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Techniques de vente |
Le
commerce électronique relèverait par essence à la fois de la réglementation
de la vente à distance , de la
vente et du démarchage
(cf.
directive n° 97/7/CE concernant la protection des consommateurs en matière de
contrats à distance et directive n° 85/577/CEE concernant la protection des
consommateurs dans le cas des contrats négociés en dehors des établissements
commerciaux).
Les
dispositions réglementant ces modes de distribution instaurent au profit des
consommateurs des délais de réflexion/cooling-off (v. par exemple la
reconnaissance de ce droit à l’article 3 de la proposition de directive
concernant la commercialisation à distance de services financiers auprès des
consommateurs, JOCE n° C 385/du 11.12.1998) et de repentir ou rétractation
(cf. article 6 de la directive n° 97/7/CE et article 5 de la directive n°
85/577/CEE). Ces délais sont différents dans leur durée ou leur point de départ.
Il
conviendra d’analyser s’il est possible et opportun d’unifier ces délais,
afin de rendre le plus clair possible les règles de protection du consommateur
pour répondre aux conditions de la commercialisation par Internet.
L’utilisation
des techniques de communication pour diffuser, promouvoir et vendre des services
et pour recueillir l’accord du consommateur suppose en effet des mesures de
protection adaptées.
Notamment,
le niveau, harmonisé par l’acquis communautaire, de protection des
consommateurs sera analysé -et le cas échéant des dispositions additionnelles
suggérées - quant aux problèmes posés par la vente à distance de certains
biens ou services (produits pharmaceutiques, armes, objets contraires aux bonnes
moeurs ou portant atteinte à la dignité humaine), strictement réglementée
dans le territoire de l’Union ou soumise à restriction (démarchage médical
des patients, tabacs et alcools, prestations d’enseignement, denrées
alimentaires).
Par
ailleurs, en raison de l’application problématique des notions telles que
« domicile » et « initiative » dans le cadre du commerce
électronique, les règles juridiques encadrant les techniques de
commercialisation à distance nécessiteront une modification sur ce point, afin
de protéger le consommateur contre les effets de son impulsivité, et certaines
techniques comme les loteries, ou les primes susceptibles d’empêcher toute réflexion.
Cette analyse paraît d’autant plus nécessaire que les législations des
Etats membres ne sont pas unifiées sur ces points et restent très différentes.
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La vente à distance
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La
vente à distance est généralement soumise au droit de la consommation, ainsi
que l’illustrent la directive n°
97/7/CEE sur les contrats à distance, et le droit français la vente à
distance est réglementée par les articles L121-16 à L121-20 du Code de la
consommation. |
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Le droit de la
consommation
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Dans
les Etats membres, le droit de la consommation
constitue un tronc commun de règles,
harmonisées par l’intervention des directives adoptées par la Communauté. Pour autant, tout particularisme des différents régimes juridiques n’a pas
disparu, et il convient d’en faire l’analyse, même si l’unification de
ces dispositions n’implique pas forcément des questions de principe liée au
développement du commerce électronique.
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Distribution sélective et internet
TRIBUNAL
DE COMMERCE DE NANTERRE, Ordonnance
de référé,
Cour d'appel de Versailles, 13e chambre, 2 décembre 1999, SA Pierre Fabre Dermo Cosmétique contre Breckler,
n. Vivant, Michel, Semaine Juridique (édition entreprise), 27/07/2000,
pp 1230-1234
La distribution sur Internet, Ferrier, Didier, Semaine Juridique (édition générale),
26/07/2000, pp 12-17
Internet, concurrence, et distribution sélective : une coexistence parfois difficile, Vanhaelen, Frédérique ; Verbiest, Thibault,
Communication Commerce électronique, 01/07/2000, pp 10-16
La distribution sélective à l'épreuve de Internet, Nappey, Alexandre
SOURCE Expertises des systèmes d'information, 01/05/2000, pp 150-151 |