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale du Limousin.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Haute-Vienne, de la Corrèze et de la Creuse.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale d'Aquitaine.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Dordogne, de la Gironde, de Lot-et-Garonne, des

Landes et des Pyrénées-Atlantiques.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 9

Retraités : 3

Industriels et commerçants :

Actifs : 9

Retraités : 3

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Midi-Pyrénées.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements du Lot, de l'Aveyron, de Tarn-et-Garonne, du Tarn, du

Gers, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

  

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 9

Retraités : 3

Industriels et commerçants :

Actifs : 9

Retraités : 3

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Languedoc-Roussillon.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Lozère, du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et des

Pyrénées-Orientales.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Provence.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence, de

Vaucluse et des Bouches-du-Rhône.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

  

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de la Côte d'Azur.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements des Alpes-Maritimes et du Var.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de la Corse.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale du Rhône.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de l'Ain, de la Loire, du Rhône et de l'Ardèche,

arrondissement de Vienne et cantons de La Verpillière et de L'Isle-d'Abeau (Isère).

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 9

Retraités : 3

  

Industriels et commerçants :

Actifs : 9

Retraités : 3

CAISSES : Caisse mutuelle régionale des Alpes.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l'Isère (arrondissement

de Vienne et canton de La Verpillière exclus) et de la Drôme.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale d'Auvergne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de l'Allier, du Puy-de-Dôme, du Cantal et de la

Haute-Loire.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Bourgogne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire, de la Nièvre et de

l'Yonne.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

  

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Franche-Comté.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Haute-Saône, du Doubs, du Jura et territoire de

Belfort.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale d'Alsace.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

  

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Lorraine.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de la Moselle, de la Meuse, de Meurthe-et-Moselle et des

Vosges.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 24

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 7

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 7

Retraités : 2

CAISSES : Caisse mutuelle régionale de Champagne-Ardenne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements des Ardennes, de la Marne, de l'Aube et de la Haute-Marne.

NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 22

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Artisans :

Actifs : 6

Retraités : 2

Industriels et commerçants :

Actifs : 6

Retraités : 2

Article Annexe 4 à l'art. R611-34

II - Caisses mutuelles régionales compétentes pour un groupe professionnel (autre que le groupe

professions libérales) :

CAISSES : Caisse mutuelle régionale des professions artisanales de la région parisienne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne,

Val-d'Oise, Essonne, Yvelines et Seine-et-Marne.

NOMBRE DE MEMBRES des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 26

  

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Actifs : 15

Retraités : 5

CAISSES : Caisse mutuelle régionale des professions industrielles et commerciales de la région

parisienne.

CIRCONSCRIPTIONS : Départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne,

Val-d'Oise, Essonne, Yvelines et Seine-et-Marne.

NOMBRE DE MEMBRES des conseils d'administration (toutes catégories comprises) : 30

NOMBRE DE MEMBRES représentants des assurés :

Actifs : 18

Retraités : 6

Tableau 1 Siège et ressort des tribunaux des affaires de sécurité

sociale I. - Régimes autres que le régime agricole

Article Annexe I

DÉPARTEMENTS TRIBUNAUX DES AFFAIRES de sécurité sociale

Siège Ressort

Cour d'appel d'Agen

Gers. Auch. Le département.

Lot. Cahors. Le département.

Lot-et-Garonne. Agen. Le département.

Cour d'appel d'Aix en Provence

Alpes-de-Haute-Provence. Digne-les-Bains. Le département.

Alpes-Maritimes. Nice. Le département.

Bouches-du-Rhône. Marseille. Le département.

Var. Toulon. Le département.

Cour d'appel d'Amiens

Aisne. Laon. Arrondissements de Soissons, de Château-Thierry et de Laon, sauf le canton de

La Fère.

Saint-Quentin. Arrondissements de Saint-Quentin et de Vervins, plus le canton de La Fère.

Oise. Beauvais. Le département.

Somme. Amiens. Le département.

Cour d'appel d'Angers

Maine-et-Loire. Angers. Le département.

  

Mayenne. Laval. Le département.

Sarthe. Le Mans. Le département.

Cour d'appel de Bastia

Corse-du-Sud. Ajaccio. Le département.

Haute-Corse. Bastia. Le département.

Cour d'appel de Besançon

Doubs. Besançon. Arrondissements de Besançon, de Pontarlier et les cantons de Clerval, Maîche, Le

Russey.

Montbéliard. Arrondissements de Montbéliard, moins les cantons de Clerval, Maîche, le Russey.

Jura. Lons-le-Saunier. Le département.

Haute-Saône. Vesoul. Le département.

Territoire de Belfort. Belfort. Le département.

Cour d'appel de Bordeaux

Charente. Angoulême. Le département.

Dordogne. Périgueux. Le département.

Gironde. Bordeaux. Le département.

Cour d'appel de Bourges

Cher. Bourges. Le département.

Indre. Châteauroux. Le département.

Nièvre. Nevers. Le département.

Cour d'appel de Caen

Calvados. Caen. Le département.

Manche. Saint-Lô. Le département.

Orne. Alençon. Le département.

Cour d'appel de Chambéry

Savoie. Chambéry. Le département.

Haute-Savoie. Annecy. Le département.

Cour d'appel de Colmar

Bas-Rhin. Strasbourg. Le département.

Haut-Rhin. Mulhouse. Le département.

Cour d'appel de Dijon

Côte-d'Or. Dijon. Le département.

Haute-Marne. Chaumont. Le département.

Saône-et-Loire. Mâcon. Le département.

Cour d'appel de Douai

Nord. Lille. Arrondissements de Lille et de Dunkerque.

Douai. Arrondissements de Douai et de Cambrai.

Valenciennes. Arrondissements de Valenciennes et d'Avesnes-sur-Helpe.

Pas-de-Calais. Arras. Arrondissements d'Arras, de Béthune et de Lens.

Boulogne-sur-Mer Arrondissements de Boulogne-sur-Mer, de Montreuil, de Calais et de Saint-Omer.

  

Cour d'appel de Grenoble

Hautes-Alpes. Gap. Le département.

Drôme. Valence. Le département.

Isère. Grenoble. Le département, moins l'arrondissement de Vienne et moins les cantons de

L'Isle-d'Abeau et de La Verpillière.

Vienne. L'arrondissement de Vienne, plus les cantons de L'Isle-d'Abeau et de La

Verpillière.

Cour d'appel de Limoges

Corrèze. Tulle. Le département.

Creuse. Guéret. Le département.

Haute-Vienne. Limoges. Le département.

Cour d'appel de Lyon

Ain. Bourg-en-Bresse. Le département.

Loire. Saint-Etienne. Le département, moins l'arrondissement de Roanne.

Roanne. L'arrondissement de Roanne.

Rhône. Lyon. Le département, moins l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône.

Villefranche-sur-Saône. L'arrondissement de Villefranche-sur-Saône.

Cour d'appel de Metz

Moselle. Metz. Le département.

Cour d'appel de Montpellier

Aude. Carcassonne. Le département.

Aveyron. Rodez. Le département.

Hérault. Montpellier. Le département.

Pyrénées-Orientales. Perpignan. Le département.

Cour d'appel de Nancy

Meurthe-et-Moselle. Nancy. Le département, moins l'arrondissement de Briey.

Longwy. L'arrondissement de Briey.

Meuse. Bar-le-Duc. Le département.

Vosges. Épinal. Le département.

Cour d'appel de Nîmes

Ardèche. Privas. Le département.

Gard. Nîmes. Le département.

Lozère. Mende. Le département.

Vaucluse. Avignon. Le département.

Cour d'appel d'Orléans

Indre-et-Loire. Tours. Le département.

Loir-et-Cher. Blois. Le département.

Loiret. Orléans. Le département.

Cour d'appel de Paris

Essonne. Evry. Le département.

Seine-et-Marne. Melun. Arrondissements de Fontainebleau, Provins et Melun, sauf le canton de

  

Rozay-en-Brie.

Meaux. Arrondissement de Meaux et de Torcy, plus le canton de Rozay-en-Brie.

Seine-Saint-Denis. Bobigny. Le département.

Val-de-Marne. Créteil. Le département.

Yonne. Auxerre. Le département.

Paris. Paris. La ville de Paris.

Cour d'appel de Pau

Landes. Mont-de-Marsan. Le département des Landes, moins le canton de Saint-Martin-de-Seignanx.

Pyrénées-Atlantiques. Pau. Arrondissements de Pau et d'Oloron.

Bayonne. L'arrondissement de Bayonne et le canton de Saint-Martin-de-Seignanx, du

département des Landes

Hautes-Pyrénées. Tarbes. Le département.

Cour d'appel de Poitiers

Charente-Maritime. La Rochelle. Les arrondissements de La Rochelle et de Rochefort, moins les cantons de la

Tremblade et de Royan.

Saintes. Les arrondissements de Saintes, Jonzac, et Saint-Jean-d'Angély, plus les cantons

de La Tremblade et de Royan.

Deux-Sèvres. Niort. Le département.

Vendée. La Roche-sur-Yon Le département.

Vienne. Poitiers. Le département.

Cour d'appel de Reims

Ardennes. Charleville-Mézières. Le département.

Aube. Troyes. Le département.

Marne. Reims. Le département.

Cour d'appel de Rennes

Côtes-d'Armor. Saint-Brieuc. Le département.

Finistère. Brest. Les arrondissements de Brest, Morlaix et le canton de Crozon.

Quimper. Les arrondissements de Quimper, de Châteaulin, moins le canton de Crozon.

Ille-et-Vilaine. Rennes. Le département.

Loire-Atlantique. Nantes. Le département.

Morbihan. Vannes. Le département.

Cour d'appel de Riom

Allier. Moulins. Le département.

Cantal. Aurillac. Le département.

Haute-Loire. Le Puy-en-Velay. Le département.

Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand. Le département.

Cour d'appel de Rouen

Eure. Evreux. Le département.

Seine-Maritime. Rouen. Les arrondissements de Rouen et de Dieppe.

Le Havre. Le département.

Cour d'appel de Toulouse

  

Ariège. Foix. Le département.

Haute-Garonne. Toulouse. Le département.

Tarn. Albi. Le département.

Tarn-et-Garonne. Montauban. Le département.

Cour d'appel de Versailles

Eure-et-Loir. Chartres. Le département.

Hauts-de-Seine. Nanterre. Le département.

Val-d'Oise. Pontoise. Le département.

Yvelines. Versailles. Le département.

Cour d'appel de Basse-Terre

Guadeloupe. Pointe-à-Pitre. Le département.

Cour d'appel de Fort-de-France

Guyane. Cayenne. Le département.

Martinique. Fort-de-France. Le département.

Cour d'appel de Saint-Denis-de-la-Réunion

Réunion. Saint-Denis. Le département.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Tableau 1 Siège et ressort des tribunaux des affaires de sécurité

sociale II. - Régime agricole

Article Annexe I

DÉPARTEMENTS TRIBUNAUX DES AFFAIRES de sécurité sociale/agriculture

Siège Ressort

Cour d'appel d'Agen

Gers. Auch. Le département.

Lot. Cahors. Le département.

Lot-et-Garonne. Agen. Le département.

Cour d'appel d'Aix-en-Provence

Alpes-de-Haute-Provence. Digne-les-Bains. Le département.

Alpes-Maritimes. Nice. Le département.

Bouches-du-Rhône. Marseille. Le département.

Var. Draguignan. Le département.

Cour d'appel d'Amiens

Aisne. Laon. Arrondissements de Soissons, de Château-Thierry et de Laon, sauf le canton de La

Fère.

Saint-Quentin. Arrondissements de Saint-Quentin et de Vervins, plus le canton de La Fère.

Oise. Beauvais. Le département.

Somme. Amiens. Le département.

Cour d'appel d'Angers

Maine-et-Loire. Angers. Le département.

Mayenne. Laval. Le département.

Sarthe. Le Mans. Le département.

Cour d'appel de Bastia

Corse-du-Sud. Ajaccio. Le département.

Haute-Corse. Bastia. Le département.

Cour d'appel de Besançon

Doubs. Besançon. Le département.

Jura. Lons-le-Saunier. Le département.

Haute-Saône. Vesoul. Le département.

Territoire de Belfort. Belfort. Le département.

Cour d'appel de Bordeaux

  

Charente. Angoulême. Le département.

Dordogne. Périgueux. Le département.

Gironde. Bordeaux. Le département.

Cour d'appel de Bourges

Cher. Bourges. Le département.

Indre. Châteauroux. Le département.

Nièvre. Nevers. Le département.

Cour d'appel de Caen

Calvados. Caen. Le département.

Manche. Saint-Lô. Le département.

Orne. Alençon. Le département.

Cour d'appel de Chambéry

Savoie. Chambéry. Le département.

Haute-Savoie. Annecy. Le département.

Cour d'appel de Colmar

Bas-Rhin. Strasbourg. Le département.

Haut-Rhin. Mulhouse. Le département.

Cour d'appel de Dijon

Côte-d'Or. Dijon. Le département.

Haute-Marne. Chaumont. Le département.

Saône-et-Loire. Mâcon. Le département.

Cour d'appel de Douai

Nord. Lille. Le département.

Pas-de-Calais. Arras. Le département.

Cour d'appel de Grenoble

Hautes-Alpes. Gap. Le département.

Drôme. Valence. Le département.

Isère. Grenoble. Le département.

Cour d'appel de Limoges

Corrèze. Tulle. Le département.

Creuse. Guéret. Le département.

Haute-Vienne. Limoges. Le département.

Cour d'appel de Lyon

Ain. Bourg-en-Bresse. Le département.

Loire. Saint-Etienne. Le département.

Rhône. Lyon. Le département.

Cour d'appel de Metz

Moselle. Metz. Le département.

Cour d'appel de Montpellier

  

Aude. Carcassonne. Le département.

Aveyron. Rodez. Le département.

Hérault. Montpellier. Le département.

Pyrénées-Orientales. Perpignan. Le département.

Cour d'appel de Nancy

Meurthe-et-Moselle. Nancy. Le département.

Meuse. Bar-le-Duc. Le département.

Vosges. Épinal. Le département.

Cour d'appel de Nîmes

Ardèche. Privas. Le département.

Gard. Nîmes. Le département.

Lozère. Mende. Le département.

Vaucluse. Avignon. Le département.

Cour d'appel d'Orléans

Indre-et-Loire. Tours. Le département.

Loir-et-Cher. Blois. Le département.

Loiret. Orléans. Le département.

Cour d'appel de Paris

Yonne. Auxerre. Le département.

Essonne. Paris. Le département.

Seine-Saint-Denis. Paris. Le département.

Paris. Paris. Ville de Paris.

Val-de-Marne. Paris. Le département.

Seine-et-Marne Melun. Le département.

Cour d'appel de Pau

Landes. Mont-de-Marsan. Le département.

Pyrénées-Atlantiques. Pau. Le département.

Hautes-Pyrénées. Tarbes. Le département.

Cour d'appel de Poitiers

Charente-Maritime. La Rochelle. Le département.

Deux-Sèvres. Niort. Le département.

Vendée. La Roche-sur-Yon. Le département.

Vienne. Poitiers. Le département.

Cour d'appel de Reims

Ardennes. Charleville-Mézières. Le département.

Aube. Troyes. Le département.

Marne. Reims. Le département.

Cour d'appel de Rennes

Côtes-d'Armor. Saint-Brieuc. Le département.

  

Finistère. Quimper. Le département.

Ille-et-Vilaine. Rennes. Le département.

Loire-Atlantique. Nantes. Le département.

Morbihan. Vannes. Le département.

Cour d'appel de Riom

Allier. Moulins. Le département.

Cantal. Aurillac. Le département.

Haute-Loire. Le Puy. Le département.

Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand. Le département.

Cour d'appel de Rouen

Eure. Evreux. Le département.

Seine-Maritime. Rouen. Le département.

Cour d'appel de Toulouse

Ariège. Foix. Le département.

Haute-Garonne. Toulouse. Le département.

Tarn. Albi. Le département.

Tarn-et-Garonne. Montauban. Le département.

Cour d'appel de Versailles

Hauts-de-Seine Versailles. Le département.

Val-d'Oise. Versailles. Le département.

Yvelines. Versailles. Le département.

Eure-et-Loir. Chartres. Le département.

Cour d'appel de Basse-Terre

Guadeloupe. Pointe-à-Pitre. Le département.

Cour d'appel de Fort-de-France

Guyane. Cayenne. Le département.

Martinique. Fort-de-France. Le département.

Cour d'appel de Saint-Denis-de-la-Réunion

Réunion. Saint-Denis. Le département.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Tableau 2 Siège et ressort des tribunaux du contentieux de l'incapacité

Article Annexe II

Cour d'appel de rattachement Siège Département du ressort

Bastia Ajaccio Corse-du-Sud, Haute-Corse, sauf pour le régime agricole.

Amiens Amiens Aisne, Oise, Somme.

Besançon Besançon Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort.

Bordeaux Bordeaux Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques.

Caen Caen Calvados, Manche, Orne.

Reims Châlons-en-Champagne Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne.

Riom Clermont-Ferrand Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme.

Dijon Dijon Côte-d'Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne.

Douai Lille Nord, Pas-de-Calais.

Limoges Limoges Corrèze, Creuse, Haute-Vienne.

Lyon Lyon Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie, Haute-Savoie.

Aix-en-Provence Marseille Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse et, pour le

régime agricole, Corse-du-Sud et Haute-Corse.

Montpellier Montpellier Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales.

Nancy Nancy Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges et Moselle, sauf pour les décisions d'organismes sous le contrôle du

SRITEPSA d'Alsace.

Rennes Nantes Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée.

Orléans Orléans Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret.

Paris Paris Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise, Paris, Yvelines.

Poitiers Poitiers Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne.

Rennes Rennes Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan.

Rouen Rouen Eure, Seine-Maritime.

Colmar Strasbourg Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle, pour les décisions d'organismes sous le contrôle du SRITEPSA d'Alsace.

Toulouse Toulouse Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Fort-de-France Cayenne Guyanne.

Fort-de-France Fort-de-France Martinique.

Basse-Terre Pointe-à-Pitre Guadeloupe.

Saint-Denis-de-la-Réunion Saint-Denis-de-la-Réunion Réunion.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Annexe I : Barème indicatif d'invalidité (accidents du travail)

(application de l'article R. 434-35)

Article Annexe I à l'art. R434-35 (1)

CHAPITRE PRELIMINAIRE

I - PRINCIPES GENERAUX.

L'article L. 434-2 du Code de la Sécurité sociale dispose, dans son 1er alinéa, que le taux de

l'incapacité permanente est déterminé compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. Le présent

barème répond donc à la volonté du législateur. Il ne peut avoir qu'un caractère indicatif. Les taux

d'incapacité proposés sont des taux moyens, et le médecin chargé de l'évaluation garde, lorsqu'il se

trouve devant un cas dont le caractère lui paraît particulier, l'entière liberté de s'écarter des chiffres

du barème ; il doit alors exposer clairement les raisons qui l'y ont conduit.

Le présent barème indicatif a pour but de fournir les bases d'estimation du préjudice consécutif aux

séquelles des accidents du travail et, éventuellement, des maladies professionnelles dans le cadre de

l'article L. 434-2 applicable aux salariés du régime général et du régime agricole. Il ne saurait se

référer en aucune manière aux règles d'évaluation suivies par les tribunaux dans l'appréciation des

dommages au titre du droit commun.

L'article précité dispose que l'incapacité permanente est déterminée d'après la nature de l'infirmité,

l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime, ainsi que d'après ses aptitudes

et sa qualification professionnelle.

Les quatre premiers éléments de l'appréciation concernent donc l'état du sujet considéré, du strict

point de vue médical.

Le dernier élément concernant les aptitudes et la qualification professionnelle est un élément

médico-social ; il appartient au médecin chargé de l'évaluation, lorsque les séquelles de l'accident

ou de la maladie professionnelle lui paraissent devoir entraîner une modification dans la situation

professionnelle de l'intéressé, ou un changement d'emploi, de bien mettre en relief ce point

susceptible d'influer sur l'estimation globale.

Les éléments dont le médecin doit tenir compte, avant de proposer le taux médical d'incapacité

permanente, sont donc :

1° La nature de l'infirmité. Cet élément doit être considéré comme la donnée de base d'où l'on

partira, en y apportant les correctifs, en plus ou en moins, résultant des autres éléments. Cette

première donnée représente l'atteinte physique ou mentale de la victime, la diminution de validité

qui résulte de la perte ou de l'altération des organes ou des fonctions du corps humain. Le présent

barème doit servir à cette évaluation.

2° L'état général. Il s'agit là d'une notion classique qui fait entrer en jeu un certain nombre de

  

facteurs permettant d'estimer l'état de santé du sujet. Il appartient au médecin chargé de l'évaluation

d'adapter en fonction de l'état général, le taux résultant de la nature de l'infirmité. Dans ce cas, il en

exprimera clairement les raisons.

L'estimation de l'état général n'inclut pas les infirmités antérieures - qu'elles résultent d'accident ou

de maladie - ; il en sera tenu compte lors de la fixation du taux médical.

3° L'âge. Cet élément, qui souvent peut rejoindre le précédent, doit être pris en considération sans se

référer exclusivement à l'indication tirée de l'état civil, mais en fonction de l'âge organique de

l'intéressé. Il convient ici de distinguer les conséquences de l'involution physiologique, de celles

résultant d'un état pathologique individualisé. Ces dernières conséquences relèvent de l'état

antérieur et doivent être estimées dans le cadre de celui-ci.

On peut ainsi être amené à majorer le taux théorique affecté à l'infirmité, en raison des obstacles

que les conséquences de l'âge apportent à la réadaptation et au reclassement professionel.

4° Facultés physiques et mentales. Il devra être tenu compte des possibilités de l'individu et de

l'incidence que peuvent avoir sur elles les séquelles constatées. Les chiffres proposés l'étant pour un

sujet normal, il y a lieu de majorer le taux moyen du barème, si l'état physique ou mental de

l'intéressé paraît devoir être affecté plus fortement par les séquelles que celui d'un individu normal.

5° Aptitudes et qualification professionnelles. La notion de qualification professionnelle se rapporte

aux possibilités d'exercice d'une profession déterminée. Quant aux aptitudes, il s'agit là des facultés

que peut avoir une victime d'accident du travail ou de maladie professionnelle de se reclasser ou de

réapprendre un métier compatible avec son état de santé.

Lorsqu'un accident du travail ou une maladie professionnelle paraît avoir des répercussions

particulières sur la pratique du métier, et, à plus forte raison, lorsque l'assuré ne paraît pas en

mesure de reprendre son activité professionnelle antérieure, le médecin conseil peut demander, en

accord avec l'intéressé, des renseignements complémentaires au médecin du travail. La possibilité

pour l'assuré de continuer à occuper son poste de travail - au besoin en se réadaptant - ou au

contraire, l'obligation d'un changement d'emploi ou de profession et les facultés que peut avoir la

victime de se reclasser ou de réapprendre un métier, devront être précisées en particulier du fait de

dispositions de la réglementation, comme celles concernant l'aptitude médicale aux divers permis de

conduire.

II - MODE DE CALCUL DU TAUX MEDICAL.

Il faut d'abord rappeler que les séquelles d'un accident du travail ne sont pas toujours en rapport

avec l'importance de la lésion initiale : des lésions, minimes au départ, peuvent laisser des séquelles

considérables, et, à l'inverse, des lésions graves peuvent ne laisser que des séquelles minimes ou

même aboutir à la guérison.

" La consolidation " est le moment où, à la suite de l'état transitoire que constitue la période des

soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent sinon définitif, tel qu'un traitement n'est plus

en principe nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation, et qu'il est possible d'apprécier un

certain degré d'incapacité permanente consécutive à l'accident, sous réserve de rechutes et de

révisions possibles.

La consolidation ne coïncide pas nécessairement avec la reprise d'une activité professionnelle. Dans

certains cas, les séquelles peuvent être suffisamment importantes pour empêcher celle-ci, et dans

d'autres, le travail peut être repris avec poursuite de soins, pendant un temps plus ou moins long, en

attendant que la séquelle prenne ce caractère permanent, qui justifie la consolidation, à condition

que la valeur du préjudice en résultant soit définitive.

  

L'article L. 433-1 du Code la Sécurité sociale autorise le maintien de l'indemnité journalière en tout

ou partie, en cas de reprise d'un travail " léger " susceptible de favoriser la consolidation (ou la

guérison) de la blessure.

La guérison, à l'inverse, ne laisse subsister aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité

permanente. Le médecin chargé de l'évaluation ne peut donc pas proposer de taux médical, car il se

trouve devant un état de guérison. On peut cependant envisager qu'une maladie d'origine

professionnelle oblige à un changement de profession, sans lequel la guérison ne serait pas possible,

et qu'alors le préjudice résultant de l'inaptitude entraînée par la maladie en cause, soit réparé.

Dans ce cas, il appartient au médecin chargé de l'évaluation de bien mettre en évidence dans ses

conclusions la nécessité d'un changement d'emploi.

1. Séquelles résultant de lésions isolées.

Ces séquelles seront appréciées en partant du taux moyen proposé par le barème, éventuellement

modifié par des estimations en plus ou en moins résultant de l'état général, de l'âge, ainsi que des

facultés physiques et mentales, comme il a été exposé ci-dessus.

2. Infirmités multiples résultant d'un même accident.

On appelle infirmités multiples, celles qui intéressent des membres ou des organes différents.

Lorsque les lésions portant sur des membres différents intéressent une même fonction, les taux

estimés doivent s'ajouter, sauf cas expressément précisés au barème.

Pour des infirmités multiples ne portant pas sur une même fonction, il y a lieu d'estimer en premier,

l'une des incapacités. Le taux ainsi fixé sera retranché de 100 (qui représente la capacité totale) : on

obtiendra ainsi la capacité restante. Sauf cas particulier prévu au barème, l'infirmité suivante sera

estimée elle-même, puis rapportée à la capacité restante. On obtiendra ainsi le taux correspondant à

la deuxième séquelle : l'incapacité globale résultera de la somme des deux taux, ainsi calculés.

Celle-ci sera la même quel que soit l'ordre de prise en compte des infirmités.

Exemple. - Une lésion " A " entraîne une incapacité de 40 %. La capacité restante est donc de 60 %.

Une lésion " B ", consécutive au même accident, entraîne une incapacité chiffrable, selon le barème,

à 20 %. L'incapacité due pour cette deuxième lésion sera : 20 % de 60 % de capacité restante, soit

12 %.

L'incapacité globale sera donc : 40 % plus 12 % égale 52 %, et ainsi de suite ...

Dans le cas d'une troisième lésion, pour l'exemple choisi, la capacité restante serait de 48 %.

Cette façon de calculer l'incapacité globale résultant de lésions multiples ne garde bien entendu

qu'un caractère indicatif. Le médecin chargé de l'évaluation peut toujours y apporter des

modifications ou adopter un autre mode de calcul à condition de justifier son estimation.

3. Infirmités antérieures.

L'estimation médicale de l'incapacité doit faire la part de ce qui revient à l'état antérieur, et de ce qui

revient à l'accident. Les séquelles rattachables à ce dernier sont seules en principe indemnisables.

Mais il peut se produire des actions réciproques qui doivent faire l'objet d'une estimation

particulière.

a. Il peut arriver qu'un état pathologique antérieur absolument muet soit révélé à l'occasion de

  

l'accident de travail ou de la maladie professionnelle mais qu'il ne soit pas aggravé par les séquelles.

Il n'y a aucune raison d'en tenir compte dans l'estimation du taux d'incapacité.

b. L'accident ou la maladie professionnelle peut révéler un état pathologique antérieur et l'aggraver.

Il convient alors d'indemniser totalement l'aggravation résultant du traumatisme.

c. Un état pathologique antérieur connu avant l'accident se trouve aggravé par celui-ci. Etant donné

que cet état était connu, il est possible d'en faire l'estimation. L'aggravation indemnisable résultant

de l'accident ou de la maladie professionnelle sera évaluée en fonction des séquelles présentées qui

peuvent être beaucoup plus importantes que celles survenant chez un sujet sain. Un équilibre

physiologique précaire, compatible avec une activité donnée, peut se trouver détruit par l'accident

ou la maladie professionnelle.

Dans certains cas où la lésion atteint le membre ou l'organe, homologue au membre ou à l'organe

lésé ou détruit antérieurement, l'incapacité est en général supérieure à celle d'un sujet ayant un

membre ou un organe opposé sain, sans état antérieur. A l'extrême, il peut y avoir perte totale de la

capacité de travail de l'intéressé : c'est le cas, par exemple, du borgne qui perd son deuxième oeil, et

du manchot qui sera privé du bras restant.

Afin d'évaluer équitablement l'incapacité permanente dont reste atteinte la victime présentant un

état pathologique antérieur, le médecin devra se poser trois questions :

1° L'accident a-t-il été sans influence sur l'état antérieur ?

2° Les conséquences de l'accident sont-elles plus graves du fait de l'état antérieur ?

3° L'accident a-t-il aggravé l'état antérieur ?

Pour le calcul de cette incapacité finale, il n'y a pas lieu, d'une manière générale, de faire application

de la formule de Gabrielli. Toutefois, la formule peut être, dans certains cas, un moyen commode de

déterminer le taux d'incapacité et l'expert pourra l'utiliser si elle lui paraît constituer le moyen

d'appréciation le plus fiable.

III - REVISIONS.

Hormis les cas où les séquelles présentent d'emblée un caractère définitif, l'état de la victime est

susceptible de subir, en aggravation ou en amélioration, une évolution spontanée ou du fait du

résultat du traitement soit médical, soit chirurgical ou de l'appareillage.

Il peut être alors indiqué de procéder à des révisions périodiques prévues par le Code de la Sécurité

sociale (Art. L. 443-1). Dans les deux premières années qui suivent la date de consolidation ou de

guérison apparente, la Caisse peut faire procéder à tout moment à une nouvelle fixation des

réparations. Au-delà, l'intervalle séparant deux révisions doit être d'au moins un an, sauf accord

entre les parties intéressées (art. R. 443-4 et R. 443-5).

Pour l'estimation du nouveau taux, on se référera au taux fixé lors de l'examen précédent, et on

modifiera ce taux dans la mesure où les sequelles elles-mêmes auront évolué de façon tangible.

Le décès de la victime par suite des conséquences de l'accident entraîne une nouvelle fixation des

réparations allouées à ses ayants droit éventuels ; elles sont sans relation avec le taux du barème

(articles L. 434-7 et suivants).

Article Annexe I à l'art. R434-35 (2)

  

1 - MEMBRE SUPERIEUR.

Le membre supérieur droit est dominant chez les droitiers, et le membre supérieur gauche est

dominant chez les gauchers.

Dominance cérébrale.

La notion de dominance hémisphérique cérébrale découle de la constatation de la prévalence d'un

hémicorps dans l'action, avec une plus grande force ou une plus grande habileté des membres

opposés à l'hémisphère dominant et commandés par lui. Elle est renforcée par le développement des

structures du langage au sein de cet hémisphère dominant, ce qui aboutit à une prévalence de

l'hémisphère dominant, le gauche, chez le droitier, pour l'ensemble des fonctions symboliques, de

même que pour l'habileté manuelle.

L'hémisphère dit dominant est habituellement l'hémisphère gauche, chez le droitier et il semble

exister un lien assez étroit entre la dominance du langage et la préférence manuelle.

L'hémisphère non dominant dit mineur (hémisphère droit chez les droitiers), n'est cependant pas

dépourvu de fonctions, et il a des spécialisations particulières pour la manipulation de l'espace, la

connaissance des rythmes, l'individualisation des physionomies.

Il existe, par ailleurs, des cas de dominance hémisphérique gauche, mais elle est beaucoup plus rare.

Si certains sujets vrais gauchers ont une préférence invincible pour l'usage de leur main gauche,

comme les droitiers pour celui de leur main droite, la majorité des sujets dits gauchers sont en fait

ambidextres et se servent seulement mieux de leur main gauche ; ils apprennent assez facilement à

se servir de leur main droite, du fait de la pression de la société, où tous les outils sont conçus pour

les droitiers ("gauchers contrariés"). Il en résulte que, bien souvent, les lésions de l'hémisphère droit

chez le "gaucher" n'entraînent pas des désordres en miroir, par rapport à ceux observés pour les

lésions unilatérales gauches chez le droitier. Les anomalies sont incomplètes, atypiques et de

moindre importance avec une meilleure compensation.

La détermination de l'hémisphère dominant n'est pas toujours facile. Elle se base sur la localisation

habituelle du même côté du contrôle du langage et du contrôle gestuel, la dissociation de

latéralisation entre ces deux fonctions restant rare. La recherche de la dominance se fera donc sur

l'étude de la préférence gestuelle : manuelle, podale ou oculaire, qui permettra de déterminer le

caractère droitier ou gaucher ou ambidextre du sujet examiné, et, par voie de conséquence, la

dominance hémisphèrique gauche, droite ou incertaine.

Cette recherche, de préférence gestuelle, fait appel à :

- L'étude de la force musculaire, plus importante du côté du membre supérieur utilisé de préférence

;

- La recherche du côté utilisé pour certains gestes précis de la vie courante : couper sa viande, se

brosser les dents, gestes de toilette intime. Le véritable gaucher écrit, tient son couteau pour couper

son pain ou un marteau pour planter un clou, une aiguille pour coudre avec la main gauche,

boutonne son pantalon, lance une pierre, joue aux cartes, taille un crayon avec un canif tenu avec sa

main gauche ;

- La recherche de l'usage préférentiel d'un membre : main pour lancer un objet, pour donner les

cartes, pied pour " shooter " dans un ballon, oeil pour viser.

Il faut cependant savoir que certaines préférences peuvent se modifier par l'apprentissage,

notamment chez les ambidextres, et qu'une gêne fonctionnelle permanente d'un côté peut entraîner

  

une compensation centro-latérale, aboutissant à une pseudo-dominance. Il est donc nécessaire, dans

les cas incertains, de composer les différentes prévalences manuelle, podale ou oculaire, avant de

conclure.

L'ambidextrie professionnelle est la règle chez les travailleurs du bois : menuisiers, ébénistes,

toupilleurs, dégauchisseurs, etc.

Amputations.

Les taux indiqués le sont sans tenir compte des possibilités d'appareillage ou de correction

chirurgicale à visée fonctionnelle.

Lorsque cet appareillage ou cette intervention aboutit à un résultat excellent, l'expert peut tenir

compte du gain de capacité ainsi obtenu, mais ne pourra appliquer une réduction du taux supérieur à

5 %.

1.1 MEMBRE SUPERIEUR A L'EXCLUSION DE LA MAIN

1.1.1 AMPUTATION.

DOMINANT NON DOMINANT

Epaule :

- Amputation interscapulothoracique avec résection totale ou partielle de la clavicule et de l'omoplate, ou de l'un

de ces deux os

95 85

- Désarticulation de l'épaule 95 85

Bras :

- Au tiers supérieur 95 80

- Au tiers moyen ou inférieur 90 80

- Désarticulation du coude, avant-bras au tiers supérieur 90 80

1.1.2 ATTEINTE DES FONCTIONS ARTICULAIRES.

Blocage et limitation des mouvements des articulations du membre supérieur, quelle qu'en soit la

cause.

Epaule :

La mobilité de l'ensemble scapulo-huméro thoracique s'estime, le malade étant debout ou assis, en

empaumant le bras d'une main, l'autre main palpant l'omoplate pour en apprécier la mobilité :

- Normalement, élévation latérale : 170° ;

- Adduction : 20° ;

- Antépulsion : 180° ;

- Rétropulsion : 40° ;

- Rotation interne : 80° ;

- Rotation externe : 60°.

La main doit se porter avec aisance au sommet de la tête et derrière les lombes, et la circumduction

  

doit s'effectuer sans aucune gêne.

Les mouvements du côté blessé seront toujours estimés par comparaison avec ceux du côté sain. On

notera d'éventuels ressauts au cours du relâchement brusque de la position d'adduction du membre

supérieur, pouvant indiquer une lésion du sus-épineux, l'amyotrophie deltoïdienne (par mensuration

des périmètres auxilaires vertical et horizontal), les craquements articulaires. Enfin, il sera tenu

compte des examens radiologiques.

DOMINANT NON DOMINANT

Blocage de l'épaule, omoplate bloquée 55 45

Blocage de l'épaule, avec omoplate mobile 40 30

Limitation moyenne de tous les mouvements 20 15

Limitation légère de tous les mouvements 10 à 15 8 à 10

Périarthrite douloureuse :

Aux chiffres indiqués ci-dessus, selon la limitation des mouvements, on ajoutera 5 5

On rappelle que la périarthrite scapulo-humérale (P.S.H.) s'accompagne souvent d'une amélioration

tardive au bout d'un an et demi ou deux ans.

Luxation récidivante de l'épaule :

La luxation récidivante de l'épaule, sauf contre-indication, est susceptible de réparation chirurgicale.

Si celle-ci est effectuée, les séquelles seront évaluées en tenant compte du degré de limitation des

mouvements de l'épaule. En l'absence d'intervention ou en cas d'échec opératoire :

DOMINANT NON DOMINANT

Formes graves avec récidives fréquentes 40 30

Formes moyennes avec récidives espacées 20 15

Formes légères 10 à 15 8 à 10

Luxation acromio-claviculaire :

La déformation, dommage esthétique, ne peut être retenue comme séquelle indemnisable. L'I.P.P.

sera donc appréciée en fonction des incidences fonctionnelles et douloureuses éventuelles.

Coude et poignet :

Le coude est animé de mouvements de flexion-extension, d'abduction et d'adduction. Par ailleurs, la

main peut décrire un mouvement de 180° par le jeu de la prono-supination. Celle-ci pouvant être

diminuée dans les atteintes du coude comme dans celles du poignet, il y a lieu de l'estimer à part. Le

taux propre résultant de son atteinte s'ajoutera aux réductions de capacité provenant de la limitation

des autres mouvements des deux articulations considérées.

Coude :

Conformément au barème internationnal, la mobilité normale de l'extension-flexion va de 0° (bras

pendant) à 150° environ (selon l'importance des masses musculaires). On considère comme "angle

favorable" les blocages et limitations compris entre 60° et 100°. Des études ont montré que cette

position favorable variait suivant les métiers.

DOMINANT NON DOMINANT

Blocage de la flexion-extension :

  

- Angle favorable 25 22

- Angle défavorable (de 100o à 145o ou de 0o à 60o) 40 35

Limitation des mouvements de flexion-extension :

- Mouvements conservés de 70o à 145o 10 8

- Mouvements conservés autour de l'angle favorable 20 15

- Mouvements conservés de 0o à 70o 25 22

Poignet :

Mobilité normale : flexion 80° ; extension active : 45° ; passive : 70° à 80°. Abduction (inclinaison

radiale) : 15° ; adduction (inclinaison cubitale) : 40°.

Des altérations fonctionnelles peuvent exister sans lésion anatomique identifiable.

DOMINANT NON DOMINANT

Blocage du poignet :

- En rectitude ou extension, sans atteinte de la prono-supination 15 10

- En flexion sans troubles importants de la prono-supination 35 30

Pour les troubles fonctionnels associés à la main (voir la partie "La main").

Atteinte de la prono-supination :

Prono-supination normale : 180°.

DOMINANT NON DOMINANT

Limitation en fonction de la position et de l'importance 10 à 15 8 à 12

Ces deux taux s'ajoutent aux taux précédents.

1.1.3 PSEUDARTHROSES ET DEFORMATIONS.

Les taux indiqués sont susceptibles, pour les pseudarthroses, d'être minorés selon les possibilités

d'appareillage.

Clavicule :

DOMINANT NON DOMINANT

Cal difforme, sans compression nerveuse, selon gêne fonctionnelle 2 à 5 1 à 3

Compressions nerveuses (voir séquelles portant sur le système nerveux périphérique)

Pseudarthrose 5 3

Epaule :

DOMINANT NON DOMINANT

Epaule ballante consécutive à des pertes de substance osseuse étendues, sans séquelles nerveuses, autres

que celles conditionnant le ballant de l'épaule

70 60

Bras :

Les déformations proviennent essentiellement de cals volumineux, exubérants, en crosse, etc. Le

raccourcissement du bras n'est pas gênant au-dessous de 4 centimètres.

  

DOMINANT NON DOMINANT

Déformation du bras avec atrophie musculaire (taux s'ajoutant aux séquelles articulaires, nerveuses, etc.

éventuellement associées)

5 à 10 4 à 8

Pseudarthroses de la diaphyse humérale :

- Serrée 20 15

- Lâche 50 40

(Au voisinage de l'épaule et du coude, voir Epaule ballante » ou Coude ballant»).

- Raccourcissement important (supérieur à 4 centimètres) 5 à 10 4 à 8

Coude :

DOMINANT NON DOMINANT

Coude ballant, consécutif à des pertes de substance osseuse 55 45

Avant-bras :

DOMINANT NON DOMINANT

Les deux os :

- Pseudarthrose serrée 20 15

- Pseudarthrose lâche (avant-bras ballant) 50 40

Un seul os :

- Pseudarthrose serrée du radius 8 6

- Pseudarthrose lâche du radius 30 25

- Pseudarthrose serrée du cubitus 5 4

- Pseudarthrose lâche du cubitus 25 20

Poignet :

DOMINANT NON DOMINANT

Poignet ballant, à la suite de pertes de substance du carpe 40 25

A ces taux s'ajoutent éventuellement les taux pour limitation des mouvements des doigts, le taux

global ne pouvant dépasser le taux fixé pour l'amputation.

Main-bote radiale ou cubitale.

L'évaluation se fera selon le retentissement sur la gêne fonctionnelle des poignets et des doigts.

1.1.4 SEQUELLES MUSCULAIRES ET TENDINEUSES.

DOMINANT NON DOMINANT

Rupture du deltoïde 10 à 25 6 à 20

Rupture du biceps : elle est susceptible de réparation chirurgicale, mais la restitution ad integrum est rarement

réalisée. Il persiste souvent une déformation du muscle à la contraction, et une diminution de la force :

Séquelles légères 4 3

Rupture de l'un des deux chefs non réparée 12 10

Rupture complète de l'insert inférieure non réparée 25 20

Syndrome de Volkmann : selon l'importance de la répercussion sur la fonction de la main et selon les troubles

trophiques

30 à 70 25 à 60

  

1.2 LA MAIN.

L'examen soigné et complet d'une main doit comporter d'abord un bilan des lésions anatomiques

(amputation, atteinte motrice, atteinte sensitive, anesthésie, douleurs).

L'addition des invalidités partielles ne suffit pas à établir l'invalidité globale de la main.

Une correction doit être effectuée grâce à une étude dynamique fonctionnelle. En effet, la main n'est

pas seulement un segment de membre, lui-même additionné de segments digitaux, mais un organe

global unique, organe de la préhension et du tact.

Cette étude dynamique se fait par un bilan de la valeur des diverses prises : pinces, empaumement,

crochet.

On se fondera, au départ, sur le bilan anatomique et on le modulera grâce à un bilan fonctionnel. Le

matériel d'examen sera le suivant :

Un goniomètre ;

Un cylindre de 15 cm de long et de 7 cm de diamètre ;

Un manche d'outil (ciseau à froid) de 20 cm de long et de 2,5 cm de diamètre ;

Un pinceau ou crayon ;

Une plaquette de plastique de 1/2 mm d'épaisseur et de 6 cm sur 3 cm ;

Une balle de caoutchouc de 4 à 5 cm de diamètre, avec en plus, si possible :

Un dynamomètre marqueur ;

Un éventail de cinq plaquettes dont les extrémités porteront :

un fragment de velours, un fragment de caoutchouc-mousse, un fragment de papier émeri, un gros

bouton, une pièce de monnaie.

Dans ce matériel, chaque objet doit être muni d'une anse de direction, pour mesurer la force de la

prise exercée.

Epreuve fonctionnelle.

Pour chaque épreuve, proportionner la cote accordée à l'aisance, à la force et à la finesse de la prise.

Pour évaluer la force, tirer sur l'anse de l'objet. Additionner les 7 cotes accordées (une seule par

épreuve) ; une main normale sera équivalente à 70 (1). Le total donnera la valeur fonctionnelle de la

main.

NORMALE INTERMEDIAIRE NULLE

Pince unguéale (ramassage d'une allumette ou d'une épingle) 3,5 1,5 0

Pince pulpo-pulpaire (plaquette de plastique) 10,5 7 à 3,5 0

Pince pulpo-latérale (plaquette de plastique) 10,5 7 à 3,5 0

Pince tripode (haut de la boîte cylindrique, manche d'outil, pinceau) 10,5 7 à 3,5 0

Empaumement (boîte de conserves, manche, pinceau) 21 14/7/3,5

Crochet (poignée) 7 3,5 0

Prise sphérique (haut de la boîte cylindrique) 7 3,5 0

  

Total 70

(1) Les chiffres figurant dans ce tableau ont été obtenus à partir d'une estimation sur 100 de la

valeur d'une main normale, multipliée par le coefficient 0,7 puisque l'incapacité totale de de la main

représente un total de 70 %.

1.2.1 AMPUTATIONS.

Main :

DOMINANT NON DOMINANT

Amputation métacarpienne conservant une palette 70 60

Doigts :

Il ne faut pas perdre de vue que la phalange la plus importante est la phalange unguéale, support

essentiel du sens du tact. Son amputation entraîne la perte de la moitié de la fonction du doigt. Pour

le pouce, et l'index, cette amputation revêt une importance accrue. La première et la deuxième

phalanges, simples supports, ont une importance beaucoup moindre.

On tiendra compte, pour l'évaluation de l'I.P.P., de l'état du moignon, de l'existence éventuelle de

névromes, de la mobilité des articulations sus-jacentes.

Rappelons qu'en cas d'amputations multiples des doigts, il sera également tenu compte de la

synergie sans que la somme des pourcentages puisse dépasser le taux d'I.P.P. prévu pour la perte de

la main entière.

La perte de sensibilité de la pulpe digitale équivaut à la perte fonctionnelle de la phalange, et sera

donc évaluée comme celle-ci.

Perte totale ou partielle de segments de doigts :

DOMINANT NON DOMINANT

Pouce :

- Avec le premier métacarpien 35 30

- Les deux phalanges 28 24

- Phalange unguéale 14 12

Index ou Médius :

- Trois phalanges (avec ou sans la tête du métacarpien) 14 12

- Deux phalanges ou la phalange unguéale seule 7 6

Annulaire :

- Trois phalanges (avec ou sans la tête du métacarpien) 6 5

- Deux phalanges ou la phalange unguéale 3 3

Auriculaire :

- Trois phalanges (avec ou sans la tête du métacarpien) 8 7

- Deux phalanges ou la phalange unguéale seule 4 4

1.2.2 ATTEINTES DES FONCTIONS ARTICULAIRES.

Articulation carpo-métacarpienne :

  

L'atteinte de l'articulation trapézo-métacarpienne du pouce est la plupart du temps consécutive à la

fois à des lésions combinées des articulations, des muscles du premier espace inter-osseux et de la

peau.

Blocage de la colonne du pouce articulaire ou extra-articulaire (séquelles de fracture de Bennett ou

de Rolando, par exemple) :

DOMINANT NON DOMINANT

En position de fonction (anté-pulsion et opposition) 14 12

En position défavorable (adduction, rétropulsion) 28 24

Luxation carpo-métacarpienne ancienne, non réduite, à l'exclusion du pouce 9 à 12 7 à 10

Doigts :

L'extension des différentes articulations atteint en général 180°. La flexion des articulations

métacarpo-phalangiennes est de 90°, sauf pour le pouce où elle n'atteint que 110°.

Les articulations inter-phalangiennes proximales dépassent légèrement l'angle droit, sauf à

l'auriculaire.

Les articulations inter-phalangiennes distales n'atteignent pas l'angle droit, sauf à l'auriculaire.

Il existe cependant de nombreuses variations individuelles.

Les séquelles seront appréciées selon le degré de limitation de l'enroulement du doigt (dont la pulpe

normalement atteint la paume) ou de l'extension de celui-ci.

Les deux extrêmes sont réalisées par le doigt raide ou le doigt en crochet ; dans ces cas, l'incapacité

est égale à celle de l'amputation du doigt.

Pouce :

DOMINANT NON DOMINANT

Articulation métacarpo-phalangienne :

- Blocage en semi-flexion ou en extension 6 4

- Blocage en flexion complète 10 8

- Laxité articulaire par rupture ou luxation ancienne du pouce non réduite 15 12

Articulation inter-phalangienne :

- Blocage en flexion complète 10 8

- Blocage en semi-flexion ou en extension ou luxation ancienne non réduite 6 4

Autres doigts :

Le taux d'incapacité sera déterminé selon l'importance de la raideur.

DOMINANT NON DOMINANT

Index 7 à 14 6 à 12

Annulaire et médius 4 à 6

Auriculaire 4 à 8

La destruction ou l'altération de l'appareil unguéal sera évaluée en raison de la gêne de la

  

préhension.

Lésions multiples :

L'appréciation sera faite sur la fonction globale de la main plus que sur l'addition des différentes

lésions.

1.2.3 PSEUDARTHROSES ET DEFORMATIONS.

Métacarpien :

- Cal saillant entraînant une gêne fonctionnelle : 2 à 4.

Les pseudarthroses ou les cals vicieux des métacarpiens et des phalanges seront appréciés selon le

retentissement sur le fonctionnement général de la main.

1.2.4 SEQUELLES MUSCULAIRES ET TENDINEUSES.

Les séquelles de désinsertions musculaires, de section et de rupture tendineuse, des fléchisseurs ou

des extenseurs, seront évaluées en fonction de la gêne globale de la main, en tenant compte des

anesthésies localisées.

1.2.5 SEQUELLES NERVEUSES ET VASCULAIRES.

(Voir séquelles portant sur le "système nerveux périphérique" et séquelles portant sur le "système

cardio-vasculaire.").

Il ne faudra pas oublier d'évaluer les séquelles nerveuses (anesthésie en particulier), liées aux

lésions du nerf collatéral et les douleurs par névrome.

1.2.6 OSTEITE ET OSTEOMYELITE.

Venant s'ajouter aux mêmes éléments séquellaires.

- Fistule persistante unique : 10

- Fistule persistante avec déformation osseuse 10 à 25

Article Annexe I à l'art. R434-35 (3)

2 - MEMBRE INFERIEUR.

Dans le calcul des incapacités permanentes, les deux membres inférieurs sont considérés comme

ayant une valeur fonctionnelle égale.

Les taux indiqués le sont sans tenir compte des possibilités d'appareillage ou de correction

chirurgicale à visée fonctionnelle.

Lorsqu'un appareil ou une intervention aboutit à un résultat excellent, l'expert peut tenir compte du

gain obtenu mais ne pourra appliquer une réduction du taux supérieur à 15 %.

- Perte de fonction des deux membres inférieurs, quelle que soit la cause 100

2.1 AMPUTATION.

  

- Amputation inter-ilio-abdominale 100

Cuisse :

- Désarticulation de la hanche 100

- Amputation inter-trochantérienne 100

- Amputation sous-trochantérienne 100

- Amputation au tiers moyen ou au tiers inférieur 80

Genou :

- Désarticulation 80

Jambe :

- Amputation au tiers supérieur 70

- Amputation au tiers moyen ou inférieur 70

Cheville :

- Désarticulation tibio-tarsienne 50

- Amputation du pied, avec conservation de la partie postérieure du calcanéum avec bon appui

talonnier (avec mouvement du pied restant satisfaisant et sans bascule en varus) 40

Pied :

- Désarticulation médio-tarsienne de Chopart 45

- Amputation transmétatarsienne de l'avant-pied 30

Orteils : L'amputation d'orteils prend surtout de l'importance, lorsqu'il s'agit du premier orteil, ou de

plusieurs orteils voisins.

- Perte de cinq orteils 25.

Premier orteil.

- Les deux phalanges avec le métatarsien 20

- Les deux phalanges 12

- Phalange distale 5

Autres orteils.

- Amputation d'un orteil 2

- Deuxième ou cinquième orteil avec leur métatarsien 10

- Troisième ou quatrième orteil avec leur métatarsien

L'incapacité résultant de la perte de plusieurs orteils sera évaluée en estimant la perte de chaque

  

orteil séparément, et en en faisant la somme. Le taux global ne pourra dépasser le taux fixé pour

l'amputation de tous les orteils.

2.2 ATTEINTES DES FONCTIONS ARTICULAIRES

2.2.1 SYMPHYSE PUBIENNE.

Disjonction (selon le diastasis, la gêne à la marche, l'impossibilité des efforts, les douleurs

éventuelles, compte non tenu des retentissements sacro-iliaques) 10 à 20

2.2.2 ARTICULATIONS SACRO-ILIAQUES.

Diastasis (entraînant une mobilité anormale du sacrum, avec retentissement sur la marche,

accroupissement impossible, sacralgies) 45

Arthropathie sacro-iliaque douloureuse chronique d'origine traumatique 15

2.2.3 HANCHE.

Le malade sera examiné couché sur le dos, le bassin fixé, genou fléchi, pour l'étude de la flexion, de

l'abduction et de l'adduction. Couché sur le ventre, genou fléchi à 90°, pour l'étude de l'extension et

des rotations (la jambe, portée en dehors, provoque la rotation interne, portée en dedans, la rotation

externe) :

- Extension : 0° ;

- Flexion : 140° (variable selon l'adiposité du sujet) ;

- Hyperextension : 15° à 30° ;

- Abduction : 50° ;

- Adduction : 15° à 30° ;

- Rotation interne : 30° ;

- Rotation externe : 60°.

On recherchera les mouvements anormaux, la position du trochanter par rapport à la normale (la

ligne bi-trochantérienne effleure le bord supérieur de la symphyse pubienne), l'amyotrophie des

quadriceps ou celle des fessiers (effacement du pli fessier). L'accroupissement et la flexion en avant

seront observés avec attention.

- Blocage en rectitude (position la plus favorable) 55

- Blocage en mauvaise position (flexion, adduction, abduction, rotation) 70

- Blocage des deux hanches 100

Limitation des mouvements de la hanche. Les mouvements de la hanche étant multiples, la

limitation est estimée séparément pour chaque mouvement. En cas de limitation combinée (par

exemple : flexion abduction, ou adduction rotation), les taux seront additionnés :

- Mouvements favorables 10 à 20

- Mouvements très limités 25 à 40

  

2.2.4 GENOU.

L'examen se fera toujours par comparaison avec le côté sain. Conformément au barème

international, l'extension complète constitue le repère 0 ; la flexion atteint donc 150. On recherchera

les mouvements anormaux, latéraux, mouvements de tiroir, ressauts ...

On appréciera également l'atrophie quadricipitale, pour mensuration de la cuisse à 15 cm au-dessus

du bord supérieur de la rotule.

La mesure des angles se fera à l'aide du goniomètre, et par la mensuration de la distance talon-fesse.

Blocage du genou.

- Rectitude (position favorable) 30

- De 5° à 25° 35

- De 25° à 50° 40

- De 50° à 80° 50

- Au-delà de 80° 60

- Déviation en valgum ou en varum : en plus (la somme des taux ne pouvant dépasser le taux prévu

pour l'amputation du tiers inférieur de la cuisse) 10 à 15

Limitation des mouvements du genou.

- L'extension est déficitaire de 5° à 25° 5

- L'extension est déficitaire de 25° 15

- L'extension est déficitaire de 45° 30

- La flexion ne peut s'effectuer au-delà de 110° 5

- La flexion ne peut se faire au-delà de 90° 15

- La flexion ne peut se faire au-delà de 45° 25

Mouvements anormaux.

- Résultant d'une laxité ligamentaire (latéralité tiroir, etc.) 5 à 35

- Blocage ou dérobement intermittent, compte tenu des signes objectifs cliniques (notamment

atrophie musculaire, arthrose et signes para-cliniques) 5 à 15

Ces taux s'ajoutent éventuellement à ceux attribués pour les autres atteintes fonctionnelles du

genou.

- Rotule anormalement mobile (par rupture d'ailerons rotuliens) 10

- Luxation récidivante 15

- Patellectomie 5

A ce taux s'ajoutent les autres taux fixés pour l'atteinte fonctionnelle du genou.

  

Hydarthrose chronique.

- Légère 5

- Récidivante, entraînant une amyotrophie marquée 15

Corps étranger traumatique.

(A évaluer selon les pertes fonctionnelles et blocages constatés).

2.2.5 LES ARTICULATIONS DU PIED.

Articulation tibio-tarsienne.

L'articulation de la cheville forme la jonction entre la jambe et le pied. Elle comprend l'articulation

tibio-tarsienne, responsable de la mobilité du pied surtout dans le plan sagittal.

L'extension du pied (flexion plantaire) est de 40° par rapport à la position anatomique ; la flexion

dorsale est de 25°.

On recherchera les mouvements anormaux (hyperlaxité ligamentaire), ainsi qu'un éventuel choc

astragalien (diastasis tibio-péronier). L'amyotrophie de la jambe sera mesurée au niveau de la plus

grande circonférence du mollet.

- Blocage de la cheville en bonne position (angle droit) avec mobilité conservée des autres

articulations du pied 15.

- En bonne position, mais avec perte de la mobilité des autres articulations du pied 20 à 35

- Blocage de la cheville, pied en talus 25

- Blocage de la cheville, pied en équin prononcé 20 à 35

- Déviation en varus en plus 15

- Déviation en valgus en plus 10

Limitation des mouvements de la cheville.

- Dans le sens antéro-postérieur, le pied conservant un angle de mobilité favorable (15° de part et

d'autre de l'angle droit) 5

- Diastasis tibio-péronier important, en lui-même 12

- Déviation en vargus, en plus 15.

- Déviation en valgus, en plus 10.

Articulations sous-astragaliennes et tarso-métatarsiennes.

Elles sont responsables de l'abduction (latéralité externe jusqu'à 20°), et de l'adduction (latéralité

interne, jusqu'à 30°), de la pronation (plante du pied regardant en dehors), et de la supination (plante

du pied regardant en dedans).

- Blocage ou limitation de la partie médiane du pied 15.

  

Articulations métatarso-phalangiennes.

Elles permettent aux orteils un angle flexion-extension de 90° environ. La plus importante est la

première, étant donnée l'importance du gros orteil dans la fonction d'appui dans la locomotion.

Blocage isolé de cette seule articulation :

- Gros orteil :

En rectitude (bonne position) 5

En mauvaise position 10

- Autres orteils :

En rectitude 2

En mauvaise position 4

Limitation des mouvements.

- Gros orteil 2 à 4

- Autres orteils 1 à 2

Articulations interphalangiennes.

Seule a une importance, dans la fonction de locomotion, l'interphalangienne du gros orteil.

- Blocage de l'interphalangienne du gros orteil 3

- Limitation de ses mouvements 1.

2.3 PSEUDARTHROSES, DEFORMATIONS ET RACCOURCISSEMENTS

2.3.1 CEINTURE PELVIENNE.

Les séquelles pouvant entraîner une incapacité permanente seront estimées d'après la gêne

fonctionnelle qu'elles apportent aux articulations de voisinage, en particulier pour les déformations.

2.3.2 CUISSE.

- Angulation, déformation, selon le retentissement sur la marche 10 à 30

- Pseudarthrose du fémur 70

2.3.3 GENOU.

- Pseudarthrose consécutive à une résection du genou 50

- Genou ballant 60

2.3.4 JAMBE.

- Angulation, déformation en baïonnette, etc., selon le retentissement sur la marche 5 à 25

- Pseudarthrose du tibia ou des deux os 70

  

2.3.5 PIED.

- Affaissement de la voûte plantaire 5 à 15

- Pied creux post-traumatique 5 à 10

- Exostose sous-calcanéenne 15

- Cal vicieux, exubérant. Selon répercussion sur la marche 5 à 15

Raccourcissements. Le taux évalué pour le raccourcissement post-traumatique s'ajoutera aux autres

taux ayant pu être éventuellement estimés par ailleurs pour d'autres séquelles.

- Moins de 2 cm 0

- De 2 à 3 cm 2 à 4

- De 4 cm 9

- De 5 cm 15

- De 6 cm 18

- De 7 cm 21

- De 8 cm 24

- De 9 cm 27

- De 10 cm 30

Le raccourcissement sera toujours soigneusement mesuré entre repères osseux (par exemple : épine

iliaque antéro-supérieure - malléole interne). On peut recommander la méthode de Rey.

2.4 SEQUELLES MUSCULAIRES ET TENDINEUSES (1).

(1) Pour une appréciation plus précise, on pourra se reporter au chapitre IV (système nerveux :

4.2.5.), où sont exposés les six degrés de force musculaire.

- Rupture musculaire complète (triceps, adducteurs, etc.) 10 à 15

- Maladie de Pellegrini Stieda (à évaluer selon les séquelles fonctionnelles)

- Rupture du tendon rotulien ou quadricipital :

Non réparée 30

Réparée (à évaluer selon le déficit fonctionnel résiduel du genou).

- Rupture d'un aileron rotulien, avec mobilité anormale de la rotule 15

- Rupture du talon d'Achille :

Non réparée 30

Réparée (à évaluer selon limitation des mouvements de la cheville et l'atrophie du mollet).

  

- Rupture des péroniers latéraux :

Complète 20

Incomplète 10

- Luxation des tendons péroniers (l'origine traumatique étant démontrée) 10

2.5 OSTEITES ET OSTEOMYELITES.

(Venant s'ajouter aux autres éléments séquellaires)

- Fistule persistante unique 10

- Fistule persistante multiple, avec déformation osseuse résistant à la cure chirurgicale 15 à 25

2.6 LESIONS MULTIPLES DES MEMBRES INFERIEURS.

Lorsque des lésions traumatiques ont laissé des séquelles portant sur les deux membres inférieurs, il

y a lieu d'évaluer l'incapacité de chaque membre séparément, puis d'additionner les taux, sans que la

somme puisse dépasser 100 %.

2.7 SEQUELLES NERVEUSES ET VASCULAIRES.

On se reportera au chapitre des séquelles portant sur le système nerveux périphérique et des

séquelles portant sur l'appareil cardio-vasculaire.

2.8 LOMBOSCIATIQUES.

Se reporter au chapitre 3 : " Rachis ".

Article Annexe I à l'art. R434-35 (4)

3 - RACHIS

3.1 RACHIS CERVICAL.

La flexion en avant porte le menton sur le sternum :

hyperextension : 45° ; rotations droite et gauche : 70° ; inclinaisons droite et gauche (l'oreille touche

l'épaule) : 45°.

Persistance de douleurs et gêne fonctionnelle, qu'il y ait ou non séquelles de fracture d'une pièce

vertébrale :

- Discrètes 5 à 15

- Importantes 15 à 30

- Très importantes séquelles anatomiques et fonctionnelles 40 à 50

A ces taux s'ajouteront éventuellement les taux fixés pour les séquelles neurologiques pouvant

coexister.

  

Pour le syndrome cervico-céphalique (voir chapitre 4 : "Crâne et système nerveux").

Pour les atteintes radiculaires, voir chapitre 4 : "Névrites périphériques" (4.2.5.) et

"Algodystrophies" (4.2.6.)

3.2 RACHIS DORSO-LOMBAIRE.

Si le rachis dorsal est un segment pratiquement rigide et participant peu aux mouvements, la

pathologie traumatique du rachis lombaire est fréquente. Aussi, est-il indispensable de tenir compte

des données rhumatologiques les plus récentes de la pathologie discale et non discale lombaire.

Pour éviter les interprétations erronées basées sur une fausse conception de l'image radiologique, il

faut définir avec soin les données objectives de l'examen clinique et, notamment, différencier les

constatations faites selon qu'elles l'ont été au repos ou après un effort.

L'état antérieur (arthroses lombaires ou toute autre anomalie radiologique que l'accident révèle et

qui n'ont jamais été traitées antérieurement), ne doit en aucune façon être retenu dans la génèse des

troubles découlant de l'accident.

Normalement, la flexion à laquelle participent les vertèbres dorsales et surtout lombaires est

d'environ 60°. L'hyperextension est d'environ 30°, et les inclinaisons latérales de 70°. Les rotations

atteignent 30° de chaque côté.

C'est l'observation de la flexion qui donne les meilleurs renseignements sur la raideur lombaire. La

mesure de la distance doigts-sol ne donne qu'une appréciation relative, les coxo-fémorales

intervenant dans les mouvements vers le bas. L'appréciation de la raideur peut se faire par d'autres

moyens, le test de Schober-Lasserre peut être utile. Deux points distants de 15 cm (le point inférieur

correspondant à l'épineuse de L 5), s'écartent jusqu'à 20 dans la flexion antérieure. Toute réduction

de cette différence au-dessous de 5 cm atteste une raideur lombaire réelle.

Persistance de douleurs notamment et gêne fonctionnelle (qu'il y ait ou non séquelles de fracture) :

- Discrètes 5 à 15

- Importantes 15 à 25

- Très importantes séquelles fonctionnelles et anatomiques 25 à 40

A ces taux s'ajouteront éventuellement les taux estimés pour les séquelles nerveuses coexistantes.

Anomalies congénitales ou acquises : lombosciatiques.

Notamment : hernie discale, spondylolisthésis, etc. opérées ou non. L'I.P.P. sera calculée selon les

perturbations fonctionnelles constatées.

3.3 SACRUM ; COCCYX.

Les fractures du sacrum laissent en général peu de séquelles. Il peut exister cependant une certaine

gêne aux mouvements du tronc, des douleurs à la station assise, une gêne plus ou moins importante

à l'usage de la bicyclette :

- Sacrum 5 à 15

Les fractures des ailerons peuvent laisser de graves séquelles, appréciées selon les indications

fournies au chapitre du membre inférieur (articulations sacro-iliaques).

  

- Coccygodynie : avec tiraillements à l'accroupissement, douleurs en position assise, etc. 5 à 15

3.4 ARTHROSE VERTEBRALE.

Dans certains cas rares, un traumatisme peut déclencher ultérieurement une arthrose vertébrale

localisée. Par ailleurs, le traumatisme peut aggraver une arthrose vertébrale préexistante. Il y a lieu,

dans le cas où la relation du traumatisme et de l'arthrose est démontrée, d'évaluer le taux en raison

des séquelles fonctionnelles et douloureuses.

Article Annexe I à l'art. R434-35 (5)

4 - CRÂNE ET SYSTEME NERVEUX

4.1 SEQUELLES OSSEUSES ET TEGUMENTAIRES.

Perte des cheveux, cicatrices du cuir chevelu (voir chapitre "Téguments").

Atteintes osseuses :

Ces atteintes sont chiffrées en dehors des séquelles commotionnelles, paralytiques ou autres, qui

seront évaluées à part, les 2 taux s'additionnant sans que le total puisse excéder 100 %.

Embarrure crânienne persistante, selon le degré d'enfoncement :

- 1/2 centimètre 2

- 1 centimètre 5

- Plus de 1 centimètre 10

Perte de substance osseuse (avec battements duremériens et impulsion à la toux) :

- Diamètre : 3 centimètres 10

- De 4 à 9 centimètres 20 à 40

- 10 centimètres 40 à 60

- Perte de substance réparée par plastie, mal tolérée : le taux sera apprécié selon l'importance des

troubles fonctionnels.

Les séquelles de trépanation ne donnent plus lieu en elles-mêmes à une indemnisation, même s'il y a

quatre ou cinq trous de trépan, sauf cicatrices douloureuses.

- Volet cicatrisé en mauvaise position 5 à 10 Pour les séquelles fronto-orbitaires, voir le chapitre

"Ophtalmologie".

Corps étranger intracrânien :

Certains corps étrangers intracrâniens sont remarquablement bien tolérés et n'entraînent souvent

aucune incapacité. Au cas où un corps étranger intracrânien entraînerait des troubles fonctionnels, il

conviendrait de fixer le taux d'incapacité en fonction de ces troubles (hémiplégie, aphasie, troubles

endocriniens ou neurologiques divers, etc.).

Cranio-hydrorrhée (voir oto-rhino-laryngologie).

  

4.2 SEQUELLES PORTANT SUR LE NEVRAXE.

Les incapacités résultant d'une atteinte du névraxe seront évaluées non pas à partir de la lésion

initiale en elle-même, mais en fonction des séquelles réduisant l'activité de l'intéressé.

L'examen neurologique clinique s'attachera à mettre en évidence :

1° Les troubles moteurs.

- Limitation totale ou partielle des mouvements volontaires ;

- Troubles du tonus ;

- Troubles des mouvements associés et de la coordination ;

- Mouvements involontaires (tremblements, mouvements athétosiques ou choréiques, etc.) ;

- Akinésie ou dyskinésie ;

- Ataxie etc.

2° Les troubles sensitifs.

- Anesthésie ;

- Douleurs, dysesthésies ;

- Astéréognosie ; - Perte du sens de position et atteinte de la sensibilité discriminative ;

- Paresthésies, etc.

L'examen clinique gagnera, le cas échéant, à s'appuyer sur des examens complémentaires :

électroencéphalogramme, examen ophtalmologique, examen oto-vestibulaire, examen

neuro-radiologique.

4.2.1 SYNDROMES PROPRES AU CRÂNE ET A L'ENCEPHALE

4.2.1.1 Syndrome post-commotionnel des traumatisés du crâne

Les traumatisés du crâne se plaignent souvent de troubles divers constituant le syndrome subjectif.

On ne doit conclure à la réalité d'un tel syndrome qu'avec prudence. Il ne sera admis que s'il y a eu à

l'origine un traumatisme crânien ou une commotion cérébrale par l'intermédiaire de l'axe cérébral

plus particulièrement du rachis cervical.

Ce syndrome se manifeste par des céphalées, des étourdissements ou une sensation d'instabilité, une

difficulté de la concentration intellectuelle et de l'association des idées. La victime peut accuser

également une fatigabilité intellectuelle à la lecture (par hétérophorie), des troubles amnésiques

portant sur les faits récents, une modification de l'humeur et du caractère, ainsi que des troubles du

sommeil.

Lors de l'interrogatoire, il y aura lieu de faire préciser au blessé les signes accusés, de les lui faire

décrire. Cependant, le médecin évitera de diriger l'interrogatoire par des questions pouvant orienter

les réponses.

- Syndrome subjectif, post-commotionnel 5 à 20

  

On ne doit pas additionner au taux du syndrome post-commotionnel les taux inhérents à des

séquelles neurologiques, sans que celles-ci soient individualisées et objectivées par des examens

paracliniques éventuels : bilans ophtalmo et O.R.L., E.C.G., tomodensitométrie, etc.

4.2.1.2 Syndrome cervico-céphalique

Il s'accompagne éventuellement de vertiges de position avec obnubilation visuelle, "arnoldalgie",

point d'Erb, contracture du trapèze, redressement de la lordose cervicale physiologique, limitation

plus ou moins douloureuse de la mobilité du cou.

- Syndrome isolé 5 à 15

- Syndrome associé à un syndrome post-commotionnel, le taux global n'excèdera pas 25.

4.2.1.3 Epilepsie

Les séquelles épileptiques seront chiffrées d'après la fréquence des crises, un traitement étant

régulièrement suivi. La plupart des épilepsies peuvent en effet être équilibrées par une médication

appropriée. Si les crises surviennent après la fin de la première année, la relation avec le

traumatisme sera établie ou non, après un examen approfondi du blessé.

Le médecin chargé de l'évaluation prendra connaissance du traitement suivi et demandera dans tous

les cas un électro-encéphalogramme, s'il n'a pas déjà été pratiqué. Il demandera au besoin une

hospitalisation pour contrôle.

4.2.1.3.1 Epilepsie généralisée.

Le médecin chargé de l'évaluation s'assurera de la réalité des accès et les fera décrire de façon très

détaillée (brièveté et caractère impressionnant, stertor, chutes).

Epilepsie légère : contrôlée par le traitement et compatible avec l'activité professionnelle habituelle

: 10 à 15.

Epilepsie mal contrôlée par le traitement avec crises fréquentes et éventuellement, troubles du

comportement associés, nécessitant des précautions spéciales au travail (dans ce cas, la nécessité

d'un changement de profession doit être particulièrement mis en relief) : 30 à 70.

Epilepsie incontrôlée avec crises fréquentes nécessitant la surveillance du sujet et rendant

impossible toute activité : 100.

4.2.1.3.2 Epilepsie focalisée (équivalents épileptiques).

Epilepsie Bravais-Jacksonnienne.

- Crises limitées à quelques groupes musculaires : 10 à 30

- Crises affectant des groupes assez étendus : 10 à 40

Epilepsie psycho-motrice (automatisme inconscient d'origine temporale) : 10 à 60

Autres épilepsies focalisées (frontale, occipitale, pariétale) :

Epilepsie frontale.

- Crises motrices, avec élévation du bras et éventuellement arrêt du langage : 10 à 40

  

Epilepsie occipitale.

- Sensations visuelles lumineuses figurées macro ou micropsiques : 10 à 40.

Epilepsie pariétale.

- Vertiges rotatoires et adversion 10 à 40.

4.2.1.4 Syndromes parkinsonniens

C'est une éventualité rare, mais indiscutable. Trois modalités peuvent exister :

- Exceptionnellement, une lésion cérébrale par corps étranger ou par projectile peut créer une lésion

des noyaux gris et entraîner l'apparition de syndromes extrapyramidaux unilatéraux du côté opposé

au traumatisme. Dans ce cas, la maladie n'est pas évolutive et les signes restent fixés ; en général,

d'autres syndromes coexistent et, en particulier, des signes pyramidaux. A vrai dire, il ne s'agit pas

d'un syndrome parkinsonnien proprement dit, mais de symptomes extra-pyramidaux au cours d'une

lésion cérébrale.

L'indemnisation dépend de l'importance des symptômes et est subordonnée à l'importance des

autres manifestations neurologiques.

- Un syndrome parkinsonnien évoluant après un traumatisme crânio-cérébral ou un syndrome de

"choc" qu'elle qu'en soit la pathogénie.

Le délai d'apparition après le traumatisme doit être de quelques mois, et d'un an au maximum.

- Parkinson d'origine toxique (oxyde de carbone, bioxyde de manganèse, etc.).

Pour les trois formes, le taux tiendra compte de la gravité et du caractère unilatéral ou bilatéral :

- Syndrome parkinsonnien léger, réagissant bien au traitement : 10 à 20

- Syndrome plus accentué, avec gêne appréciable : 20 à 40

- Syndrome important : 40 à 90

- Syndrome excluant toute possibilité d'activité : 100

4.2.1.5. Torticolis spasmodiques, post-traumatique : 10 à 20

4.2.1.6. Tremblement volitionnel d'attitude post-traumatique, habituellement unilatéral

Dominant : 30 à 60

Non dominant : 20 à 40

4.2.1.7 Syndrome cérébelleux.

Les séquelles cérébelleuses des traumatismes crâniens sont relativement rares à l'état pur. Elles sont

généralement associées à d'autres séquelles et surtout à des séquelles pyramidales.

- Atteinte cérébelleuse globale, comportant des troubles statiques avec impossibilité de la marche,

ainsi que des troubles kinétiques, avec dysmétrie et hypermétrie et incoordination bilatérale,

adiadococinésie, tremblements, rendant toute activité impossible, et dysarthrie : 100

- Atteinte bilatérale mais incomplète, permettant une marche imparfaite et des mouvements

  

maladroits : 60 à 80

- Atteinte bilatérale légère avec marche peu perturbée, avec quelque maladresse des mouvements :

30 à 50

Une atteinte unilatérale comportera, suivant l'importance de la maladresse des mouvements :

DOMINANT NON DOMINANT

Complète 80 75

Moyenne 30 à 70 25 à 65

Légère 10 à 25 10 à 20

Dysarthrie : le sujet comprend, écrit, mais parle mal, parole laborieuse, difficilement intelligible.

L'élément professionnel est essentiel :

- Légère : 5 à 15

- Importante : 15 à 60

4.2.1.8 Atteinte de la fonction du langage.

Aphasie : Les taux seront attribués compte tenu de l'atteinte plus ou moins complète de l'expression

verbale. Le taux sera plus élevé lorsqu'il y a des troubles de la compréhension du langage, aussi

bien parlé qu'écrit. Le taux de 100 % sera réservé au blessé qui ne peut communiquer avec ses

semblables ni en exprimant sa pensée, ni en comprenant ce qui a été dit.

4.2.1.9 Syndrome thalamique

(voir Atteinte médullaire douloureuse spinothalamique).

4.2.1.10 Nerfs crâniens

Les atteintes d'un certain nombre de nerfs crâniens sont étudiées au chapitre traitant de la fonction à

laquelle ils participent (organes des sens en particulier).

Il est donc indiqué, ci-après, les chapitres auxquels il convient éventuellement de se reporter.

On aura soin, avant de conclure à l'origine traumatique du déficit fonctionnel constaté, de s'entourer

de précautions pour éviter de rapporter à l'accident en cause un état pathologique sans rapport avec

lui. Des avis spécialisés seront souvent indispensables.

I. Nerf olfactif (se reporter à "Séquelles portant sur l'odorat") ;

II. Nerf optique (se reporter à "Séquelles portant sur le système oculaire") ;

III. Nerf moteur oculaire commun (se reporter à "Nerf optique") ;

IV. Nerf pathétique (idem) ;

V. Nerf trijumeau.

Les séquelles résultant d'une atteinte du trijumeau peuvent être d'ordre sensitif ou d'ordre moteur.

- Séquelles sensitives.

Elles sont souvent trop minimes pour être chiffrables.

  

- Anesthésie simple, sans douleur, par section d'une branche périphérique (nerf sus-orbitaire,

sous-orbitaire, maxillaire inférieur) 5 à 10

- Névralgie intense et persistante, en particulier de type continu sympathalgique, selon les

répercussions sur l'activité du blessé 10 à 60

- Séquelles motrices.

Une atteinte unilatérale n'entraîne qu'une gêne minime. Cependant, la mastication peut se trouver

perturbée, de même que l'élocution et la déglutition. Ces troubles sont beaucoup plus importants si

l'atteinte est bilatérale.

- Atteinte unilatérale 5

- Atteinte bilatérale 20 à 30

VI. Nerf moteur oculaire externe : syndrome neuro-paralytique (voir "Ophtalmologie", annexe de

l'oeil) ;

VII. Nerf facial : les troubles sensitifs dus à l'atteinte d'un ou des nerfs faciaux n'entraînent aucune

incapacité fonctionnelle.

Le sens du goût dépend à la fois du facial et du glosso-pharyngien (se reporter à "Séquelles portant

sur le sens du goût").

- Troubles moteurs.

Il s'agit essentiellement de troubles de la mimique, de la fermeture des yeux, de la mastication, du

contrôle de la salivation et des larmes. Une paralysie unilatérale a des conséquences bien moindres

qu'une atteinte bilatérale. Un bilan électrodiagnostique et électro-myographique pourra être pratiqué

en vue de mettre en évidence une réaction de dégénérescence éventuelle.

Le médecin chargé de l'évaluation justifiera son estimation d'après les difficultés de l'alimentation et

de l'élocution. Eventuellement, il insistera sur les répercussions que peuvent avoir les séquelles sur

la profession du blessé.

- Paralysie de type périphérique, totale et définitive : 20 à 30

- Paralysie de type périphérique, partielle et définitive (une paralysie datant de plus de deux ans

peut être considérée comme définitive) : 10 à 30

- Paralysie bilatérale suivant l'intensité et l'état des réactions électriques : 20 à 30

- Contracture post-paralytique ou hémispasme facial, suivant déformation du visage : 10 à 20

VIII. Nerf auditif (se reporter à "Séquelles portant sur le système auditif").

IX. Nerf glosso-pharyngien :

Nerf mixte, sensitivo-moteur ; ses troubles sont difficiles à évaluer, car il participe à plusieurs

fonctions. L'incapacité fonctionnelle dépend de la gêne à la déglutition, à l'élocution, voire à la

respiration.

- Paralysie unilatérale (fausse route) : 10

  

- Paralysie bilatérale (exceptionnelle) : 20

X. Nerf pneumogastrique.

Le nerf pneumogastrique possède des fonctions végétatives (parasympathiques), des fonctions

motrices et des fonctions sensitives. De sa blessure résultent donc :

- Des troubles de la fonction végétative ;

- Des troubles de la fonction motrice ;

- Des troubles de la fonction sensitive.

Ces troubles seront estimés selon les différents déficits fonctionnels constatés (voir Appareil

digestif, respiratoire, cardio-vasculaire, O.R.L.).

XI. Nerf spinal.

L'atteinte du nerf spinal peut déterminer une atrophie du trapèze et du sternocléido-mastoïdien

(chute de l'épaule, déviation en dehors du bord spinal du scapulum, faiblesse de la main unilatérale).

La réadaptation est parfois possible.

- Selon la gêne apportée dans l'activité du blessé, et le côté atteint 15 à 30

(Une périarthrite scapulo-humérale (P.S.H.) peut faire partie du tableau).

XII. Nerf grand-hypoglosse.

Nerf moteur de la langue. Son atteinte unilatérale entraîne une atrophie de l'hémilangue, mais sans

incapacité fonctionnelle importante. Si l'atteinte est bilatérale (cas tout à fait exceptionnel),

l'incapacité sera évaluée en fonction de la dysarthrie et des troubles de l'alimentation (voir "

Paralysie de la langue ").

Atteintes multiples des nerfs crâniens. En cas d'atteinte simultanée de plusieurs nerfs crâniens, les

taux seront évalués selon le degré des troubles fonctionnels globaux sans que la somme des taux

puisse dépasser 100 %.

4.2.1.11 Séquelles psychonévrotiques

Il est nécessaire de recourir à un bilan neuropsychologique détaillé et à l'avis d'un neuro-psychiatre.

Dans la majorité des cas, ces troubles sont les conséquences de lésions cérébrales diffuses, sans

possibilité de focalisation, associées ou non à des troubles neurologiques précis.

En règle générale, les accidentés atteints de ces troubles intellectuels post-traumatiques ont présenté

un coma plus ou moins prolongé et ont présenté en général d'emblée des troubles de la conscience :

30 à 100

Syndromes psychiatriques.

L'étiologie traumatique des syndromes psychiatriques est très exceptionnelle. Il ne faut qu'une

enquête approfondie atteste l'intégrité mentale antérieure, et que le syndrome succède

immédiatement à un traumatisme particulièrement important. Seul, un psychiatre peut estimer

valablement le déficit psychique de la victime.

- Syndrome psychiatrique post-traumatique : 20 à 100.

  

Névroses post-traumatiques.

- Syndrome névrotique anxieux, hypochondriaque, cénesthopatique, obsessionnel, caractérisé,

s'accompagnant d'un retentissement plus ou moins important sur l'activité professionnelle de

l'intéressé : 20 à 40

(Ces cas névrotiques caractérisés ne doivent pas être confondus avec un syndrome

post-commotionnel des traumatisés du crâne ni avec les séquelles définies au chapitre suivant).

4.2.2 SEQUELLES PROVENANT DE L'ATTEINTE DIFFUSE DES HEMISPHÈRES OU DU

TRONC CEREBRAL :

Elles peuvent être caractérisées par :

a. grande indifférence, passivité, absence de réactivité. Elles sont secondaires à un coma prolongé et

avec réanimation respiratoire (le blessé ne fait pas sa toilette, ne peut pas prendre ses aliments

lui-même, et ne peut pas toujours aller seul aux w.-c.) : 100

b. Le sujet a un aspect normal. Il peut faire illusion, il a des troubles sévères de l'attention et du

jugement, une activité diminuée, souvent réduite aux automatismes sociaux antérieurement acquis ;

il ne peut prendre de décision ou les prend sans réflexion et manque d'initiative (justification

éventuelle d'une tutelle judiciaire) : 40 à 80

c. Certains cas, troubles amnésiques, parfois Korsakoff post-traumatique, avec baisse considérable

de l'affectivité ;

parfois une euphorie paradoxale ou, au contraire, un état de dépression est constaté : 30 à 80

4.2.3 SEQUELLES PROPRES A L'ATTEINTE MEDULLAIRE

Syndrome de Brown-Séquard : le déficit sera évalué en faisant la somme de l'atteinte motrice d'un

côté et de l'atteinte sensitive de l'autre.

Syndromes autres que le syndrome de Brown-Séquard : les atteintes constatées peuvent être :

- Soit résiduelles et fixes ;

- Soit évolutives et progressives ;

- Soit exceptionnellement régressives.

Le pourcentage d'estimation doit être fixé en raison du degré d'impotence et de l'importance des

éventuels troubles trophiques associés.

Syndromes atrophiques :

Au membre supérieur.

DOMINANT NON DOMINANT

Atteinte à prédominance proximale de la ceinture scapulaire et du bras, sans retentissement sur la fonction de

la main

20 à 40 20 à 35

Atteinte à prédominance distale intéressant la fonction de la main ou de l'avant-bras 30 à 70 30 à 60

Atteinte complète avec impotence totale d'un membre supérieur 90 80

Au membre inférieur.

  

- Atteinte à prédominance proximale de la ceinture pelvienne, sans retentissement sur la fonction du

pied :

Non dominant : 40 à 60

Atteinte à prédominance des muscles de la cuisses :

Non dominant : 20 à 40

- Atteinte à prédominance distale intéressant la fonction du pied et de la jambe :

Non dominant : 25 à 50

- Atteinte complète avec impotence absolue d'un membre inférieur :

Non dominant : 75

En cas de bilatéralité des lésions, il y a lieu d'évaluer chaque membre séparément, puis

d'additionner les taux (le taux de 100 % ne pouvant être en aucun cas dépassé).

Les taux attribués le sont en dehors de toute possibilité d'appareillage ou de correction chirurgicale :

lorsque l'adaptation d'un appareil s'avère possible, le médecin tiendra compte de cette possibilité et

le taux diminué en fonction des résultats que l'on sera en droit d'attendre de cet appareillage. Dans

la meilleure hypothèse, la réduction ne pourra pas dépasser 15 % du taux prévu.

Troubles sensitifs :

Ils ne sont pratiquement jamais isolés et accompagnent les séquelles motrices qu'ils peuvent

aggraver.

La perte de sensibilité entraîne la perte de précision et le contrôle de la force du geste.

L'incapacité sera donc évaluée globalement. En cas de troubles sensitifs isolés, on tiendra compte

de leur répercussion sur l'utilisation du membre considéré (voir " Syndrome spino-thalamique " au

chapitre suivant).

Troubles sphinctériens et génitaux :

Rétention et incontinence d'urine (se reporter au système génito-urinaire).

Troubles de la défécation : si les troubles peuvent être corrigés par les thérapeutiques habituelles

d'évacuation rectale, il n'y a pas lieu d'estimer d'incapacité partielle de travail.

- Rétention rebelle, entraînant des symptômes de coprostase : 10

- Incontinence incomplète : 10 à 25

- Complète : 70

- Troubles génitaux, abolition des érections ou diminution considérable, ne permettant pas les

rapports sexuels : 10 à 20

Syndrome de la queue de cheval.

L'examen neurologique doit être spécialement attentif et minutieux. Le médecin non spécialiste aura

avantage à prendre l'avis d'un neurologue.

  

1° Il existe une anesthésie en selle plus ou moins développée ;

2° L'atrophie musculaire est précoce et accentuée, les troubles sphinctériens et génitaux importants ;

3° Les réflexes achilléens sont abolis, les rotuliens parfois également ;

4° Les troubles moteurs manquent souvent : lorsqu'il existe une paraplégie, elle est de type

radiculo-névritique, c'est-à-dire flasque et en général dissociée.

- Syndrome plus ou moins accentué, selon les troubles sphinctériens et génitaux : 30 à 50

(A ce taux s'ajoute l'incapacité résultant des troubles parétiques éventuellement associés, sans que la

somme puisse dépasser 100 %).

Séquelles d'hématomyélie :

La récupération motrice, après hématomyélie, est habituelle, mais elle n'est jamais complète.

Subsistent en particulier des atrophies musculaires et des anesthésies suspendues de type

syringomyélique. Le taux d'incapacité sera évalué en raison des atteintes motrices, sensitives et

musculaires pouvant subsister, après éventuellement avis d'un spécialiste.

4.2.4 SEQUELLES PROVENANT INDIFFEREMMENT D'ATTEINTE CEREBRALE DU

MEDULLAIRE.

Troubles moteurs :

Hémiplégie.

- Impotence complète, avec troubles sphinctériens, avec ou sans aphasie, etc. : 100

Conservation d'une activité réduite, avec marche possible, absence de troubles sphinctériens,

langage peu ou pas perturbé, persistance d'une certaine autonomie :

- Côté dominant : 60 à 80

- Côté non dominant : 50 à 70

Monoplégie.

Atteinte isolée d'un membre inférieur.

- Marche possible, mais difficile en terrain accidenté, pour monter des marches, longs trajets

pénibles : 30

- Marche difficile, même en terrain plat : 40

Le sujet peut se lever, maintenir certaines positions, mais la démarche est impossible sans l'aide de

cannes-béquilles ou de béquilles.

Atteinte isolée d'un membre supérieur.

DOMINANT NON DOMINANT

Préhension possible, mais avec gêne de la dextérité digitale 10 à 25 8 à 20

Préhension possible, mais sans aucune dextérité digitale 25 à 50 20 à 45

Mouvements du membre supérieur très difficiles 50 à 75 45 à 65

Mouvements du membre supérieur impossibles 85 75

  

Atteinte de plusieurs membres (diplégie, triplégie, tétraplégie).

(Les deux membres supérieurs ou les deux membres inférieurs, ou un membre supérieur et les deux

membres inférieurs, etc). Il y a lieu d'estimer séparément chaque incapacité, et d'en faire la somme.

S'il s'agit des deux membres exerçant la même fonction, il y a lieu de majorer cette somme de 10 %,

en raison de la synergie. De toute façon, le taux global ne peut en aucun cas dépasser 100 %.

Troubles sensitifs :

a. Ils ne sont pratiquement jamais isolés, et accompagnent les séquelles motrices, qu'ils peuvent

aggraver. L'anesthésie d'une main équivaut à une paralysie partielle. La perte de la sensibilité

entraîne en effet la perte de la précision et le contrôle de la force du geste.

L'incapacité sera donc évaluée globalement. En cas de troubles sensitifs isolés : on tiendra compte

de leur répercussion sur l'utilisation du membre considéré.

b. Douleurs de type spino-thalamique :

- Douleur à type de brûlure permanente unilatérale plus ou moins étendue, exagérée par le

frottement et les émotions : 20 à 60

- Avec impotence totale d'un membre : 80

4.2.5 SEQUELLES PORTANT SUR LE SYSTÈME NERVEUX PERIPHERIQUE

Huit paires de racines cervicales, douze dorsales, cinq lombaires, cinq sacrées et une coccygienne,

soit trente et une en tout composent le système nerveux périphérique.

Son atteinte se manifeste par des troubles sensitifs, moteurs, réflexes et sympathiques, dont la

distribution tomographique permet de localiser la lésion.

INNERVATION DES PRINCIPAUX MUSCLES (tête exclue)

MUSCLES RACINES NERFS

Muscles de la nuque C1 à C4 Plexus cervical

Trapèze C1 à C4 Spinal médullaire et plexus cervical

Diaphragme C3 - C4 Phrénique

Rhomboïdes C4 - C5

Grand dentelé C5 - C7

Pectoraux C5 à D1

Sus-épineux C5 Plexus brachial

Sous-épineux C5 - C6

Grand dorsal C6 à C8

Deltoïde C5 - C6 Circonflexe

Triceps brachial antérieur C5 - C6 Musculo-cutané

Triceps brachial C7 - C8 Radial

Long supinateur C6 Radial

Radiaux C6 - C7 Radial

Court supinateur (C5) C6 (C7) Radial

  

Extenseur commun des doigts (C6) C7 (C8) Radial

Cubital postérieur (C6) C7 (C8) Radial

Cubital antérieur (C7) C8 Cubital

Palmaires C6 - C7 Médian

Rond pronateur C6 - C7 Médian

Fléchisseur commun superficiel (C7) C8 (D1) Médian

Fléchisseur commun profond C7 - C8 - D1 Médian (chefs externes, cubital chefs internes)

Long abducteur du pouce (C6) C7 (C8) Radial

Long extenseur du pouce (C6) C7 (C8) Radial

Court extenseur du pouce (C6) C7 (C8) Radial

Long fléchisseur du pouce C7 - C8 Médian

Court abducteur du pouce C7 - C8 Médian

Opposant du pouce C7 - C8 Médian

Abducteur du pouce C8 - D1 Cubital

Interosseux C8 - D1 Cubital

Muscles hypothénariens C8 - D1 Cubital

Muscles abdominaux D5 à D12

Psoasiliaque D12 à L3 Plexus lombaire

Grand fessier L4 à S1 Plexus sacré

Moyen et petit fessiers L4 à S1

Quadriceps (L2) L3 - L4 Crural

Adducteurs L2 - L3 (L4) Obturateur

Muscles ischio-jambiers (L5) S1 - S2 Sciatique

Triceps sural S1 (S2) Sciatique poplité interne

Jambier postérieur L5 (S1) Sciatique poplité interne

Jambier antérieur L4 (L5) Sciatique poplité externe

Péroniers latéraux L5 (S1) Sciatique poplité externe

Fléchisseurs des orteils S1 - S2 Sciatique poplité interne

Extenseur commun des orteils L5 Sciatique poplité externe

Sphincters striés et muscles du périnée S2 à S4 Honteux

TABLEAU DES RÉFLEXES

Les localisations plus spécifiques sont portées en caractères gras

RÉFLEXE dénominateur EXCITATION (TECHNIQUE) RÉACTION normale LOCALISATION d'après l'émergence

rachidienne

Massétérien Percussion d'une spatule posée sur les

dents inférieures, la bouche étant

entr'ouverte.

Elévation du maxillaire inférieur Protubérance annulaire

Bicipital Percussion d'un tendon bicipital au-dessus

du coude, l'avant-bras légèrement fléchi et

en supination.

Flexion de l'avant-bras C5 - C6

Supinateur ou styloradial Percussion de l'apophyse styloïde du

radius, le coude fléchi à angle droit, le bras

en légère supination.

Contraction du long supinateur C5 - C6

  

Cubito-pronateur - Percussion du pli du coude en dehors de

l'épitrochlée.- Percussion du rond

pronateur à l'avant-bras.

Pronateur de la main et de l'avant-bras C6 - C7

Tricipital Percussion du tendon tricipital, le coude

légèrement fléchi.

Extension du bras C7

Carpo-métacarpien Percussion de la région dorsale

carpo-métacarpienne.

Flexion des doigts C8 - D1

Cutané-abdominal (supérieur et inférieur) Excitation de la peau et de l'abdomen. Rétraction de la région ombilicale (vers le

haut ou le bas, ou même latéralement)

D7 - D8D9 - D10D11 - D12

Médio-pubien Percussion de la symphyse pubienne. Contraction des muscles abdominaux et

des adducteurs

D8 - D12

Crémastérien Frotter la face interne de la cuisse. Ascension du testicule ipsi-latéral L1 - L2

R. des adducteurs Percussion de la face interne du genou. Adduction de la cuisse L1 - L3

Rotulien Percussion du quadriceps (sous ou

sus-rotulien).

Extension de la jambe L2 - L4

R. du biceps crural péronéo-fémoral

postérieur

Percussion du tendon bicipital sur le sunet

en décubitus latéral.

Flexion de la jambe S1

Achilléen et médio plantaire Percussion du tendon d'Achille sur le sujet

agenouillé, le pied pendant.

Extension du pied S1 - S2

Cutanéo-plantaire Frotter la plante du pied. Flexion des orteils S1 - S2

Anal Gratter la marge anale. Contraction du sphincter anal externe S5

Lésions traumatiques

Les taux d'incapacité indiqués s'appliquent à des paralysies totales et complètes.

En cas de paralysie incomplète, parésie ou simple affaiblissement musculaire, le taux d'incapacité

subit naturellement une diminution proportionnelle.

On estime généralement six degrés de force musculaire :

0 : aucune contraction n'est possible ;

1 : ébauche de contraction visible, mais n'entraînant aucun déplacement ;

2 : mouvement actif possible, après élimination de la pesanteur ;

3 : mouvement actif possible, contre la pesanteur ;

4 : mouvement actif possible contre la pesanteur et résistance ;

5 : force normale.

Les atteintes correspondant aux degrés 0, 1, 2 et 3 entraîneront l'application du taux entier.

Pour le degré 4, le taux sera diminué de 25 à 50 % de sa valeur.

Les troubles névritiques, douleurs, troubles trophiques, accompagnant éventuellement les troubles

moteurs, aggravent plus ou moins l'impotence et légitiment une majoration du taux proposé.

En cas d'atteinte simultanée de plusieurs nerfs d'un même membre, il y a lieu d'additionner les taux,

le taux global ne pouvant en aucun cas dépasser le taux fixé pour la paralysie de ce membre.

DROIT GAUCHE

Paralysie totale du membre supérieur (degré 0, 1, 2 et 3) 90 80

Plexus brachial :

  

- Paralysie radiculaire supérieure, type Duchenne-Erb (deltoïde, sus-épineux, biceps, brachial antérieur, coraco-brachial, long supinateur, et

parfois sous-épineux, sous scapulaire, court supinateur et hémidiaphragme) (degré 0, 1, 2 et 3)

55 45

Paralysie radiculaire inférieure, type Déjerine-Klumpke (fléchisseurs des doigts et muscles de la main) (degré 0, 1, 2 et 3) 65 55

Paralysie isolée du nerf sous-scapulaire (grand dentelé, degré 0, 1, 2 et 3) 10 5

Paralysie du nerf circonflexe (deltoïde petit rond) (degré 0, 1, 2 et 3) 35 30

Paralysie du nerf musculo-cutané (biceps, brachial antérieur). La flexion de l'avant-bras sur le bras reste possible par l'action du long supinateur

(degré 0, 1, 2 et 3)

25 20

Paralysie du nerf médian :

a. Au bras : (rond-pronateur, fléchisseur commun superficiel, grand et petit palmaires, chefs externes du fléchisseur commun profond, long

fléchisseur du pouce, carré pronateur, court abducteur et opposant du pouce, 2 premiers lombricaux) (degré 0, 1, 2 et 3)

55 45

b. Au poignet (n'atteint que les muscles de la main énumérés ci-dessus) (degré 0, 1, 2 et 3) 45 35

Paralysie du nerf cubital :

a. Au bras (cubital antérieur, chefs internes du fléchisseurs commun profond, muscles hypothéraniens et interosseux, deux lombricaux internes,

adducteurs du pouce et chef interne de son court fléchisseur) (degré 0, 1, 2 et 3)

45 35

b. Au poignet (ou muscles de la main ci-dessus, griffe cubitale) (degré 0, 1, 2 et 3) 35 25

Paralysie du nerf radial :

a. Au-dessus du coude (triceps brachial, anconé, long supinateur, premier et deuxième radial, court supinateur, extenseur commun et extenseur

propre du pouce, index, auriculaire, cubital postérieur) (degré 0, 1, 2 et 3)

55 45

b. Au-dessous du coude, les mêmes muscles, sauf triceps et long supinateur (degré 0, 1, 2 et 3) 45 35

Membre inférieur.

- Paralysie totale d'un membre inférieur (degré 0, 1, 2 et 3), flasque 75

- Paralysie complète du nerf sciatique (demi-tendineux, demi membraneux, biceps fémoral, une

partie du grand adducteur, auxquels se joignent les muscles innervés par le sciatique poplité externe

et le sciatique poplité interne). Voir aussi " Membre inférieur ", séquelles vasculaires et nerveuses

(degré 0, 1, 2 et 3) 60

- Paralysie du nerf sciatique poplité externe (jambier antérieur, extenseur propre du gos orteil,

extenseur commun, long et court péroniers latéraux, pédieux) (degré 0, 1, 2 et 3) 30

- Paralysie du nerf sciatique poplité interne (poplité, jumeaux, soléaire, plantaire grêle, jambier

postérieur, fléchisseur commun, long fléchisseur du premier orteil, tous les muscles plantaires)

(degré 0, 1, 2 et 3) 30

- Paralysie du nerf crural (quadriceps) (degré 0, 1, 2 et 3) 40

- Paralysie du nerf obturateur (pectiné, obturateur externe, adducteur) (degré 0, 1, 2 et 3) 15

Névrites périphériques.

- Névrites avec algies (voir en tête du sous-chapitre)

Lorsqu'elles sont persistantes, suivant leur siège et leur gravité 10 à 20

Pour les névralgies sciatiques (voir "Membre inférieur").

4.2.6 SEQUELLES PORTANT SUR LE SYSTÈME NERVEUX VEGETATIF ET SYNDROMES

ALGODYSTROPHIQUES.

Ces séquelles traumatiques prennent la forme d'algodystrophies dont la pathologie demeure encore

  

actuellement mal élucidée. Elles peuvent siéger au membre inférieur comme au membre supérieur,

où elles sont plus connues sous le nom de "syndrome épaule main".

Les algodystrophies se manifestent :

1° Par des douleurs diffuses, plus ou moins prononcées, à prédominance distale ;

2° Par des troubles trophiques : cyanose, hypersudation de la main ou du pied, peau fine avec

sclérose du tissu cellulaire sous-cutané. Doigts ou orteils prennent un aspect effilé. Des rétractions

tendineuses et aponévrotiques tendent à les fléchir ; on peut parfois percevoir des indurations de la

paume ou de la plante. Les muscles de la main, du pied s'atrophient progressivement. Les

radiographies montrent une transparence anormale des os, avec de multiples petites géodes. Il peut

exister des oedèmes de la main, des indurations ou des ulcérations surtout au pied ;

3° Par des troubles articulaires, avec blocage plus ou moins prononcé des articulations,

principalement de l'épaule au membre supérieur et de la cheville au membre inférieur.

Algodystrophie du membre supérieur.

- Selon l'intensité des douleurs, des troubles trophiques et de l'atteinte articulaire : forme mineure

sans troubles trophiques importants, sans troubles neurologiques et sans impotence 10 à 20

- Forme sévère, avec impotence et troubles trophiques, sans troubles neurologiques objectifs, selon

l'importance 30 à 50

- Forme avec troubles neurologiques (voir le chapitre correspondant).

Algodystrophie du membre inférieur.

- Selon l'intensité des douleurs, des troubles trophiques, et de la gêne à la marche 10 à 30

- Forme mineure sans troubles trophiques importants, sans troubles neurologiques et sans impotence

10 à 20

- Forme sévère, avec impotence et troubles trophiques, sans trouble neurologiques objectifs, selon

l'importance 30 à 50

- Forme avec troubles neurologiques (voir chapitre correspondant).

Article Annexe I à l'art. R434-35 (6)

5 - OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE

5.1 NEZ

5.1.1 STENOSE NASALE.

Seule entraîne une incapacité appréciable la sténose très prononcée d'une fosse nasale ou la sténose

moyenne des deux fosses nasales ; il faudra tenir compte également des troubles fonctionnels

éventuels.

Dans chaque cas particulier, on tiendra compte des conséquences de voisinage de la sténose,

entraînant une perturbation de la perméabilité, même intermittente.

  

Sténose unilatérale. - Simple diminution du calibre de la narine ou de la fosse nasale 2

- Formation de croûtes, rhino-pharyngite 4

- Sténose totale avec retentissement tubo-tympanique ou sinusien, sans sinusite suppurée 6 à 10

Sténose bilatérale. - Diminution de la perméabilité ne dépassant pas le tiers de la perméabilité

physiologique 4

- Diminution plus accentuée avec croûtes, rhino-pharyngite, etc. 8

- Sténose serrée avec respiration exclusivement buccale et troubles à distance 15 à 20

- Troubles fonctionnels entraînant une perturbation bilatérale intermittente de la perméabilité nasale

4 à 6

5.1.2 PERFORATION DE LA CLOISON NASALE.

En général, elle n'entraîne pas d'incapacité. Cependant des phénomènes irritatifs peuvent se

manifester autour de la perforation.

- Accompagnée de phénomènes irritatifs 3

5.1.3 RHINITES CROUTEUSES. (après perte de substance endo-nasale étendue).

- Unilatérale 4

- Bilatérale 8

5.1.4 TROUBLES OLFACTIFS.

Ils font suite à une fracture du frontal ou de l'ethmoïde, à des traumatismes crâniens ou faciaux. Ils

sont difficiles à évaluer ; à côté de l'épreuve des flacons, existent des épreuves d'olfactométrie, entre

autres une méthode basée sur l'E.E.G..

En cas de troubles olfactifs, la profession peut jouer un rôle prédominant et justifier la majoration

parfois importante des taux proposés (sommeliers, cuisiniers, métiers de parfums, etc.).

- Anosmie et troubles divers de l'olfaction 5 à 8

5.1.5 TROUBLES ESTHETIQUES PAR MUTILATION OU DEFORMATION NASALE.

Une mutilation sérieuse du nez ou une déformation importante post-traumatique de la pyramide

nasale entraîne une aggravation de l'incapacité fonctionnelle par entrave à l'embauche dans

certaines professions (artistes, vendeuses, garçons de café, coiffeurs, etc.).

- Déformation de la pyramide nasale, post-traumatique, selon gêne à la respiration, défiguration 5 à

30

5.2 SINUS.

Le rattachement d'une sinusite à un traumastisme ne doit être accepté qu'avec circonspection. On ne

peut de toute façon admettre la relation entre la sinusite chronique et le traumatisme, que si celui-ci

a entraîné une fracture du sinus considéré, ou un hématome intra-sinusien.

5.2.1 SINUSITE MAXILLAIRE CHRONIQUE.

  

- Unilatérale 5 à 8

- Bilatérale 10 à 13

5.2.2 SINUSITES FRONTO-ETHMOÏDALES OU SPHENOÏDALES.

- Sinusite unilatérale 15 à 20

- Sinusite bilatérale 25 à 30

5.2.3 CRANIO-HYDRORRHEE (voir "Neurologie").

Il s'agit d'un cas de gravité considérable, surtout en cas de fracture sphénoïdale ou du rocher ; en cas

de complications, la victime doit être prise en rechute durant l'évolution de celle-ci.

La cranio-hydrorrhée devra être vérifiée par des examens complémentaires probants, pour préciser

la nature de l'écoulement. Il faut en effet se méfier de confondre une cranio-hydrorrhée avec un

écoulement d'origine allergique. L'apparition peut en être tardive.

- Cranio-hydrorrhée non compliquée 30

- Cranio-hydrorrhée compliquée de méningite à répétition 60

5.3 PHARYNX.

Le rhino-pharynx peut être intéressé par un traumatisme des maxillaires supérieurs et présenter des

lésions du voile (voir " Lésions maxillo-faciales " et " Stomatologie "), ou des rétrécissements

cicatriciels (voir " Sténoses nasales ").

L'oropharynx peut être le siège d'une sténose cicatricielle gênant la déglutition.

Le pharynx n'est presque jamais intéressé isolément ; les blessures et leurs conséquences sont

associées à celles du larynx et éventuellement de la bouche oesophagienne, qui peuvent les

compliquer. Il importe de tenir compte de la gêne à la déglutition, dans l'évaluation globale.

- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35

5.4 LARYNX.

Les lésions traumatiques du larynx déterminent des troubles d'origine cicatricielle ou paralytique.

Elles sont d'ailleurs extrêmement rares.

Pour l'évaluation de l'incapacité qu'entraînent ces troubles, il sera tenu compte de la mobilité des

cordes vocales, du calibre de la glotte, et de la sous-glotte, du vestibule laryngé dans l'inspiration

maximum et dans la phonation, enfin du degré des troubles fonctionnels paralytiques ou des lésions

cicatricielles, celles-ci pouvant aller de la simple palmure améliorable chirurgicalement, jusqu'au

rétrécissement tubulaire massif, extrêmement sténosant. Il faut rappeler que les paralysies

récurrentielles peuvent s'améliorer. La profession peut jouer un rôle prédominant et justifier une

majoration parfois importante des taux.

Les troubles d'origine laryngée sont de deux sortes :

- Vocaux : dysphonie, aphonie,

- Et respiratoires : dyspnée.

  

5.4.1 TROUBLES VOCAUX.

- Dysphonie seule 5 à 8

- Aphonie sans dyspnée 30

5.4.2 TROUBLES RESPIRATOIRES.

Insuffisance respiratoire légère, moyenne, importante : (voir chapitre 9 : " Appareil respiratoire ").

- Trachéotomie sans port d'une canule 50

- Trachéotomie avec port d'une canule 80

5.5 OREILLES.

Les séquelles portant sur l'oreille peuvent revêtir divers aspects : vertiges et troubles de l'équilibre,

hypoacousie ou surdité, bourdonnements d'oreille, otite suppurée, mutilation ou cicatrice vicieuse

de l'oreille externe.

Bien entendu, il arrive fréquemment que diverses séquelles se conjuguent. Dans ce cas, l'incapacité

sera calculée en appliquant la règle des infirmités multiples résultant d'un même accident rappelée

dans le chapitre préliminaire, sauf cas nommément cités ci-dessous.

5.5.1 VERTIGES ET TROUBLES DE L'EQUILIBRE.

Le vertige traduit une atteinte du labyrinthe, ou plus exactement du vestibule, en entendant par ce

mot non seulement l'appareil périphérique, partie de l'oreille interne, mais aussi ses voies nerveuses

centrales.

L'interrogatoire est primordial. On laissera le blessé décrire ses troubles en l'aidant au besoin de

questions dont il faudra éviter qu'elles n'entraînent la réponse souhaitée. Circonstances d'apparition,

durée, caractère, modalité d'évolution, seront ainsi précisés. Il y a lieu, bien entendu, d'éliminer les

sensations pseudo-vertigineuses, ainsi que les phénomènes pouvant résulter de troubles de

convergence, qui seront appréciés le cas échéant par l'ophtalmologiste.

Les troubles vestibulaires objectifs spontanés seront alors recherchés : Romberg, déviation des

index, marche aveugle, nystagmus spontané (derrière des lunettes éclairantes), nystagmus de

position (dans les différentes positions de la tête, ou en position de Rose).

Enfin, des épreuves caloriques, type Hautant et Aubry seront pratiquées et, éventuellement, une

épreuve rotatoire.

Les données résultant de ces examens, temps de latence, amplitude, fréquence, seront

soigneusement notées, ainsi que les manifestations subjectives : nausées, pâleur, etc.

Le degré de gravité des vertiges sera estimé essentiellement en fonction des signes objectifs

spontanés ou provoqués.

Il y aura lieu de faire une corrélation entre l'atteinte labyrinthique et une atteinte cochléaire, avec

surdité de perception vérifiée à l'audiogramme.

- Vertiges sans signes labyrinthiques objectifs mais avec petite atteinte cochléaire à type de

scotomes sur les aigüs, attestant une légère commotion labyrinthique 5

- Vertiges s'accompagnant de signes labyrinthiques objectifs tel nystagmus spontané ou de position,

  

ou asymétrie dans les réponses. Nécessité de certaines restrictions dans l'activité professionnelle et

dans la vie privée 10 à 15

- Vertiges vestibulaires au cours des épreuves avec inexcitabilité unilatérale 20

- Vertiges avec inexcitabilité bilatérale 25

La surdité sera calculée à part.

Remarque relative à certaines professions. Les vertiges offrent, pour certains métiers, non

seulement une gêne particulièrement marquée, mais aussi un danger vital en raison des chutes qu'ils

peuvent provoquer. Les ouvriers peintres, couvreurs, maçons, électriciens, tapissiers, chauffeurs

d'automobiles, etc., entrent dans ce cas. Pour ces professions, on établira l'incapacité à la limite

supérieure des diverses marges qui viennent d'être indiquées, ou même au-dessus. Les éléments

justifiant cette augmentation du taux proposé seront indiqués dans le rapport.

Cependant, les vertiges ayant le plus souvent une évolution régressive, on n'aura

qu'exceptionnellement à prévoir un changement de profession. Des révisions fréquentes seront à

envisager dans le courant des deux premières années.

5.5.2 SURDITE.

L'I.P.P. est fonction de la perception de la voix de conversation. Elle sera évaluée en tenant compte

des données acoumétriques (voix haute, voix chuchotée, montre, diapason), des examens

audiométriques et éventuellement de l'audition après prothèse.

Il faut être attentif à la fréquence de la simulation et l'exagération des troubles de l'audition. Leur

dépistage n'est pas toujours aisé. On sera donc parfois amené à répéter les épreuves dites " de

sincérité ".

L'acoumétrie phonique. Ne peut donner qu'une appréciation grossière de la perte auditive, du fait

des conditions de sa réalisation : inégalité des voix, réflexe d'élévation de la voix en fonction de

l'éloignement, qualités acoustiques du local. La voix chuchotée, en particulier, n'a qu'une valeur

d'estimation très limitée, car elle n'a aucune caractéristique laryngée. Elle modifie les caractères

physiques des phénomènes qui la composent, surtout à l'égard de leur fréquence. C'est pourquoi, il

convient de fonder l'estimation de la perte de capacité sur l'audiométrie.

L'audiométrie doit comprendre l'audiogramme tonal, en conduction aérienne (qui apprécie la valeur

globale de l'audition), et en conduction osseuse (qui permet d'explorer la réserve cochléaire) et

l'audiogramme vocal.

Le déficit moyen en audiométrie tonale sera calculé sur les 4 fréquences de conversation : 500,

1.000, 2.000, 4.000 hertz : en augmentant la valeur sur 1.000 hertz, un peu moins sur 2.000, par

rapport à la fréquence 500 et en donnant la valeur inférieure à la fréquence 4.000.

La formule de calcul de la moyenne est la suivante :

DT égal (2 d (500 Hz) plus 4 d (1.000 Hz) plus 3 d (2.000 Hz) plus 1 d (4.000 Hz)) / 10 Lorsqu'il

s'agit d'apprécier, dans une surdité mixte, la part qui revient à une surdité cochléaire, le calcul devra

être fait d'après l'audiométrie tonale en conduction osseuse.

La perte auditive vocale sera la moyenne arithmétique des déficits en dB au seuil de l'intelligibilité,

relevée sur les axes de 0 %, 50 % et 100 %, des mots compris par rapport à la normale (la courbe

normale étant décalée de moins de 10 dB sur le graphique).

  

Perte auditive vocale égale à

d 0 % plus d 50 % plus d 100 % / 3

Une bonne réhabilitation par prothèse sera prise en considération.

Rappelons que pour certains travailleurs étrangers, l'audiométrie vocale doit être précédée d'une

vérification de la bonne compréhension de la langue française.

5.5.3 ACOUPHÈNES.

En général, les acouphènes d'origine traumatique (bourdonnements, sifflements, tintements, etc.),

n'existent pas à l'état isolé, c'est-à-dire, en dehors de tout déficit auditif ; mais ils ne sont pas

expressément conditionnés par un déficit important. Souvent, ils échappent à tous contrôles

objectifs : ils ne seront pris en considération que si le sujet a manifesté par ailleurs une bonne foi

évidente au cours de l'examen acoumétrique.

Il sera tenu compte, pour l'estimation du taux d'incapacité, de leur durée, de leur intensité, de leur

retentissement sur le sommeil, voire sur l'état général, moral et psychique.

- Acouphène gênant le sommeil, accompagnant une baisse de l'acuité auditive 2 à 5

Ce taux s'ajoute par simple addition à celui afférent à la surdité (en cas de troubles psychiques, se

reporter au chapitre " Crâne et système nerveux ").

5.5.4 OREILLE MOYENNE.

- Perforation du tympan, post-traumatique, sans suppuration 3 à 5

- Otorrhée chronique :

- Tubaire unilatérale 3 à 5

- Tubaire bilatérale 5 à 8

- Suppurée chronique unilatérale 5 à 10

- Suppurée chronique bilatérale 5 à 15

Ces taux s'ajoutent au taux résultant de la perte auditive éventuellement associée.

[tableau non reproduit]

5.5.5 OREILLE EXTERNE.

Les séquelles portant sur l'oreille externe peuvent affecter le pavillon ou le conduit auditif.

- Déformation, cicatrice ou amputation du pavillon, suivant l'importance de la mutilation 2 à 10

Dans certains cas particuliers, notamment en ce qui concerne les sujets en relation avec le public, la

mutilation pourra être appréciée à un taux supérieur, compte tenu de la profession.

- Sténose du conduit auditif externe favorisant la rétention dans le fond du conduit, ou entraînant

son obstruction fréquente, sans surdité.

- Unilatérale 2 à 3

  

- Bilatérale 3 à 6

- Sténose très serrée entraînant une surdité : il y a lieu de calculer la perte auditive, compte tenu des

possibilités d'audioprothèse.

Article Annexe I à l'art. R434-35 (7)

6 OPHTALMOLOGIE

6.1 - ALTÉRATION DE LA FONCTION VISUELLEIl y a lieu de tenir compte :

- Des troubles de la vision centrale de loin ou de près (vision de précision) ;

- Des troubles de la vision périphérique (vision de sécurité) ;

- Des troubles de la vision binoculaire ;

- Des troubles du sens chromatique et du sens lumineux ;

- Et des nécessités de la profession exercée.

6.1.1 - CÉCITÉ

Cécité complète.

Sont atteints de cécité complète, ceux dont la vision est abolie (V égal 0), au sens absolu du terme,

avec abolition de la perception de la lumière.

Quasi-cécité.

Sont considérés comme atteints de quasi-cécité, ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure

à 1/20 d'un oeil, celle de l'autre étant inférieure à 1/20 avec déficience des champs visuels

périphériques lorsque le champ visuel n'excède pas 20° dans le secteur le plus étendu.

Cécité professionnelle.

Les exigences visuelles requises par les professions sont tellement variables (l'horloger ne peut être

comparé au docker), qu'il faudrait en tenir le plus grand compte dans l'évaluation du dommage,

selon les activités qui demeurent possibles.

Est considéré comme atteint de cécité professionnelle celui dont l'oeil le meilleur a une acuité égale

au plus à 1/20 avec un rétrécissement du champ visuel inférieur à 20° dans son secteur le plus

étendu.

- Cécité complète (avec attribution de la tierce personne) 100

- Quasi-cécité 100 - Cécité professionnelle 100

6.1.2 - SCOTOME CENTRAL BILATÉRAL

Avec conservation des champs visuels périphériques selon la profession 50 à 90.

6.1.3 - PERTE COMPLÈTE DE LA VISION D'UN OEIL (l'autre étant normal)

Est perdu, l'oeil dont la vision est complètement abolie. Est considéré comme perdu, celui dont la

vision est inférieure à 1/20, avec déficience du champ visuel périphérique (perte de la vision

professionnelle d'un oeil). Il faut distinguer les cas de perte de la vision sans lésion apparente, des

cas de mutilation (énucléation, etc.), ou de difformités apparentes (staphylomes étendus, etc.).

  

- Perte de la vision d'un oeil, sans difformité apparente 30

- Ablation ou altération du globe avec possibilité de prothèse 33

- Sans prothèse possible 40 Taux auquel s'ajoute éventuellement un taux pour défiguration

importante (voir "Téguments").

6.1.4 - SCOTOME CENTRAL UNILATÉRAL

- Sans perte du champ visuel périphérique 15 à 18

- Avec perte du champ visuel périphérique 30

6.1.5 - DIMINUTION DE LA VISION DES DEUX YEUX

Le degré de vision sera estimé, en tenant compte de la correction optique supportable en vision

binoculaire par les verres. On utilisera l'échelle optométrique décimale dite de Monoyer, en vision

éloignée, et, en vision rapprochée, l'échelle de Parinaud.

Dans les examens fonctionnels, le spécialiste devra toujours recourir aux procédés habituels de

contrôle.

6.1.6 - VISION PÉRIPHÉRIQUE - CHAMP VISUEL

a) Lacune unilatérale du champ visuel.

- Déficit en îlot (localisation centrale ou périphérique, temporale ou nasale, supérieure ou

inférieure) 5 à 15

- Rétrécissement sensiblement concentrique du champ visuel (taux à ajouter à celui de l'acuité

visuelle centrale) :

A 30° :

- Un seul oeil 3 à 5

- Les deux yeux 5 à 20

Moins de 10° :

- Un seul oeil 10 à 15

- Les deux yeux 70 à 80

b) Scotomes centraux (voir supra).

Le taux se confond avec celui attribué pour la baisse de la vision

- Un oeil (suivant le degré de vision) 15 à 20

- Les deux yeux (suivant le degré de vision) 50 à 90

c) Hémianopsie.

Hémianopsie avec conservation de la vision centrale :

- Homonyme droite ou gauche 30 à 35

  

- Hétéronyme binasale 15 à 20

- Hétéronyme bitemporale 40 à 80

- Horizontale supérieure 10 à 15

- Horizontale inférieure 30 à 50

Les quadranopsies peuvent être évaluées en assignant à chaque quadrant une valeur de :

[cliché non reproduit] - Scotomes paracentraux hémianopsiques :

quoique respectant la vision centrale qu'ils affleurent par leur limite, ils peuvent être très gênants

lorsqu'ils ont la forme :

- D'un scotome paracentral bitemporal 10 à 15

- D'un scotome hémianopsique latéral droit qui entrave la lecture 10 à 30

Hémianopsie avec perte de la vision centrale : unie ou bilatérale (ajouter à ces taux celui indiqué par

le tableau ci-après sans que le total puisse dépasser 100 %).

6.1.7 - VISION BINOCULAIRE

Le déséquilibre de la fonction qui permet aux deux yeux de fixer le même objet entraîne une

diplopie persistante non améliorée par le traitement 5

TABLEAU GÉNÉRAL D'ÉVALUATION

Le tableau ci-après est applicable, qu'il s'agisse de la blessure d'un seul oeil ou des deux yeux. Le

taux sera évalué après correction ; il ne s'appliquera pas aux scotomes centraux avec conservation

du champ visuel périphérique.

La vision d'un oeil est indiquée par une colonne horizontale, la vision de l'autre, par une colonne

verticale. Le point de rencontre donne le taux médical d'incapacité.

Degré de

vision

9/10 8/10 7/10 6/10 5/10 4/10 3/10 2/10 1/10 1/20 et

moins de

1/20

Énucléation

9/10 0 0 0 1 2 4 8 15 19 30 33

8/10 0 0 1 2 4 5 12 17 21 30 33

7/10 0 1 3 4 6 7 14 19 22 32 35

6/10 1 2 4 6 8 9 18 21 24 35 40

5/10 2 4 6 8 10 11 20 23 26 40 45

4/10 4 5 7 9 11 13 22 25 30 45 50

3/10 8 12 14 18 20 22 25 35 45 55 60

2/10 15 17 19 21 23 25 35 50 60 75 80

1/10 19 21 22 24 26 30 45 60 80 90 95

1/20 et - de

1/20

30 30 32 35 40 45 55 75 90 100 100

Enucléation 33 33 35 40 45 50 60 80 95 100 100

  

Tous ces taux pourraient être diminués, en raison de la conservation du champ visuel périphérique,

cette diminution ne pouvant dépasser 20 %.

6.1.8 - TROUBLES DU SENS CHROMATIQUE ET DU SENS LUMINEUXCes troubles, dont

l'origine traumatique isolée est très rare, sont des symptômes de lésion de l'appareil nerveux

sensoriel ; ils entrent en ligne de compte dans l'appréciation de l'incapacité due à ces lésions.

6.1.9 - CAS PARTICULIERS

6.1.9.1 - Tales de cornée

L'évaluation est faite d'après le tableau d'évaluation de l'acuité visuelle, mais elle sera minorée en

fonction de la conservation du champ visuel périphérique (voir supra).

6.1.9.2 - Tale centrale

La vision diminue lorsque la pupille se rétrécit : (travail en pleine lumière, travail de près).

En cas de photophobie entraînant l'éblouissement de l'autre oeil, il sera ajouté un taux de 5 %.

Paralysie de l'accomodation et du sphincter irien. - Ophtalmoplégie interne unilatérale 10

- Bilatérale 20

- Mydriase existant seule et déterminant des troubles fonctionnels :

- Unilatérale 5

- Bilatérale 106.1.10 - CATARACTES

6.1.10.1 - Unilatérales

Non opérées ou inopérables : le taux d'incapacité sera fixé d'après le degré de vision.

Opérées ou résorbées : si la vision, après correction, est égale ou inférieure à celle de l'oeil non

cataracté, ajouter, en raison de l'impossibilité de fusion des images et de la nécessité de porter un

verre, 10 %, sans que le taux médical puisse dépasser 20 %.

Exemple :

V.O.D. sain : 10/10

V.O.G. opéré : 5/10 plus d

égal 10 plus 2 égal 12

Ou encore :

V.O.G. opéré : 1/10 égal 15 plus 19

10/10

égal 29 % à ramener à 20 %"

Si la vision de l'oeil non cataracté est plus mauvaise ou nulle, se reporter au tableau en donnant la

meilleure correction optique à l'oeil aphake, et en ajoutant 10 % pour l'obligation de porter des

verres spéciaux et pour perte d'accommodation.

  

Exemple :

oeil opéré : 10/10 plus 10 d

oeil non opéré : 1/10

égal 10 plus 19 égal 20.

6.1.10.2 - Bilatérales (opérées ou résorbées)

L'aphakie bilatérale comporte une incapacité de base de 20 %, à laquelle on ajoutera le taux

d'incapacité correspondant à la diminution de la vision centrale, sans que le taux puisse dépasser

100 %.

Exemple :

O.D. aphake - 7/10

O.G. aphake - 7/10

20 plus 3 égal 23 %

O.D. aphake - 3/10

O.G. aphake - 5/10

20 plus 20 égal 40 %

O.D. aphake - 1/10

O.G. aphake - 1/10

20 plus 80 égal 100 %

6.1.11 - CAS DIVERS

Les hypertonies oculaires, les luxations du cristallin, les hémorragies intraoculaires, les troubles du

vitré, les altérations de la rétine, seront évalués selon le degré de vision.

L'imputabilité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve de l'existence de l'affection

avant l'accident évoqué (se reporter au préambule : "Infirmités antérieures").

Les éléments d'appréciation utiles seront :

- Pour le glaucome : aspect de l'angle irido-cornéen, sensibilité à la dexaméthasone, notion de

glaucome familial.

- Pour le décollement de rétine : lésions myopiques ou dégénératives.

- Pour les déplacements du cristallin : fragilité zonulaire, ectopie de la lentille. - Pour les

hémorragies intraoculaires : lésions vasculaires artérielles, veineuses, capillaires, altérations

sanguines.

6.2 - ANNEXES DE L'OEIL

6.2.1 - ORBITE

  

- Nerfs moteurs : paralysie d'un ou plusieurs nerfs oculo-moteurs (voir "Diplopie"). En cas de

paralysie consécutive à une affection système nerveux central, se reporter à l'affection causale.

- Nerfs sensitifs : névrites, névralgies très douloureuses, en particuliers douleurs glaucomateuses,

lésions du nerf trijumeau (symptôme neuro-paralytique, y compris les troubles de la sécrétion

lacrymale, ou sa perte) à ajouter au trouble visuel 10 à 20 - altérations vasculaires : (anévrisme, etc.)

; indemniser les troubles fonctionnels (voir barème spécial).

6.2.2 - PAUPIÈRES

- Déviation des bords palpéraux (entropion, trichiasis, ectropion, cicatrices vicieuses,

symblépharon, ankyloblépharon), suivant étendue ; ajouter à la diminution de la vision et à la

défiguration éventuelle 5 à 10

- Ptosis ou blépharospasme non volontaire : taux fondé sur le degré de vision et suivant que, en

position primaire (regard horizontal de face), la pupille est plus ou moins découverte :

- Un oeil 5 à 15

- Les deux yeux 20 à 40

- Lagophtalmie cicatricielle ou paralytique ; ajouter aux troubles visuels 10 % pour un oeil.

- Voies lacrymales : larmoiement par lésion des voies lacrymales (atrésie, sténose) 5 à 10

- Fistules (résultant par exemple de dacryocystite ou de lésions osseuses) ; pour chaque oeil 10 à 15

6.2.3 - SQUELETTE ORBITAIRE

- Déformation importante ( plus éventuellement les séquelles ophtalmologiques) 5 à 15

Article Annexe I à l'art. R434-35 (8)

7 - STOMATOLOGIE

LESIONS MAXILLO-FACIALES

7.1 FACE.

En dehors de la fonction elle-même, le médecin expert pourra avoir à tenir compte des défigurations

entraînées par les cicatrices. Dans ce cas, il se reportera au chapitre " Téguments ".

Le taux résultant des lésions sera estimé en fonction des pertes de dents (évaluées à part), de l'état

de l'articulé dentaire et de la possibilité d'une prothèse susceptible de rétablir un coefficient de

mastication suffisant.

Le coefficient de mastication se calcule en attribuant aux dents un coefficient particulier : 1 pour

une incisive, 2 pour une canine, 3 pour une prémolaire, 5 pour une molaire, et en faisant le total des

dents existantes ayant une homologue sur la mâchoire opposée.

7.2 MAXILLAIRE (MAXILLAIRE SUPERIEUR).

7.2.1. Mobilité d'une partie importante du maxillaire supérieur avec mastication difficile, le déficit

  

dentaire étant estimé en sus 30 à 40

7.2.2. Mobilité d'un petit fragment du maxillaire supérieur (ablation en général) 10 à 30

7.2.3. Enfoncement et bascule postérieure (faux prognathisme). Troubles sérieux de l'articulé

dentaire, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse et défiguration 15 à 40

7.2.4. Trouble léger de l'articulé dentaire par consolidation vicieuse d'une fracture du maxillaire

supérieur 5 à 15

7.2.5. Enfoncement du malaire :

apprécié en raison de la défiguration et des phénomènes nerveux 5 à 15

En cas de troubles oculaires, ceux-ci devront être évalués par un ophtalmologiste.

7.2.6. Perte de substance de la voûte palatine, respectant l'arcade dentaire et permettant une prothèse

5 à 10

7.2.7. Perte de substance du voile du palais (non opéré), entraînant des troubles de la parole et de la

déglutition 15 à 30

7.2.8. Perte de substance partielle du maxillaire ne permettant pas une prothèse fonctionnellement

satisfaisante 5 à 20

Les pertes de substance permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par

référence aux pertes de dents.

7.3 MANDIBULE (MAXILLAIRE INFERIEUR).

- Consolidation vicieuse avec troubles de l'articulé dentaire, non compris une défiguration

éventuelle permettant une prothèse 5 à 15

- Consolidation vicieuse avec troubles graves pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse 15 à

40

- Perte de substance et pseudarthrose avec gêne de la mastication ou impossibilité de prothèse, selon

son siège et son degré de mobilité 5 à 40

- Perte de substance partielle de la mandibule, sans interruption la continuité osseuse, et ne

permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20

- Les pertes partielles permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par

référence aux pertes de dents.

7.4 CONSTRICTION DES MACHOIRES.

L'ouverture de la bouche est considérée comme gênante en-dessous de 3 cm entre les arcades. Pour

apprécier le degré d'incapacité, on mesurera soigneusement la distance séparant les incisives, quelle

que soit la cause de la constriction.

- Écartement inférieur à 10 mm 20 à 50

- Écartement inférieur à 20 mm, mais supérieur à 10 cm 10 à 20

- Écartement supérieur à 20 mm 5 à 10.

  

7.5 LUXATION TEMPORO-MAXILLAIRE.

- Irréductible avec ouverture permanente de la bouche 10 à 50

- Récidivante 5 à 10

- Syndrome de Costen (craquements, douleurs contro-latérales, difficulté d'ouverture,

latéro-déviation possible) 2 à 15.

7.6 LANGUE.

- Amputation partielle entraînant gêne à la mastication et à la déglutition 10 à 20

- Amputation étendue avec troubles plus accusés 20 à 75

- Amputation totale 80

- Paralysie de la langue :

- Incomplète 5 à 15

- Complète 50

7.7 FISTULE SALIVAIRE.

- A la peau 20

7.8 NEVRALGIES.

Névralgies du sous-orbitaire, du mentonnier, etc. ; se reporter aux " Nerfs crâniens ".

7.9 DENTS.

Perte de dents : les taux proposés ci-dessous sont ceux correspondant à la perte de dents, sans

possibilité de prothèse.

- Perte d'une dent, quelle qu'elle soit 1,50

- Perte de toutes les dents, sans possibilité d'appareillage 4

En cas de possibilité d'appareillage, les taux seront diminués, compte tenu de la qualité du mode de

restauration :

Prothèse fixe, réduction de 75 % ;

Prothèse mobile, réduction de 50 %.

- Perte de toutes les dents, correctement appareillées :

par une prothèse fixe 10,5

par une prothèse mobile 21

Perte de substance osseuse accompagnant la perte d'une ou plusieurs dents : le taux retenu sera

augmenté de 10 à 20 %, selon l'importance de la perte de substance.

  

- Perte de vitalité d'une ou plusieurs dents : par dent 0,50.

7.10 PHARYNX.

- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35.

7.11 CICATRICES DU VISAGE, DES LÈVRES ET DE LA MUQUEUSE BUCCALE.

Voir chapitre 15 : " Téguments ".

Article Annexe I à l'art. R434-35 (9)

8 - APPAREIL DIGESTIF

8.1 BOUCHE ET PHARYNX.

Se reporter à " Stomatologie ; lésions maxillo-faciales ".

8.2 OESOPHAGE.

L'oesophage n'est qu'exceptionnellement intéressé par un traumatisme extérieur.

On rencontre des cas de sténose cicatricielle consécutive à l'ingestion d'un liquide caustique. Ces

sténoses devront être vérifiées par radiographie et au besoin par oesophagoscopie.

L'évaluation tiendra compte du degré de la sténose ayant éventuellement imposé une gastrostomie

et son retentissement sur l'état général.

Plusieurs examens successifs et assez espacés pourront être utiles pour apprécier les effets du

traitement par dilatation et l'accommodation souvent considérable à la gastrostomie.

L'estimation de l'incapacité se fera d'après la dysphagie, les douleurs, les vomissements pouvant

exister. Il importe également de prendre en considération le retentissement sur l'état psychique.

- Trouble léger avec dysphagie intermittente sans sténose avec dyskinésie 10

- Séquelles avec sténose organique partielle nécessitant des traitements prolongés 30 à 50

- Sténose totale s'opposant à l'alimentation orale 80

8.3 ESTOMAC-DUODENUM.

Ce seront souvent les séquelles de lésions traumatiques, de stress ou iatrogène ; elles sont souvent

des séquelles chirurgicales.

- Troubles légers 10

- Troubles moyens 20 à 30

- Troubles graves 50 à 70

8.4 INTESTIN GRÊLE (JEJUNUM, ILEON).

Très souvent, il s'agit d'une atteinte directe, avec contusion ou rupture, désinsertion mésentérique ;

cela peut être la révélation ou l'aggravation d'un état antérieur : angiopathie, angiomatose, maladie

  

de Crohn, jéjuno iléite, assez souvent ce sont des séquelles post-opératoires.

- Troubles légers 10

- Troubles moyens, avec nécessité d'une diététique particulière 20 à 30

- Troubles graves : troubles de l'absorption avec diarrhée, nécessité de bilan d'hépatologie, d'études

des selles et du transit répétés 50 à 70

- Fistule du grêle (duodénum, jéjunum, iléon). Le retentissement général et digestif est à apprécier

selon le barème ci-dessus.

- Assujettissement propre de la fistule 25

8.5 COLON.

Résultant d'une atteinte directe ou d'une aggravation d'un état antérieur (diverticulose, maladie de

Crohn, rectocolite hémorragique, etc.).

Les séquelles sont caractérisées par des troubles du transit, du météorisme et une alternance de

constipation et de diarrhée, un écoulement (glaires), des éléments hémorragiques, des poussées

douloureuses. Il existe un problème de diététique, un retentissement sur l'état général et sur la

capacité de travail. Un bilan biologique et un transit sont indispensables fréquemment.

- Troubles légers 10

- Troubles moyens 20 à 30

- Troubles graves 50 à 70

- Fistule stercorale intermittente 25

- Anus contre-nature 60

- En cas d'addition à d'autres troubles 10 à 30

8.6 RECTUM ET ANUS.

Les lésions sont en général occasionnées par un empalement ou un éclatement par air comprimé.

On tiendra compte de la rectite, de la colostomie éventuelle (voir plus haut), de la sténose rectale,

de l'incontinence anale, y compris les séquelles de l'opération de Babcock, prolapsus, retentissement

génital (surtout chez l'homme).

- Troubles légers 10

- Troubles moyens 30 à 50

- Troubles graves 50 à 70

Fistules anales :

- Fistule intrasphinctérienne sous-cutanée 5

- Fistule trans ou extrasphinctérienne à trajet simple avec incident évolutif mineur et rare 10 à 15

- Fistule complexe avec nombreux accidents évolutifs 20 à 30

  

8.7 PAROI ABDOMINALE.

- Cicatrices vicieuses ou cheloïdes (imposant une protection au cours du travail) 5 à 10

- Rupture isolée du grand droit 10

8.8 HERNIES.

- Hernie peu volumineuse, non douloureuse, non scrotale, facilement réductible 5

- Hernie scrotale plus ou moins réductible 8

- Hernie volumineuse, douloureuse, difficilement réductible, ou irréductible 20

- Hernie bilatérale, selon caractère, taux maximum 25

Eventration :

- Petite 5

- Moyenne 15

- Grande 30 à 40

Hernies diaphragmatiques :

L'estimation se fera d'après les troubles digestifs, respiratoires et généraux présentés par la victime :

- Troubles modérés 10 à 20

- Troubles importants 20 à 40

8.9 FONCTION HEPATO-BILIAIRE.

Les traumatismes du foie ne lèsent pas habituellement les fonctions hépathiques.

Une éventuelle hépatite virale imputable au traitement nécessité par l'accident ne peut justifier

l'attribution d'une I.P.P. que dans la mesure où les examens biologiques objectivent des séquelles

intéressant les fonctions hépatiques.

8.10 FONCTION PANCREATIQUE EXOCRINE (pour la fonction pancréatique endocrine, voir le

chapitre " Glandes endocrines ").

Des lésions pancréatiques peuvent être provoquées par des traumatismes abdominaux, contusion,

hématome, déchirure, rupture, d'où peuvent résulter des troubles digestifs et des fistules. Il est

d'autre part admis qu'une pancréatite aiguë puisse apparaître dans les heures ou les jours suivants le

choc initial.

A distance, la formation d'un pseudo-kyste ou la constitution d'une pancréatite chronique peuvent

être rattachés à un traumatisme antérieur.

Pour la réparation, on tiendra compte de répercussions, de l'atteinte pancréatique sur l'état général,

des problèmes nutritionnels qu'elle pose, des douleurs qui en résultent et des séquelles chirurgicales

éventuelles (fistule pancréatique, suppuration chronique, etc.).

La coexistence de troubles de la régulation glycémique entraîne par ailleurs une diminution de la

  

capacité de la victime et doit être évaluée à part, les deux taux s'additionnant.

Article Annexe I à l'art. R434-35 (10)

9 - APPAREIL RESPIRATOIRE 9.1 PAROI THORACIQUE.

L'estimation des séquelles se fondera sur les éléments douloureux, la gêne respiratoire, la gêne au

travail et sur l'insuffisance respiratoire qui pourrait être rattachée au traumatisme.

En général, la fracture d'une ou plusieurs côtes, ou la fracture du sternum, n'entraîne pas

d'incapacité partielle ; hormis les éléments douloureux éventuels, on doit rejeter comme dénuée de

valeur la formule ancienne : 2 % que multiplie n côtes fracturées.

- Fracture de côtes, selon l'intensité de la douleur 2 à 5

- Fracture de côtes à type de volet thoracique avec déformation 5 à 10

- Fracture du sternum :

Avec gêne et douleur à l'effort 2 à 5

Avec enfoncement et douleurs à l'effort 5 à 15.

9.2 ATTEINTES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE.

Ainsi que cela a été indiqué dans l'appréciation du préjudice, il y a lieu de tenir compte des éléments

résiduels du traumatisme thoracique : douleurs, gêne respiratoire, dyspnée, éventuellement cyanose,

et des signes d'auscultation.

Il pourra se révéler indispensable de faire pratiquer des examens complémentaires :

- examen radiologique ;

- électro-cardiogramme qui peut être utile pour dépister un début d'insuffisance cardiaque droite

sans traduction clinique ;

-spirographique (capacité vitale, volume résiduel, épreuve de Tiffeneau). Dans certains cas,

pourront être envisagées des épreuves au cours de l'effort, ainsi que l'étude des gaz du sang.

Il y a lieu de rappeler que, quelles que soient les valeurs théoriques choisies, elles ne représentent

qu'une moyenne, et la différence avec les valeurs théoriques n'est significative que si elle est

importante. En général, le caractère pathologique ne peut être affirmé que s'il y a un écart d'au

moins 20 %.

Il y a lieu de rappeler que l'enregistrement spirographique fait appel à la coopération du sujet et que

le comportement de ce dernier au cours de l'examen est important à observer.

L'atteinte de la fonction respiratoire a des conséquences très variables suivant la profession exercée

par la victime. Il convient donc, dans le rapport, de faire apparaître de façon évidente les

conséquences que l'incapacité peut entraîner sur le plan professionnel.

Insuffisance respiratoire légère :

  

- Dyspnée d'effort, quelques anomalies radiologiques à l'exploration fonctionnelle respiratoire,

déficit léger (capacité vitale entre 60 et 70 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau entre 60 et

70 %) 10 à 30

Insuffisance respiratoire moyenne :

- Dyspnée disproportionnée à l'effort, anomalies radiologiques (principalement diminution notable

de la cinématique thoracodiaphragmatique). A l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit

notable (capacité vitale en-dessous de 60 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau en-dessous

de 60 %) 30 à 50

Insuffisance respiratoire importante :

- Dyspnée marquée au repos, cyanose plus ou moins prononcée, tachycardie, toux productive,

diminution importante du jeu thoracodiaphragmatique, augmentation de l'aire cardiaque avec

débord des cavités droites, à l'électrocardiogramme coeur pulmonaire chronique, altération plus ou

moins importante de l'état général, à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit important 50 à

100

9.3 CAS PARTICULIERS.

- Tuberculose pulmonaire stabilisée, lorsqu'elle a été imputée à un traumatisme ou reconnue

aggravée par celui-ci. Le taux d'I.P.P. devra être fixé en fonction des séquelles définitives (voir 9.2).

- Pneumothorax par rupture de bulles : l'estimation des séquelles des 2 affections précédentes sera

faite en fonction des critères généraux, en tenant compte en particulier de l'importance de

l'insuffisance respiratoire (on recourra avec prudence aux épreuves fonctionnelles en cas de

pneumothorax récidivant).

- Fistule d'un pyothorax selon la taille de la cavité pleurale résiduelle et l'importance de la

suppuration 10 à 20

- Rétrécissement de la trachée 10 à 20

A ces taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour les troubles de la fonction respiratoire de

lésions pleuro-pulmonaires associées.

- Trachéotomie :

Sans port de canule 50

Avec port de canule 80

Article Annexe I à l'art. R434-35 (11)

10 - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE.

Les atteintes de l'appareil cardio-vasculaire ont des conséquences très diverses selon l'activité

exercée par la victime ; dans son rapport, le médecin devra donc bien mettre en évidence les

conséquences professionnelles entraînées par l'incapacité physique de l'intéressé. Il faudra prévoir

des révisions régulières de l'état de la victime, compte tenu :

1° De l'évolution spontanée quasi constante des atteintes cardio-vasculaires vers l'aggravation ;

  

2° Des améliorations thérapeutiques, notamment chirurgicales.

Dans le cas où un traitement médicamenteux au long cours, notamment anti-coagulant, est mis en

oeuvre, les incidences de celui-ci seront à prendre en considération.

10.1 COEUR.

Les éléments d'appréciation de l'atteinte cardiaque seront :

-Cliniques : troubles du rythme, bruits anormaux, modification de la pression artérielle, dyspnée,

manifestations périphériques (cyanose, stase pulmonaire, oedèmes, etc.).

-Para-cliniques : modifications de l'image radiologique, tracés anormaux de l'E.C.G., examens

biologiques perturbés, comptes rendus opératoires, etc.

Les causes de l'atteinte cardiaque peuvent être très diverses. Il convient, pour estimer l'incapacité,

de se référer aux déficiences fonctionnelles de l'organe. Il faut rappeler entre autre que, bien

souvent, seront à évaluer, non pas les séquelles de la lésion d'un organe sain, mais celles de

l'aggravation par le traumatisme d'une affection préexistante.

10.1.1 INSUFFISANCE CARDIAQUE.

- Légère

Troubles aux efforts prolongés. Nécessité d'une thérapeutique et d'une surveillance discontinues.

Pas de symptômes de décompensation, peu de retentissement sur la vie professionnelle 10 à 30

- Moyenne

Absence de symptômes au repos. Troubles survenant à l'effort et aggravés par lui. Petits signes

d'insuffisance cardiaque cédant bien au traitement, nécessité d'une surveillance suivie. Modification

de l'image radiologique. Quelques perturbations dans la vie professionnelle 30 à 60

- Grave

Symptomatologie susceptible de se manifester au repos. Accidents d'asystolie. Nécessité d'un

traitement et d'un régime suivis. Chute de la pression artérielle. Silhouette cardiaque élargie. Image

pleuro-pulmonaire de " poumon cardiaque ". Vie professionnelle très perturbée ou impossible 60 à

100

10.1.2 PERICARDE.

Suites de péricardite ou de blessure du péricarde (à évaluer selon l'atteinte de la fonction cardiaque -

voir ci-dessus).

10.1.3 MYOCARDE.

La jurisprudence tend de plus en plus à admettre la relation avec le travail effectué, d'une lésion

myocardique, ischémique ou autre, survenant sur le lieu ou au temps du travail.

Au cas où l'imputabilité a été retenue :

1° Séquelles d'infarctus ou troubles du rythme, liés à une lésion myocardique, ne se traduisant que

par quelques modifications de tracés E.C.G., des douleurs angineuses éventuelles, et observation

par prudence de certaines règles hygiénodiététiques 20 à 30

  

A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour l'insuffisance cardiaque selon son degré.

2° Troubles du rythme ayant entraîné la pose d'un stimulateur 10 à 20

A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé par les troubles fonctionnels insuffisamment

contrôlés.

Dans ce cas, la nécessité d'un changement de profession doit être particulièrement mise en relief.

10.1.4 ENDOCARDE.

Les séquelles de lésions valvulaires d'origine traumatique ou post-traumatique (notamment

infectieuses), justiciables ou non d'un traitement chirurgical, seront à évaluer selon les troubles

fonctionnels et le degré d'insuffisance cardiaque.

10.2 ATTEINTES VASCULAIRES

10.2.1 ARTÈRES

10.2.1.1 Aorte.

- Anévrisme aortique (si l'imputabilité a été admise) 80 à 100

- Anévrisme aortique opéré bien contrôlé 30 à 40

- Anévrisme aortique opéré, mal contrôlé ; les séquelles seront appréciées selon l'importance des

troubles, en tenant compte des séquelles pariétales.

10.2.1.2 Autres artères.

a. Anévrisme des artères périphériques succédant à des traumatismes ouverts ou fermés.

L'évaluation de l'incapacité se fera d'après les troubles constatés (voir ci-dessous " Oblitération

artérielle ").

b. Anévrisme artério-veineux, selon le siège, l'importance des vaisseaux concernés, et les

manifestations périphériques 10 à 20

En cas de retentissement cardiaque, à ce taux sera ajouté le taux correspondant au degré

d'insuffisance cardiaque.

c. Oblitération artérielle (si l'imputabilité est admise), y compris celle résultant d'une ligature

secondaire à une blessure. Le taux d'incapacité sera estimé selon les signes cliniques,

oscillométriques et angiographiques.

L'oblitération artérielle se traduit par des signes fonctionnels à l'effort ou au repos (douleurs,

crampes), des troubles trophiques et même des ulcérations.

On distinguera (aussi bien au membre inférieur qu'au membre supérieur) :

- Une forme légère 20 à 30

- Une forme moyenne 30 à 50

- Une forme grave 50 à 70

En cas de sphacèle, l'amputation sera évaluée selon les indications fournies au chapitre portant sur "

  

les membres supérieurs et les membres inférieurs ".

Oblitération artérielle traitée chirurgicalement : le taux sera évalué selon le résultat de l'intervention.

10.2.2 VEINES ET LYMPHATIQUES.

Les varices par elles-mêmes ne donnent pas lieu à une évaluation d'invalidité.

- Troubles phlébitiques et troubles trophiques veineux et lymphatiques : troubles des tissus cutanés

et sous-cutanés, oedème, hypodermite nodulaire, induration cellulitique, lymphoedème,

éléphantiasis, ulcère variqueux persistant, etc. :

- Forme légère 5 à 10

- Forme moyenne 10 à 20

- Forme grave 20 à 30

10.3 HYPERTENSION ARTERIELLE.

Il faudra rechercher tous les indices possibles d'une hypertension préalable à l'accident.

L'indemnisation portera sur l'état hypertensif et d'autre part, sur ses retentissements viscéraux.

- Elévation de la tension artérielle en soi 10 à 20

- Retentissements viscéraux (indemnisés pour leur propre compte). Voir chapitres particuliers du

barème ;

- Hypertension secondaire à une lésion rénale traumatique (voir " Urologie ").

Article Annexe I à l'art. R434-35 (12)

11 - APPAREIL URINAIRE.

Les atteintes de l'appareil urinaire peuvent porter :

- Sur les fonctions du parenchyme rénal ;

- Sur la fonction excrétoire (voies urinaires) ;

- Ou sur les deux.

Elles peuvent résulter :

- D'une maladie professionnelle ;

- D'un traumatisme direct sur le rein ou les voies urinaires ;

- Ou des conséquences rénales d'un traumatisme à distance (insuffisance rénale des polytraumatisés,

anurie transfusionnelle, lithiase d'immobilisation, etc.).

L'atteinte de la fonction excrétoire peut retentir sur le rein. On aura donc intérêt à prévoir des

révisions ultérieures du taux fixé en première estimation.

  

Avant de fixer le taux d'I.P.P., il est indispensable de pratiquer les investigations cliniques,

biologiques et radiologiques jugées nécessaires. Il faudra de même rechercher tous les indices

possibles d'une atteinte rénale ou urinaire ou d'une hypertension préalables.

L'aggravation par un traumatisme d'une affection rénale préexistante sera appréciée compte tenu des

séquelles fonctionnelles ou de la nécessité d'une intervention chirurgicale consécutive.

11.1 REIN.

L'atteinte aiguë des reins, qu'elle qu'en soit la cause, peut guérir sans aucune séquelle.

11.1.1 NEPHRECTOMIE

La néphrectomie n'entraîne souvent aucune conséquence pratique au point de vue de la fonction

rénale.

L'incapacité sera évaluée en fonction :

- Des douleurs résiduelles ;

- De la qualité de la cicatrice opératoire (existence éventuelle d'éventration, troubles de la

sensibilité, etc.) ;

- Et de la qualité de la compensation par le rein restant.

- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative 15 à 20

- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative, mais avec une grande éventration

lombaire 30 à 40

11.1.2 HEMATURIE

- Hématurie isolée ou protéinurie isolée 5 à 10

11.1.3 INSUFFISANCE RENALE

- Insuffisance rénale légère : clairances supérieures aux trois quarts de la normale ; vie

professionnelle normale 10 à 20

- Insuffisance rénale moyenne : clairances entre un quart et trois quarts ; peu de retentissement sur

la vie professionnelle 20 à 40

- Insuffisance rénale importante : clairances au-dessous du quart de la normale, anémie, goutte

éventuelle, modification humorale, nécessité en particulier de mesures diététiques ou autres plus ou

moins astreignantes, retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps

complet 40 à 60

- Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation

tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations et des difficultés éventuelles d'application de

la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle 50 à 100

11.1.4 TRANSPLANTATION RENALE

Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur, et de

la valeur du rein 30 à 100

  

11.1.5 TRAUMATISME RENAL

- Séquelles anatomiques de traumatisme rénal 15 à 30

11.1.6 HYPERTENSION SECONDAIRE A UNE LESION RENALE TRAUMATIQUE

(Voir appareil cardio-vasculaire).

11.2 BASSINET-URETÈRE

11.2.1 HYDRONEPHROSE

L'origine traumatique de l'hydronéphrose n'est généralement pas reconnue ; cependant, certaines

lésions traumatiques des uretères et les hématomes péri-rénaux peuvent entraîner des

hydronéphroses.

- Hydronéphrose bien tolérée 10 à 20

- Hydronéphrose compliquée (crises douloureuses, infection) 20 à 40

En cas de bilatéralité, ces taux ne s'additionnent pas et l'expert appréciera en fonction en particulier

de l'insuffisance rénale.

11.2.2 LITHIASE

On ajoutera éventuellement le taux de l'insuffisance rénale ou de l'infection urinaire associée.

11.2.3 SEQUELLES DE LESIONS URETERALES

- Séquelles de rupture d'uretère bien tolérée 10 à 20

- Mal tolérée ou avec fistule ou péri-néphrite 40 à 50

- Urétérostomie cutanée, permanente ou chirurgicale :

Unilatérale 60

Bilatérale ou sur rein unique 80

11.3 VESSIE ET URÈTRE

11.3.1 TUMEUR

- Tumeur vésicale selon le type histologique, l'étendue des lésion et les thérapeutiques nécessitées

30 à 80

- Tumeur vésicale maligne avec infiltration de la muqueuse 100

11.3.2 INFECTION

- Infection chronique ou à répétition du bas appareil 10 à 30

11.3.3 RETENTION

  

- Rétention d'urine chronique :

Sondage pluri-hebdomadaire ou sonde à demeure 50

Cystostone ligne 60

11.3.4 FISTULE

- Incontinence permanente des urines, nécessitant le port d'un appareil collecteur 60

(Sera ajouté, éventuellement, le taux estimé pour d'autres manifestations en cas de blessures

médullaires, et, éventuellement, les taux correspondant à un retentissement rénal).

11.3.5 POLLAKIURIE

- Pollakiurie simple, avec réduction de la capacité vésicale objectivée par des examens

complémentaires 10 à 25

11.3.6 ENTEROCYSTOPLASTIE

- Entérocystoplastie d'agrandissement (y compris les complications infectieuses) 30 à 50

- Entérocystoplastie (type Bricker) 60

L'appréciation des séquelles de lésions de l'urètre ne peut être jugée uniquement sur des données

subjectives, mais doit être fondée, dans la mesure du possible, sur des examens complémentaires,

par exemple : urétrographie rétrograde et mictionnelle et débimétrie (normale : 20

millilitres/seconde).

11.3.7 DYSURIE

- Dysurie ; débit mictionnel supérieur à 10 ml/seconde 10

11.3.8 RETRECISSEMENT

- Rétrécissement, sans retentissement sur le bas ou le haut appareil, sans infection, ne nécessitant

que quelques dilatations annuelles 20

- Rétrécissement avec retentissement sur le bas ou haut appareil 30 à 50

Ce taux sera éventuellement majoré en raison des complications éventuelles : insuffisance rénale,

lithiase, abcès du périnée, fistules, impuissance, etc.

- Séquelles de rétrécissement urétral ayant nécessité une chirurgie réparatrice 15 à 30

11.4 EVENTRATION.

- Éventration hypogastrique après intervention sur le système urinaire :

Petite 5

Moyenne 15

Grande 30 à 40

  

Article Annexe I à l'art. R434-35 (13)

12 - APPAREIL GENITAL

12.1 APPAREIL GENITAL MASCULIN.

- Perte de la verge, compte tenu du méat périnéal et des troubles psychiques en résultant 50 à 60

- Perte d'un testicule (atrophie, destruction ou orchidectomie) 10 à 20

- Castration bilatérale, selon les résultats du traitement substitutif ou du traitement hormonal 30 à 50

- Émasculation totale (perte des testicules et du pénis) 60 à 80

12.2 APPAREIL GENITAL FEMININ.

- Prolapsus utérin (dans les cas exceptionnels où l'origine traumatique sera reconnue).

- Cas légers 2 à 10

- Cas graves (avec incontinence d'urine à l'effort) 30

- Cicatrices vulvaires ou vaginales gênantes (taux pouvant être majoré en cas de retentissement

fonctionnel important) 5 à 10

- Perte anatomique ou fonctionnelle des deux ovaires, chez une femme en période d'activité génitale

50 à 20

- Hystérectomie 50 à 20

- Sein :

Amputation unilatérale 50 à 20

Amputation bilatérale 60 à 30

Déformation à apprécier par l'expert, ne pouvant en aucun cas dépasser le taux d'amputation.

Article Annexe I à l'art. R434-35 (14)

13

13.1 SEQUELLES DE SPLENECTOMIES.

- Cicatrice de bonne qualité, pas de modification de la formule sanguine 10

- Modification de la formule sanguine 15 à 30

Cicatrice de mauvaise qualité (voir " Appareil digestif ").

13.2 TETANOS.

  

Quand il guérit, le tétanos laisse rarement des séquelles, mais il faut prendre en charge les séquelles

définitives laissées parfois par la thérapeutique (voir chapitre correspondant du barème).

Article Annexe I à l'art. R434-35 (15)

14 - GLANDES ENDOCRINES.

Les glandes endocrines se trouvent assez rarement lésées lors des traumatismes, du fait de leur

situation anatomique protégée. En outre, une faible partie du parenchyme endocrinien suffit à

maintenir la fonction hormonale, ce qui, en particulier dans le cas d'organes pairs, évite les

perturbations importantes des métabolismes.

14.1 SEQUELLES HYPOPHYSAIRES.

Diabète insipide post-traumatique. Il apparaît entre quelques heures et quelques jours après

l'accident (trois mois paraissant un maximum). Il se manifeste par polydypsie, polyurie et

pollakiurie. Certaines épreuves peuvent le confirmer et le distinguer, notamment, de la simple

potomanie :

épreuve de la post-hypophyse, épreuve de Carter et Robbins, test de J. Decourt, épreuves aux

diurétiques mercuriels, etc.

- Diabète insipide (selon le résultat du traitement) 10 à 30

Hypopituitarisme antérieur :

Ses manifestations peuvent être rattachées à un traumatisme et justifient la réparation à ce titre. Il ne

faut pas perdre de vue que la latence du syndrome peut aller de quelques semaines à plusieurs mois,

voire à quelques années.

Le tableau est celui de tout hypopituitarisme, associant des signes d'insuffisance thyroïdienne sans

myxoedème vrai, des signes d'insuffisance surrénale sans pigmentation, des signes

d'hypogonadisme. Il y a lieu de pratiquer, avant toute estimation, des investigations

complémentaires, dont il faut savoir qu'elles peuvent être d'inégale valeur. L'exploration des déficits

dûs à l'hypo-stimulation des glandes concernées utilisera les techniques habituelles dans les trois

secteurs thyroïdien, surrénalien et gonadique.

L'affection peut être corrigée de façon satisfaisante, mais le traitement doit être poursuivi

indéfiniment. Plus le sujet est jeune, plus les répercussions de l'atteinte hypophysaire doivent être

estimées importantes.

- Syndrome d'hypopituitarisme (selon le degré et le résultat du traitement) 60 à 70

14.2 SEQUELLES SURRENALIENNES.

La traduction clinique d'un traumatisme entraînant des séquelles surrénaliennes est la maladie

d'Addison. Cas rarissime, car elle exige une destruction bilatérale des glandes après traumatisme de

la région lombaire ou des dernières côtes. Elle ne peut être affirmée qu'après examens

complémentaires : test de Thorn, dosage des corticoïdes urinaires avant et après A.C.T.H.

La maladie peut être traitée efficacement par l'opothérapie substitutive, mais le traitement devra être

suivi de façon illimitée.

  

- Maladie d'Addison post-traumatique, selon le résultat du traitement 40 à 70

14.3 SEQUELLES THYROÏDIENNES.

L'hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l'hypothyroïdie

liée à un tableau de pan-hypopituitarisme.

Par contre, la relation d'une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise,

l'accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart

des cas prédisposés. Le délai d'apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes

apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux

mois, la relation ne peut plus être affirmée.

Les éléments d'appréciation de l'incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l'exophtalmie, les

troubles sympathiques, l'amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours

pratiqué, mais également un dosage du taux d'iode protéique du plasma et une épreuve de fixation

de l'iode radioactif - réflexogramme achilléen.

Connaissant l'évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et

pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d'une amélioration ou d'une aggravation, soit de

l'apparition de complications propres au traitement appliqué.

- Maladie de Basedow, selon l'intensité des symptômes 5 à 40

A ce taux, s'ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil

cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %.

14.4 SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES.

L'hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut

arriver, dans certains cas exceptionnels, qu'à la suite d'un accident, une hypoparathyroïdie soit

constatée et puisse être rattachée au traumatisme.

L'hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle

se complique dans certains cas d'une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de

troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles

viscéraux, l'existence d'un signe de Chvostek, d'un signe de Trousseau (sensibilisés par l'hyperpnée

provoquée), des malaises, de l'anxiété, voire des troubles mentaux.

La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats

trop inconstants pour être retenus ; le test d'Ellsworth Howard permettra de différencier

l'hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L'électromyographie mettra en

évidence l'activité répétitive du neurone périphérique.

- Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications

des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30

- Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d'ajouter les taux résultant de

l'atteinte fonctionnelle des organes concernés.

14.5 SEQUELLES DU PANCREAS ENDOCRINE.

On admet, à titre exceptionnel, qu'un diabète puisse être d'origine traumatique, mais une telle

éventualité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve d'existence d'un diabète sucré

  

antérieur et notamment sur les résultats d'analyses disponibles.

Rechercher aussi systématiquement l'existence de signes de complications dégénératives (chute des

dents par arthrite alvéolo-dentaire, artériopathie principalement des membres inférieurs,

rétinopathie, etc.) dont le délai d'apparition excède notablement celui séparé de la découverte du

diabète de la date de l'accident.

Il faut considérer que les rares cas de diabète traumatique authentique surviennent peu après

l'accident, et qu'il paraît exceptionnel que le début survienne après un délai de 6 mois.

Le diabète post-traumatique est, dans la grande majorité des cas, insulino-dépendant ; l'estimation

de l'incapacité sera fonction de la sensibilité aux hypoglycémiants de synthèse, ou à l'insuline, et

dans ce dernier cas, sur la stabilité ou l'instabilité d'équilibration.

- Diabète sucré équilibré par un régime et la prise d'hypoglycémiants oraux 5 à 10

- Diabète sucré nécessitant un régime strict et l'emploi de l'insuline 30 à 40

- Diabète sucré avec incidents d'acidose ou de coma. Régime strict amaigrissement, difficulté d'un

régime équilibré par l'insuline 40 à 70

Lors des révisions, les complications (artérite, rétinite, atteinte rénale, etc.), seront évaluées selon le

déficit fonctionnel de l'organe atteint (voir " Appareil cardio-vasculaire ", " Séquelles

ophtalmologiques ", " Appareil urinaire ", etc.) et s'ajouteront aux taux ci-dessus, le taux global ne

pouvant excéder 100 %.

Article Annexe I à l'art. R434-35 (16)

15 - TEGUMENTS.

Les séquelles traumatiques portant sur les téguments consistent en cicatrices et en

dermo-épidermites succédant à une atteinte traumatique.

Les cicatrices peuvent être plus ou moins disgracieuses, plus ou moins gênantes pour la mobilité

des segments anatomiques. Lorsqu'il s'agit de brides limitant les mouvements de certaines

articulations, on se reportera au chapitre des limitations des mouvements articulaires

correspondants, pour évaluer l'incapacité.

Certaines cicatrices chéloïdiennes peuvent également s'ulcérer ; se reporter aux ulcères trophiques

résultant d'atteintes veineuses.

Enfin, le siège des cicatrices revêt une certaine importance. En particulier, un changement de

profession pourra être nécessité par les cicatrices du visage (vendeuses, métiers de relations

publiques, etc.). Dans ce cas, le médecin devra faire ressortir de façon évidente, dans son rapport,

cette nécessité de changement d'emploi.

15.1 CICATRICES

15.1.1 CICATRICES DU CUIR CHEVELU, PERTE DES CHEVEUX.

L'estimation de l'incapacité se fera d'après le caractère douloureux des cicatrices et le retentissement

psychique des séquelles, principalement chez les sujets de sexe féminin, sans oublier cependant la

  

possibilité du port de perruques et de postiches.

- Scalp total, ou brûlures étendues du cuir chevelu, avec phénomènes douloureux 30

- Scalp ou brûlure partielle du cuir chevelu, selon l'étendue des cicatrices douloureuses (névrome)

ou de l'alopécie post-traumatique 5 à 20

15.1.2 CICATRICES DISGRACIEUSES DU VISAGE GÊNANT LA MIMIQUE.

- Selon déformation, étendue, gêne deux mouvements du visage, selon le siège des déformations,

notamment de l'atteinte des orifices naturels 5 à 30

15.1.3 CICATRICES DES MAINS.

Disgracieuses, chéloïdiennes du dos de la main, indépendamment des raideurs ou rétractions :

- Une main 5

- Les deux mains 10

15.1.4 CICATRICES VICIEUSES ET CHELOÏDES.

- Imposant une protection au cours du travail, suivant le siège et l'extension 5 à 10

- De la plante du pied, gênant la marche 10 à 20

- De la plante du pied, très importante et rendant impossible le port de chaussure 20 à 25

15.2 CANCER SE DEVELOPPANT SUR UNE CICATRICE.

Si l'état peut être considéré comme fixé, l'on estimera le taux d'incapacité selon le déficit

fonctionnel subsistant (aspect, amputations, limitations, etc.).

15.3 DERMO-EPIDERMITE.

- Consécutive à une atteinte accidentelle des téguments, non compris les éléments qui peuvent être

retenus pour l'évaluation de l'incapacité (étendue de la lésion, fréquence des poussées, prurit,

nécessité d'un traitement, gêne professionnelle) 5 à 10

15.4 FISTULE A LA PEAU.

- Consécutive à une mauvaise résorption de fils de suture ou à toute autre cause, avec écoulement,

et suivant le nombre 1 à 8

Article Annexe I à l'art. R434-35 (17)

16 - SYSTEME IMMUNITAIRE

16.1. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine.

L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine est prise en charge au titre de la législation

  

des accidents du travail comme conséquence d'un fait accidentel se produisant aux temps et lieu de

travail et contaminant eu égard aux circonstances dans lesquelles il survient (par exemple, piqûre

avec une aiguille souillée, projection inopinée de sang ou de liquides biologiques contaminés sur

une muqueuse ou sur une plaie).

Outre les éléments mentionnés au premier alinéa de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale,

l'évaluation de l'incapacité permanente tient compte des conséquences cliniques et psychologiques

de la séroconversion et du taux sanguin de lymphocytes CD 4 du patient. La date de séroconversion

peut être retenue comme date de consolidation initiale.

16.1.1. Sérologie VIH positive : de 20 à 40 p. 100.

Pour que la séroconversion puisse être rattachée à l'accident, il est nécessaire qu'avant le huitième

jour qui a suivi celui-ci une sérologie négative ait été constatée et qu'à intervalles et dans un délai

fixés par arrêté signé des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un suivi sérologique

de la victime ait été réalisé.

16.1.2. Déficit immunitaire associé à l'infection par le VIH et se traduisant par :

- un taux de lymphocytes CD 4 compris entre 200 et 350 par millimètre cube : de 40 à 60 p. 100 ;

- un taux de lymphocytes CD 4 inférieur à 200 par millimètre cube : de 60 à 100 p. 100.

Ce déficit immunitaire doit être affirmé par deux examens successifs pratiqués à un mois

d'intervalle.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Annexe II : Barème indicatif d'invalidité (maladies professionnelles)

Article Annexe II

Sommaire

1. Affections cardio-vasculaires

2. Affections dermatologiques et cutanéo-muqueuses

3. Affections digestives

4. Affections neurologiques, neurosensorielles et psychiatriques

5. Affections des reins et des voies urinaires

6. Affections respiratoires

7. Affections hématologiques

8. Affections rhumatismales

9. Affections provoquées par les rayonnements ionisants

1 Affections cardio-vasculaires

1.1 Insuffisance ventriculaire droite

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par :

- dyspnée à l'effort prolongé ;

- absence de signes périphériques d'IVD ;

- absence de retentissement même au moment des poussées de surinfection pulmonaire.

Forme moyenne : 20-60 %.

Caractérisée par :

- dyspnée d'effort associée à :

- tachycardie-coeur de volume subnormal ;

- signes électro-écho-cardiographiques de retentissement ventriculaire droit ;

- absence d'hépatomégalie ;

- poussées d'insuffisance ventriculaire droite grave lors des surinfections pulmonaires.

  

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par :

- dyspnée de repos associée à :

- tachycardie-cardiomégalie ;

- signes électro-écho-cardiographiques de rententissement ventriculaire droit ;

- signes périphériques d'insuffisance ventriculaire droite ;

- nécessité d'un traitement et d'un régime.

1.2 Insuffisance ventriculaire gauche

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par :

- dyspnée à l'effort prolongé ;

- simple hypertrophie ventriculaire gauche électrique et/ou radiologique ;

- absence de traitement et de régime.

Forme moyenne : 20-60 %.

Caractérisée par :

- dyspnée d'effort simple associée à :

- tachycardie ;

- signes électro-écho-cardiographiques d'atteinte ventriculaire gauche modérée ;

- accès épisodiques et légers de dyspnée paroxystique.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par :

- dyspnée au moindre effort associée à :

- crises de dyspnée paroxystique-oedème aigu du poumon ;

- tachycardie avec galop ;

- râles crépitants et sous crépitants ;

- signes d'atteinte cardio-vasculaire gauche avérée ;

- nécessité d'un traitement continu.

1.3 Ischémie cardiaque

  

Forme légère : 5-10 %.

Caractérisée par :

- ischémie électrique silencieuse ;

- absence de douleur angineuse ;

- absence d'infarctus du myocarde ;

- absence de traitement.

Forme moyenne : 20-60 %.

Caractérisée par un ou plusieurs des tableaux cliniques suivants :

- angor modéré stable répondant bien au traitement - associé à des altérations électriques modérées

et stables au repos ;

- épreuves d'effort perturbées ;

- séquelles limitées d'infarctus myocardique avec ou sans douleurs angineuses.

La coexistence de troubles du rythme ventriculaire constitue un facteur de gravité.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par un ou plusieurs des tableaux cliniques suivants :

- infarctus myocardique ancien étendu avec troubles du rythme et/ou ectasie pariétale ;

- angine de poitrine sévère répondant mal au traitement ;

- cardiopathie ischémique relevant d'un traitement médicamenteux intensif et/ou chirurgical et/ou

instrumental ;

- séquelles secondaires à la chirurgie coronaire ou à l'angioplastie.

Les séquelles liées à une éventuelle migration embolique seront évaluées par ailleurs.

1.4 Atteintes primitives du myocarde

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par le tableau clinique suivant :

- anomalies électriques de type surcharge ou troubles isolés de la repolarisation ;

- altérations écho-cardiographiques discrètes ;

- coeur de volume normal ou limite ;

- absence de symptômes fonctionnels ;

- absence de signes d'insuffisance cardiaque ;

- absence de traitement.

  

Forme moyenne : 20-60 %.

Caractérisée par le tableau clinique suivant :

- dyspnée à l'effort modéré ;

- cardiomégalie modérée ;

- altérations franches de l'électro-échocardiogramme ;

- absence de signes périphériques d'insuffisance cardiaque ;

- stabilité sous traitement.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par :

- dyspnée à l'effort simple associée à un ou plusieurs signes suivants :

- tachycardie - galop ;

- hépatomégalie - poumon cardiaque ;

- altérations majeures à l'électro-échocardiogramme ;

- nécessité d'un traitement polymédicamenteux continu.

1.5 Atteintes péricardiques

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par :

- anomalies électriques isolées persistantes ;

- absence de traitement.

Forme moyenne : 30-60 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- péricardite récidivante à rechutes multiples ;

- péricardite calcifiée chronique sans syndrome de constriction, clinique ou hémodynamique.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- péricardite liquidienne chronique ;

- péricardite chronique calcifiée ou non avec syndrome d'adiastolie ;

- séquelles chirurgicales entraînant une gêne fonctionnelle marquée ;

- mésothéliome péricardique.

  

1.6 Troubles du rythme

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- troubles de la conduction intraventriculaire (bloc de branche) ou auriculoventriculaire au 1er

degré, asymptomatique et stable ;

- hyper-excitabilité auriculaire ou ventriculaire nécessitant un traitement prophylactique ;

- arythmies ventriculaires ou auriculaires complexes, symptomatiques, nécessitant surveillance et

traitement ;

- patient appareillé par stimulateur intracorporel.

Forme moyenne : 30-60 %.

Caractérisée par un des tableaux cliniques suivants :

- tachycardies supraventriculaires nécessitant un traitement prophylactique ;

- arythmies ventriculaires, ou auriculaires complexes, symptomatiques, nécessitant surveillance et

traitement ;

- patient appareillé par stimulateur intracorporel.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- tachycardie ventriculaire récidivant malgré le traitement.

Evaluer par ailleurs les séquelles liées aux migrations emboliques éventuelles.

1.7 Atteintes vasculaires périphériques

1.7.1 - Artéritiques.

Forme légère : 5-20 %.

Caractérisée par un des tableaux cliniques suivants :

- disparition d'un pouls distal avec sténose incomplète au Doppler chez un sujet asymptomatique ;

- claudication intermittente à la marche rapide et prolongée.

Forme moyenne : 20-60 %.

Associant :

- claudication intermittente à la marche normale avec pression à la cheville > 50 mm de mercure (ou

6,66 kPa) ;

- troubles trophiques peu marqués ;

  

- traitement continu.

Forme grave : 60-100 %.

Associant :

- artériopathie chronique avec douleur de décubitus ;

- troubles trophiques marqués ;

- marche impossible ou extrêmement pénible avec douleurs violentes ;

- pression à la cheville < 50 mm de mercure (ou 6,66 kPa).

Evaluer par ailleurs les séquelles liées à une amputation par gangrène selon barème AT.

1.7.2 - Phlébitiques.

Forme légère : 5-10 %.

Associant :

- oedème modéré ;

- simple lourdeur et fatigabilité modérée.

Forme moyenne : 10-30 %.

Caractérisée par :

- oedème important ;

et/ou

- troubles trophiques marqués.

Forme grave : 30-50 %.

Caractérisée par :

- troubles trophiques très importants ;

et/ou

- oedème très important avec fatigabilité marquée.

1.7.3 - Troubles angio-neurotiques.

Forme légère : 5-20 %.

- on tiendra compte de la gène fonctionnelle et du résultat des épreuves fonctionnelles.

Forme évoluée : 20-30 %.

- existence de sphacèle,

et/ou

  

- troubles trophiques.

1.8 Valvulopathies

Forme légère : 5-10 %.

Caractérisée par le tableau :

- simple souffle séquellaire sans retentissement ventriculaire, clinique, radio, électro-échographique

hémodynamique ;

- absence de traitement.

Forme moyenne : 20-60 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- valvulopathie avérée mais sans signe de décompensation ;

- valvulopathie avérée associée à :

- signes d'insuffisance cardiaque légère ;

- avec ou sans traitement médical ;

- absence d'indications chirurgicales ;

- valvulopathie opérée avec bons résultats.

Forme grave : 60-100 %.

Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :

- valvulopathie entraînant un retentissement cardiaque sévère (voir IVD ou IVG) ;

- indications chirurgicales ;

- formes opérées avec résultats médiocres ;

- valvulopathies inopérables.

Evaluer par ailleurs les séquelles liées aux migrations emboliques éventuelles.

1.9 Hypertension artérielle

Une hypertension artérielle limite labile ne nécessitant pas un traitement ne justifie pas

d'indemnisation.

En cas d'hypertension artérielle permanente nécessitant un traitement, l'appréciation tiendra compte

de l'état hypertensif et d'autre part de ses retentissements viscéraux :

- élévation de la tension artérielle isolée : 10 à 20 %.

Les retentissements viscéraux sont indemnisés pour leur propre compte (voir chapitres particuliers

du barème).

  

2 Affections dermatologiques et cutanéo-muqueuses

2.1 Modalités d'évaluation des séquelles d'affections dermatologiques professionnelles

Le tableau d'invalidité des affections dermatologiques professionnelles (Maladies professionnelles -

Origine post-traumatique) propose :

- un taux de base qui est fonction de l'état séquellaire clinique, de sa gravité et de son potentiel

évolutif ;

- auquel peut s'appliquer un coefficient de majoration fonction de certaines localisations

lésionnelles et de la superficie des séquelles ;

- un taux complémentaire si coexistent des séquelles sensitives et/ou motrices, responsables d'une

gêne fonctionnelle.

L'invalidité dermatologique doit certes prendre en compte ces différents facteurs mais surtout doit

s'apprécier de façon globale en fonction des éléments que comporte l'article L. 434-2 du Code de la

sécurité sociale. L'incidence de l'affection dermatologique professionnelle sur les aptitudes et la

qualification professionnelle qui constituent peut-être l'élément médico-social majeur de l'incapacité

permanente partielle dépend, en grande partie, des risques professionnels que comportait le poste de

travail de la victime. Le médecin évaluateur, dont l'action se situe forcément en aval de la maladie

professionnelle, ne doit pas négliger pour autant ce qui se place en amont.

Il ne doit pas perdre de vue que la dermatose professionnelle, d'origine allergique, risque fort de

récidiver dès nouveau contact avec le facteur étiologique et que, même pour des séquelles cliniques

minimes, le changement de poste de travail peut s'imposer. Ceci s'entend surtout pour le risque

chimique et plus encore lorsque celui-ci comporte l'utilisation de substances cancérogènes.

Que le risque chimique soit constitué par une substance ou une préparation (mélange de

substances), qu'il soit pur ou associé à un facteur physique (mécanique, par exemple), il convient de

reconnaître les types d'effets susceptibles de se produire :

- effets généraux :

- irritants (responsables de l'inflammation) ;

- corrosifs (responsables de nécrose cellulaire) ;

- toxiques ;

- allergisants ;

- cancérogènes ;

- effets spécifiques :

- effet savon ;

- effet solvan : délipidation de surface ;

- alcalin...

Certaines lésions sont véritablement pathognomoniques du risque tel la chloracné causée par les

dioxines ;

  

- effets toxiques :

Des toxiques sont résorbables par voie cutanée et cette pénétration percutanée est d'autant plus

importante que les téguments sont lésés. Il convient, lors de l'évaluation de certains états

séquellaires, de ne pas négliger les effets toxiques causés généralement par des doses minimes, par

exemple, les intoxications par le bore.

2.2 Évaluation

États séquellaires Préjudice Taux de base

Gravité. Atrophie sans rétraction. Alopécies définitives.

Dyschromies. Ulcères.

Léger. 0 à 10 %.

Atrophies avec rétraction. Hyperkératoses.

Lichénifications. Polysensibilisation.

Moyen. 10 à 15 %.

Cancérisation. Important. Tumeur cutanée maligne in situ, non pénétrante :

30 à 40 %. Tumeur cutanée maligne infiltrante,

avec extension : 40 à 70 %.

Topographie et étendue. Main. Main dominante : Pulpe : Pouce ;

Index.

Coefficient de majoration : x 1 à 1,5.

Pied. Talon antérieur. Talon postérieur. x 1 à 1,5.

Cheville. Régions d'appui. Face antérieure. Fesse. Région

ischiatique.

x 1 à 1,5.

Fonction. Séquelles. Sensitives motrices. cf. Barème indicatif invalidité Accidents du travail.

2.3 Lésions cutanéo-muqueuses

Selon le type se reporter aux chapitres correspondants.

Perforation de la cloison nasale. Barème AT 5.1.2.

2.4 Radio-dermites

Voir chapitre 9.3 du présent barème.

3 Affections digestives

3.1 Atteintes hépatiques

Au décours de l'évolution d'une maladie professionnelle comportant une atteinte hépatique, le

médecin chargé de l'évaluation de l'IPP peut se trouver devant l'une des situations suivantes :

1. Hépatite ;

2. Cirrhose du foie ;

3. Tumeur maligne du foie.

3.1.1 - Hépatites

L'hépatite aiguë peut être considérée comme guérie sans séquelle lorsque les tests de cytolyse et les

tests de cholostase sont redevenus normaux.

La présence isolée d'antigène HBS ne constitue pas une séquelle en soi.

Hépatites chroniques :

Les hépatites chroniques sont définies par la persistance après six mois d'évolution d'une

  

perturbation des tests biologiques hépatiques et/ou d'anomalies à l'examen anatomopathologique.

On distingue :

- l'hépatique chronique persistance :

- avec perturbation des tests de cytolyse, les chiffres ne dépassant pas cinq fois la valeur normale ;

- éventuellement confirmée par un examen histologique du foie : 5 à 10 % ;

- l'hépatite chronique active :

- avec des tests de cytolyse dépassant cinq fois leur valeur normale ;

- et/ou gamma-globulines sériques dépassant 20 g/litre, éventuellement confirmée par examen

histologique du foie.

Suivant l'importance et l'évolution des signes cliniques et biologiques : 10 à 40 %.

3.1.2 - Cirrhoses.

La cirrhose est reconnue par ses signes cliniques et biologiques et/ou histologiques (ponction

biopsie du foie).

Pour fixer le taux d'incapacité permanente partielle imputable à la cirrhose, on tiendra compte du

retentissement sur l'état général et de la survenue des complications éventuellement associées :

- hypertension portale : présence de varices oesophagiennes (constatées par l'examen endoscopique)

avec ou sans hémorragie digestive et/ou ascite ;

- insuffisance hépatique : avec abaissement du taux de prothrombine au-dessous de 60 % ;

- encéphalopathie hépatique ;

- troubles de l'attention, de l'idéation et/ou troubles caractériels et/ou signes neurologiques

spécifiques ;

- hépatocarcinome : présence dans le sérum d'un marqueur spécifique à un taux significatif (par

exemple alpha-foetoprotéine > 500 nanogrammes/ml) et/ou anomalies échographiques

démonstratives et/ou arguments histologiques décisifs après cytoponction.

Suivant le stade évolutif, l'affection réalise des tableaux cliniques de gravité diverse :

Cirrhoses compensées :

Caractérisées par l'absence de manifestations d'hypertension portale, l'absence d'encéphalopathie

hépatique, l'absence d'insuffisance hépatique : 10 à 20 %.

Cirrhoses avec hypertension portale :

Varices oesophagiennes non hémorragiques ou ascite facilement réductible sans signe clinique

d'encéphalopathie : 20 à 60 %.

Cirrhoses graves :

- hémorragies(s) par rupture de varice oesophagienne et/ou ascite irréductible ;

- et/ou encéphalopathie invalidante ;

- et/ou signes marqués d'insuffisance hépatique : 60 à 100 %.

Cirrhoses compliquées d'hépatocarcinome : 100 %.

3.1.3 - Tumeurs malignes du foie.

Hépatocarcinome : 100 %.

Angiosarcome du foie : 100 %.

3.2 Autres atteintes de l'appareil digestif

Les atteintes aiguës oesophagiennes, gastriques et intestinales guérissent habituellement sans

  

séquelle. S'il persiste quelques signes fonctionnels : douleurs épigastriques, vomissements,

brûlures... : 5 %.

Pour les stomatites chroniques, voir le barème des accidents du travail, chapitre 7, Stomatologie.

3.2.1 - Colite post-dysentérique.

Marquée par une diarrhée sanglante, un aspect radiologique et/ou endoscopique de colite ulcéreuse,

les examens parasitologiques étant négatifs : 5 à 20 %.

3.2.2 - Tumeurs malignes.

Mésothéliome péritonéal : 100 %.

4 Affections neurologiques, neurosensorielles et psychiatriques

4.1 Troubles neurologiques aigus

Sous cette étiquette, les tableaux des maladies professionnelles groupent toutes les manifestations

témoignant d'une encéphalopathie aiguë : troubles de la conscience allant jusqu'au coma profond,

crises convulsives, myoclonies.

L'évolution de ces troubles aigus se fait, soit vers l'aggravation rapide et irréversible, soit vers la

guérison, soit vers la stabilisation avec persistance de séquelles qui seront étudiées dans le chapitre

des troubles neurologiques chroniques.

Au stade des troubles neurologiques aigus, la consolidation du blessé n'est pratiquement jamais

acquise. Il ne semble donc pas nécessaire de proposer des taux d'IPP.

4.2 Troubles neurologiques chroniques

4.2.1 - Tremblement intentionnel - Myoclonies.

Forme légère :

Unilatérale, suivant le côté (dominant ou non), apparition d'un tremblement discret : 10 à 20 %.

Forme moyenne : 20 à 40 %.

Forme grave :

Pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de toute activité : 40 à 100 %.

4.2.2 - Ataxies - Ataxie cérébelleuse.

Forme légère :

Marche peu perturbée, légère maladresse de certains mouvements : 10 à 50 %.

Forme moyenne :

Marche possible mais très difficile et très ralentie, importante maladresse des mouvements : 50 à 90

%.

Forme grave :

Marche impossible, troubles kinétiques, incoordination, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de

toute activité : 100 %.

4.2.3 - Epilepsie.

  

Forme légère :

Bien contrôlée par le traitement, compatible avec une activité professionnelle : 10 à 20 %.

Forme moyenne :

Crises fréquentes malgré le traitement avec ou sans troubles du comportement, nécessité éventuelle

d'un changement de poste de travail : 20 à 70 %.

Forme grave :

Non contrôlée par le traitement, nécessitant la surveillance du sujet et rendant impossible toute

activité : 100 %.

4.2.4 - Dysarthrie - Aphasie.

Forme légère :

Trouble de l'élocution, réduction du flux verbal : 5 à 20 %.

Forme moyenne :

Troubles de la compréhension, expression perturbée plus ou moins intelligible : 20 à 80 %.

Forme grave :

Absence de communication avec autrui, expression impossible, troubles majeurs de la

compréhension : 80 à 100 %.

4.2.5 - Syndrome neurologique de type parkinsonien.

Forme légère :

Troubles mineurs réagissant bien au traitement : 10 à 20 %.

Forme moyenne :

Entraînant une gêne appréciable : 20 à 50 %.

Forme grave : 50 à 100 %.

4.2.6 - Syndrome associant

- des troubles de l'équilibre ;

de la vigilance ;

et de la mémoire ;

Et syndrome associant :

- des céphalées ;

- de l'asthénie ;

- des vertiges ;

- des nausées.

L'association de ces troubles divers entre dans le cadre du syndrome subjectif.

Selon l'intensité et la pluralité des symptômes : 5 à 20 %.

4.2.7 - Troubles prolongés de la sensibilité accompagnant des troubles angio-neurotiques.

Selon l'intensité des symptômes.

Selon le côté atteint (dominant ou non) : 5 à 30 %.

  

4.2.8 - Névrite optique : 5 à 30 %

Le taux sera fonction du degré d'altération de la fonction visuelle et l'on utilisera le tableau général

d'évaluation (cf. barème AT, 6.1.5).

4.3 Névrites - Polynévrites

L'évaluation des taux d'IPP pour les névrites et les polynévrites doit tenir compte de plusieurs

facteurs :

- existence ou non de troubles moteurs ;

- existence ou non de troubles sensitifs, en particulier profonds ;

- existence ou non de troubles trophiques.

Il faudra considérer la gêne fonctionnelle entraînée par ces différents facteurs (barème AT 4.2.5).

Un cas particulier, la névrite trijéminale, exceptionnelle, qui entraîne plus souvent des troubles

moteurs que des douleurs : 5 à 60 %.

4.4 Troubles psychiques - Troubles mentaux organiques

4.4.1 - Aigus.

Ces troubles peuvent comporter une confusion mentale de niveau variable ou un état délirant aigu.

Il s'agit, là encore, comme pour les troubles neurologiques aigus, d'états évolutifs pendant lesquels

la consolidation n'est pas envisageable.

4.4.2 - Chroniques.

Etats dépressifs d'intensité variable :

- soit avec une asthénie persistante : 10 à 20 %.

- soit à l'opposé, grande dépression mélancolique, anxiété pantophobique : 50 à 100 %.

Troubles du comportement d'intensité variable : 10 à 20 %.

4.5 Atteintes neuro-méningées

4.5.1 - Séquelles de la méningite cérébro-spinale à méningocoques.

4.5.1.1. La plus fréquente, constatée dans environ 5 % des cas, est la surdité (cf. barème AT 5.5.2).

4.5.1.2. Les autres sont relativement exceptionnelles, mais doivent être envisagées ;

4.5.1.2.1. Epilepsie : cf. barème MP, chapitre Troubles neurologiques chroniques ;

4.5.1.2.2. Déficit moteur focalisé : cf. barème AT 4.2.3, 4.2.4, 4.2.5 ;

4.5.1.2.3. Troubles visuels, atrophie optique : cf. barème AT 6.1 ;

4.5.1.2.4. Déficit intellectuel, troubles mnésiques selon l'intensité des symptômes : 10 à 30 % ;

4.5.1.2.5. Hydrocéphalie avec déficit intellectuel, troubles de la statique : le taux sera évalué en

fonction des résultats de la neurochirurgie.

4.5.2 - Séquelles neuro-méningées de la brucellose.

Elles sont essentiellement consécutives à des lésions méningées chroniques mais aussi à des

localisations médullaires.

Ces lésions entraînent des signes, soit médullaires, soit radiculaires (queue de cheval).

Les séquelles vont donc s'exprimer sous forme, soit de déficit focalisé, soit de monoplégie, soit de

  

paraplégie d'intensité variable, associées ou non à des troubles sensitifs et/ou sphinctériens.

Les taux seront évalués par référence au barème AT 4.2.3, 4.2.4, 4.2.5.

4.6 Surdités professionnelles

Voir barème AT 5.5.2.

Acouphènes :

Voir barème AT 5.5.3.

4.7 Pathologie tumorale

Glioblastome : 100 %.

5 Affections des reins et des voies urinaires

L'atteinte de l'appareil urinaire au cours des maladies professionnelles peut relever de divers

mécanismes physiopathologiques et réaliser des lésions variées touchant le parenchyme rénal

(nécroses tubulaires, lésions interstitielles, glomérulopathies) ou les voies urinaires.

Cependant, quelle que soit la maladie, les séquelles au moment de la consolidation donnent lieu à

un nombre restreint de situations. Le médecin, chargé de l'évaluation, sera en pratique amené à

estimer l'incapacité permanente partielle résultant des syndromes suivants :

- insuffisance rénale chronique,

- hypertension artérielle,

- protéinurie importante (syndrome néphrotique),

- hématurie ou protéinurie isolée,

- tubulopathie chronique,

- lithiase urinaire,

- lésions vésicales.

5.1 L'insuffisance rénale chronique

5.1.1 - Insuffisance rénale légère.

Clairances de la créatinine supérieures aux 3/4 de la normale ; vie professionnelle normale : 10 à 20

%.

5.1.2 - Insuffisance rénale moyenne.

Clairances de la créatinine entre 1/4 et 3/4 de la normale, peu de retentissement sur la vie

professionnelle : 20 à 40 %.

5.1.3 - Insiffusance rénale importante.

  

Clairances de la créatinine au-dessous du quart de la normale, anémie, modification humorale,

nécessité de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes ; éventuellement : syndrome

néphrotique, goutte, ostéodystrophie rénale ; retentissement professionnel ne permettant pas un

travail régulier ou à temps complet : 40 à 60 %.

5.1.4 - Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse),

l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations, des difficultés éventuelles

d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle : 60 à 100 %.

5.1.5 - Transplantation rénale.

Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur et la

valeur du rein : 30 à 100 %.

Nota : Quel que soit le stade de l'insuffisance rénale, l'existence d'une hypertension artérielle pourra

faire l'objet d'une majoration en fonction de son degré de sévérité.

En l'absence de recueil d'urine, on pourra estimer la clairance de la créatinine par la formule :

clairance de la créatinine = (140 - Age) x Poids en kg / 72 x créatinine plasmatique (en mg/100 ml)

5.2 Hypertension artérielle

(Voir 1.9)

5.3 Protéinurie importante : syndrome néphrotique

Syndrome néphrotique biologique pur : 10 %.

Syndrome néphrotique avec manifestations cliniques, l'appréciation tiendra compte des oedèmes, de

l'asthénie et des contraintes diététiques et thérapeutiques : 10 à 30 %.

5.4 Hématurie ou protéinurie isolée : 5 à 10 %

Une surveillance clinique et biologique régulière du malade sera poursuivie après la consolidation.

5.5 Tubulopathie chronique

Tubulopathie sans conséquence métabolique notable, ne nécessitant pas de traitement : pas

d'incapacité.

Tubulopathie chronique entraînant des perturbations métaboliques : acidose tubulaire, diabète

insipide, hypercalciurie, hypokaliémie, hyponatrémie, suivant le retentissement clinique et les

contraintes du traitement : 10 à 20 %.

5.6 Lithiase urinaire

La colique néphrétique isolée ne laisse persister habituellement aucune séquelle. En cas de lithiase

chronique ou récidivante, l'incapacité sera évaluée en fonction de la fréquence des crises

douloureuses, des hématuries et de la survenue d'épisodes infectieux.

Une insuffisance rénale associée sera estimée pour son propre compte.

Crises douloureuses ou hématuriques peu fréquentes, retentissement mineur sur l'activité

professionnelle : 10 à 20 %.

Crises fréquentes, accès répétés de pyélonéphrite : 20 à 50 %.

Lithiase grave infectée avec obstacle : 50 à 60 %.

  

Et en cas de dérivation permanente des urines : 40 à 80 %.

5.7 Lésions vésicales

5.7.1 - Cystites.

Suivant l'importance des douleurs et des troubles mictionnels : 10 à 30 %.

Cystites très évoluées nécessitant une dérivation des urines : jusqu'à 60 %.

5.7.2 - Tumeurs.

5.7.2.1. Tumeurs papillomateuses non dégénérées avec ou sans hématuries nécessitant une ou

plusieurs résections et des contrôles endoscopiques itératifs :

- suivant l'importance des manifestations cliniques et les contraintes imposées par la surveillance :

10 à 50 %.

5.7.2.2. Tumeurs vésicales malignes.

Traitées par cystectomie totale et rétablissement de la continuité des voies urinaires par

entéro-cystoplastie : suivant les séquelles (infection, troubles mictionnels, troubles sexuels) : 30 à

60 %.

Ayant nécessité un traitement chirurgical important avec dérivation des urines selon l'importance

des séquelles et des troubles fonctionnels : 50 à 75 %.

Très étendue : jusqu'à 100 %.

Les séquelles des traitements chimiothérapiques ou radiques des tumeurs vésicales seront

indemnisées pour leur propre compte suivant les atteintes des différents appareils.

6 Affections respiratoires

6.1 Syndromes aigus irritatifs

6.1.1 - Cas le plus général. - Guérison sans séquelle.

6.1.2 - Insuffisance respiratoire chronique obstructive résiduelle.

6.1.2.1. Isolée, cf. barème Déficience fonctionnelle.

6.1.2.2. Avec bronchorrhée résiduelle. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,30.

6.1.3 - Bronchospasmes réversibles résiduels avec abaissement du seuil cholinergique : 5 à 10 %.

6.2 Asthmes

6.2.1 - Abaissement isolé et durable du seuil cholinergique : 1 à 5 %.

6.2.2 - Bronchospasmes réversibles résiduels avec abaissement du seuil cholinergique : 5 à 10 %.

6.2.3 - Insuffisance respiratoire chronique obstructive résiduelle, cf. barème Déficience

fonctionnelle.

6.3 Alvéolites extrinsèques

Cf. Fibroses (6.5).

6.4 Oedèmes aigus du poumon

  

Cf. Syndromes aigus irritatifs (6.1).

6.5 Fibroses

6.5.1 - Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience

fonctionnelle.

6.5.2 - Insuffisance respiratoire chronique mixte avec bronchorrhée chronique, taux barème

Déficience fonctionnelle x 1,30.

6.5.3 - Fibroses pleurales : 1 à 10 %.

6.6 Pathologie tumorale

6.6.1 - Cancers broncho-pulmonaires primitifs en fonction du code TNM et des suites

thérapeutiques : 67 à 100 %.

6.6.2 - Mésothéliomes malins primitifs de la plèvre : 100 %.

6.6.3 - Tumeurs pleurales primitives autres que le mésothéliome en fonction du type histologique et

des suites thérapeutiques : 67 à 100 %.

6.7 Pleurésies et autres atteintes pleurales

6.7.1 - Pleurésies aiguës.

6.7.1.1. Cas le plus général - Guérison sans séquelle.

6.7.1.2. Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience

fonctionnelle.

6.7.2 - Pleurésies chroniques

6.7.2.1. Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience

fonctionnelle.

6.7.2.2. Avec nécessité de ponctions évacuatrices itératives. Taux barème Déficience fonctionnelle

x 1,25.

6.7.3 - Pleurésies tumorales, cf. Pathologie tumorale (6.6).

6.7.4 - Plaques pleurales calcifiées ou non : 1 à 5 %.

6.7.5 - Epaississements pleuraux : 1 à 10 %.

6.8 Autres manifestations pathologiques résiduelles

6.8.1 - Paralysies et parésies diaphragmatiques, quelle qu'en soit l'étiologie.

6.8.1.1. Sans trouble ventilatoire : 1 à 5 %.

6.8.1.2. Avec insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience

fonctionnelle.

6.8.2 - Syndrome douloureux thoracique, qu'elle qu'en soit l'étiologie (fibroses pleurales, séquelles

post-opératoires, syndrome post-pleurétique, douleurs intercostales,...).

6.8.2.1. Isolé : 1 à 5 %.

6.8.2.2. Avec trouble ventilatoire associé. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,20.

  

6.8.3 - Bronchorrhée chronique.

6.8.3.1. Isolée : 10 à 20 %.

6.8.3.2. Avec trouble ventilatoire associé. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,30.

6.9 Déficience fonctionnelle

6.9.1 - Troubles fonctionnels non mesurables ou troubles fonctionnels légers : 5 à 10 %.

6.9.2 - Insuffisances respiratoires chroniques légères : 10 à 40 %.

Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :

- trouble ventilatoire restrictif (TVR) avec capacité pulmonaire totale comprise entre 60 et 80 % de

la valeur théorique ;

- trouble ventilatoire obstructif (TVO) avec VEMS supérieur à 1 500 ml (soit supérieur à 75 % de la

valeur théorique) ;

- PaO2 supérieure à 70 mmHg. ou à 70 Tor, ou à 9,3 kPa.

6.9.3 - Insuffisances respiratoires chroniques moyennes : 40 à 67 %.

Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :

- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale comprise entre 50 et 60 % de la

valeur théorique ;

- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS entre 1 000 et 1 500 ml (soit entre 50 à 75 % de la

valeur théorique) ;

- PaO2 entre 60 et 70 mmHg ou 60 et 70 Tor, ou 8,3 à 9,3 kPa ;

- signes électro-écho-cardiographiques et retentissement ventriculaire droit ;

- poussées d'insuffisance ventriculaire droite lors de surinfections pulmonaires.

6.9.4 - Insuffisances respiratoires chroniques graves : 67 à 100 %.

Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :

- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale comprise entre 40 et 50 % de la

valeur théorique ;

- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS entre 700 et 1 000 ml (soit 30 à 50 % de la valeur

théorique) ;

- PaO2 entre 50 et 60 mmHg, ou entre 50 et 60 Tor ou entre 6.6 et 8 kPa ;

- signes permanents périphériques et électro-écho-cardiographiques de retentissement ventriculaire

droit.

6.9.5 - Insuffisances respiratoires chroniques sévères : 100 %.

Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :

- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale inférieure à 40 % de la valeur

théorique ;

- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS inférieur à 700 ml (soit inférieur à 30 % de la valeur

théorique) ;

- PaO2 inférieure à 50 mmHg, ou 50 Tor, ou 6,6 kPa ;

- forme grave d'insuffisance ventriculaire droite.

6.10 Cas particulier des pneumoconioses à réparation spéciale

  

Il convient de tenir compte de la gravité radiologique. C'est ainsi que, par exemple, dans le cas

d'une silicose, même si la fonction respiratoire est peu altérée, on retiendra un taux d'IPP minimal.

1. Pour les formes micronodulaires étendues et de forte densité ;

Pour les formes nodulaires envahissant les deux tiers du champ pulmonaire : de l'ordre de 10 % ;

2. Pour les formes nodulaires généralisées et pour les formes pseudo-tumorales se projetant sur 1 à

3 espaces intercostaux : de l'ordre de 20 % ;

3. Pour les pseudo-tumeurs se projetant sur plus de 3 espaces intercostaux : de l'ordre de 30 %.7

Affections hématologiques

7.1 Syndromes hémorragiques

Le signe essentiel est la thrombopénie, rarement isolée, qui devra être intégrée aux autres signes de

l'insuffisance médullaire dont elle témoigne.

La survenue d'hémorragies graves, notamment cérébro-méningées, digestives,... et les

complications thérapeutiques (contamination transfusionnelle [ (note 5) :

] , splénectomie...) constituent autant d'éléments péjoratifs à apprécier.

Thrombopénie persistante comprise entre 100 000 plaquettes par mm3 et 30 000 plaquettes par

mm3 [ (note 6) :

] : 30 à 90 %.

Thrombopénie inférieure à 30 000 plaquettes avec complications hémorragiques ; nécessité d'un

traitement : 90 à 100 %.

7.2 Anémies

L'élément principal de référence est le taux d'hémoglobine, l'hémolyse, quelqu'en soit le

mécanisme, ne constituant pas en elle-même un élément péjoratif.

Un taux inférieur de 7 g/100 ml (4,3 m.mol/l en unités internationales [ (note 7) :

] ) nécessite le plus souvent des transfusions avec possibilité de survenue de tous les accidents qui

leur sont liés. A côté du risque majeur de contamination transfusionnelle, un risque coronarien, un

risque d'hémochromatose...

Anémie persistante avec taux d'hémoglobine compris entre 12 g/100 ml ou 7,4 m.mol/l et 9 g/100

ml ou 5,5 m.mol/l : 20 à 40 %.

Anémie persistante avec taux d'hémoglobine compris entre 9 g/100 ml ou 5,5 m.mol/l et 7 g/100 ml

ou 4,3 m.mol/l : 40 à 67 %.

Anémie persistante avec taux d'hémoglobine inférieur à 7 g/100 ml ou 4,3 m.mol/l avec nécessité

d'un traitement transfusionnel : 67 à 100 %.

Complications transfusionnelles :

Les soins et arrêts de travail qu'elles nécessitent seront pris en charge au titre de la maladie

professionnelle ou d'une rechute de celle-ci :

- les séquelles éventuelles devront être appréciées en fonction des rubriques correspondantes du

présent barème ;

- insuffisance cardiaque : voir Maladies cardio-vasculaires ;

- hélochromatose pouvant s'observer après un traitement transfusionnel prolongé pour anémies

persistantes graves : 67 à 100 %.

7.3 Leucopénie - Neutropénie

De diagnostic étiologique difficile, nécessitant un myélogramme pour s'assurer de la baisse des

éléments des granuleux dans la moelle et éliminer d'autres mécanismes, notamment un trouble de la

répartition.

Le risque infectieux associé constitue un élément péjoratif qui devient majeur pour une leucopénie

  

inférieure à 800/mm3 [ (note 8) :

] .

Leucopénie comprise entre 3 300 globules blancs par mm3 et 800 globules blancs par mm3, avec

neutropénie inférieure à 33 % : 30 à 100 %.

Selon le retentissement clinique, les troubles associés, notamment infectieux et la nécessité d'un

traitement.

Leucopénie inférieure à 800 globules blancs par mm3 : 100 %.

7.4 Hypercytoses

Même si la terminologie qui est appliquée peut être discutée par le plan sémantique, elles désignent

:

- la polyglobulie modérée ;

- la splénomégalie myéloïde ;

- la maladie de Hodgkin ;

- les lymphomes non hodgkiniens.

Toutes ces affections comportent un risque vital et seront définies :

- pour la polyglobulie : par la masse sanguine égale ou supérieure à 36 ml/kg chez l'homme ; égale

ou supérieure à 32 ml/kg chez la femme :

- sans diminution de la PaO2 [ (note 9) :

] ;

- avec une leucocytose supérieure à 13 000-14 000 globules blancs par mm3 ;

- pour la splénbomégalie myéloïde par la biopsie de moelle ;

- pour la maladie de Hodgkin et les lymphomes non hodgkiniens : par la biopsie ganglionnaire ;

Polyglobulie, splénomégalie myéloïde, maladie de Hodgkin : 30 à 67 %.

Lymphomes non hodgkiniens : 67 % à 100 %.

7.5 Leucoses - Leucémies

Leur réparation est essentiellement fonction :

- du type cytologique de la prolifération maligne et du pronostic qui lui est lié ;

- du risque infectieux majeur omniprésent ;

- de la réponse aux thérapeutiques.

Les rémissions et l'ensemble des problèmes qu'elles posent doivent être jugés avec les plus

prudentes réserves car, à la fin, l'espérance de vie reste le facteur le plus déterminant.

Leucoses - leucémies : 67 à 100 %, avec prise en charge au titre de la législation Accidents du

travail - Maladies professionnelles de la surveillance hématologique et de toutes les thérapeutiques

nécessaires.

8 Affections rhumatismales

8.1 Majoration spécifique à la morbidité rhumatismale

A côté de la gêne proprement articulaire, les maladies rhumatismales peuvent entraîner des

manifestations cliniques spécifiques qui retentissent sur la capacité de travail.

On devra donc éventuellement majorer le taux de base en fonction des indicateurs suivants :

8.1.1 - Existence de poussées congestives au cours des processus dégénératifs ostéo-articulaires.

  

Marquée par une accentuation des douleurs, de la raideur, une discrète augmentation de volume de

l'articulation et des tissus péri-articulaires.

La poussée congestive cède généralement en quelques jours ou quelques semaines, le répos étant un

élément essentiel du traitement.

8.1.2 - Persistance d'une évolutivité rhumatismale au cours des processus ostéo-articulaires à point

de départ infectieux ou inflammatoire.

Objectivée par des poussées inflammatoires associant des signes locaux et/ou généraux, confirmée

par les tests biologiques (VS, C réactive protéine).

8.1.3 - Existence de crises douloureuses.

La douleur ressentie peut justifier en soi une indemnisation lorsque les crises sont intenses ou

évoluent sur un mode permanent.

8.1.4 - L'atteinte des tissus.

Modifications de la structure osseuse :

Objectivées par les documents radiologiques qui permettent de distinguer :

- l'ostéoporose ;

- l'ostéomalacie ;

- l'hyperostose.

L'incidence des ces anomalies sur les capacités fonctionnelles du patient sera appréciée en tenant

compte de l'étendue des lésions, de la présence d'autres indicateurs et du caractère évolutif de la

maladie ;

- ostéonécroses.

L'importance de la destruction ostéo-articulaire est l'élément essentiel de l'évaluation.

Atteinte loco-régionale :

Autour de l'articulation, on recherchera les anomalies des muscles et du revêtement cutané.

Algodystrophies :

Indemnisées par référence au barème des accidents du travail (4.2.6).

8.1.5 - Les atteintes viscérales associées.

Dont les séquelles seront estimées par référence aux chapitres du barème des maladies

professionnelles relatifs à chacun des appareils.

8.1.6 - L'atteinte de l'état général.

On appréciera le degré d'asthénie et l'existence d'un amaigrissement récent.

Après avoir passé en revue l'ensemble de ces indicateurs, le médecin évaluateur devra tenir compte

de la topographie des lésions.

On peut opposer :

Les atteintes axiales des localisations rachidiennes :

- cervicales : limitant certains mouvements de la tête ;

- dorsales : entraînant surtout des troubles statiques ;

- lombaires : gênant le port de charge et la station debout prolongée.

Les atteintes périphériques où la localisation sur les articulations portantes des membres inférieurs

  

handicape la locomotion alors que les lésions du membre supérieur retentissent sur les activités

manuelles de force ou délicates.

8.2 Au terme de son analyse, en tenant compte du taux de base et éventuellement des majorations

spécifiques, le médecin portera un jugement global sur le retentissement des séquelles de la maladie

sur la capacité de travail du patient et fixera le taux d'IPP en fonction de son importance pour

laquelle on peut proposer l'échelle suivante :

- retentissement léger : 0 à 5 % ;

- retentissement modéré : 5 à 15 % ;

- retentissement moyen : 15 à 30 % ;

- retentissement important : 30 à 60 % ;

- retentissement très important : 60 à 90 %.

8.3 A titre d'exemple, on peut retenir quelques situations caractéristiques

8.3.1 - Brucellose.

Séquelle de monoarthrite du genou associant une augmentation de volume de l'articulation et une

amyotrophie du quadriceps selon l'existence de poussées d'hydarthrose et le degré de limitation des

mouvements du genou : 15 à 30 %.

Pelvispondylite chronique clinique et radiologique compte tenu de l'importance de la raideur du

rachis et des douleurs : 15 à 25 %.

8.3.2 - Tuberculose.

Mal de Pott dorso-lombaire, laissant des troubles statiques (scoliose et cypho-scoliose) selon la

gêne fonctionnelle et l'existence de retentissement cardio-respiratoire : 15 à 30 %.

Coxalgie, ayant évolué vers l'arthrodèse spontanée avec raccourcissement du membre inférieur et

amyotrophie importante compte tenu des douleurs et du retentissement sur la statique rachidienne :

55 à 70 %.

8.3.3 - Lésions provoquées par des travaux effectués dans les milieux où la pression est supérieure à

la pression atmosphérique.

Ostéonécrose de la tête humérale droite chez un adulte jeune selon la limitation du jeu articulaire :

20 à 40 %.

8.3.4 - Affections professionnelles provoquées par le fluor.

Ligamentite ossifiante lombaire associée à une ossification péri-coxofémorale selon l'importance

des douleurs et de la raideur : 15 à 30 %.

8.3.5 - Affectations professionnelles péri-articulaires.

Épicondylite récidivante : 5 à 10 %.

8.3.6 - Affections provoquées par les vibrations et les chocs.

Ostéonécrose du scaphoïde selon l'importance des douleurs et de la limitation des mouvements du

poignet : 5 à 30 %.

Arthrose hyperostosante du coude s'accompagnant éventuellement de chondromatose selon

l'importance des douleurs et l'enraidissement : 15 à 25 %.

9 Affections provoquées par les rayonnements ionisants

  

9.1 Préambule

Le médecin évaluateur s'efforcera d'obtenir communication, soit directement du médecin du travail,

soit par l'intermédiaire de la victime, du dossier médical ordinaire [ (note 10) :

] de celle-ci et du dossier médical spécial [ (note 10) :

] lorsqu'elle est classée en catégorie A des travailleurs exposés. Il importe qu'il connaisse avec

exactitude, en dehors de l'exposition due aux sources naturelles de rayonnement et des expositions

subies du fait des examens et traitement médicaux, les différents types d'exposition reçus dans les

conditions normales de travail, les expositions exceptionnelles concertées et/ou d'urgence, les

accidents d'expositions et pour chacun d'entre eux les limites d'exposition atteintes, c'est-à-dire :

- l'équivalent de dose maximale [ (note 11) :

] dans les cas d'exposition externe ;

- l'activité incorporée dans le cas d'exposition interne ;

- l'équivalent de dose et l'activité incorporée dans les cas d'exposition totale, externe et interne.

9.2 Ophtalmologie

9.2.1 - Blépharite, conjonctivite.

Formes aiguës : généralement guérison.

Formes chroniques avec parfois chute des cils, lagophtalmie, syndrome sec oculaire : ajouter aux

troubles éventuels de l'acuité visuelle : 5 à 10 %.

9.2.2 - Kératite - séquelles.

Taies de cornée : apprécier le degré d'acuité visuelle et le degré de conservation du champ visuel

périphérique.

Lagophtalmie.

Syndrome sec oculaire, ajouter aux troubles éventuels de l'acuité visuelle : 5 à 10 %.

Atrophie du globe - Enucléation : voir barème AT - Ophtalmologie (6.1.1 et 3).

9.2.3 - Cataractes.

Unilatérales : selon degré d'opérabilité et la diminution de la fonction visuelle.

Bilatérales : voir barème AT-Ophtalmologie (6.1.10.1 et 2).

Le cristallin est un organe particulièrement radio-sensible : les cataractes radio-induites apparaissent

après un délai de latence de plusieurs années pour des irradiations localisées, délivrées en un temps

très court, supérieures à 4 grays pour les rayons X et peut-être à des doses inférieures pour les

neutrons. Au début postérieur, elles entraînent une baisse de l'acuité visuelle qui devra être

justement appréciée.

9.2.4 - Altérations de la fonction visuelle.

Voir barème AT-Ophtalmologie, 6.1.1 à 7.

Dissocier vision de précision et vision de sécurité, notamment dans l'industrie nucléaire.

9.3 Affections dermatologiques

9.3.1 - Radio-dermites aiguës

Après irradiation aiguë, localisée :

  

- dose inférieure à 8 grays : érythème réversible : généralement guérison ;

- dose inférieure à 20 grays : érythème, oedème, phlyctènes, parfois ulcération : 5 à 10 % ;

- dose supérieure à 25 grays : nécrose tissulaire possible selon étendue, profondeur, résultats

thérapeutiques : 10 à 30 %.

En cas de brûlures radiologiques et thermiques associées, la brûlure thermique est d'apparition

immédiate et alors qu'elle régresse, la brûlure radiologique se manifeste cliniquement et son

évolution est généralement extensive, caractère qui conditionnera la date de consolidation.

9.3.2 - Radio-dermites chroniques

Latence ++- après irradiations localisées répétées.

Effacement des empreintes digitales, peau sèche ou amaincie, hyperkératose, atteintes unguéales

(stries, pachyonyxis), dépilation, ulcérations atones : 10 à 40 %.

Cancérisation : transformation en épithélioma spino-cellulaire (doses répétées supérieures à 10

grays) : 40 à 70 %.

Séquelles sensitivo-motrices associées (IPP à évaluer globalement prenant en compte cet élément

de majoration) : voir barème AT 4.2.4.

9.3.3 - Radio-épithélite aiguë des muqueuses.

Généralement bucco-pharyngée (dose 4 à 8 grays) :

Sans ulcération : guérison ;

Avec ulcération : 5 à 10 %.

9.3.4 - Radio-lésions chroniques des muqueuses : 10 à 40 %.

Éléments de majoration possibles, en fonction de la gêne :

Dyspnée : voir barème MP, Maladies d'origine respiratoire 6 ;

Dysphagie : voir barème AT 8.2 ;

Troubles de l'olfaction : voir barème AT 5.1.4.

9.4 Affections hématologiques

9.4.1 - Irradiations aiguës.

De causalité généralement indiscutable.

Type : irradiation flash de quelques grays en quelques secondes.

L'atteinte du tissu hématopoïétique est présente dans tous les syndromes cliniques secondaires à

irradiation aiguë globale et sa gravité est fonction de la dose absorbée.

Généralement, au dessous de 1 gray, la restauration des différentes lignées est habituelle et il ne

persiste pas de séquelle immédiate.

Les déficits des globules blancs et des plaquettes sont responsables de la survenue d'infections et

d'hémorragies qui, avec les complications thérapeutiques, sont autant d'éléments péjoratifs à

apprécier.

Mais le risque majeur est celui de leucémies radio-induites myéloïdes.

Anémie, leucopénie, thrombopénie, syndrome hémorragique : voir barème MP, Affections

hématologiques 7.

9.4.2 - Irradiations chroniques.

  

La causalité peut être discutée dans certains cas mais la réparation médico-légale ne peut échapper

au principe de la présomption d'origine.

La remontée des leucocytes et des plaquettes est très lente, d'où chronicité des troubles et les

difficultés thérapeutiques.

Le risque de leucémies radio-induites se trouve aggravé et l'inaptitude à tout risque hématologique

étant totale, un changement de poste de travail est indispensable.

Anémie, leucopénie, thrombopénie, syndrome hémorragique : voir barème MP, Affections

hématologiques 7.

9.4.3 - Leucémies.

Elles s'intègrent dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations. Les leucémies

radio-induites ne sont pas fonction du type de rayonnement, de son énergie et de la dose absorbée.

Elles ne présentent pas de caractères spécifiques mais on constate généralement des leucémies

myéloïdes, aiguës ou chroniques, bien que les leucémies lymphoïdes soient légitimement incluses

dans les affections réparables.

Leucémies : 67 à 100 %.

9.5 Cancer broncho-pulmonaire primitif par inhalation

Le cancer brocho-pulmonaire par inhalation de produits radioactifs (par irradiation interne) doit être

distingué du cancer broncho-pulmonaire par irradiation externe qui, en l'état actuel de la législation,

ne peut pas donner lieu à réparation.

Il a été observé avec une certaine fréquence chez les travailleurs des mines d'uranium et d'autres

mines métalliques : fer, plomb, zinc, spathfluor, ainsi que chez ceux ayant été exposés aux produits

de filiation du radon qui sont particulaires.

Il s'intègre dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations ionisantes et ne présente

pas de caractères particuliers.

Cancer broncho-pulmonaire primitif par inhalation de produits radio-actifs : 100 %.

9.6 Sarcomes osseux

Il s'intègrent dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations et peuvent être

théoriquement induits par n'importe quel rayonnement ionisant. Un risque réel est constitué par

l'incorporation de radionucléides ostéotropes, notamment le radium (216), le phosphore (32)... à

l'occasion d'utilisations industrielles ou en laboratoire.

De nombreux facteurs devront être pris en considération :

- la localisation ostéo-sarcomateuse (fémur, maxillaire inférieur, omoplate...) :

- le bilan d'extension ;

- les résultats thérapeutiques, les possibilités d'appareillage ;

- les séquelles loco-régionales fonctionnelles, les séquelles douloureuses, le retentissement sur l'état

général...

Sarcomes osseux : 67 à 100 %.

9.7 Radionécrose osseuse

Affection exceptionnelle, ne pouvant être induite que par des irradiations chroniques externes ou

internes importantes, et n'apparaissant qu'après un long laps de temps.

Apprécier les éléments séquellaires, tels que la localisation de la radionécrose, l'état fonctionnel

  

résiduel, les possibilités d'appareillage : voir barème AT, chapitre concerné.

Pour les radionécroses des maxillaires : voir barème AT, Stomatologie (7.2 et 7.3).

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Annexe II : Tableaux des maladies professionnelles prévus à l'article

R. 461-3

Article Annexe II : Tableau n° 1

Affections dues au plomb et à ses composés

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

A. Anémie (hémoglobine sanguine inférieure à 13 g / 100

ml chez l'homme et 12 g / 100 ml chez la femme) avec

une ferritinémie normale ou élevée et une plombémie

supérieure ou égale à 800 μg / L, confirmée par une

deuxième plombémie de même niveau ou par une

concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale

ou supérieure à 40 μg / g d'hémoglobine.

3 mois Extraction, traitement, préparation, emploi, manipulation

du plomb, de ses minerais, de ses alliages, de ses

combinaisons et de tout produit en renfermant.

B. Syndrome douloureux abdominal apyrétique avec

constipation, avec plombémie égale ou supérieure à 500

μg / L et confirmée par une deuxième plombémie de

même niveau ou une concentration érythrocytaire de

protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 20 μg / g

d'hémoglobine.

30 jours Récupération du vieux plomb. Grattage, brûlage,

découpage au chalumeau de matières recouvertes de

peintures plombifères.

C. 1. Néphropathie tubulaire, caractérisée par au moins 2

marqueurs biologiques urinaires concordants témoignant

d'une atteinte tubulaire proximale (protéinurie de faible

poids moléculaire : retinol binding protein (RBP),

alpha-1-micro-globulinurie, béta-2-microglobulinurie...), et

associée à une plombémie égale ou supérieure à 400 μg /

L, confirmée par une deuxième plombémie de même

niveau ou une concentration érythrocytaire de

protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 20 μg / g

d'hémoglobine.

1 an

C. 2. Néphropathie glomérulaire et tubulo-interstitielle

confirmée par une albuminurie supérieure à 200 mg / l et

associée à deux plombémies antérieures égales ou

supérieures à 600 μg / l après exclusion des affections

acquises susceptibles d'entraîner une macro albuminurie

(complications d'un diabète).

10 ans (sous réserve d'une durée minimale d'exposition

de 10 ans)

D. 1. Encéphalopathie aiguë associant au moins deux des

signes suivants : - hallucinations ; - déficit moteur ou

sensitif d'origine centrale ; - amaurose ; - coma ; -

convulsions, avec une plombémie égale ou supérieure à 2

000 μg / L.

30 jours

D. 2. Encéphalopathie chronique caractérisée par des

altérations des fonctions cognitives constituées par au

moins trois des cinq anomalies suivantes : -

ralentissement psychomoteur ; - altération de la dextérité ;

- déficit de la mémoire épisodique ; - troubles des

fonctions exécutives ; - diminution de l'attention et ne

s'aggravant pas après cessation de l'exposition au risque.

Le diagnostic d'encéphalopathie toxique sera établi, après

exclusion des troubles cognitifs liés à la maladie

alcoolique, par des tests psychométriques et sera

confirmé par la répétition de ces tests au moins 6 mois

plus tard et après au moins 6 mois sans exposition au

risque. Cette encéphalopathie s'accompagne d'au moins

deux plombémies égales ou supérieures à 400 μg / L au

cours des années antérieures.

1 an

D. 3. Neuropathie périphérique confirmée par un

ralentissement de la conduction nerveuse à l'examen

électrophysiologique et ne s'aggravant pas après arrêt de

l'exposition au risque. L'absence d'aggravation est établie

par un deuxième examen électrophysiologique pratiqué

au moins 6 mois après le premier et après au moins 6

mois sans exposition au risque. La neuropathie

1 an

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

périphérique s'accompagne d'une plombémie égale ou

supérieure à 700 μg / L confirmée par une deuxième

plombémie du même niveau ou une concentration

érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure

à 30 μg / g d'hémoglobine.

E. Syndrome biologique, caractérisé par une plombémie

égale ou supérieure à 500 μg / L associée à une

concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale

ou supérieure à 20 μg / g d'hémoglobine. Ce syndrome

doit être confirmé par la répétition des deux examens

dans un délai maximal de 2 mois. Les dosages de la

plombémie doivent être pratiqués par un organisme

habilité conformément à l'article R. 4724-15 du code du

travail.

30 jours

Article Annexe II : Tableau n° 2

MALADIES PROFESSIONNELLES CAUSEES PAR LE MERCURE ET SES COMPOSES.

Date de création : 27 octobre 1919.

Dernière mise à jour : 6 février 1983

DÉSIGNATION

DES

maladies

DÉLAI DE prise en charge LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX SUSCEPTIBLES DE provoquer ces maladies

Encéphalopathie

aiguë.

10 jours Extraction, traitement, préparation, emploi, manipulation du mercure, de ses amalgames, de ses combinaisons et de tout produit en renfermant,

notamment : - distillation du mercure et récupération du mercure par distillation de résidus industriels ; - fabrication et réparation de thermomètres,

baromètres, manomètres, pompes ou trompes à mercure. Emploi du mercure ou de ses composés dans la construction électrique, notamment : -

emploi des pompes ou trompes à mercure dans la fabrication des lampes à incandescence, lampes radiophoniques, ampoules radiographiques ; -

fabrication et réparation de redresseurs de courant ou de lampes à vapeurs de mercure ; - emploi du mercure comme conducteur dans l'appareillage

électrique ; préparation du zinc amalgamé pour les piles électriques ; fabrication et réparation d'accumulateurs électriques au mercure. Emploi du

mercure et de ses composés dans l'industrie chimique, notamment : - emploi du mercure ou de ses composés comme agents catalytiques ; -

électrolyse avec cathode de mercure au chlorure de sodium ou autres sels. Fabrication des composés du mercure. Préparation, conditionnement et

application de spécialités pharmaceutiques ou phyto-pharmaceutiques contenant du mercure ou des composés du mercure. Travail des peaux au

moyen de sel de mercure, notamment : - sécrétage des peaux par le nitrate acide de mercure, feutrage des poils sécrétés, naturalisation d'animaux au

moyen de sels de mercure. Dorure, argenture, étamage, bronzage, damasquinage à l'aide de mercure ou de sels de mercure. Fabrication et emploi

d'amorces au fulminate de mercure. Autres applications et traitements par le mercure et ses sels.

Tremblement

intentionnel.

1 an

Ataxie

cérébelleuse.

1 an

S3t0omjoautriste.

Coliques

et

diarrhées.

15 jours

Néphrite

azotémique.

1 an

Lésions

eczématiformes

récidivant

en

cas

de

nouvelle

exposition

au

risque

ou

confirmées

par

un

test

épicutané.

»

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 3

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR LE TETRACHLORETHANE

Date de création : 4 janvier 1931. Dernière mise à jour : 21 octobre 1951

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en charge LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

  

SUSCEPTIBLES

de provoquer ces maladies

Névrite ou polynévrite. 30 jours Préparation, emploi, manipulation du tétrachloréthane ou

des produits en renfermant, notamment : - utilisation

comme matière première dans l'industrie chimique, en

particulier pour la fabrication du trichloréthylène ; - emploi

comme dissolvant, en particulier de l'acétate de cellulose.

Ictère par hépatite, initialement apyrétique. 30 jours

Hépatonéphrite initialement apyrétique, ictérigène ou non. 30 jours

Dermites chroniques ou récidivantes. 7 jours

Accidents nerveux aigus en dehors des cas considérés

comme accidents du travail.

3 jours

Article Annexe II : Tableau n° 4

HEMOPATHIES PROVOQUEES PAR LE BENZENE ET TOUS LES PRODUITS EN

RENFERMANT

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE INDICATIVE DES TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

Hypoplasies et aplasies médullaires isolées ou associées

(anémie ; leuconeutropénie ; thrombopénie) acquises

primitives non réversibles.

Syndromes myélodysplasiques acquis et non

médicamenteux.

Leucémies aiguës myéloblastique et lymphoblastique à

l'exclusion des leucémies aiguës avec des antécédents

d'hémopathies.

Syndromes myéloprolifératifs.

3 ans (sous réserve d'une

durée d'exposition de 6 mois)

3 ans

20 ans (sous réserve d'une

durée d'exposition de 6 mois)

20 ans (sous réserve d'une

durée d'exposition de 6 mois)

Opérations de production, transport et utilisation du

benzène et autres produits renfermant du benzène,

notamment :

- production, extraction, rectification du benzène et des

produits en renfermant ;

- emploi du benzène et des produits en renfermant pour la

production de leurs dérivés, notamment en

organosynthèse ;

- préparation des carburants renfermant du benzène,

transvasement, manipulation de ces carburants, travaux

en citerne ;

- emplois divers du benzène comme dissolvant des

résines naturelles ou synthétiques ;

- production et emploi de vernis, peintures, émaux,

mastics, encre, colles, produits d'entretien renfermant du

benzène ;

- fabrication de simili-cuir ;

- production, manipulation et emploi des dissolutions de

caoutchouc naturel ou synthétique, ou des solvants

d'avivage contenant du benzène ;

- autres emplois du benzène ou des produits en

renfermant comme agent d'extraction, d'élution,

d'imprégnation, d'agglomération ou de nettoyage et

comme décapant, dissolvant ou diluant ;

- opérations de séchage de tous les produits, articles,

préparations, substances où le benzène (ou les produits

en renfermant) est intervenu comme agent d'extraction,

d'élution, de séparation, d'imprégnation, d'agglomération,

de nettoyage, de concentration, et comme décapant,

dissolvant ou diluant ;

- emploi du benzène comme déshydratant des alcools et

autres substances liquides ou solides ;

- emploi du benzène comme dénaturant ou réactif de

laboratoire ;

- poste de nettoyage, curage, pompage des boues de

fosses de relevage dans le traitement des eaux usées de

raffinerie.

Nota. - Pour le détail des syndromes myélodysplasiques et myéloprolifératifs, il convient de se référer à la classification en vigueur des tumeurs des tissus hématopoïétiques et

lymphoïdes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Article Annexe II : Tableau n° 4 BIS

  

AFFECTIONS GASTRO-INTESTINALES PROVOQUEES PAR LE BENZENE, LE TOLUENE,

LES XYLENES ET TOUS LES PRODUITS EN RENFERMANT

DÉSIGNATION DES maladies DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer les maladies

Troubles gastro-intestinaux apyrétiques

accompagnés de vomissements à

répétition.

7 jours Opérations de production, transport et utilisation du benzène, du toluène, des xylènes et autres produits en

renfermant, notamment : - production, extraction, rectification du benzène, du toluène et des xylènes et des

produits en renfermant ; - emploi du benzène, du toluène et des xylènes pour la production de leurs dérivés,

notamment en organosynthèse. Préparation des carburants renfermant du benzène, du toluène et des xylènes,

transvasement, manipulation de ces carburants, travaux en citerne ; - emplois divers du benzène, du toluène et des

xylènes comme dissolvants des résines naturelles ou synthétiques ; - production et emploi de vernis, peintures,

émaux, mastics, encres, colles, produits d'entretien renfermant du benzène, du toluène et des xylènes ; -

fabrication de simili-cuir ; - production, manipulation et emploi des dissolutions de caoutchouc naturel ou

synthétique ou des solvants d'avivage contenant du benzène, du toluène, des xylènes ; - autres emplois du

benzène, du toluène, des xylènes ou des produits en renfermant comme agents d'extraction, d'élution,

d'imprégnation, d'agglomération ou de nettoyage et comme décapants, dissolvants ou diluants ; - opérations de

séchage de tous les produits, articles, préparations, substances où le benzène, le toluène, les xylènes (ou les

produits en renfermant) interviennent comme agents d'extraction, d'élution, de séparation, d'imprégnation,

d'agglomération, de nettoyage, de concentration et comme décapants, dissolvants ou diluants ; - emploi du

benzène comme déshydratant des alcools et autres substances liquides ou solides ; - emploi du benzène comme

dénaturant ou réactif de laboratoire.

Article Annexe II : Tableau n° 5

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES LIEES AU CONTACT AVEC LE PHOSPHORE ET LE

SESQUISULFURE DE PHOSPHORE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Ostéomalacie ou nécrose du maxillaire inférieur. 1 an Préparation, emploi, manipulation du phosphore et du sesquisulfure de phosphore ;

fabrication de certains dérivés du phosphore, notamment des phosphures.

B. - Dermite aiguë irritative, ou eczématiforme récidivant en cas

de nouvelle exposition au risque.

15 jours

C. - Dermite chronique irritative, ou eczématiforme récidivant au

contact du sesquisulfure de phosphore.

90 jours

Article Annexe II : Tableau n° 6

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LES RAYONNEMENTS IONISANTS.

Date de création : 4 janvier 1931. Dernière mise à jour : 26 juin 1984.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE

prise en charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

  

Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome

hémorragique consécutifs à une irradiation aiguë.

30 jours Tous travaux exposant à l'action des rayons X ou des substances radioactives naturelles ou

artificielles, ou à toute autre source d'émission corpusculaire, notamment : extraction et traitement

des minerais radioactifs ; préparation des substances radioactives ; préparation de produits

chimiques et pharmaceutiques radioactifs ; préparation et application de produits luminescents

radifères ; recherches ou mesures sur les substances radioactives et les rayons X dans les

laboratoires ; fabrication d'appareils pour radiothérapie et d'appareils à rayons X ; travaux

exposant les travailleurs au rayonnement dans les hôpitaux, les sanatoriums, les cliniques, les

dispensaires, les cabinets médicaux, les cabinets dentaires et radiologiques, dans les maisons de

santé et les centres anticancéreux ; travaux dans toutes les industries ou commerces utilisant les

rayons X, les substances radioactives, les substances ou dispositifs émettant les rayonnements

indiqués ci-dessus.

Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome

hémorragique consécutifs à une irradiation

chronique.

1 an

Blépharite ou conjonctivite. 7 jours

Kératite. 1 an

Cataracte. 10 ans

Radiodermites aiguës. 60 jours

Radiodermites chroniques. 10 ans

Radio-épithélite aiguë des muqueuses. 60 jours

Radiolésions chroniques des muqueuses. 5 ans

Radionécrose osseuse. 30 ans

Leucémies. 30 ans

Cancer broncho-pulmonaire primitif par inhalation. 30 ans

Sarcome osseux. 50 ans

Article Annexe II : Tableau n° 7

TETANOS PROFESSIONNEL.

Date de création : 18 juillet 1936. Dernière mise à jour : 1er janvier 1947.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI DE prise

en charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES DE provoquer cette maladie

Tétanos en dehors des cas consécutifs à un accident du

travail.

30 jours Travaux effectués dans les égouts.

Article Annexe II : Tableau n° 8

AFFECTIONS CAUSEES PAR LES CIMENTS (ALUMINO-SILICATES DE CALCIUM)

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE

prise en charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

Ulcérations, pyodermites. 30 jours Fabrication, concassage, broyage, ensachage et transport à dos d'homme des ciments. Fabrication,

à l'aide de ciments, de matériaux agglomérés et d'objets moulés. Emploi des ciments dans les

chantiers du bâtiment et des travaux publics.

Dermites eczématiformes récidivant en cas de

nouvelle exposition au risque ou confirmées par un

test épicutané.

15 jours

Blépharite. 30 jours

Conjonctivite. 30 jours

Article Annexe II : Tableau n° 9

  

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LES DERIVES HALOGENES DES HYDROCARBURES

AROMATIQUES.

Date de création : 18 juillet 1936.

Dernière mise à jour : 26 juin 1984

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE

prise en charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

Acné. 30 jours Préparation, emploi, manipulation des chloronaphtalènes et des produits en renfermant, notamment

: - fabrication des chloronaphtalènes ; - fabrication de vernis, enduits, produits d'entretien, pâtes à

polir, etc., à base de chloronaphtalènes ; - emploi des chloronaphtalènes comme isolants

électriques, en particulier dans la fabrication des condensateurs ; - préparation et emploi de

lubrifiants de remplacement contenant des chloronaphtalènes. Préparation, emploi, manipulation

des polychlorophényles, notamment : - emploi des polychlorophényles comme isolants électriques

dans la fabrication et l'entretien des transformateurs et des condensateurs ; - emploi des

polychlorophényles dans les systèmes caloporteurs et les systèmes hydrauliques. Préparation,

emploi, manipulation des polybromobiphényles comme ignifugeants. Préparation, emploi,

manipulation du chlorobenzène et du bromobenzène ou des produits en renfermant, notamment : -

emploi du chlorobenzène comme agent de dégraissage, comme solvant de pesticides ou comme

intermédiaire de synthèse ; - emploi du bromobenzène comme agent de synthèse. Préparation,

emploi, manipulation de l'hexachlorobenzène, notamment : - emploi de l'hexachlorobenzène comme

fongicide ; - manipulation de l'hexachlorobenzène résiduel dans la synthèse des solvants chlorés.

Accidents nerveux aigus causés par le

monochlorobenzène et le monobromobenzène.

7 jours

Porphyrie cutanée tardive, causée par

l'hexachlorobenzène, caractérisée par des lésions

bulleuses favorisées par l'exposition au soleil et

s'accompagnant d'élévation des uroporphyrines

dans les urines.

60 jours

Article Annexe II : Tableau n° 10

ULCERATIONS ET DERMITES PROVOQUEES PAR L'ACIDE CHROMIQUE, LES

CHROMATES ET BICHROMATES ALCALINS, LE CHROMATE DE ZINC ET LE SULFATE

DE CHROME.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE

prise en charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX SUSCEPTIBLES DE provoquer ces maladies

Ulcérations nasales. 30 jours Préparation, emploi, manipulation de l'acide chromique, des chromates et bichromates alcalins, du chromate

de zinc et du sulfate de chrome, notamment : - fabrication de l'acide chromique, des chromates et

bichromates alcalins ; - fabrication de pigments (jaune de chrome, etc.) au moyen de chromates ou

bichromates alcalins ;- emploi de bichromates alcalins dans le vernissage d'ébénisterie ;- emploi des

chromates ou bichromates alcalins comme mordants en teinture ;- tannage au chrome ;- préparation, par

procédés photomécaniques, de clichés pour impression ;- chromage électrolytique des métaux.

Ulcérations cutanées chroniques ou récidivantes. 30 jours

Lésions eczématiformes récidivant en cas de

nouvelle exposition au risque ou confirmées par un

test épicutané.

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 10 bis

Affections respiratoires provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE LIMITATIVEDES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou

confirmée par test

7 jours Chromage électrolytique des métaux ;

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires

récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test

7 jours Fabrication, manipulation, emploi de chromates et bichromates alcalins.

  

Article Annexe II : Tableau n° 10 ter

AFFECTIONS CANCEREUSES CAUSEES PAR L'ACIDE CHROMIQUE ET LES

CHROMATES ET BICHROMATES ALCALINS OU ALCALINOTERREUX AINSI QUE PAR

LE CHROMATE DE ZINC.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI DE

prise en charge

LISTE LIMITATIVEDES TRAVAUXSUSCEPTIBLES d'engendrer cette maladie

- A - - A - - A -

Cancer broncho-pulmonaire primitif. 30 ans (sous réserve d'une durée

d'exposition de 5 ans)

Fabrication, manipulation et conditionnement de l'acide chromique, de chromates

et bichromates alcalins ; fabrication du chromate de zinc ; travaux de mise au bain

dans les unités de chromage électrolytique dur.

- B - - B - - B -

Cancer des cavités nasales. 30 ans (sous réserve d'une durée

d'exposition de 10 ans)

Fabrication, manipulation et conditionnement de l'acide chromique, des chromates

et bichromates alcalins ; fabrication du chromate de zinc.

Article Annexe II : Tableau n° 11

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR LE TETRACHLORURE DE CARBONE.

Date de création : 14 décembre 1938.

Dernière mise à jour : 21 octobre 1951

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Néphrite aiguë ou subaiguë avec albuminurie, cylindrurie et azotémie

progressive.

30 jours Préparation, emploi, manipulation du tétrachlorure de carbone ou des produits en

renfermant, notamment : - emploi du tétrachlorure de carbone comme dissolvant,

en particulier pour l'extraction des matières grasses et pour la

teinture-dégraissage ; - remplissage et utilisation des extincteurs au tétrachlorure

Hépatonéphrite initialement apyrétique, ictérigène ou non. 30 jours de carbone.

Ictère par hépatite, initialement apyrétique. 30 jours

Dermite irritative. 7 jours

Accidents nerveux aigus en dehors des cas considérés comme

accidents du travail.

3 jours

Article Annexe II : Tableau n° 12

Affections professionnelles provoquées par les hydrocarbures aliphatiques halogénés énumérés

ci-après : dichlorométhane ; trichlorométhane ; tribromométhane ; triiodométhane ;

tétrabromométhane ; chloroéthane ; 1,1-dichloroéthane ; 1,2-dichloroéthane ; 1,2-dibromoéthane ;

1,1,1-trichloroéthane ; 1,1,2-trichloroéthane ; 1,1,2,2-tétrabromoéthane ; pentachloroéthane ;

1-bromopropane ; 2-bromopropane ; 1,2-dichloropropane ; trichloroéthylène ; tétrachloroéthylène ;

  

dichloro-acétylène ; trichlorofluorométhane ; 1,1,2,2-tétrachloro - 1,2-difluoroéthane ;

1,1,1,2-tétrachloro - 2,2-difluoroéthane ; 1,1,2-trichloro - 1,2,2-trifluoroéthane ; 1,1,1-trichloro -

2,2,2-trifluoroéthane ; 1,1-dichloro - 2,2,2-trifluoroéthane ; 1,2-dichloro - 1,1-difluoroéthane ;

1,1-dichloro - 1-fluoroéthane

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

- A - - A - - A -

Troubles cardiaques aigus à type d'hyperexcitabilité ventriculaire ou

supraventriculaire et disparaissant après l'arrêt de l'exposition au

produit.

7 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : trichlorométhane, chloroéthane, 1,1-dichloroéthane,

1,1,1-trichloroéthane, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène,

trichlorofluorométhane, 1,1,2,2-tétrachloro - 1,2-difluoroéthane, 1,1,1,2-tétrachloro

- 2,2-difluoroéthane, 1,1,2-trichloro - 1,2,2-trifluoroéthane, 1.1.1.trichloro -

2,2,2-trifluoroéthane, 1,1-dichloro - 2,2,2-trifluoroéthane, 1,1-dichloro -

2,2,2-trifluoroéthane, 1,2-dichloro - 1,1-diffuoroéthane, 1,1-dichloro -

1-fluoroéthane.

- B - - B - - B -

Hépatites aiguës cytolytiques à l'exclusion des hépatites virales A, B

et C ainsi que des hépatites alcooliques.

30 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : trichlorométhane, tribromométhane, triiodométhane,

tétrabromométhane, 1,2-dichloroéthane, 1,2-dibromoéthane, 1,1,2-trichloroéthane,

1,1,2,2-tétrabromoéthane, pentachloroéthane, 1,2-dichloropropane, 1,1-dichloro -

2,2,2-trifluoroéthane.

- C - - C - - C -

Néphropathies tubulaires régressant après l'arrêt de l'exposition. 30 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après, trichlorométhane, tétrabromométhane, 1,2-dichlo-roéthane,

1,2-dibromoéthane, pentachloroéthane, 1,2-dichloropropane.

- D - - D - - D -

Polyneuropathhies (après exclusion de la polyneuropathie alcoolique)

ou neuropathies trigéminales, confirmées par des examens

électrophysiologiques.

30 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : 1-bromopropane, 2-bromopropane, dichloroacétylène (notamment en

tant que contaminant du trichloroéthylène).

- E - - E - - E -

Neuropathies optiques rétrobulbaires bilatérales confirmées par des

examens complémentaires, après exclusion de la neuropathie

alcoolique.

30 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : dichloroacétylène, notamment en tant que contaminant du

trichloroéthylène.

- F - - F - - F -

Anémies hémolythiques de survenue brutale. 7 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : 1,2-dichloropropane.

- G - - G - - G -

Aplasies ou hypoplasies médullaires entraînant :- anémies ;-

leucopénies ;- neutropénies.

30 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : 2-bromopropane.

- H - - H - - H -

Manifestations d'intoxication oxycarbonnée résultant du métabolisme

du dichlorométhane, avec une oxycarbonémie supérieure à 15 ml/litre

de sang, ou une carboxyhémoglobine supérieure à 10 %.

3 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : dichlorométhane.

Article Annexe II : Tableau n° 13

INTOXICATIONS PROFESSIONNELLES PAR LES DERIVES NITRES ET CHLORONITRES

DES CARBURES BENZENIQUES.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Manifestations consécutives à l'intoxication subaiguë ou chronique

(cyanose, anémie, subictère).

1 an Préparation, emploi, manipulation des dérivés nitrés et chloronitrés des

hydrocarbures benzéniques, notamment : - fabrication des dérivés nitrés et

chloronitrés du benzène et de ses homologues ; - fabrication des dérivés aminés

(aniline et homologues) et de certaines matières colorantes ; - préparation et

manipulation d'explosifs. Sont exclues les opérations effectuées à l'intérieur

d'appareils rigoureusement clos en marche normale.

Accidents aigus (coma) en dehors des cas considérés comme

accidents du travail.

30 jours

Dermites chroniques irritatives ou eczématiformes causées par les

dérivés chloronitrés récidivant en cas de nouvelle exposition au risque.

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 14

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LES DERIVES NITRES DU PHENOL

(DINITROPHENOLS, DINITRO-ORTHOCRESOLS, DINOSEB), PAR LE

PENTACHLOROPHéNOL, LES PENTACHLOROPHENATES ET PAR LES DERIVES

HALOGENES DE L'HYDROXYBENZONITRILE (BROMOXYRIL, IOXYNIL)

Date de création : 14 décembre 1938. Dernière mise à jour : 23 juin 1985.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Intoxication suraiguë avec hyperthermie, oedème pulmonaire,

éventuellement atteinte hépatique, rénale et myocardique.

3 jours Préparation, emploi, manipulation des dérivés nitrés du phénol (dinitrophénols,

dinitro-orthocrésol, dinoseb, leurs homologues et leurs sels) notamment : -

fabrication des produits précités. - fabrication de matières colorantes au moyen

des produits précités ; - préparation et manipulation d'explosifs renfermant l'un ou

l'autre des produits précités ; - travaux de désherbage utilisant les produits

précités ; - travaux antiparasitaires entraînant la manipulation de ces produits

précités. Préparation, emploi, manipulation des dérivés halogénés de

l'hydroxybenzonitrile notamment : - fabrication des produits précités ; - fabrication

et conditionnement des pesticides en contenant. Préparation, manipulation, emploi

du pentachlorophénol, des pentachlorophénates » ainsi que des produits en

renfermant notamment au cours des travaux ci-après : - trempage du bois ; -

empilage du bois fraîchement trempé ; - pulvérisation du produit ; - préparation

des peintures en contenant ; - lutte contre les xylophages ; - traitement des

charpentes en place par des préparations associant du pentachlorophénol, ses

homologues et ses sels à du lindane.

B. - Intoxication aiguë ou subaiguë avec asthénie, amaigrissement

rapide, hypersudation suivie d'hyperthermie avec gêne respiratoire.

7 jours

C. - Manifestations digestives (douleurs abdominales, vomissements,

diarrhées) associées à la présence du toxique ou de ses métabolites

dans le sang ou les urines.

7 jours

D. - Irritation des voies aériennes supérieures et conjonctivites. 7 jours

E. - Dermites irritatives. 7 jours

F. - Syndrome biologique caractérisé par : Neutropénie franche (moins

de 1.000 polynucléaires neutrophiles par mm3) liée à des préparations

associant du pentachlorophénol, ses homologues ou ses sels, à du

lindane.

90 jours

Article Annexe II : Tableau n° 15

Affections provoquées par les amines aromatiques, leurs sels et leurs dérivés notamment

hydroxylés, halogénés, nitrés, nitrosés et sulfonés

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Troubles neurologiques à type de somnolence, narcose, coma. 3 jours Préparation, emploi, manipulation des amines aromatiques, de leurs sels, de leurs

dérivés notamment hydroxylés, halogénés, nitrosés, nitrés et sulfonés.

Cyanose, subictère. 10 jours

Hémoglobinurie lorsque ces maladies comportent une hémolyse et

une méthémoglobinémie (en dehors des cas considérés comme

accidents du travail).

10 jours

Dermites irritatives. 7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 15 bis

  

Affections de mécanisme allergique provoquées par les amines aromatiques, leurs sels, leurs

dérivés notamment hydroxylés, halogénés, nitrés, nitrosés, sulfonés et les produits qui en

contiennent à l'état libre

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVEDES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermite irritative. 7 jours Utilisation des amines aromatiques, de leurs sels, de leurs dérivés et des produits

qui en contiennent à l'état libre, tels que matières colorantes, produits

pharmaceutiques, agents de conservation (caoutchouc, élastomères,

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au plastomères), catalyseurs de polymérisation, graisses et huiles minérales.

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou

confirmée par test.

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires

récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par

test.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 15 ter

Lésions prolifératives de la vessie provoquées par les amines aromatiques et leurs sels et la

N.Nitroso-dibutylamine et ses sels

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Lésions primitives de l'épithélium vésical confirmées par examen

histo-pathologique ou cyto-pathologique : - lésions malignes ;-

tumeurs bénignes.

30 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 5 ans)

A. - Fabrication, emploi, manipulation exposant à des produits comportant

l'apparition à l'état libre des substances limitativement énumérées ci-après : 4 -

amino biphényle et sels (xénylamine) ;4,4' - diaminobiphényle et sels (benzidine) ;

2 - naphtylamine et sels ; 4,4' - méthylène bis (2 chloroaniline) et sels (MBOCA

dite MOCA).

B. - Lésions primitives de l'épithélium vésical confirmées par examen

histo-pathologique ou cyto-pathologique : - lésions malignes ;-

tumeurs bénignes.

30 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

B. - Fabrication, emploi, manipulation exposant à des produits comportant

l'apparition à l'état libre des substances limitativement énumérées ci-après : 3,3' -

diméthoxybenzidine et sels (o.dianisidine) ; 3,3' - diméthylbenzidine et sels

(o.tolidine) ; 2 - méthyl aniline et sels (o.toluidine) ; 4,4' - méthylène bis

(2-méthylaniline) et sels (ditolylbase) ; Para chloro ortho toluidine et sels ;

Auramine (qualité technique) ; Colorants dérivés de la benzidine : direct black 38,

direct blue 6, direct brown 95 ; N. nitroso-dibutylamine et ses sels.

Article Annexe II : Tableau n° 16

AFFECTIONS CUTANEES OU AFFECTIONS DES MUQUEUSES PROVOQUEES PAR LES

GOUDRONS DE HOUILLE, LES HUILES DE HOUILLE (COMPRENANT LES FRACTIONS

DE DISTILLATION DITES "PHENOLIQUES", "NAPHTALENIQUES",

"ACENAPHTENIQUES", "ANTHRACENIQUES" ET "CHRYSENIQUES" ), LES BRAIS DE

HOUILLE ET LES SUIES DE COMBUSTION DU CHARBON

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermites eczématiformes récidivant après nouvelle exposition au

risque. Dermites photo-toxiques. Conjonctivités photo-toxiques.

7 jours Préparation, emploi et manipulation des goudrons, huiles et brais de houille et des

produits en contenant, notamment dans : - les cokeries ; - les installations de

distillations de goudrons de houille ; - la fabrication d'agglomérés de houille ; - la

fabrication et l'utilisation de pâtes et revêtements carbonés notamment lors de la

fabrication de l'aluminium selon le procédé à anode continue ; - la fabrication

d'électrodes de carbone et de graphite ; - la fabrication de carbure et de siliciure

de calcium ; - la sidérurgie, lors de l'utilisation des masses de bouchage ; - les

fonderies, lors des travaux de moulage et de noyautage, de coulée et de

décochage ; - les travaux de ramonage et d'entretien de chaudières et de

  

cheminées ; - les travaux routiers ; - le bâtiment, lors des travaux d'étanchéité, de

revêtement de toitures ou terrasses et d'application de peintures au brai ou au

goudron ; - l'imprégnation de briques réfractaires.

Article Annexe II : Tableau n° 16 bis

Affections cancéreuses provoquées par les goudrons de houille, les huiles de houille,les brais de

houille et les suies de combustion du charbon

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX susceptibles de

provoquer ces maladies

A A

Epithélioma primitif de la peau. 20 ans (sous réserve d'une durée d'exposition de 10 ans) 1. Travaux comportant la manipulation et l'emploi de

goudrons de houille, huiles et brais de houille, exposant

habituellement au contact cutané avec les produits

précités.

2. Travaux de ramonage et d'entretien de chaudières et

foyers à charbon et de leurs cheminées ou conduits

d'évacuation, exposant habituellement au contact cutané

avec les suies de combustion du charbon.

B B

Cancer bronchopulmonaire primitif. 30 ans (sous réserve d'une durée d'exposition de 10 ans) 1. Travaux en cokerie de personnels directement affectés

à la marche ou à l'entretien des fours ou à la récupération

et au traitement des goudrons, exposant habituellement à

l'inhalation des émissions des produits précités.

2. Travaux ayant exposé habituellement à l'inhalation des

émissions des produits précités dans les unités de

production de gaz de ville .

3. Travaux de fabrication de l'aluminium dans les ateliers

d'électrolyse selon le procédé à anode continue (procédé

Söderberg), exposant habituellement à l'inhalation des

émissions des produits précités.

4. Travaux de pose de joints à base de brai de houille

(pâte chaude) pour la confection ou la réfection de

cathodes (brasquage), exposant habituellement à

l'inhalation des émissions des produits précités.

5. Travaux de mélangeage, de malaxage et de mise en

forme lors de la fabrication d'électrodes destinées à la

métallurgie, exposant habituellement à l'inhalation des

émissions des produits précités.

6. Travaux de chargement de pâte en boulets à base de

brai ou de soudage de viroles dans le procédé à anode

continue en électrométallurgie de ferroalliages, exposant

habituellement à l'inhalation des émissions des produits

précités.

7. Travaux de fabrication par pressage des agglomérés de

houille (boulets ou briquettes), exposant habituellement à

l'inhalation des émissions des produits précités.

8. Travaux de coulée et de décochage en fonderie de

fonte ou d'acier utilisant des sables au noir incorporant

des brais, exposant habituellement à l'inhalation des

émissions des produits précités.

9. Travaux de pose de masse à boucher au goudron, et

nettoyage et réfection des rigoles de coulée des

hauts-fourneaux, exposant habituellement à l'inhalation

des émissions des produits précités.

10. Travaux de ramonage et d'entretien de chaudières et

foyers à charbon et de leurs cheminées ou conduits

d'évacuation, exposant habituellement à l'inhalation des

suies de combustion du charbon.

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX susceptibles de

provoquer ces maladies

C C

Tumeur primitive de l'épithélium urinaire (vessie, voies

excrétrices supérieures) confirmée par examen

histopathologique ou cytopathologique.

30 ans (sous réserve d'une durée d'exposition de10 ans) 1. Travaux en cokerie de personnels directement affectés

à la marche ou à l'entretien des fours exposant

habituellement aux produits précités. 2. Travaux de

fabrication de l'aluminium dans les ateliers d'électrolyse

selon le procédé à anode continue (procédé Söderberg),

impliquant l'emploi et la manipulation habituels des

produits précités.

3. Travaux de ramonage et d'entretien de chaudières et

foyers à charbon et de leurs cheminées ou conduits

d'évacuation ou à la récupération et au traitement des

goudrons, exposant habituellement aux suies de

combustion du charbon.

4. Travaux au poste de vannier avant 1985 comportant

l'exposition habituelle à des bitumes goudrons lors de

l'application de revêtements routiers.

Article Annexe II : Tableau n° 18

CHARBON.

Date de création : 14 décembre 1938. Dernière mise à jour : 18 février 1967.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Pustule maligne 30 jours Travaux susceptibles de mettre les ouvriers en contact avec des animaux atteints

d'infection charbonneuse ou avec des cadavres de ces animaux. Chargement,

déchargement ou transport de marchandises susceptibles d'avoir été souillées par

Oedème malin 30 jours des animaux ou des débris d'animaux.

Charbon gastro-intestinal 30 jours

Charbon pulmonaire. (En dehors des cas considérés comme

accidents du travail.)

30 jours

Article Annexe II : Tableau n° 19

SPIROCHETOSES (à l'exception des tréponématoses)

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

- A - - A -

Toute manifestation clinique de leptospirose provoquée par Leptospira

interrogans. La maladie doit être confirmée par identification du germe

ou à l'aide d'un sérodiagnostic d'agglutination, à un taux considéré

comme significatif.

21 jours Travaux suivants exposant à des animaux susceptibles d'être porteurs de germe

et effectués notamment au contact d'eau ou dans des lieux humides, susceptibles

d'être souillés par les déjections de ces animaux : a) Travaux effectués dans les

mines, carrières (travaux au fond), les tranchées, les tunnels, les galeries, les

souterrains ; travaux du génie ; b) Travaux effectués dans les égouts, les caves,

les chais ; c) Travaux d'entretien des cours d'eau, canaux, marais, étangs et lacs,

bassins de réserve et de lagunage ; d) Travaux d'entretien et de surveillance des

parcs aquatiques et stations d'épuration ; e) Travaux de drainage, de curage des

fossés, de pose de canalisation d'eau ou d'égout, d'entretien et vidange des

fosses et citernes de récupération de déchets organiques ; f) Travaux effectués

dans les laiteries, les fromageries, les poissonneries, les cuisines, les fabriques de

conserves alimentaires, les brasseries, les fabriques d'aliments du bétail ; g)

  

Travaux effectués dans les abattoirs, les chantiers d'équarrissage, travaux de

récupération et exploitation du cinquième quartier des animaux de boucherie ; h)

Travaux exécutés sur les bateaux, les péniches, les installations portuaires ;

travaux de mariniers et dockers ; i) Travaux de dératisation et de destruction des

rongeurs inféodés au milieu aquatique ; j) Travaux de soins aux animaux

vertébrés ; k) Travaux dans les laboratoires de bactériologie ou de parasitologie ;

l) Travaux piscicoles de production et d'élevage ; m) Travaux d'encadrement

d'activité en milieu aquatique naturel (exception faite du domaine maritime) :

activités nautiques, halieutiques, subaquatiques ; n) Travaux d'assistance, de

secours et de sauvetage en milieu aquatique naturel (exception faite du domaine

maritime) ; o) Travaux de culture de la banane, travaux de coupe de cannes à

sucre.

- B - - B -

Les manifestations cliniques suivantes de borréliose de Lyme : 1.

Manifestation primaire : érythème migrant de Lipschutz, avec ou sans

signes généraux

30 jours Travaux suivants exposant à la bactérie infestant des hôtes vecteurs (tiques du

genre ixodes) ou des hôtes réservoirs (vertébrés sauvages ou domestiques) et

effectués sur toute zone présentant un couvert végétal tel que forêt, bois, bocage,

steppe ou lande : expertise agricole et foncière, arpentage et levé de plan ; pose

et entretien des lignes électriques, téléphoniques, des réseaux de gaz, d'eau

d'assainissement ; construction et entretien des voies de circulation. Travaux de

soins aux animaux vertébrés. Travaux mettant au contact de l'agent pathogène ou

de son vecteur dans les laboratoires de bactériologie et de parasitologie.

2. Manifestations secondaires Troubles neurologiques : méningite

lymphocytaire, parfois isolée ou associée à : - douleurs radiculaires ; -

troubles de la sensibilité ; - atteinte des nerfs périphériques et crâniens

(syndrome de Garin-Bujadoux-Bannwarth). Troubles cardiaques :

troubles de la conduction ; Péricardite. Troubles articulaires :

Oligoarthrite régressive.

6 mois

3. Manifestations tertiaires Encéphalo-myélite progressive. Dermatite

chronique atrophiante. Arthrite chronique destructive. Pour les

manifestations secondaires et tertiaires, le diagnostic doit être

confirmé par une sérologie, à un taux considéré comme significatif

pour un des sous-groupes génomiques de Borrelia burgdorferi.

10 ans

Article Annexe II : Tableau n° 20

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR L'ARSENIC ET SES COMPOSES

MINERAUX.

Date de création : 20 décembre 1942. Dernière mise à jour : 23 juin 1985.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Intoxication aiguë. Insuffisance circulatoire, troubles du rythme,

arrêt circulatoire ; Vomissement, diarrhée, syndrome de cytolyse

hépatique ; Encéphalopathie ; Troubles de l'hémostase ; Dyspnée

aiguë.

7 jours Tous travaux exposant à la manipulation ou à l'inhalation d'arsenic ou de ses

composés minéraux, notamment : - traitement pyro-métallurgique de minerais

arsenicaux ; - traitement pyro-métallurgique de métaux non-ferreux arsenicaux ; -

fabrication ou emploi de pesticides arsenicaux ; - emploi de composés minéraux

arsenicaux dans le travail du cuir, en verrerie, en électronique.

B. - Effets caustiques. Dermite de contact orthoergique, plaies

arsenicales ; Stomatite, rhinite, ulcération ou perforation de la cloison

nasale ; Conjonctivite, kératite, blépharite.

7 jours

C. - Intoxication sub-aiguë. Polynévrites ; Mélanodermie ;

Dyskératoses palmo-plantaires.

90 jours

D. - Affections cancéreuses. Dyskératoses lenticulaire en disque

(maladie de Bowen) ; Epithelioma cutané primitif ; Angiosarcome du

foie.

40 ans

Article Annexe II : Tableau n° 20 BIS

CANCER BRONCHIQUE PRIMITIF PROVOQUE PAR L'INHALATION DE POUSSIERES OU

DE VAPEURS ARSENICALES.

  

Date de création : 23 juin 1985.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

»

Cancer bronchique primitif. 40 ans Travaux de pyro-métallurgie exposant à l'inhalation de poussières ou de vapeurs

arsenicales. Travaux de fabrication et de conditionnement de l'anhydride

arsénieux. Fabrication de pesticides arsenicaux à partir de composés

inorganiques pulvérulents de l'arsenic.

Article Annexe II : Tableau n° 20 TER

Cancer bronchique primitif provoqué par l'inhalation de poussières ou de vapeurs renfermant des

arseno-pyrites aurifères

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI DE

prise en charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Cancer bronchique primitif. 40 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux d'extraction au fond dans les mines de minerais renfermant des

arseno-pyrites aurifères. Travaux de concassage et de broyage effectués à sec de

minerais renfermant des arseno-pyrites aurifères.

Article Annexe II : Tableau n° 21

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR L'HYDROGENE ARSENIE.

Date de création : 20 décembre 1942. Dernière mise à jour : 15 septembre 1955.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Hémoglobinurie. 15 jours Travaux exposant aux émanations d'hydrogène arsénié, notamment : - traitement

des minerais arsenicaux ; - préparation et emploi des arséniures métalliques ; -

décapage des métaux ; - détartrage des chaudières ; - gonflement des ballons

Ictère avec hémolyse. 15 jours avec de l'hydrogène impur.

Néphrite azotémique. 30 jours

Accidents aigus (coma), en dehors des cas considérés comme

accidents du travail.

3 jours

Article Annexe II : Tableau n° 22

SULFOCARBONISME PROFESSIONNEL

Date de création : 18 juillet 1945. Dernière mise à jour : 15 septembre 1955.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Syndrome aigu neuro-digestif se manifestant par vomissements,

gastralgies violentes, diarrhée avec délire et céphalée intense.

Accidents aigus : 30

jours Intoxications

subaiguës ou

chroniques : 1 an

Préparation, manipulation, emploi du sulfure de carbone et des produits en

renfermant, notamment : - fabrication du sulfure de carbone et de ses dérivés ; -

préparation de la viscose et toutes fabrications utilisant la régénération de la

cellulose par décomposition de la viscose, telles que fabrication de textiles

artificiels et de pellicules cellulosiques ; - extraction du soufre, vulcanisation à froid

du caoutchouc au moyen de dissolution de soufre ou de chlorure de soufre dans le

sulfure de carbone ; - préparation et emploi des dissolutions du caoutchouc dans

le sulfure de carbone ; - emploi du sulfure de carbone dissolvant de la

gutta-percha, des résines, des cires, des matières grasses, des huiles essentielles

et autres substances.

Troubles psychiques aigus avec confusion mentale, délire onirique.

Troubles psychiques chroniques avec états dépressifs et impulsions

morbides.

Polynévrites et névrites, quel qu'en soit le degré, avec troubles des

réactions électriques (notamment chronaximétriques).

Névrite optique.

Article Annexe II : Tableau n° 23

NYSTAGMUS PROFESSIONNEL

Date de création : 18 juillet 1945.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI DE prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Nystagmus 1 an Travaux exécutés dans les mines.

Article Annexe II : Tableau n° 24

BRUCELLOSES PROFESSIONNELLES.

Date de création : 18 juillet 1945.

Dernière mise à jour : 28 janvier 1982

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE des travaux susceptibles de provoquer ces maladies

Brucellose aiguë avec septicémie : tableau de fièvre ondulante

sudoro-algique ; tableau pseudo-grippal ; tableau pseudo-typhoïdique.

2 mois Travaux exposant au contact avec des caprins, ovins, bovins, porcins,

avec leurs produits ou leurs déjections.

Brucellose subaiguë avec focalisation : monoarthrite aiguë fébrile,

polyarthrite ; bronchite, pneumopathie ; réaction neuro-méningée ; formes

hépato-spléniques subaiguës.

2 mois Travaux exécutés dans les laboratoires servant au diagnostic de la

brucellose, à la préparation des antigènes brucelliens ou des vaccins

anti-brucelliens, ainsi que dans les laboratoires vétérinaires.

Brucellose chronique : arthrite séreuse ou suppurée, ostéo-arthrite, ostéite,

spondylodiscite, sacrocoxite ; orchite, épididymite, prostatite, salpingite ;

bronchite, pneumopathie, pleurésie sérofibrineuse ou purulente ; hépatite ;

anémie, purpura, hémorragie, adénopathie ; néphrite ; endocardite, phlébite ;

réaction méningée, méningite, arachnoïdite, méningo-encéphalite, myélite,

névrite radiculaire ; manifestations cutanées d'allergie ; manifestations

psychopathologiques : asthénie profonde associée ou non à un syndrome

dépressif.

1 an

NOTA - L'origine brucellienne des manifestations aiguës ou subaiguës est démontrée par

l'isolement du germe, ou par les résultats combinés de deux réactions sérologiques utilisées par

l'organisation mondiale de la santé (OMS) quel que soit leur taux.

Les manifestations chroniques de la brucellose doivent être associées à une intradermo-réaction

positive à un allergène brucellien avec ou sans réaction sérologique positive.

  

Article Annexe II : Tableau n° 25

AFFECTIONS CONSECUTIVES A L'INHALATION DE POUSSIERES MINERALES

RENFERMANT DE LA SILICE CRISTALLINE (QUARTZ, CRISTOBALITE, TRIDYMITE),

DES SILICATES CRISTALLINS (KAOLIN, TALC), DU GRAPHITE OU DE LA HOUILLE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

- A - - A - - A -

Affections dues à l'inhalation de poussières de silice cristalline : quartz,

cristobalite, tridymite.

Travaux exposant à l'inhalation des poussières renfermant de la silice cristalline,

notamment : Travaux dans les chantiers et installations de forage, d'abattage,

d'extraction et de transport de minerais ou de roches renfermant de la silice

cristalline ;Travaux en chantiers de creusement de galeries et fonçage de puits ou

de bures dans les mines ; Concassage, broyage, tamisage et manipulation

effectués à sec, de minerais ou de roches renfermant de la silice cristalline. Taille

et polissage de roches renfermant de la silice cristalline ; Fabrication et

manutention de produits abrasifs, de poudres à nettoyer ou autres produits

renfermant de la silice cristalline ; Travaux de ponçage et sciage à sec de

matériaux renfermant de la silice cristalline ; Extraction, refente, taillage, lissage et

polissage de l'ardoise ; Utilisation de poudre d'ardoise (schiste en poudre) comme

charge en caoutchouterie ou dans la préparation de mastic ou aggloméré ;

Fabrication de carborundum, de verre, de porcelaine, de faïence et autres produits

céramiques et de produits réfractaires ;Travaux de fonderie exposant aux

poussières de sables renfermant de la silice cristalline : décochage, ébarbage et

dessablage ; Travaux de meulage, polissage, aiguisage effectués à sec, au moyen

de meules renfermant de la silice cristalline ; Travaux de décapage ou de

polissage au jet de sable contenant de la silice cristalline ; Travaux de

construction, d'entretien et de démolition exposant à l'inhalation de poussières

renfermant de la silice cristalline ; Travaux de calcination de terres à diatomées et

utilisations des produits de cette calcination ; Travaux de confection de prothèses

dentaires.

A1. - Silicose aigüe : pneumoconiose caractérisée par des lésions

alvéolo-interstitielles bilatérales mises en évidence par des examens

radiographiques ou tomodensitométriques ou par des constatations

anatomopathologiques (lipo-protéinose) lorsqu'elles existent ; ces

signes ou ces constatations s'accompagnent de troubles fonctionnels

respiratoires d'évolution rapide.

A1. - 6 mois (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 6

mois)

A2. - Silicose chronique : pneumoconiose caractérisée par des lésions

interstitielles micronodulaires ou nodulaires bilatérales révélées par des

examens radiographiques ou tomodensitométriques ou par des

constatations anatomopathologiques lorsqu'elles existent ; ces signes

ou ces constatations s'accompagnent ou non de troubles fonctionnels

respiratoires. Complications : - cardiaque : insuffisance ventriculaire

droite caractérisée. - pleuro-pulmonaires : tuberculose et autre

mycobactériose (Mycobacterium xenopi, M. avium intracellulare, M.

kansasii) surajoutée et caractérisée ; nécrose cavitaire aseptique d'une

masse pseudotumorale ; aspergillose intracavitaire confirmée par la

sérologie ; - non spécifiques : pneumothorax spontané ; surinfection ou

suppuration bactérienne bronchopulmonaire, subaiguë ou chronique.

Manifestations pathologiques associées à des signes radiologiques ou

des lésions de nature silicotique : - cancer bronchopulmonaire primitif ;

- lésions pleuro-pneumoconiotiques à type rhumatoïde (syndrome de

Caplan-Collinet).

A2. - 35 ans (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 5

ans)

A3. - Sclérodermie systémique progressive. A3. - 15 ans (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 10

ans)

- B - - B - - B -

Affections dues à l'inhalation de poussières minérales renfermant des

silicates cristallins (kaolin, talc) ou du graphite :

35 ans (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 10

ans)

Travaux exposant à l'inhalation de poussières minérales renfermant des silicates

cristallins (kaolin, talc) ou du graphite, notamment :

Pneumoconioses caractérisées par des lésions interstitielles bilatérales

révélées par des examens radiographiques ou tomodensitométriques

ou par des constatations anatomopathologiques lorsqu'elles existent,

que ces signes radiologiques ou ces constatations s'accompagnent ou

non de troubles fonctionnels respiratoires :

B1. - Kaolinose. B1. - Travaux d'extraction, de broyage et utilisation industrielle du kaolin : faïence,

poterie.

B2. - Talcose. B2. - Travaux d'extraction, de broyage, de conditionnement du talc ; Utilisation du

talc comme lubrifiant ou comme charge dans l'apprêt du papier, dans la

préparation de poudres cosmétiques, dans les mélanges de caoutchouterie et

dans certaines peintures.

B3. - Graphitose. B3. - Manipulation, broyage, conditionnement, usinage, utilisation du graphite,

notamment comme réfractaire ; Fabrication d'électrodes.

  

- C - - C - - C -

Affections dues à l'inhalation de poussières de houille : Travaux exposant à l'inhalation de poussières de houille, notamment : travaux au

fond dans les mines de houille.

C1. - Pneumoconiose caractérisée par des lésions interstitielles

bilatérales révélées par des examens radiographiques ou

tomodensitométriques ou par des constatations anatomo-pathologiques

lorsqu'elles existent, que ces signes radiologiques ou ces constatations

s'accompagnent ou non de troubles fonctionnels respiratoires.

C1. - 35 ans (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 10

ans)

Complications : - cardiaque : insuffisance ventriculaire droite

caractérisée ; - pleuro-pulmonaires : tuberculose et autre

mycobactériose (Mycobacterium xenopi, M. avium intracellulare, M.

kansasii) surajoutée et caractérisée ; nécrose cavitaire aseptique d'une

masse pseudotumorale ; aspergillose intracavitaire confirmée par la

sérologie ; - non spécifiques : surinfection ou suppuration bactérienne

bronchopulmonaire, subaiguë ou chronique ; pneumothorax spontané.

Manifestations pathologiques associée : - lésions

pleuro-pneumoconiotiques à type rhumatoïde (syndrome de

Caplan-Collinet).

C2. - Fibrose interstitielle pulmonaire diffuse non régressive,

d'apparence primitive. Cette affection doit être confirmée par un

examen radiographique ou par tomodensitométrie en coupes

millimétriques ou par des constatations anatomopathologiques

lorsqu'elles existent.

C2. - 35 ans (sous

réserve d'une durée

minimale

d'exposition de 10

ans)

Complications de cette affection : - insuffisance respiratoire chronique

caractérisée ; insuffisance ventriculaire droite caractérisée ; tuberculose

et autre mycobactériose (Mycobacterium xenopi, M. avium

intracellulare, M. kansasii) surajoutée et caractérisée ; pneumothorax

spontané.

Article Annexe II : Tableau n° 26

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR LE BROMURE DE METHYLE.

Date de création : 19 mars 1948.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Troubles encéphalo-médullaires : Tremblements intentionnels.

Myoclonies. Crises épileptiformes. Ataxies. Aphasie et dysarthrie.

Accès confusionnels. Anxiété pantophobique. Dépression

mélancolique.

7 jours Préparation, manipulation, emploi du bromure de méthyle ou des produits en

renfermant, notamment : Préparation du bromure de méthyle. Préparation de

produits chimiques pharmaceutiques au moyen du bromure de méthyle.

Remplissage et utilisation des extincteurs au bromure de méthyle. Emploi du

bromure de méthyle comme agent de désinsectisation et de dératisation.

Troubles oculaires : Amaurose ou amblyopie. Diplopie. 7 jours

Troubles auriculaires :Hyperacousie. Vertiges et troubles

labyrinthiques.

7 jours

Accidents aigus (en dehors des cas considérés comme accidents du

travail) : Crises épileptiques. Coma.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 27

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR LE CHLORURE DE METHYLE.

Date de création : 19 mars 1948.

Dernière mise à jour : 15 septembre 1955

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Vertiges. 7 jours Préparation, emploi et manipulation du chlorure de méthyle, notamment :

réparation des appareils frigorifiques.

Amnésie. 7 jours

Amblyopie. 7 jours

Ataxie. 7 jours

Accidents aigus (coma, délire) en dehors des cas considérés comme

accidents du travail.

3 jours

Article Annexe II : Tableau n° 28

ANKYLOSTOMOSE PROFESSIONNELLE

ANEMIE ENGENDREE PAR L'ANKYLOSTOMOSE DUODENALE

Date de création : 11 février 1949.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Anémie, confirmée par la présence de plus de 200 oeufs d'ankylostome

par centimètre cube de selles, un nombre de globules rouges égal ou

inférieur à 3 500 000 par millimètre cube et un taux d'hémoglobine

inférieur à 70 %.

3 mois Travaux souterrains effectués à des températures égales ou supérieures à 20 °C.

Article Annexe II : Tableau n° 29

LESIONS PROVOQUEES PAR DES TRAVAUX EFFECTUES DANS LES MILIEUX OU LA

PRESSION EST SUPERIEURE A LA PRESSION ATMOSPHERIQUE.

Date de création : 11 février 1949.

Dernière mise à jour : 19 juin 1977

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Ostéonécrose avec ou sans atteinte articulaire intéressant l'épaule, la

hanche et le genou, confirmée par l'aspect radiologique des lésions.

20 ans Travaux effectués par les tubistes. Travaux effectués par les scaphandriers.

Travaux effectués par les plongeurs munis ou non d'appareils respiratoires

individuels. Interventions en milieu hyperbare.

Syndrome vertigineux confirmé par épreuve labyrinthique. 3 mois

Otite moyenne subaiguë ou chronique. 3 mois

Hypoacousie par lésion cochléaire irréversible, s'accompagnant ou non

de troubles labyrinthiques et ne s'aggravant pas après arrêt

d'exposition au risque. Le diagnostic sera confirmé par une audiométrie

tonale et vocale effectuée de six mois à un an après la première

constatation.

1 an

Article Annexe II : Tableau n° 30

  

AFFECTIONS PROFESSIONNELLE CONSECUTIVES A L'INHALATION DES POUSSIERES

D'AMIANTE.

Date de création : 3 août 1945.

Dernière mise à jour : 23 juin 1985.

Délais de prise en charge fixés sous réserve des dispositions des articles D. 461-5 à D. 461-24 et

notamment des articles D. 461-23 et D. 461-24.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Cette liste est commune à l'ensemble des affections désignées aux paragraphes

A, B, C, D et E

A. - Asbestose : fibrose pulmonaire diagnostiquée sur des signes

radiologiques spécifiques, qu'il y ait ou non des modifications des

explorations fonctionnelles respiratoires. Complications : insuffisance

respiratoire aiguë, insuffisance ventriculaire droite.

35 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 2

ans)

Travaux exposant à l'inhalation de poussières d'amiante, notamment : - extraction,

manipulation et traitement de minerais et roches amiantifères. Manipulation et

utilisation de l'amiante brut dans les opérations de fabrication suivantes : -

amiante-ciment ; amiante-plastique ; amiante-textile ; amiante-caoutchouc ; carton,

papier et feutre d'amiante enduit ; feuilles et joints en amiante ; garnitures de

friction contenant de l'amiante ; produits moulés ou en matériaux à base d'amiante

et isolants. Travaux de cardage, filage, tissage d'amiante et confection de produits

contenant de l'amiante. Application, destruction et élimination de produits à base

d'amiante : - amiante projeté ; calorifugeage au moyen de produits contenant de

l'amiante ; démolition d'appareils et de matériaux contenant de l'amiante,

déflocage. Travaux de pose et de dépose de calorifugeage contenant de l'amiante.

Travaux d'équipement, d'entretien ou de maintenance effectués sur des matériels

ou dans des locaux et annexes revêtus ou contenant des matériaux à base

d'amiante. Conduite de four. Travaux nécessitant le port habituel de vêtements

contenant de l'amiante.

B. - Lésions pleurales bénignes avec ou sans modifications des

explorations fonctionnelles respiratoires :

- plaques calcifiées ou non péricardiques ou pleurales, unilatérales ou

bilatérales, lorsqu'elles sont confirmées par un examen

tomodensitométrique ;

40 ans

- pleurésie exsudative ; 35 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

- épaississement de la plèvre viscérale, soit diffus soit localisé lorsqu'il

est associé à des bandes parenchymateuses ou à une atélectasie par

enroulement. Ces anomalies constatées devront être confirmées par un

examen tomodensitométrique.

35 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

C. - Dégénérescence maligne bronchopulmonaire compliquant les

lésions parenchymateuses et pleurales bénignes ci-dessus

mentionnées.

35 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

D. - Mésothéliome malin primitif de la plèvre, du péritoine, du péricarde. 40 ans

E. - Autres tumeurs pleurales primitives. 40 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Article Annexe II : Tableau n° 30 bis

CANCER BRONCHO-PULMONAIRE PROVOQUE PAR L'INHALATION DE POUSSIERES

D'AMIANTE.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

  

Cancer broncho-pulmonaire primitif. 40 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux directement associés à la production des matériaux contenant de

l'amiante.

Travaux nécessitant l'utilisation d'amiante en vrac.

Travaux d'isolation utilisant des matériaux contenant de l'amiante.

Travaux de retrait d'amiante.

Travaux de pose et de dépose de matériaux isolants à base d'amiante.

Travaux de construction et de réparation navale.

Travaux d'usinage, de découpe et de ponçage de matériaux contenant de

l'amiante.

Fabrication de matériels de friction contenant de l'amiante.

Travaux d'entretien ou de maintenance effectués sur des équipements contenant

des matériaux à base d'amiante.

Article Annexe II : Tableau n° 31

MALADIES PROFESSIONNELLES ENGENDREES PAR LES AMINOGLYCOSIDES,

NOTAMMENT PAR LA STREPTOMYCINE, PAR LA NEOMYCINE ET LEURS SELS

Date de création : 2 septembre 1950.

Dernière mise à jour : 6 février 1983

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer cette

maladie

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours Travaux comportant la manipulation ou l'emploi d'aminoglycosides, notamment la

streptomycine et la néomycine et leurs sels.

Article Annexe II : Tableau n° 32

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LE FLUOR, L'ACIDE

FLUORHYDRIQUE ET SES SELS MINERAUX.

Date de création : 21 octobre 1951.

Dernière mise à jour : 6 février 1983

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Manifestations locales aiguës : Dermites. Brûlures chimiques.

Conjonctivites. Manifestations irritatives des voies aériennes

supérieures .Bronchopneumopathies aiguës, oedème aigu du poumon.

5 jours Tous travaux mettant en contact avec le fluor, l'acide fluorhydrique et ses sels

minéraux, notamment : Fabrication et manipulation des fluorures inorganiques ;

Electrométallurgie de l'aluminium ; Fabrication des fluorocarbones ; Fabrication

des superphosphates.

B. - Manifestations chroniques : Syndrome ostéo-ligamentaire

douloureux ou non, comportant nécessairement une

ostéo-condensation diffuse et associé à des calcifications des

ligaments sacrosciatiques ou des membranes interosseuses,

radiocubitale ou obturatrice.

10 ans sous réserve

d'une durée

d'exposition de 8

ans

  

Article Annexe II : Tableau n° 33

MALADIES PROFESSIONNELLES DUES AU BERYLLIUM ET A SES COMPOSES.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Manifestations locales : Travaux exposant au béryllium et à ses composés, notamment : - broyage et

traitement du minerai de béryllium (béryl) ; - fabrication et usinage du béryllium, de

ses alliages et de ses combinaisons ; - fabrication et utilisation de poudres à base

Dermite aiguë ou eczématiforme récidivant en cas de nouvelle de sels de béryllium destinées au revêtement intérieur des tubes à fluorescence.

exposition au risque

15 jours

Conjonctivite aiguë ou récidivante 5 jours

B. - Manifestations générales :

Bronchopneumopathie aiguë ou subaiguë diffuse avec apparition

retardée de signes radiologiques le plus souvent discrets.

30 jours

Fibrose pulmonaire diffuse avec signes radiologiques, troubles

fonctionnels et signes généraux (amaigrissement, fatigue), confirmée

par des épreuves fonctionnelles respiratoires, y compris les

complications cardiaques (insuffisance ventriculaire droite) et les

complications pleuropulmonaires secondaires (pneumothorax

spontané).

25 ans

Article Annexe II : Tableau n° 34

Affections provoquées par les phosphates, pyrophosphates et thiophosphates d'alcoyle, d'aryle ou

d'alcoylaryle et autres organophosphores, anticholinestérasiques ainsi que par les phosphoramides et

carbamates hétérocycliques anticholinestérasiques

Date de création : 21 octobre 1951.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A. - Troubles digestifs : crampes abdominales, hypersalivation,

nausées ou vomissements, diarrhée.

3 jours Toute préparation ou manipulation des phosphates, pyrophosphates et

thiophosphates d'alcoyle, d'aryle ou d'alcoylaryle et autres organophosphorés

anticholinestérasiques ainsi que des phosphoramides et carbamates

hétérocycliques anticholinestérasiques.

B. - Troubles respiratoires : dyspnée asthmatiforme, oedème

broncho-alvéolaire.

3 jours

C. - Troubles nerveux : céphalées, vertiges, confusion mentale

accompagnée de myosis.

3 jours

D. - Troubles généraux et vasculaires : asthénie, bradycardie et

hypotension, amblyopie. Le diagnostic sera confirmé dans tous les cas

(A B, C, D) par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase

sérique et de l'acétylcholinestérase des globules rouges, à l'exception

des affections professionnelles provoquées par les carbamates.

3 jours

E. - Syndrome biologique caractérisé par un abaissement significatif de

l'acétylcholinestérase des globules rouges.

3 jours

Article Annexe II : Tableau n° 36

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LES HUILES ET GRAISSES D'ORIGINE MINERALE OU

DE SYNTHESE

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A - - A -

Papulo-pustules multiples et leurs complications furonculeuses (les

lésions sont habituellement localisées à la face dorsale des mains et

des bras et à la partie antérieure des cuisses et sont parfois étendues

aux régions en contact direct avec les parties des vêtements de travail

imprégnées d'huile ou de fluide).

7 jours Manipulation et emploi de ces huiles et graisses d'origine minérale ou de synthèse

lors des travaux suivants : - tournage, décolletage, fraisage, perçage, alésage,

taraudage, filetage, sciage, rectification et, d'une façon générale, tous travaux

d'usinage mécanique des métaux comportant l'emploi de ces produits ; - tréfilage,

forgeage, laminage, trempe à l'huile dans l'industrie métallurgique ; - travaux

d'entretien, de réparation et de mise au point mécanique comportant l'emploi

d'huiles de moteurs, d'huiles utilisées comme composants de fluides hydrauliques,

de fluides hydrauliques et autres lubrifiants ; - travaux du bâtiment et des travaux

publics comportant l'emploi des huiles de décoffrage du béton ; - travaux

comportant la pulvérisation d'huile minérale ; - travaux comportant l'emploi d'huiles

d'extension dans l'industrie du caoutchouc, d'huiles d'ensimage de fibres textiles

ou de fibres minérales, d'huiles de démoulage et d'encres grasses dans

l'imprimerie.

Dermite irritative. 7 jours

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours

- B - - B -

Granulome cutané avec réaction gigantofolliculaire. 1 mois Travaux comportant la pulvérisation d'huiles minérales.

- C - - C -

Insuffisance respiratoire liée à un granulome pulmonaire confirmé

médicalement ou à une pneumopathie dont la relation avec l'huile

minérale ou la paraffine est confirmée par la présence au sein des

macrophages alvéolaires de vacuoles intracytoplasmiques prenant les

colorations usuelles des lipides.

6 mois Travaux de paraffinage et travaux exposant à l'inhalation de brouillards d'huile

minérale.

Article Annexe II : Tableau n° 36 bis

Affections cancéreuses provoquées par les dérivés suivants du pétrole : huiles minérales peu ou non

raffinées et huiles minérales régénérées utilisées dans les opérations d'usinage et de traitement des

métaux, extraits aromatiques, résidus de craquage, huiles moteur usagées ainsi que suies de

combustion des produits pétroliers

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX susceptibles de

provoquer ces maladies

Epithélioma primitif de la peau. 30 ans (sous réserve d'une durée d'exposition minimale

de 10 ans)

1. Travaux d'usinage par enlèvement ou déformation de

matière ou travaux de traitement des métaux et alliages

exposant habituellement au contact cutané avec des

huiles minérales peu ou non raffinées, ou régénérées.

2. Travaux exposant habituellement au contact cutané

avec des extraits aromatiques pétroliers utilisés

notamment comme huiles d'extension, d'ensimage, de

démoulage, ou comme fluxant des bitumes.

3. Travaux exposant habituellement au contact cutané

avec des résidus de craquage utilisés notamment comme

liants ou fluidifiants et avec des huiles moteur usagées.

4. Travaux de ramonage et de nettoyage de chaudières et

de cheminées exposant habituellement au contact cutané

avec des suies de combustion de produits pétroliers.

Article Annexe II : Tableau n° 37

AFFECTIONS CUTANEES PROFESSIONNELLES CAUSEES PAR LES OXYDES ET LES

SELS DE NICKEL.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermites eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au 15 jours Nickelage électrolytique des métaux.

  

risque épicutané ou confirmées par un test.

Article Annexe II : Tableau n° 37 bis

Affections respiratoires causées par les oxydes et les sels de nickel.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermites eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque épicutané ou confirmées par un test.

15 jours Nickelage électrolytique des métaux.

Article Annexe II : Tableau n° 37 TER

CANCERS PROVOQUES PAR LES OPERATIONS DE GRILLAGE DES MATTES DE

NICKEL

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Cancer primitif de l'ethmoïde et des sinus de la face. 40 ans Opérations de grillage de mattes de nickel.

Cancer bronchique primitif.

Article Annexe II : Tableau n° 38

MALADIES PROFESSIONNELLES ENGENDREES PAR LA CHLORPROMAZINE.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours Travaux comportant la manipulation ou l'emploi de la chlorpromazine, notamment :

- travaux de conditionnement de la chlorpromazine ; - application des traitements à

la chlorpromazine.

Conjonctivite aiguë bilatérale. 7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 39

MALADIES PROFESSIONNELLES ENGENDREES PAR LE BIOXYDE DE MANGANESE

  

Date de création : 9 janvier 1958.

Dernière mise à jour :

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Syndrome neurologique du type parkinsonien. 1 an Extraction, concassage, broyage, tamisage, ensachage et mélange à l'état sec du

bioxyde de manganèse, notamment dans la fabrication des piles électriques.

Emploi du bioxyde de manganèse pour le vieillissement des tuiles.

Emploi du bioxyde de manganèse pour la fabrication du verre.

Broyage et ensachage des scories Thomas renfermant du bioxyde de manganèse.

Article Annexe II : Tableau n° 40

Maladies dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques : Mycobacterium

avium/intracellulare, Mycobacterium kansasii, Mycobacterium xenopi, Mycobacterium marinum,

Mycobacterium fortuitum

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A - - A -

Affections dues à Mycobacterium bovis : Travaux exposant au contact d'animaux susceptibles d'être porteurs de bacilles

bovins ou exécutés dans des installations où ont séjourné de tels animaux.

Tuberculose cutanée ou sous-cutanée 6 mois Travaux exécutés dans les abattoirs, les boucheries, les charcuteries, les triperies

ou boyauderies, les entreprises d'équarrissage.

Tuberculose ganglionnaire 6 mois Manipulation ou traitement du sang, des glandes, des os, des cornes, des cuirs

verts.

Synovite, ostéo-arthrite 1 an Soins vétérinaires.

Autres localisations 6 mois

A défaut de preuves bactériologiques, le diagnostic devra s'appuyer sur

des examens anatomo-pathologiques ou d'imagerie, ou à défaut, par

traitement d'épreuve spécifique.

Travaux de laboratoire de biologie.

- B - - B -

Affections dues à Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovis,

Mycobacterium africanum. Primo-infection. Tuberculose pulmonaire ou

pleurale. Tuberculose extra-thoracique.

6 mois Travaux de laboratoire de bactériologie. Travaux effectués par le personnel de

soins et assimilé, de laboratoire, d'entretien, de service ou des services sociaux,

mettant le personnel au contact de produits contaminés ou de malades dont les

examens bactériologiques ont été positifs.

La primo-infection sera attestée par l'évolution des tests

tuberculiniques. L'étiologie des autres pathologies devra s'appuyer, à

défaut de preuves bactériologiques, sur des examens

anatomo-pathologiques ou d'imagerie, ou à défaut d'épreuve

spécifique.

- C - - C -

Infections dues à Mycobacterium avium intracellulare, Mycobacterium

kansasii, Mycobacterium xenopi. Pneumopathies chroniques dont

l'étiologie doit être confirmée par des examens bactériologiques.

6 mois Travaux de laboratoire de bactériologie. Travaux effectués par le personnel de

soins et assimilé, de laboratoire, d'entretien, de service ou des services sociaux,

mettant le personnel au contact de produits contaminés ou de malades dont les

examens bactériologiques ont été positifs.

- D - - D -

Affections cutanées dues à Mycobacterium marinum et fortuitum.

Infection cutanée granulomateuse ulcéreuse prolongée dont l'étiologie

doit être confirmée par des examens bactériologiques.

30 jours Travaux en milieu aquatique mettant en contact avec des eaux contaminées.

Travaux d'entretien des piscines et aquarium.

  

Article Annexe II : Tableau n° 41

Maladies engendrées par les bétalactamines (notamment pénicillines et leurs sels) et les

céphalosporines

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané

15 jours Travaux comportant la préparation ou l'emploi des bétalactamines (notamment

pénicillines et leurs sels) ou des céphalosporines, notamment : - travaux de

conditionnement ; - application des traitements.

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 42

Atteinte auditive provoquée par les bruits lésionnels

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Hypoacousie de perception par lésion cochléaire irréversible,

accompagnée ou non d'acouphènes.

1 an (sous réserve

d'une durée

d'exposition d'un an,

réduite à 30 jours en

ce qui concerne la

mise au point des

propulseurs,

réacteurs et moteurs

thermiques)

Exposition aux bruits lésionnels provoqués par : 1. Les travaux sur métaux par

percussion, abrasion ou projection tels que : - le décolletage, l'emboutissage,

l'estampage, le broyage, le fraisage, le martelage, le burinage, le rivetage, le

laminage, l'étirage, le tréfilage, le découpage, le sciage, le cisaillage, le

tronçonnage ; - l'ébarbage, le grenaillage manuel, le sablage manuel, le meulage,

le polissage, le gougeage et le découpage par procédé arc-air, la métallisation. 2.

Le câblage, le toronnage, le bobinage de fils d'acier. 3. L'utilisation de marteaux et

perforateurs pneumatiques. 4. La manutention mécanisée de récipients

métalliques. 5. Les travaux de verrerie à proximité des fours, machines de

fabrication, broyeurs et concasseurs ; l'embouteillage. 6. Le tissage sur métiers ou

machines à tisser, les travaux sur peigneuses, machines à filer incluant le passage

sur bancs à broches, retordeuses, moulineuses, bobineuses de fibres textiles. 7.

La mise au point, les essais et l'utilisation des propulseurs, réacteurs, moteurs

thermiques, groupes électrogènes, groupes hydrauliques, installations de

compression ou de détente fonctionnant à des pressions différentes de la pression

atmosphérique, ainsi que des moteurs électriques de puissance comprise entre 11

kW et 55 kW s'ils fonctionnent à plus de 2 360 tours par minute, de ceux dont la

puissance est comprise entre 55 kW et 220 kW s'ils fonctionnent à plus de 1 320

tours par minute et de ceux dont la puissance dépasse 220 kW. 8. L'emploi ou la

destruction de munitions ou d'explosifs. 9. L'utilisation de pistolets de scellement.

10. Le broyage, le concassage, le criblage, le sablage manuel, le sciage, l'usinage

de pierres et de produits minéraux. 11. Les procédés industriels de séchage de

matières organiques par ventilation. 12. L'abattage, le tronçonnage, l'ébranchage

mécanique des arbres. 13. L'emploi des machines à bois en atelier : scies

circulaires de tous types, scies à ruban, dégauchisseuses, raboteuses, toupies,

machines à fraiser, tenonneuses, mortaiseuses, moulurières, plaqueuses de

chants intégrant des fonctions d'usinage, défonceuses, ponceuses, clouteuses. 14.

L'utilisation d'engins de chantier : bouteurs, décapeurs, chargeuses, moutons,

pelles mécaniques, chariots de manutention tous terrains. 15. Le broyage,

l'injection, l'usinage des matières plastiques et du caoutchouc. 16. Le travail sur les

rotatives dans l'industrie graphique. 17. La fabrication et le conditionnement

mécanisé du papier et du carton. 18. L'emploi du matériel vibrant pour l'élaboration

de produits en béton et de produits réfractaires. 19. Les travaux de mesurage des

niveaux sonores et d'essais ou de réparation des dispositifs d'émission sonore. 20.

Les travaux de moulage sur machines à secousses et décochage sur grilles

vibrantes. 21. La fusion en four industriel par arcs électriques. 22. Les travaux sur

ou à proximité des aéronefs dont les moteurs sont en fonctionnement dans

l'enceinte d'aérodromes et d'aéroports. 23. L'exposition à la composante audible

dans les travaux de découpe, de soudage et d'usinage par ultrasons des matières

plastiques. 24. Les travaux suivants dans l'industrie agroalimentaire : - l'abattage

et l'éviscération des volailles, des porcs et des bovins ; - le plumage de volailles ; -

l'emboîtage de conserves alimentaires ; - le malaxage, la coupe, le sciage, le

broyage, la compression des produits alimentaires. 25. Moulage par presse à

injection de pièces en alliages métalliques.

Cette hypoacousie est caractérisée par un déficit audiométrique

bilatéral, le plus souvent symétrique et affectant préférentiellement les

fréquences élevées.

Le diagnostic de cette hypoacousie est établi : par une audiométrie

tonale liminaire et une audiométrie vocale qui doivent être

concordantes ; - en cas de non-concordance : par une

impédancemétrie et recherche du réflexe stapédien ou, à défaut, par

l'étude du suivi audiométrique professionnel.

Ces examens doivent être réalisés en cabine insonorisée, avec un

audiomètre calibré.

Cette audiométrie diagnostique est réalisée après une cessation

d'exposition au bruit lésionnel d'au moins 3 jours et doit faire apparaître

sur la meilleure oreille un déficit d'au moins 35 dB. Ce déficit est la

moyenne des déficits mesurés sur les fréquences 500, 1000, 2000 et

4000 Hertz.

Aucune aggravation de cette surdité professionnelle ne peut être prise

en compte, sauf en cas de nouvelle exposition au bruit lésionnel.

  

Article Annexe II : Tableau n° 43

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR L'ALDEHYDE FORMIQUE ET SES POLYMERES.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermatites irritatives 7 jours Préparation, emploi et manipulation de l'aldéhyde formique, de ses solutions

(formol) et de ses polymères, notamment : - fabrication de substances chimiques,

à partir de l'aldéhyde formique ; - fabrication de matières plastiques à base de

formol ; - travaux de collage exécutés avec des matières plastiques renfermant un

excès de formol ; - opérations de désinfection ; - apprêtage des peaux ou des

tissus.

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 43 bis

Affections cancéreuses provoquées par l'aldéhyde formique

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI DE PRISE EN CHARGE LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

Carcinome du nasopharynx. 40 ans (sous réserve

d'une exposition de 5 ans)

Préparation de l'aldéhyde formique et de ses solutions

(formol) à l'exception des travaux effectués en système

clos.

Utilisation de l'aldéhyde formique dans les laboratoires

d'histologie, d'anatomo-cyto-pathologie et en

thanatopraxie à l'exception des travaux effectués en

système clos.

Traitements des peaux mettant en oeuvre de l'aldéhyde

formique à l'exception des travaux effectués en système

clos.

Fabrication de résines urée formol, mélamine formol,

mélamine urée formol, phénol formol à l'exception des

travaux effectués en système clos.

Travaux de fabrication des panneaux de bois constitués

de fibres, particules ou lamelles mettant en oeuvre des

résines à base d'aldéhyde formique : préparation du

mélange collant, collage et pressage, refroidissement des

panneaux.

Imprégnation de papiers par des résines urée formol et

mélamine formol.

Vernissage de parquets mettant en oeuvre des résines

urée formol.

Utilisation de résines urée formol pour la consolidation de

terrain (mines et travaux publics).

Travaux d'apprêt et finition de voiles de tulle mettant en

oeuvre de l'aldéhyde formique.

Travaux d'extinction d'incendies.

Article Annexe II : Tableau n° 44

Affections consécutives à l'inhalation de poussières minérales ou de fumées, contenant des

particules de fer ou d'oxydes de fer

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Sidérose : pneumopathie interstitielle chronique par surcharge de

particules de fer ou d'oxydes de fer, révélée par des opacités

punctiformes diffuses sur des documents radiographiques ou

tomodensitométriques ou par des constatations anatomopathologiques

lorsqu'elles existent, ces signes ou constatations s'accompagnant ou

non de troubles fonctionnels respiratoires.

35 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux exposant à l'inhalation de poussières minérales ou de fumées, contenant

des particules de fer ou d'oxydes de fer, notamment : - extraction, broyage,

concassage et traitement des minerais de fer et de l'ocre ; - polissage avec des

abrasifs à base d'oxydes de fer ; - soudure à l'arc des aciers doux.

Manifestation pathologique associée : emphysème.

Article Annexe II : Tableau n° 44 bis

Affections consécutives au travail au fond dans les mines de fer

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Cancer bronchopulmonaire primitif. 40 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux effectués au fond dans les mines de fer.

Emphysème : objectivé par des signes tomodensitométriques et des

altérations fonctionnelles de type obstructif ou, lorsqu'elles existent, par

des constatations anatomopathologiques.

15 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Article Annexe II : Tableau n° 45

Infections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A - - A -

  

Hépatites virales transmises par voie orale Travaux comportant des actes de soins, d'hygiène, d'entretien, d'analyses de

biologie médicale, susceptibles d'exposer aux produits biologiques d'origine

humaine et aux produits contaminés par eux. Travaux comportant des actes de

soins et d'hygiène corporels, de soutien, dans des crèches, garderies, institutions

sociales et médico-sociales recevant des enfants et des adultes handicapés.

Travaux exposant au contact d'eaux usées lors de l'installation, l'exploitation et

l'entretien des réseaux d'assainissement, de stations d'épuration. Travaux

exposant au contact d'eaux usées dans les établissements de bains, de douches,

dans les piscines, dans les établissements thermaux. Travaux exposant au contact

d'eaux usées dans les cuisines de restauration collective.

a) Hépatites à virus A :

Hépatite fulminante 40 jours

Hépatite aiguë ou subaiguë 60 jours

Formes à rechutes 60 jours

Ces pathologies et leur étiologie doivent être confirmées par des

examens biochimiques et par une sérologie traduisant une infection en

cours par le virus A.

b) Hépatites à virus E :

Hépatite fulminante 40 jours

Hépatite aiguë ou subaiguë 60 jours

Ces pathologies et leur étiologie doivent être confirmées par des

examens biochimiques et par la détection du virus E traduisant une

infection en cours.

- B - - B -

  

Hépatites virales transmises par le sang, ses dérivés et tout autre

liquide biologique ou tissu humains

Travaux exposant aux produits biologiques d'origine humaine et aux objets

contaminés par eux, effectués dans les : Etablissements généraux ou spécialisés

de soins, d'hospitalisation, d'hébergement, de cure, de prévention, d'hygiène.

Laboratoires d'analyses de biologie médicale, d'anatomie et de cytologie

pathologiques. Etablissements de transfusions sanguines. Services de

prélèvements d'organes, de greffons. Services médicaux d'urgence et d'aide

médicale urgente. Services de secours et de sécurité : pompiers, secouristes,

sauveteurs, ambulanciers, policiers, personnel pénitentiaire. Services de

ramassage, traitement, récupération de déchets médicaux, d'ordures ménagères.

Services de soins funéraires et morgues.

a) Hépatites à virus B (en dehors des cas qui auraient été pris en

charge au titre d'un accident du travail) :

Hépatite fulminante 40 jours

Hépatite aiguë avec ou sans manifestations ictériques 180 jours

Manifestations extrahépatiques dues à l'infection aiguë par le virus B :

urticaire, érythème noueux, acrodermatite papuleuse, syndrome de

Raynaud, vascularites, polyarthrite, néphropathie glomérulaire, anémie

hémolytique

180 jours

Hépatite chronique active ou non 2 ans

Ces pathologies et leur étiologie doivent être confirmées par des

examens biochimiques et par la présence de marqueurs du virus B

témoignant d'une affection en cours.

Manifestations extra-hépathiques dues à l'infection chronique par le

virus B : vascularite dont périartérite noueuse, néphropathie

glomérulaire membrano-proliférative

10 ans

Cirrhose 20 ans

Carcinome hépato-cellulaire 30 ans

L'étiologie de ces pathologies : manifestations extra-hépatiques,

cirrhose et carcinome hépato-cellulaire, doit être confirmée par la

présence de marqueurs du virus témoignant d'une infection chronique à

virus B ou un examen du tissu hépatique montrant les traces de ce

virus.

b) Co-infection d'une hépatite B par le virus D :

Hépatite fulminante 40 jours

Hépatite aiguë 180 jours

Hépatite chronique active 2 ans

L'étiologie doit être confirmée par la présence de marqueurs traduisant

une infection en cours par le virus D.

c) Hépatites à virus C (en dehors des cas qui auraient été pris en

charge au titre d'un accident du travail) :

Hépatite aiguë avec ou sans manifestations cliniques 180 jours

Hépatite chronique active ou non 20 ans

Ces pathologies et leur étiologie doivent être confirmées par des

examens biochimiques et par la présence de marqueurs du virus

témoignant d'une infection en cours.

Manifestations extra-hépatiques dues à l'infection chronique par le virus

C

20 ans

1. Associées à une cryo-globulinémie mixte essentielle : purpura,

vascularites, neuropathies périphériques, syndrome sec, polyarthrite,

néphropathie membrano-proliférative.

2. Hors de la présence d'une cryo-globulinémie : porphyrie cutanée

tardive, lichen plan, urticaire.

Cirrhose 20 ans

Carcinome hépato-cellulaire 30 ans

L'étiologie de ces pathologies : manifestations extra-hépatiques,

cirrhose, carcinome hépato-cellulaire, doit être confirmée par une

sérologie traduisant une hépatite chronique à virus C ou un examen du

tissu hépatique montrant les traces de ce virus.

Article Annexe II : Tableau n° 46

  

MYCOSES CUTANEES

(délai de prise en charge : trente jours)

Date de création : 18 février 1967.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

La nature mycosique de l'atteinte doit être confirmée par examen direct

et culture.

A. - Mycoses de la peau glabre. 30 jours Maladies désignées en A, B, C :

Lésions érythémato-vésiculeuses et squameuses, circinées, appelées

encore herpès circiné.

Travaux en contact des mammifères, exécutés dans les abattoirs, les chantiers

d'équarrissage, les ménageries, les élevages, les animaleries, les garderies

d'animaux, les laboratoires où sont utilisés des animaux d'expérience ; travaux de

soins et de toilettage.

B. - Mycoses du cuir chevelu. 30 jours Travaux exécutés dans les brasseries et les laiteries relevant du régime général

des salariés du commerce et de l'industrie.

Plaques squameuses du cuir chevelu supportant un mélange de

cheveux sains et de cheveux cassés courts, accompagnés quelquefois

d'une folliculite suppurée (Kérion).

C. - Mycoses des orteils. 30 jours Maladies désignées en C :

Lésions érythémato-vésiculeuses et squameuses avec fissuration des

plis interdigitaux, ou aspect blanc nacré, épaissi de l'épiderme digital ou

interdigital accompagné ou non de décollement, de fissures

épidermiques.

Travaux exécutés dans les bains et piscines : surveillance de baignade,

application de soins dans les stations thermales, les établissements de

rééducation. Activités sportives exercées à titre professionnel.

Ces lésions peuvent atteindre un ou plusieurs orteils, s'accompagner

éventuellement d'onyxis (généralement du gros orteil).

Travaux en mines souterraines, chantiers du bâtiment, chantiers de travaux

publics.

Article Annexe II : Tableau n° 47

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LES POUSSIERES DE BOIS.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A - - A -

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané

15 jours Manipulation, traitement et usinage des bois et tous travaux exposant aux

poussières de bois.

Conjonctivite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou

confirmée par test

7 jours

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test

7 jours

Syndrome respiratoire avec dyspnée, toux, expectoration, récidivant

après nouvelle exposition au risque, dont l'étiologie professionnelle est

confirmée par la présence dans le sérum d'anticorps précipitant

permettant d'identifier l'agent pathogène correspondant au produit

responsable.

30 jours

Fibrose pulmonaire avec signes radiologiques et troubles respiratoires

confirmés par l'exploration fonctionnelle lorsqu'il y a des signes

immunologiques significatifs.

1 an

- B - - B -

Cancer primitif : carcinome des fosses nasales, de l'ethmoïde et des

autres sinus de la face.

40 ans sous réserve

d'une durée

d'exposition de 5

ans

Travaux exposant à l'inhalation des poussières de bois, notamment : - travaux

d'usinage des bois tels que sciage, fraisage, rabotage, perçage et ponçage ; -

travaux effectués dans les locaux où sont usinés les bois.

  

Article Annexe II : Tableau n° 49

Affections cutanées provoquées par les amines aliphatiques, alicycliques ou les éthanolamines

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Dermites eczématiformes confirmées par des tests épicutanés ou par

la récidive à une nouvelle exposition.

15 jours Préparation, emploi et manipulation des amines aliphatiques, alicycliques ou des

éthanolamines ou de produits en contenant à l'état libre.

Article Annexe II : Tableau n° 49 bis

Affections respiratoires provoquées par les amines aliphatiques, les éthanolamines ou

l'isophoronediamine

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours Préparation, emploi et manipulation des amines aliphatiques, des éthanolamines

ou de produits en contenant à l'état libre ou de l'isophoronediamine.

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 50

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LA PHENYLHYDRAZINE.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours Préparation, emploi, manipulation de la phénylhydrazine.

Anémie de type hémolytique. 30 jours

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 51

MALADIES PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LES RESINES EPOXYDIQUES ET

  

LEURS CONSTITUANTS

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours Préparation des résines époxydiques. Emploi des résines époxydiques : -

fabrication des stratifiés ; - fabrication et utilisation de colles, vernis, peintures à

base de résines époxydiques.

(*) Certains constituants des résines époxydiques, utilisés comme durcisseurs ou adjuvants, peuvent

induire des maladies respiratoires allergiques professionnelles indemnisables. Il s'agit en particulier

:

- des amines aromatiques : rhinite et asthme (tableau 15 bis) ;

- des amines aliphatiques : rhinite et asthme (tableau 49 bis) ;

- des anhydrides d'acides volatils : rhinite et asthme (tableau 66), pneumopathie d'hypersensibilité

(tableau 66 bis) ;

- de l'azodicarbonamide : rhinite et asthme (tableau 66).

Article Annexe II : Tableau n° 52

Affections provoquées par le chlorure de vinyle monomère ( DUREE D'EXPOSITION : SIX MOIS

).

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Troubles angioneurotiques des doigts et des orteils. 5 ans Travaux exposant à l'action du chlorure de vinyle monomère, notamment les

travaux exécutés dans les ateliers de polymérisation.

Ostéolyse des phalanges unguéales des mains confirmée

radiologiquement.

3 ans

Angiosarcome. 30 ans

Syndrome d'hypertension portale spécifique : - soit avec varices

oesophagiennes, splénomégalie et thrombocytopénie ; - soit avec

fibrose ou dysplasie des cellules endothéliales.

Article Annexe II : Tableau n° 53

AFFECTIONS DUES AUX RICKETTSIES

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

A.- Rickettsioses : A. - Travaux effectués dans les laboratoires spécialisés en matière de rickettsies

ou de production de vaccins. Travaux effectués en forêt de manière habituelle.

Manifestations cliniques aiguës. 21 jours

  

B. - Fièvre Q : B. - Travaux exposant au contact avec des bovins, caprins, ovins, leurs viscères

ou leurs déjections. Travaux exécutés dans les laboratoires effectuant le

diagnostic de fièvre Q ou des recherches biologiques vétérinaires.

Manifestations cliniques aiguës. 21 jours

Manifestations chroniques : - endocardite ; - hépatite granulomateuse.

Pour tous les cas désignés en A et B, le diagnostic doit être confirmé

par un examen de laboratoire spécifique.

10 ans

Article Annexe II : Tableau n° 54

POLIOMYELITES

Date de création : 9 novembre 1972.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Toutes manifestations de la poliomyélite antérieure aiguë. 30 jours Travaux exposant au contact de malades atteints de poliomyélite antérieure aiguë.

Tous travaux tels que manutention, entretien, lavage, stérilisation, mettant le

personnel en contact avec le matériel ou le linge utilisés dans les services où sont

effectués les travaux ci-dessus.

Article Annexe II : Tableau n° 55

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES DUES AUX AMIBES.

Date de création : 9 novembre 1972.

Dernière mise à jour : 26 juin 1984.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Manifestations aiguës de l'amibiase, notamment hépatite amibienne,

confirmées par la présence d'amibes du type Entamoeba histolytica ou

de kystes amibiens dans les selles ou par les résultats positifs d'une

méthode immunologique reconnue par l'OMS.

3 mois Travaux effectués, même à titre occasionnel, dans les laboratoires de

bactériologie ou de parasitologie.

Travaux comportant le transport avec manipulation de produits pathologiques.

Travaux mettant en contact avec les prélèvements de produits pathologiques et

travaux impliqués par l'élimination des selles contaminantes, accomplis en milieu

d'hospitalisation.

Article Annexe II : Tableau n° 56

RAGE PROFESSIONNELLE

  

Date de création : 9 novembre 1972.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Toutes manifestations de la rage. 6 mois Travaux susceptibles de mettre en contact avec des animaux atteints ou suspects

de rage ou avec leurs dépouilles.

Affections imputables à la séro ou vaccinothérapie antirabique. 2 mois Travaux de laboratoire de diagnostic de la rage.

Article Annexe II : Tableau n° 57

Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A -

Epaule

Epaule douloureuse simple (tendinopathie de la coiffe des rotateurs). 7 jours Travaux comportant habituellement des mouvements répétés ou forcés de

l'épaule.

Epaule enraidie succédant à une épaule douloureuse simple rebelle. 90 jours Travaux comportant habituellement des mouvements répétés ou forcés de

l'épaule.

- B -

Coude

Epicondylite. 7 jours Travaux comportant habituellement des mouvements répétés de préhension ou

d'extension de la main sur l'avant-bras ou des mouvements de supination et

pronosupination.

Epitrochléite. 7 jours Travaux comportant habituellement des mouvements répétés d'adduction ou de

flexion et pronation de la main et du poignet ou des mouvements de supination et

pronosupination.

Hygromas :

- hygroma aigu des bourses séreuses ou atteinte inflammatoire des

tissus sous-cutanés des zones d'appui du coude ;

7 jours Travaux comportant habituellement un appui prolongé sur la face postérieure du

coude.

- hygroma chronique des bourses séreuses. 90 jours Travaux comportant habituellement un appui prolongé sur la face postérieure du

coude.

Syndrome de la gouttière épitrochléo-olécrânienne (compression du

nerf cubital).

90 jours Travaux comportant habituellement un appui prolongé sur la face postérieure du

coude.

- C -

Poignet - Main et doigt

Tendinite. 7 jours Travaux comportant de façon habituelle des mouvements répétés ou prolongés

des tendons fléchisseurs ou extenseurs de la main et des doigts.

Ténosynovite. 7 jours

Syndrome du canal carpien. 30 jours Travaux comportant de façon habituelle, soit des mouvements répétés ou

prolongés d'extension du poignet ou de préhension de la main, soit un appui

carpien, soit une pression prolongée ou répétée sur le talon de la main.

Syndrome de la loge de Guyon. 30 jours

- D -

Genou

Syndrome de compression du nerf sciatique poplité externe. 7 jours Travaux comportant de manière habituelle une position accroupie prolongée.

Hygromas :

  

- hygroma aigu des bourses séreuses ou atteinte inflammatoire des

tissus sous-cutanés des zones d'appui du genou ;

7 jours Travaux comportant de manière habituelle un appui prolongé sur le genou.

- hygroma chronique des bourses séreuses. 90 jours Travaux comportant de manière habituelle un appui prolongé sur le genou.

Tendinite sous-quadricipitale ou rotulienne. 7 jours Travaux comportant de manière habituelle des mouvements répétés d'extension

ou de flexion prolongées du genou.

Tendinite de la patte d'oie. 7 jours Travaux comportant de manière habituelle des mouvements répétés d'extension

ou de flexion prolongées du genou.

- E -

Cheville et pied

Tendinite achiléenne. 7 jours Travaux comportant de manière habituelle des efforts pratiqués en station

prolongée sur la pointe des pieds.

Article Annexe II : Tableau n° 58

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LE TRAVAIL A HAUTE

TEMPERATURE.

Date de création : 9 novembre 1972.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Crampes musculaires avec sueurs profuses, oligurie et chlorure

urinaire égal ou inférieur à 5 g/litre.

3 jours Tous travaux effectués dans les mines de potasse exposant à une température

résultante égale ou supérieure à 28° (1).

(1) La température résultante doit être calculée selon la formule utilisée dans les mines françaises.

Article Annexe II : Tableau n° 59

INTOXICATIONS PROFESSIONNELLES PAR L'HEXANE

Date de création : 2 mars 1973.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Polynévrites, avec troubles des réactions électriques. 30 jours Travaux de collage, notamment sur cuir ou matière plastique, avec des produits

contenant de l'hexane.

Article Annexe II : Tableau n° 61

MALADIES PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LE CADMIUM ET SES COMPOSES

Date de création : 2 mars 1973.

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Broncho-pneumopathie aiguë. 5 jours Extraction, préparation, emploi du cadmium, de ses alliages et de ses composés,

notamment : préparation du cadmium par voie sèche » ou électrométallurgie du

zinc ; découpage au chalumeau ou soudure de pièces cadmiées ; soudure avec

alliage de cadmium ; fabrication d'accumulateurs au nickel-cadmium ; fabrication

de pigments cadmifères, pour peintures, émaux, matières plastiques.

Troubles gastro-intestinaux aigus, avec nausées, vomissements ou

diarrhées.

3 jours

Néphropathie avec protéinurie. 2 ans

Ostéomalacie avec ou sans fractures spontanées, accompagnée ou

non de manifestations douloureuses, radiologiquement confirmée.

12 ans

Article Annexe II : Tableau n° 61 bis

Cancer broncho-pulmonaire provoqué par l'inhalation de poussières ou fumées renfermant du

cadmium

DÉSIGNATION des maladies DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Cancer broncho-pulmonaire primitif. 40 ans (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 10

ans et d'un temps

écoulé depuis le

début de l'exposition

de 20 ans (1))

Fabrication d'accumulateurs et de piles électriques au nickel-cadmium.

Récupération de matières métalliques recyclables contenant du cadmium.

Article Annexe II : Tableau n° 62

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LES ISOCYANATES

ORGANIQUES.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Blépharo-conjonctivite récidivante. 3 jours Travaux exposant à l'inhalation ou à la manipulation d'isiocyanates organiques,

notamment : - fabrication et application de vernis et laques de polyuréthanes,

fabrication de fibres synthétiques ; - préparation des mousses polyuréthanes et

application de ces mousses à l'état liquide ; - fabrication et utilisation des colles à

base de polyuréthanes ; - fabrication et manipulation de peintures contenant des

isocyanates organiques.

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours

Syndrome bronchique récidivant. 7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours

Pneumopathie interstitielle aiguë ou subaiguë d'hypersensibilité

objectivée par : - des signes respiratoires (toux, dyspnée) et/ou des

signes généraux ; - des signes radiographiques et/ou

tomodensitométriques compatibles, lorsqu'ils existent ; - une diminution

de la DLCO ou une hypoxie d'effort ; - des signes immunologiques

significatifs : présence d'anticorps précipitants dans le sérum contre

l'agent pathogène présumé responsable ou, à défaut, lymphocytose au

lavage broncho-alvéolaire.

30 jours

Pneumopathie d'hypersensibilité chronique avec altération des

explorations fonctionnelles respiratoires (trouble ventilatoire restrictif ou

obstructif), signes radiologiques compatibles et signes immunologiques

significatifs : présence d'anticorps précipitants dans le sérum contre

l'agent pathogène présumé responsable ou, à défaut, lymphocytose au

lavage broncho-alvéolaire.

3 ans

  

Article Annexe II : Tableau n° 63

Affections provoquées par les enzymes .

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours Préparation, manipulation, emploi des enzymes et des produits en renfermant,

notamment : - extraction et purification des enzymes d'origine animale (trypsine),

végétale (broméline, papaine, ficine), bactérienne et fongique (préparés à partir

des bacillus subtillis, aspergillus, orysae) ; - fabrication et conditionnement de

Ulcérations cutanées. 7 jours détergents renfermant des enzymes.

Conjonctivite aiguë bilatérale récidivant en cas de nouvelle exposition

ou confirmée par un test.

7 jours

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours

Article Annexe II : Tableau n° 64

INTOXICATION PROFESSIONNELLE PAR L'OXYDE DE CARBONE.

Date de création : 3 mai 1974.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Syndrome associant céphalées, asthénie, vertiges, nausées, confirmé

par la présence dans le sang d'un taux d'oxyde de carbone supérieur à

1,5 millilitre pour 100 millilitres de sang.

30 jours Travaux exposant aux émanations d'oxyde de carbone provenant d'origines

diverses, notamment de foyers industriels, de gazogènes, d'appareils de chauffage

ou de moteurs à allumage commandé. Sont exclus les travaux effectués dans des

locaux comportant des installations de ventilation telles que la teneur en oxyde de

carbone vérifiée à hauteur des voies respiratoires est, de façon habituelle,

inférieure à 50 cm3 par mètre cube, lorsque ces installations sont maintenues en

état de bon fonctionnement et contrôlées au moins une fois par an par un

organisme agréé dans les conditions prévues par l'article D. 241-21-2° du code du

travail.

Article Annexe II : Tableau n° 65

Lésions eczématiformes de mécanisme allergique

Date de création : 19 juin 1977.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition » au

risque ou confirmées par un test épicutané positif au produit manipulé.

15 jours Préparation, emploi, manipulation des agents nocifs limitativement énumérés

ci-après : A. - Agents chimiques : Acide chloroplatinique ; Chloroplatinates alcalins

; Cobalt et ses dérivés ; Persulfates alcalins ; Thioglycolate d'ammonium ;

Epichlorhydrine ; Hypochlorites alcalins ; Ammonium quaternaires et leurs sels,

notamment dans les agents détergents cationiques ; Dodécyl-aminoéthyl glycine ;

Insecticides organochlorés ; Phénothiazines ; Pipérazine ; Mercapto-benzothiazole

  

; Sulfure de tétraméthyl-thiurame ; Acide mercapto-propionique et ses dérivés ;

N-isopropyl N'-phénylparaphénylène-diamine et ses dérivés ; Hydroquinone et ses

dérivés ; Dithiocarbamates ; Sels de diazonium, notamment chlorure de

diéthylaminobenzène diazonium ; Benzisothiazoline-3-one ; Dérivés de la thiourée

; Acrylates et méthacrylates ; Résines dérivées du para-tert-butylphénol et du

para-tert-butylcatéchol ; Dicyclohexylcarbodiimide ; Glutaraldéhyde.

B. - Produits végétaux ou d'origine végétale : Produits d'extraction du pin,

notamment essence de térébenthine, colophane et ses dérivés ; Baume de Pérou

; Urushiol (laque de Chine) ; Plantes contenant des lactones sesquiterpéniques

(notamment artichaut, arnica, chrysanthème, camomille, laurier noble, saussurea,

frullania, bois de tulipier, armoise, dahlia) ; Primevère ; Tulipe ; Alliacées

(notamment ail et oignon) ; Farines de céréales.

Article Annexe II : Tableau n° 66

Rhinite et asthmes professionnels

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test.

7 jours 1. Travail en présence de toute protéine en aérosol.

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test.

7 jours 2. Elevage et manipulation d'animaux (y compris la préparation et le

conditionnement d'arthropodes et de leurs larves).

Insuffisance respiratoire chronique obstructive secondaire à la maladie

asthmatique.

1 an 3. Utilisation et conditionnement de carmin et poudres d'insectes. 4. Préparation et

manipulation des fourrures et feutres naturels. 5. Préparation, emploi, manipulation

de produits contenant de la séricine. 6. Emploi de plumes et de duvets. 7. Travaux

exposant aux résidus d'extraction des huiles, notamment de ricin et d'ambrette. 8.

Broyage des grains de céréales alimentaires, ensachage, utilisations de farines. 9.

Préparation et manipulation des substances d'origine végétale suivantes : ipéca,

quinine, henné, pollens et spores, notamment de lycopode. 10. Ouverture des

balles, cardage, peignage, filature et tissage de textiles d'origine végétale

(notamment coton, sisal, kapok, chanvre, lin). 11. Travaux comportant l'emploi de

gomme végétales : pulvérisées (arabique, adragante, psyllium, karaya

notamment). 12. Préparation et manipulation du tabac. 13. Manipulation du café

vert et du soja. 14. Exposition à des poussières végétales, notamment

asparagées, légumineuses, papilionacés, ombellifères, labiées, solanacées,

pyrèthres. 15. Manipulation de gypsophile (Gypsophila paniculata). 16.

Manipulation ou emploi des macrolides (notamment spiramycine et

oléandomycine), de médicaments et de leurs précurseurs, notamment : glycols,

salbutamol, pipérazine, cimetidine, hydralazine, hydralazine de l'acide nicotinique

(isoniazide), chlorure d'acide de la phényl glycine, tétracyclines,

alpha-méthyl-dopa. 17. Travaux exposant aux sulfites, aux bisulfites ou aux

persulfates alcalins. 18. Préparation, emploi, manipulation de chloroplatinates

pentoxyde de vanadium, notamment dans la fabrication des catalyseurs. 19.

Travaux exposant à l'inhalation d'anhydrides d'acides volatils, notamment

anhydrides maléique, phtalique, trimellitique, tétrachlorophtalique,

hexahydrophtalique, himique. 20. Fabrication, manipulation et utilisation de

fungicides, notamment les phtalimide et tetrachlorophtalonitrile. 21. Travaux

exposant à la colophane chauffée, notamment de la soudure en électronique. 22.

Travaux exposant à des émanations de produits de pyrolyse du chlorure de

polyvinyle (notamment dans sa soudure thermique), fréons, polyéthylène,

polypropylène. 23. Travaux exposant à l'azodicarbonamide, notamment dans

l'industrie des plastiques et du caoutchouc et au styrène, isophoronediamine,

aziridine polyfonctionnelle, triglycidyl isocyanurate. 24. Préparation et mise en

oeuvre de colorants, notamment à hétérocycles halogénés, acryloylamines ou

vinyl-sulfones, pipéridinyl triazine, ninhydrine. 25. Préparation et utilisation de

colles au cyanoacrylate. 26. Travaux exposant à des émanations de

glutaraldéhyde. 27. Travaux exposant à des émanations d'oxyde d'éthylène,

notamment lors de la stérilisation. 28. Travaux de désinfection et de stérilisation

exposant à des émanations de : chlorhexidine, hexachlorophène,

benzisothiazoline-3-one et ses dérivés, organomercuriels, ammoniums

quaternaires et leurs dérivés, notamment le benzalkonium et le chlorure de lauryl

dimethylbenzylammonium. 29. Fabrication et utilisation de détergents, notamment

l'isononanoyl oxybenzène sulfonate de sodium. 30. Fabrication et conditionnement

de chloramine T. 31. Fabrication et utilisation de tétrazène. 32. Synthèse des

polypeptides exposant notamment au dicyclohexyl carbodiimide,

4méthyl-morpholine, dichlorobenzène sulfonate. 33. Travaux de reprographie

exposant notamment aux sels de diazonium ou à l'hydroquinone. 34. Travaux

exposant aux dérivés aminés des produits chlorés tels que la chloramine dans les

piscines.

Article Annexe II : Tableau n° 66 bis

Pneumopathies d'hypersensibilité

  

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Bronchoalvéolite aiguë ou subaiguë avec syndrome respiratoire

(dyspnée, toux, expectoration) et/ou signes généraux (fièvre,

amaigrissement) confirmés par l'exploration fonctionnelle respiratoire et

la présence d'anticorps précipitants dans le sérum contre l'agent

pathogène responsable ou à défaut résultats de lavage

broncho-alvéolaire (lymphocytose)

30 jours Travaux de manipulation ou de fabrication exposant à des spores de moisissures

ou à des actinomycètes contaminant les particules végétales ou animales

suivantes : bagasse de la canne à sucre, malt, paprika, liège, charcuterie,

fromages (affinage), pâte à papier et poussières de bois.

Travaux exposant à l'inhalation de particules microbiennes ou mycéliennes dans

les laboratoires de microbiologie et les locaux à caractère industriel, de bureaux ou

d'habitation dont l'atmosphère est climatisée ou humidifiée par dispositif central.

Fibrose pulmonaire avec signes radiologiques et troubles respiratoires

confirmés par l'exploration fonctionnelle respiratoire et la présence

d'anticorps précipitants dans le sérum contre l'agent pathogène

responsable ou à défaut résultats de lavage broncho-alvéolaire

(lymphocytose) et sa complication : insuffisance ventriculaire droite

15 ans Travaux en milieux contaminés par des micro-organismes aéroportés (bactéries,

moisissures, algues) : saunas, piscines, égouts, filières de traitement des déchets

(compostage et fabrication de compost), ateliers pollués par des aérosols d'huile

de coupe contaminée.

Travaux exposant à l'inhalation d'aérosols d'enzymes lors de la fabrication, la

manipulation et l'utilisation de détergents et de lessives.

Travaux suivants exposant à des poussières végétales : - les opérations de

préparation dans les filatures du coton : ouverture des balles, cardage, peignage ;

- le broyage des grains de céréales, l'ensachage et l'utilisation des farines ; - la

préparation et la manipulation du café vert, du thé, du soja, du tabac, du houblon,

de l'orge ; - la préparation et la manipulation de champignons comestibles ; - la

fabrication et l'utilisation de la pâte à papier ; - la manipulation et l'utilisation des

algues et alginates.

Travaux suivants exposant à l'inhalation d'aérosols de protéines animales : - la

manipulation et utilisation de poussières d'origine aviaire ; - l'élevage et la

manipulation d'animaux, y compris les mammifères de laboratoire, les arthropodes

et les produits marins ou d'origine marine ; - la manipulation de fourrures ; - la

préparation du carmin cochenille.

Travaux exposant à l'inhalation des polluants chimiques suivants lors de leur

fabrication et mise en oeuvre : - anhydrides d'acides volatils suivants : anhydrides

phtaliques, triméllitiques, tétrachlorophtaliques, hexahydrophtaliques himiques.

Article Annexe II : Tableau n° 67

LESIONS DE LA CLOISON NASALE PROVOQUEES PAR LES POUSSIERES DE

CHLORURE DE POTASSIUM DANS LES MINES DE POTASSE ET LEURS DEPENDANCES.

Date de création : 3 avril 1980.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions nasales (ulcérations, perforations). 30 jours Travaux exposant à l'inhalation de poussières de chlorure de potassium,

notamment : extraction, manipulation, transport et traitement de minerai de

chlorure de potassium ; traitement, conditionnement, stockage et transport du

chlorure de potassium.

Article Annexe II : Tableau n° 68

TULAREMIE

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer la

maladie

Syndrome pouvant revêtir soit l'aspect, en tout ou partie, d'une des

grandes formes cliniques (brachiale, oculaire, pharyngée, pulmonaire

ou typhoïde), soit un aspect atypique. Dans tous les cas, le diagnostic

15 jours Travaux de gardes-chasse et gardes forestiers exposant notamment au contact

des léporidés sauvages. Travaux d'élevage, abattage, transport, manipulation,

vente de léporidés, de petits rongeurs et d'animaux à fourrure. Transport et

  

sera authentifié par un examen sérologique spécifique. manipulation de peaux. Travaux de laboratoire exposant au contact des léporidés

et des petits rongeurs.

Article Annexe II : Tableau n° 69

Affections provoquées par les vibrations et chocs transmis par certaines machines-outils, outils et

objets et par les chocs itératifs du talon de la main sur des éléments fixes

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A -

Affections ostéo-articulaires confirmées par des examens radiologiques

:

- arthrose du coude comportant des signes radiologiques

d'ostéophytoses ;

5 ans Travaux exposant habituellement aux vibrations transmises par : a) Les

machines-outils tenues à la main, notamment : - les machines percutantes, telles

que les marteaux piqueurs, les burineurs, les bouchardeuses et les fouloirs ; - les

machines rotopercutantes, telles que les marteaux perforateurs, les perceuses à

percussion et les clés à choc ; - les machines rotatives, telles que les polisseuses,

les meuleuses, les scies à chaîne, les tronçonneuses et les débroussailleuses ; -

les machines alternatives, telles que les ponceuses et les scies sauteuses. b) Les

outils tenus à la main associés à certaines machines précitées, notamment dans

des travaux de burinage ; c) Les objets tenus à la main en cours de façonnage,

notamment dans les travaux de meulage et de polissage et les travaux sur

machine à rétreindre.

- ostéonécrose du semi-lunaire (maladie de Kienböck) ; 1 an

- ostéonécrose du scaphoïde carpien (maladie de Kölher). 1 an

Troubles angioneurotiques de la main, prédominant à l'index et au

médius, pouvant s'accompagner de crampes de la main et de troubles

prolongés de la sensibilité et confirmés par des épreuves fonctionnelles

objectivant le phénomène de Raynaud.

1 an

- B -

Affections ostéo-articulaires confirmées par des examens radiologiques

:

- arthrose du coude comportant des signes radiologiques

d'ostéophytose ;

5 ans Travaux exposant habituellement aux chocs provoqués par l'utilisation manuelle

d'outils percutants : - travaux de martelage, tels que travaux de forge, tôlerie,

chaudronnerie et travail du cuir ; - travaux de terrassement et de démolition ; -

utilisation de pistolets de scellements ; - utilisation de clouteuses et de riveteuses.

- ostéonécrose du semi-lunaire (maladie de Kienböck) ; 1 an

- ostéonécrose du scaphoïde carpien (maladie de Kölher). 1 an

- C -

Atteinte vasculaire cubito-palmaire en règle unilatérale (syndrome du

marteau hypothénar) entraînant un phénomène de Raynaud ou des

manifestations ischémiques des doigts confirmée par l'artériographie

objectivant un anévrisme ou une thrombose de l'artère cubitale ou de

l'arcade palmaire superficielle.

1 an (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux exposant habituellement à l'utilisation du talon de la main en percussion

directe itérative sur un plan fixe ou aux chocs transmis à l'éminence hypothénar

par un outil percuté ou percutant.

Article Annexe II : Tableau n° 70

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LE COBALT ET SES COMPOSES

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Lésions eczématiformes récidivant après nouvelle exposition au risque

ou confirmées par un test épicutané positif spécifique.

15 jours Préparation, emploi et manipulation du cobalt et de ses composés.

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test spécifique.

7 jours

Asthme ou dyspnée asthmatiforme objectivé(e) par exploration

fonctionnelle respiratoire récidivant en cas de nouvelle exposition au

7 jours

  

risque ou confirmé(e) par test spécifique.

Insuffisance respiratoire chronique obstructive secondaire à la maladie

asthmatique.

1 an

Article Annexe II : Tableau n° 70 bis

AFFECTIONS RESPIRATOIRES DUES AUX POUSSIERES DE CARBURES METALLIQUES

FRITTES OU FONDUS CONTENANT DU COBALT

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Syndrome respiratoire irritatif à type de toux et de dyspnée récidivant

après nouvelle exposition au risque.

15 jours Fabrication et transformation des carbures métalliques frittés.

Broncho-alvéolite aiguë ou subaiguë avec signes généraux. 30 jours Affûtage d'outils ou pièces en carbures métalliques frittés.

Fibrose pulmonaire diffuse, avec signes radiologiques et troubles

fonctionnels, confirmée par l'exploration fonctionnelle respiratoire, et

ses complications : - infection pulmonaire ; - insuffisance ventriculaire

droite.

20 ans Fabrication et transformations des super-alliages à base cobalt. Rechargement et

affûtage d'outils et pièces en super-alliages à base cobalt. Technique de soudage

et de métallisation utilisant des super-alliages à base cobalt.

Article Annexe II : Tableau n° 70 ter

AFFECTIONS CANCEREUSES BRONCHO-PULMONAIRES PRIMITIVES CAUSEES PAR

L'INHALATION DE POUSSIERES DE COBALT ASSOCIEES AU CARBURE DE

TUNGSTENE AVANT FRITTAGE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Cancer broncho-pulmonaire primitif. 35 ans (sous

réserve d'une

exposition de 5 ans

minimum)

Travaux exposant à l'inhalation associée de poussières de cobalt et de carbure de

tungstène dans la fabrication des carbures métalliques à un stade avant le frittage

(mélange de poudres, compression, rectification et usinage du préfritté).

Article Annexe II : Tableau n° 71

AFFECTIONS OCULAIRES DUES AU RAYONNEMENT THERMIQUE.

Date de création : 17 septembre 1982.

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Cataracte. 15 ans Travaux exposant habituellement au rayonnement thermique de verre ou de métal

portés à incandescence.

Article Annexe II : Tableau n° 71 bis

  

Affections oculaires dues au rayonnement thermiques associés aux poussières

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Ptérygion. 15 ans Travaux suivants exposant au rayonnement thermique associé aux poussières

dans les ateliers de verrerie travaillant le verre à la main : a) Surveillance de la

marche des fours à verre ; b) Cueillette, soufflage, façonnage à chaud du verre.

Article Annexe II : Tableau n° 72

MALADIES RESULTANT DE L'EXPOSITION AUX DERIVES NITRES DES GLYCOLS ET

DU GLYCEROL

Date de création : 6 février 1983.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Douleurs précordiales à type d'angine de poitrine, ischémie

myocardique aiguë, infarctus du myocarde survenant au cours d'une

période de quatre jours suivant un arrêt de l'exposition à l'agent

toxique.

4 jours Fabrication et conditionnement de la nitroglycérine et du nitroglycol dans l'industrie

des explosifs.

Article Annexe II : Tableau n° 73

MALADIES PROFESSIONNELLES CAUSEES PAR L'ANTIMOINE ET SES DERIVES.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Stibiose : pneumopathie caractérisée par des signes radiographiques

spécifiques accompagnés ou non de troubles tels que toux,

expectoration, dyspnée.

5 ans Travaux exposant à l'inhalation de poussières, fumées ou vapeurs d'antimoine,

notamment : - travaux de forage, d'abattage, d'extraction de minerais renfermant

de l'antimoine ; - concassage, broyage, tamisage manipulation de minerais

renfermant de l'antimoine ; - travaux de purification, grillage, réduction thermique

et oxydation de minerais ou de substances renfermant de l'antimoine ; - brassage

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition. 15 jours et ensachage d'oxyde d'antimoine.

Article Annexe II : Tableau n° 74

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES PROVOQUEES PAR LE FURFURAL ET L'ALCOOL

FURFURYLIQUE.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Rhinite récidivant en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmée

par test

7 jours Travaux exposant aux émanations de furfural et d'alcool furfurylique utilisés

comme : - solvants, réactifs ; - agents de synthèse des pesticides, de médicaments

ou de matières plastiques en particulier pour la préparation et l'utilisation de

moules en fonderie ; - accélérateurs de vulcanisation du caoutchouc.

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test

7 jours

Conjonctivite récidivant après nouvelle exposition 7 jours

Dermite eczématiforme récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmée par un test épicutané

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 75

AFFECTIONS PROFESSIONNELLES RESULTANT DE L'EXPOSITION AU SELENIUM ET A

SES DERIVES MINERAUX.

Date de création : 26 juin 1984.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Affections des voies aériennes. 5 jours Emploi des sels de sélénium dans l'industrie métallurgique et l'électronique.

Oedème pulmonaire. 5 jours Utilisation de pigments contenant du sélénium.

Brûlures et irritations cutanées. 5 jours Fabrication et emploi d'additifs alimentaires contenant du sélénium.

Brûlures oculaires et conjonctivite. 5 jours Travaux de laboratoire faisant intervenir le sélénium comme réactif chimique.

Fabrication de produits contenant des dérivés du sélénium dans les industries de

cosmétologie, de phytopharmacie, de photographie et de photocopie.

Article Annexe II : Tableau n° 76

Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu d'hospitalisation et

d'hospitalisation à domicile.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

A. - Infections dues aux staphylocoques : Manifestations cliniques de

staphylococcie : - septicémie ; - atteinte viscérale ; - panaris, avec mise

en évidence du germe et typage du staphylocoque.

10 jours Tous travaux accomplis par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

staphylocoques.

B. - Infections dues aux pseudomonas aeruginosa : - septicémie ; -

localisations viscérales, cutanéo-muqueuses et oculaires, avec mise en

évidence du germe et typage du pseudomonas aeruginosa.

15 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

pseudomonas aeruginosa.

C. - Infections dues aux entérobactéries : Septicémie confirmée par

hémoculture.

15 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir

d'entérobactéries.

D. - Infections dues aux pneumocoques : Manifestations cliniques de

pneumococcie : - pneumonie ; - broncho-pneumonie ; - septicémie ; -

méningite purulente, confirmée par isolement bactériologique du germe

ou par les résultats positifs d'une recherche des antigènes solubles.

10 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

pneumocoques.

  

E. - Infections dues aux streptocoques bêta-hémolytiques :

Manifestations cliniques de streptococcie :

Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

streptocoques bêta-hémolytiques.

- otite compliquée ; 15 jours

- érysipèle ; 15 jours

- broncho-pneumonie ; 15 jours

- endocardite ; 60 jours

- glomérulonéphrite aiguë, confirmées par mise en évidence de

streptocoques bêta-hémolytiques du groupe A.

30 jours

F. - Infections dues aux méningocoques : - méningite ; - conjonctivite,

confirmées par la mise en évidence de Neisseria meningitidis.

10 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

méningocoques.

G. - Fièvres typhoïde et paratyphoïde A et B confirmées par une

hémoculture mettant en évidence la salmonelle en cause et par le

sérodiagnostic de Widal.

21 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service, d'entretien ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

salmonelles.

H. - Dysenterie bacillaire confirmée par la mise en évidence de

shigelles dans la coproculture et par la séroconversion.

15 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire,

d'entretien, de service ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

shigelles.

I. - Choléra confirmé bactériologiquement par la coproculture. 7 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire,

d'entretien, de service ou de services sociaux mettant au contact d'un réservoir de

vibrions cholériques.

J. - Fièvres hémorragiques (Lasse, Ebola, Marburg, Congo-Crimée)

confirmées par la mise en évidence du virus et/ou la présence

d'anticorps spécifiques à taux significatif.

21 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, les autres personnels

du service d'hospitalisation et le personnel de laboratoire de virologie mettant au

contact des virus.

K. - Infections dues aux gonocoques : Manifestations cliniques : -

gonococcie cutanée ; - complications articulaires, confirmées par

isolement bactériologique du germe.

10 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire,

d'entretien, de service ou de services sociaux mettant au contact de malades

infectés.

L. - Syphilis. Tréponématose primaire cutanée confirmée par la mise en

évidence du tréponème et par la sérologie.

10 semaines Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire,

d'entretien, de service ou de services sociaux mettant au contact de malades

infectés.

M. - Infections à Herpes virus varicellae : Varicelle et ses complications

: - complications de la phase aiguë : septicémie, encéphalite,

neuropathie périphérique, purpura thrombopénique, pneumopathie

spécifique, varicelle grave généralisée ; - complications dues à

l'infection chronique par le virus : zona et ses manifestations cutanée,

auriculaire, ophtalmique, méningée, neurologique périphérique, algies

post-zostériennes chez une personne ayant été atteinte antérieurement

d'une varicelle.

21 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, personnel de service,

d'entretien ou de services sociaux, mettant en contact avec des malades

présentant une varicelle ou un zona.

N. - Gale : Parasitose à Sarcoptes Scabei avec prurit et éventuellement

surinfection des atteintes cutanées dues au parasite. En dehors d'un

contexte épidémique, l'affection devra être confirmée par l'identification

des sarcoptes.

7 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire,

d'entretien, de service ou de services sociaux mettant en contact direct avec des

porteurs de cette scabiose.

Article Annexe II : Tableau n° 77

Périonyxis et onyxis

Date de création : 19 novembre 1983.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Atteinte des doigts : Inflammation périunguéale, douloureuse d'origine

infectieuse accompagnée ou non de modifications de l'ongle telles que

fissurations, striations, dentelures du bord libre, coloration brunâtre,

onycholyse.

7 jours Manipulation et emploi des fruits sucrés et de leurs résidus. Préparation,

manipulation et emploi des jus de fruits sucrés, notamment lors des travaux de

plonge en restauration. Travaux dans les abattoirs au contact des animaux et de

leurs viscères.

Atteinte des orteils : Onyxis localisé habituellement au seul gros orteil,

caractérisé par des déformations de l'ongle telles que destruction totale

ou partielle, épaississement, striations, fissurations, accompagnées

d'hyperkératose sous ou péri-unguéale.

30 jours Travaux en mines souterraines, chantiers du bâtiment, chantiers de travaux

publics. Travaux dans les abattoirs au contact des animaux et de leurs viscères.

  

Article Annexe II : Tableau n° 78

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LE CHLORURE DE SODIUM DANS LES MINES DE SEL

ET LEURS DEPENDANCES.

Date de création : 19 novembre 1983.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Lésions nasales : - ulcérations ; - perforations. 30 jours Travaux exécutés au contact du sel pulvérulent.

Ulcérations cutanées. 30 jours Travaux effectués au contact du sel pulvérulent ou au contact des saumures.

Article Annexe II : Tableau n° 79

LESIONS CHRONIQUES DU MENISQUE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Lésions chroniques du ménisque à caractère dégénératif, confirmées

par examens complémentaires ou au cours de l'intervention curative,

ainsi que leurs complications : fissuration ou rupture du ménisque.

2 ans Travaux comportant des efforts ou des ports de charges exécutés habituellement

en position agenouillée ou accroupie.

Article Annexe II : Tableau n° 80

KERATOCONJONCTIVITES VIRALES

Date de création : 23 juin 1985.

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

A. - Kératite nummulaire sous-épithéliale. 21 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, de laboratoire, de

service et d'entretien mettant au contact direct ou indirect de malades porteurs de

ces affections.

B. - Kératite superficielle ulcéreuse avec conjonctivite associée. 21 jours

C. - Conjonctivite hémorragique. 21 jours

D. - Conjonctivite oedémateuse avec chémosis. 21 jours

E. - Conjonctivite folliculaire avec ou sans participation cornéenne. 21 jours

Article Annexe II : Tableau n° 81

  

AFFECTIONS MALIGNES PROVOQUEES PAR LE BIS (CHLOROMETHYLE) ETHER

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Cancer bronchique primitif. 40 ans Travaux de fabrication du chlorométhyl-méthyléther.

Article Annexe II : Tableau n° 82

AFFECTIONS PROVOQUEES PAR LE METHACRYLATE DE METHYLE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

Rhinite récidivante en cas de nouvelle exposition au risque ou

confirmée par test

7 jours Travaux comportant la manipulation ou l'emploi de méthacrylate de méthyle

notamment : - la fabrication de résines acryliques ; - la fabrication des matériaux

acryliques ; - la fabrication et l'emploi d'encres, de colles, de peintures à base de

méthacrylate de méthyle ; - la fabrication de prothèses, en particulier en chirurgie

Asthme objectivé par explorations fonctionnelles respiratoires récidivant orthopédique, dentaire et oculaire ; - en histologie osseuse.

en cas de nouvelle exposition au risque ou confirmé par test

7 jours

Conjonctivité récidivant en cas de nouvelle exposition au risque 7 jours

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané

15 jours

Manifestations respiratoires chroniques avec altérations des épreuves

fonctionnelles respiratoires, survenant après l'une des affections

énumérées ci-dessus

1 an

Article Annexe II : Tableau n° 83

LESIONS PROVOQUEES PAR LES TRAVAUX EFFECTUES DANS UN MILIEU OU LA

PRESSION EST INFERIEURE A LA PRESSION ATMOSPHERIQUE ET SOUMISE A

VARIATIONS

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Otites moyennes subaiguës. 6 mois Travaux effectués en service aérien.

Otites moyennes chroniques. 1 an

Lésions de l'oreille interne. 1 an

Le diagnostic dans tous les cas doit être confirmé par des examens

cliniques et audiométriques spécifiques.

Article Annexe II : Tableau n° 84

Affections engendrées par les solvants organiques liquides à usage professionnel : hydrocarbures

liquides aliphatiques ou cycliques saturés ou insaturés et leurs mélanges ; hydrocarbures halogénés

  

liquides ; dérivés nitrés des hydrocarbures aliphatiques ; alcools ; glycols, éthers de glycol ; cétones

; aldéhydes ; éthers aliphatiques et cycliques, dont le tétrahydrofurane ; esters ; diméthylformamide

et dimétylacétamine ; acétonitrile et propionitrile ; pyridine ; diméthylsulfone et diméthylsulfoxyde

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

A A

Syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu'au coma. 7 jours Préparation, emploi, manipulation des solvants.

Dermites, conjonctivites irritatives. 7 jours

Lésions eczématiformes récidivant en cas de nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané.

15 jours

B B

Encéphalopathies caractérisées par des altérations des fonctions

cognitives, constituées par au moins trois des six anomalies suivantes :

- ralentissement psychomoteur ; - troubles de la dextérité, de la

mémoire, de l'organisation visuospatiale, des fonctions exécutives, de

l'attention, et ne s'aggravant pas après cessation de l'exposition au

risque.

1 an (sous réserve

d'une durée

d'exposition d'au

moins 10 ans)

Traitement des résines naturelles et synthétiques. Emploi de vernis, peintures,

émaux, mastic, colles, laques. Production de caoutchouc naturel et synthétique.

Le diagnostic d'encéphalopathie toxique sera établi, après exclusion

des troubles cognitifs liés à la maladie alcoolique, par des tests

psychométriques et confirmé par la répétition de ces tests au moins six

mois plus tard et après au moins six mois sans exposition au risque.

Utilisation de solvants comme agents d'extraction, d'imprégnation,

d'agglomération, de nettoyage, comme décapants, dissolvants ou diluants.

Utilisation de solvants en tant que réactifs de laboratoire, dans les synthèses

organiques, en pharmacie, dans les cosmétiques.

Article Annexe II : Tableau n° 85

AFFECTION ENGENDREE PAR L'UN OU L'AUTRE DE CES PRODUITS : N-METHYL

N'NITRO N-NITROSOGUANIDINE ; N-ETHYL N'NITRO N-NITROSOGUANIDINE ;

N-METHYL N-NITROSOUREE ; N-ETHYL N-NITROSOUREE

DUREE D'EXPOSITION : SIX MOIS

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Glioblastome. 30 ans Fabrication et conditionnement de ces substances. Utilisation dans les laboratoires

de génie génétique, de biologie cellulaire, de recherche en mutagénèse ou

cancérologie.

Article Annexe II : Tableau n° 86

PASTEURELLOSES

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Manifestations cliniques aiguës de pasteurellose par inoculation (en

dehors des cas considérés comme accidents du travail).

8 jours Travaux de soins, d'abattage, d'équarrissage ou de laboratoire exposant à

l'inoculation de germes à partir d'animaux.

  

Manifestations loco-régionales tardives. 6 mois

Toutes ces manifestations doivent être confirmées par un examen de

laboratoire spécifique ou une intradermoréaction.

Article Annexe II : Tableau n° 87

ORNITHOSE-PSITTACOSE

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Pneumopathie aiguë. 21 jours Travaux exposant au contact avec des oiseaux, des volailles ou leurs déjections : -

travaux d'élevage et de vente des oiseaux ; - travaux de soins aux oiseaux dans

les parcs zoologiques et ornithologiques ; - travaux d'élevage, vente, abattage,

Formes typhoïdes avec troubles digestifs et états stuporeux. 21 jours conservation des volailles.

Formes neuroméningées. 21 jours

Dans tous les cas, la maladie doit être confirmée par l'isolement du

germe ou par un examen sérologique spécifique de Chlamydia-psittaci.

Travaux de laboratoire comportant la manipulation des volailles et oiseaux, de

leurs produits ou de leurs déjections.

Article Annexe II : Tableau n° 88

ROUGET DU PORC (Erysipéloïde de Baker-Rosenbach)

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Forme cutanée simple : placard érysipéloïde (en dehors des cas

considérés comme accidents du travail).

7 jours Travaux exécutés dans les boucheries, charcuteries, triperies, boyauderies,

abattoirs, ateliers d'équarrissage, volailleries, pêcheries, poissonneries, cuisines.

Forme cutanée associée à une monoarthrite ou à une polyarthrite

loco-régionale.

30 jours Travaux exécutés dans les élevages d'ovins, de porcins, de volailles ou de gibiers.

Formes cutanées chroniques, à rechute. 6 mois Travaux de conditionnement, transport, entreposage, salaison, mise en conserve,

réfrigération, congélation, surgélation de produits alimentaires d'origine animale.

Formes septicémiques : complications endocarditiques, intestinales. 6 mois Fabrication de gélatine, de colles à base d'os. Manipulation et traitement de suints,

de cuirs verts. Travaux exécutés dans les parcs zoologiques. Travaux exécutés

dans les laboratoires vétérinaires. Travaux de gardes-chasse.

Article Annexe II : Tableau n° 89

Affection provoquée par l'halothane

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer la

maladie

Hépatite ayant récidivé après nouvelle exposition et confirmée par des

tests biochimiques, après exclusion d'une autre étiologie.

15 jours Activités exposant à l'halothane, notamment en salles d'opération et

d'accouchement.

  

Article Annexe II : Tableau n° 90

Affections respiratoires consécutives à l'inhalation de poussières textiles végétales

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

- A -

Syndrome respiratoire obstructif aigu caractérisé par une oppression

thoracique survenant habituellement après une interruption d'exposition

au risque d'au moins 36 heures et se manifestant quelques heures

après la reprise de l'exposition au risque (byssinose et affections

apparentées).Le caractère obstructif de ce syndrome doit être confirmé

par des explorations fonctionnelles respiratoires pratiquées au moment

de la reprise de l'exposition au risque et six à huit heures après.

7 jours (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux exposant à l'inhalation de poussières de coton, lin, chanvre, sisal, dans

les ateliers de : - teillage ; - ouvraison ; - battage ; - cardage ; - étirage ; - peignage

; - bambrochage ; - filage ; - bobinage ; - retordage ; - ourdissage.

- B -

Bronchopneumopathie chronique obstructive consécutive à des

épisodes respiratoires obstructifs aigus caractérisés cliniquement

comme ci-dessus et répétitifs. Cette bronchopneumopathie doit être

confirmée par des explorations fonctionnelles respiratoires avec un

volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) abaissé d'au moins

40 % par rapport à la valeur moyenne théorique.

5 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux identiques à ceux visés en A sous réserve qu'ils ne soient pas réalisés

dans des ateliers où s'effectue uniquement le filage à bout libre (procédé dit open

end »).

Article Annexe II : Tableau n° 91

Broncho-pneumopathie chronique obstructive du mineur de charbon

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Bronchopneumopathie chronique obstructive entraînant un déficit

respiratoire chronique. Elle est caractérisée par l'association de signes

cliniques tels que dyspnée, toux, hypersécrétion bronchique et d'un

syndrome ventilatoire de type obstructif avec un volume expiratoire

maximal par seconde (VEMS) abaissé d'au moins 40 % par rapport à la

valeur moyenne théorique. Cet abaissement doit être constaté en

dehors de tout épisode aigu.

5 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux au fond dans les mines de charbon.

Article Annexe II : Tableau n° 92

Infections professionnelles à Streptococcus suis

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Méningite purulente avec bactériémie, accompagnée le plus souvent

d'une atteinte cochléo-vestibulaire : surdité de perception unie ou

bilatérale, avec acouphènes et troubles de l'équilibre (vertiges et

ataxie).

25 jours Travaux exposant au contact de porcs, de leur viande, carcasses, os, abats ou

sang, dans les élevages de porcs, les abattoirs, les entreprises d'équarrissage, les

boucheries, charcuteries, triperies, boyauderies, cuisines, entreprises de transport

de porcs ou viande de porc.

Atteinte cochléo-vestibulaire aiguë et ses complications cochléaires

(troubles de l'audition irréversibles).

25 jours Travaux d'inspection de viande de porc, travaux vétérinaires, travaux de

laboratoire au contact de porc.

Septicémie isolée, tableau de coagulopathie intravasculaire 25 jours Travaux de l'industrie alimentaire avec fabrication d'aliments à base de viande de

  

disséminée. porc.

Arthrites inflammatoires ou septiques. 25 jours

Endophtalmie, uvéite. 25 jours

Myocardite. 25 jours

Pneumonie, paralysie faciale. 25 jours

Endocardite. 60 jours

Dans tous les cas, il est nécessaire de mettre en évidence le

Steptococcus suis et de procéder à son typage.

Article Annexe II : Tableau n° 93

Lésions chroniques du segment antérieur de l'oeil provoquées par l'exposition à des particules en

circulation dans les puits de mine de charbon

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Conjonctivite chronique ou blépharoconjonctivite chronique. 90 jours sous

réserve d'une durée

d'exposition de 2

ans

Travaux dans les puits de retour d'air des mines de charbon.

Article Annexe II : Tableau n° 94

Broncho-pneumopathie chronique obstructive du mineur de fer

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer cette maladie

Broncho-pneumopathie chronique obstructive entraînant un déficit

respiratoire chronique. Elle est caractérisée par l'association de signes

cliniques tels que dyspnée, toux, hypersécrétion bronchique et d'un

syndrome ventilatoire de type obstructif avec un volume expiratoire

maximal par seconde (VEMS) abaissé au jour de la déclaration d'au

moins 40 % par rapport à la valeur moyenne théorique. Cet

abaissement doit être constaté en dehors de tout épisode aigu.

5 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux effectués au fond dans les mines de fer et travaux de concassage

exposant à l'inhalation de poussières ou de fumées d'oxyde fer, notamment

extraction, broyage et traitement des minerais de fer.

Article Annexe II : Tableau n° 95

Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les protéines du latex (ou

caoutchouc naturel)

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Urticaire de contact ayant récidivé après nouvelle exposition au risque

et confirmée par un test.

7 jours Préparation, emploi et manipulation du latex naturel et des produits en renfermant,

notamment : - production et traitement du latex naturel ; - fabrication et utilisation

d'objets en latex naturel.

Rhinite, asthme, conjonctivite aiguë bilatérale, ayant récidivé après

nouvelle exposition au risque et confirmés par un test.

7 jours

Réactions allergiques systémiques telles que : urticaire géante, oedème

de Quincke, choc anaphylactique, survenus à l'occasion d'une

exposition au latex.

3 jours

Lésions eczématiformes ayant récidivé après nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané positif.

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 96

Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du groupe hantavirus

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Infections aiguës par hantavirus, se traduisant par une insuffisance

rénale aiguë ou un syndrome algique pseudo-grippal ou des

manifestations hémorragiques, dont l'étiologie aura été confirmée soit

par la mise en évidence du virus, soit par la présence d'anticorps

spécifiques à un taux considéré comme significatif dans le sérum

prélevé au cours de la maladie.

60 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, et le personnel de

laboratoire, susceptibles de mettre en contact avec le virus. Tous travaux exposant

au contact de rongeurs susceptibles de porter ces germes, ou au contact de leurs

déjections, ou effectués dans des locaux susceptibles d'être souillés par les

déjections de ces animaux.

Article Annexe II : Tableau n° 97

Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes

fréquences transmises au corps entier

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Sciatique par hernie discale L4-L5 ou L5-S1 avec atteinte radiculaire de

topographie concordante. Radiculalgie crurale par hernie discale L2-L3

ou L3-L4 ou L4-L5, avec atteinte radiculaire de topographie

concordante.

6 mois (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux exposant habituellement aux vibrations de basses et moyennes

fréquences transmises au corps entier : - par l'utilisation ou la conduite des engins

et véhicules tout terrain : chargeuse, pelleteuse, chargeuse-pelleteuse, niveleuse,

rouleau vibrant, camion tombereau, décapeuse, chariot élévateur, chargeuse sur

pneus ou chenilleuse, bouteur, tracteur agricole ou forestier ; - par l'utilisation ou la

conduite des engins et matériels industriels : chariot automoteur à conducteur

porté, portique, pont roulant, grue de chantier, crible, concasseur, broyeur ; - par la

conduite de tracteur routier et de camion monobloc.

Article Annexe II : Tableau n° 98

Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges

lourdes

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Sciatique par hernie discale L4-L5 ou L5-S1 avec atteinte radiculaire de

topographie concordante. Radiculalgie crurale par hernie discale L2-L3

ou L3-L4 ou L4-L5, avec atteinte radiculaire de topographie

concordante.

6 mois (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux de manutention manuelle habituelle de charges lourdes effectués : - dans

le fret routier, maritime, ferroviaire, aérien ; - dans le bâtiment, le gros oeuvre, les

travaux publics ; - dans les mines et carrières ; - dans le ramassage d'ordures

ménagères et de déchets industriels ; - dans le déménagement, les garde-meubles

; - dans les abattoirs et les entreprises d'équarrissage ; - dans le chargement et le

  

déchargement en cours de fabrication, dans la livraison, y compris pour le compte

d'autrui, le stockage et la répartition des produits industriels et alimentaires,

agricoles et forestiers ; - dans le cadre des soins médicaux et paramédicaux

incluant la manutention de personnes ; - dans le cadre du brancardage et du

transport des malades ; - dans les travaux funéraires.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Annexe 5 (mentionnée aux articles R. 611-40 et R. 611-52).

Article Annexe 5

III. - Caisses mutuelles régionales des professions libérales

(A) : NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises)

(B) : Professions juridiques ou judiciaires : Actifs

(C) : Professions juridiques ou judiciaires : Retraités

(D) : Autres professions libérales : Actifs

(E) : Autres professions libérales : Retraités

!---------------------------------------------------------------!

! CAISSE !

!---------------------------------------------------------------!

! Caisse mutuelle parisienne des professions libérales !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! ! ! NOMBRE DE MEMBRES !

! ! ! représentants des !

! CIRCONSCRIPTION ! A ! assurés !

! ! !-----!-----!------!-----!

! ! ! B ! C ! D ! E !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Ile-de-France ! 33 ! 5 ! 1 ! 14 ! 5 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

  

!---------------------------------------------------------------!

! CAISSE !

!---------------------------------------------------------------!

! Caisse mutuelle provinciale des professions libérales !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! ! ! NOMBRE DE MEMBRES !

! ! ! représentants des !

! CIRCONSCRIPTIONS ! A ! assurés !

! ! !-----!-----!------!-----!

! ! ! B ! C ! D ! E !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Nord - Pas-de-Calais ! ! ! ! ! !

! Picardie ! ! ! ! ! !

! Champagne-Ardenne ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Lorraine ! ! ! ! ! !

! Alsace ! ! ! ! ! !

! Bourgogne ! ! ! ! ! !

! Franche-Comté ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Rhône-Alpes ! ! ! ! ! !

! Provence-Alpes-Côte d'Azur ! ! ! ! ! !

! Corse ! ! 2 ! 1 ! 3 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Languedoc-Roussillon ! ! ! ! ! !

! Aquitaine ! ! 1 ! ! 3 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Midi-Pyrénées ! ! ! ! ! !

! Auvergne ! ! ! ! ! !

  

! Limousin ! ! 1 ! ! 2 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Poitou-Charentes ! ! ! ! ! !

! Centre ! ! ! ! ! !

! Bretagne ! ! ! ! ! !

! Pays de la Loire ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Haute-Normandie ! ! ! ! ! !

! Basse-Normandie ! ! ! ! ! !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

! Total ! 42 ! 7 ! 1 ! 20 ! 6 !

!-------------------------------!------!-----!-----!------!-----!

  

 

CODE DE LA SECURITE SOCIALE (Partie Législative)
Sous-section 2 : Calcul de la rente

Article L434-15

   Les rentes dues aux victimes atteintes d'une incapacité permanente égale ou supérieure à un taux minimum ou, en cas de mort, à leurs ayants droit, sont calculées d'après le salaire annuel de la victime.
   Le salaire servant de base au calcul de la rente est déterminé suivant les modalités fixées par décret en Conseil d'Etat.
La rente due aux ayants droit de la victime d'un accident mortel ou à la victime d'un accident ayant occasionné une réduction de capacité égale ou supérieure à un taux minimum ne peut être calculée sur un salaire annuel inférieur à un minimum déterminé d'après les coefficients de revalorisation fixés pour les pensions d'invalidité par les arrêtés pris en application de l'article L. 341-6 compte tenu des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 434-2.
   Dans tous les cas où l'article L. 434-2 et les articles L. 434-7 et suivants déterminent en fonction du salaire annuel une rente individuelle ou collective, ou la limite assignée à l'ensemble des rentes dues aux ayants droit de la victime, le salaire annuel est le salaire réduit, le cas échéant, par application de l'alinéa suivant.
   Lorsqu'il s'agit de la victime de l'accident, quelle que soit la réduction de capacité subie, si son salaire annuel est supérieur au salaire minimum déterminé à l'alinéa précédent, le calcul de la rente est effectué selon une formule dégressive dont les modalités sont déterminées par un décret en Conseil d'Etat.

Article L434-17

(Loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 art. 37 IV Journal Officiel du 27 décembre 1998)


   Les coefficients de revalorisation fixés pour les pensions d'invalidité en application de l'article L. 341-6 sont applicables aux rentes mentionnées à l'article L. 434-15 et allouées en réparation d'accidents antérieurs à la date fixée par lesdits arrêtés.

RECHERCHE

--

 

----

 

e aigu.

5 ans (sous réserve

d'une durée

d'exposition de 10

ans)

Travaux effectués au fond dans les mines de fer et travaux de concassage

exposant à l'inhalation de poussières ou de fumées d'oxyde fer, notamment

extraction, broyage et traitement des minerais de fer.

Article Annexe II : Tableau n° 95

Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les protéines du latex (ou

caoutchouc naturel)

DÉSIGNATION DE LA MALADIE DÉLAI de prise en

charge

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces

maladies

  

Urticaire de contact ayant récidivé après nouvelle exposition au risque

et confirmée par un test.

7 jours Préparation, emploi et manipulation du latex naturel et des produits en renfermant,

notamment : - production et traitement du latex naturel ; - fabrication et utilisation

d'objets en latex naturel.

Rhinite, asthme, conjonctivite aiguë bilatérale, ayant récidivé après

nouvelle exposition au risque et confirmés par un test.

7 jours

Réactions allergiques systémiques telles que : urticaire géante, oedème

de Quincke, choc anaphylactique, survenus à l'occasion d'une

exposition au latex.

3 jours

Lésions eczématiformes ayant récidivé après nouvelle exposition au

risque ou confirmées par un test épicutané positif.

15 jours

Article Annexe II : Tableau n° 96

Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du groupe hantavirus

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Infections aiguës par hantavirus, se traduisant par une insuffisance

rénale aiguë ou un syndrome algique pseudo-grippal ou des

manifestations hémorragiques, dont l'étiologie aura été confirmée soit

par la mise en évidence du virus, soit par la présence d'anticorps

spécifiques à un taux considéré comme significatif dans le sérum

prélevé au cours de la maladie.

60 jours Tous travaux effectués par le personnel de soins et assimilé, et le personnel de

laboratoire, susceptibles de mettre en contact avec le virus. Tous travaux exposant

au contact de rongeurs susceptibles de porter ces germes, ou au contact de leurs

déjections, ou effectués dans des locaux susceptibles d'être souillés par les

déjections de ces animaux.

Article Annexe II : Tableau n° 97

Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes

fréquences transmises au corps entier

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Sciatique par hernie discale L4-L5 ou L5-S1 avec atteinte radiculaire de

topographie concordante. Radiculalgie crurale par hernie discale L2-L3

ou L3-L4 ou L4-L5, avec atteinte radiculaire de topographie

concordante.

6 mois (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux exposant habituellement aux vibrations de basses et moyennes

fréquences transmises au corps entier : - par l'utilisation ou la conduite des engins

et véhicules tout terrain : chargeuse, pelleteuse, chargeuse-pelleteuse, niveleuse,

rouleau vibrant, camion tombereau, décapeuse, chariot élévateur, chargeuse sur

pneus ou chenilleuse, bouteur, tracteur agricole ou forestier ; - par l'utilisation ou la

conduite des engins et matériels industriels : chariot automoteur à conducteur

porté, portique, pont roulant, grue de chantier, crible, concasseur, broyeur ; - par la

conduite de tracteur routier et de camion monobloc.

Article Annexe II : Tableau n° 98

Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges

lourdes

DÉSIGNATION DES MALADIES DÉLAI de prise en

charge

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES de provoquer ces maladies

Sciatique par hernie discale L4-L5 ou L5-S1 avec atteinte radiculaire de

topographie concordante. Radiculalgie crurale par hernie discale L2-L3

ou L3-L4 ou L4-L5, avec atteinte radiculaire de topographie

concordante.

6 mois (sous

réserve d'une durée

d'exposition de 5

ans)

Travaux de manutention manuelle habituelle de charges lourdes effectués : - dans

le fret routier, maritime, ferroviaire, aérien ; - dans le bâtiment, le gros oeuvre, les

travaux publics ; - dans les mines et carrières ; - dans le ramassage d'ordures

ménagères et de déchets industriels ; - dans le déménagement, les garde-meubles

; - dans les abattoirs et les entreprises d'équarrissage ; - dans le chargement et le

  

déchargement en cours de fabrication, dans la livraison, y compris pour le compte

d'autrui, le stockage et la répartition des produits industriels et alimentaires,

agricoles et forestiers ; - dans le cadre des soins médicaux et paramédicaux

incluant la manutention de personnes ; - dans le cadre du brancardage et du

transport des malades ; - dans les travaux funéraires.

  

Code de la sécurité sociale

Annexes

Annexe 5 (mentionnée aux articles R. 611-40 et R. 611-52).

Article Annexe 5

III. - Caisses mutuelles régionales des professions libérales

(A) : NOMBRE de membres des conseils d'administration (toutes catégories comprises)

(B) : Professions juridiques ou judiciaires : Actifs

(C) : Professions juridiques ou judiciaires : Retraités

(D) : Autres professions libérales : Actifs

(E) : Autres professions libérales : Retraités

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! CAISSE !

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! Caisse mutuelle parisienne des professions libérales !

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! ! ! NOMBRE DE MEMBRES !

! ! ! représentants des !

! CIRCONSCRIPTION ! A ! assurés !

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! ! ! B ! C ! D ! E !

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! Ile-de-France ! 33 ! 5 ! 1 ! 14 ! 5 !

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! CAISSE !

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! Caisse mutuelle provinciale des professions libérales !

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! ! ! NOMBRE DE MEMBRES !

! ! ! représentants des !

! CIRCONSCRIPTIONS ! A ! assurés !

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! ! ! B ! C ! D ! E !

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! Nord - Pas-de-Calais ! ! ! ! ! !

! Picardie ! ! ! ! ! !

! Champagne-Ardenne ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

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! Lorraine ! ! ! ! ! !

! Alsace ! ! ! ! ! !

! Bourgogne ! ! ! ! ! !

! Franche-Comté ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

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! Rhône-Alpes ! ! ! ! ! !

! Provence-Alpes-Côte d'Azur ! ! ! ! ! !

! Corse ! ! 2 ! 1 ! 3 ! 1 !

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! Languedoc-Roussillon ! ! ! ! ! !

! Aquitaine ! ! 1 ! ! 3 ! 1 !

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! Midi-Pyrénées ! ! ! ! ! !

! Auvergne ! ! ! ! ! !

  

! Limousin ! ! 1 ! ! 2 ! 1 !

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! Poitou-Charentes ! ! ! ! ! !

! Centre ! ! ! ! ! !

! Bretagne ! ! ! ! ! !

! Pays de la Loire ! ! 1 ! ! 4 ! 1 !

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! Haute-Normandie ! ! ! ! ! !

! Basse-Normandie ! ! ! ! ! !

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! Total ! 42 ! 7 ! 1 ! 20 ! 6 !

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CODE DE LA SECURITE SOCIALE (Partie Législative)
Sous-section 2 : Calcul de la rente

Article L434-15

   Les rentes dues aux victimes atteintes d'une incapacité permanente égale ou supérieure à un taux minimum ou, en cas de mort, à leurs ayants droit, sont calculées d'après le salaire annuel de la victime.
   Le salaire servant de base au calcul de la rente est déterminé suivant les modalités fixées par décret en Conseil d'Etat.
La rente due aux ayants droit de la victime d'un accident mortel ou à la victime d'un accident ayant occasionné une réduction de capacité égale ou supérieure à un taux minimum ne peut être calculée sur un salaire annuel inférieur à un minimum déterminé d'après les coefficients de revalorisation fixés pour les pensions d'invalidité par les arrêtés pris en application de l'article L. 341-6 compte tenu des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 434-2.
   Dans tous les cas où l'article L. 434-2 et les articles L. 434-7 et suivants déterminent en fonction du salaire annuel une rente individuelle ou collective, ou la limite assignée à l'ensemble des rentes dues aux ayants droit de la victime, le salaire annuel est le salaire réduit, le cas échéant, par application de l'alinéa suivant.
   Lorsqu'il s'agit de la victime de l'accident, quelle que soit la réduction de capacité subie, si son salaire annuel est supérieur au salaire minimum déterminé à l'alinéa précédent, le calcul de la rente est effectué selon une formule dégressive dont les modalités sont déterminées par un décret en Conseil d'Etat.

Article L434-17

(Loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 art. 37 IV Journal Officiel du 27 décembre 1998)


   Les coefficients de revalorisation fixés pour les pensions d'invalidité en application de l'article L. 341-6 sont applicables aux rentes mentionnées à l'article L. 434-15 et allouées en réparation d'accidents antérieurs à la date fixée par lesdits arrêtés.

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