Les projets
d'infrastructure et l'investissement international
Dans les
projets internationaux il s'agit pour des gouvernements de réaliser des
équipements publics ou de gérer des services publics et ainsi de satisfaire les
besoins des citoyens en faisant appel sous forme de financement, d'expertise
technique et de gestion et apports de technologie à des opérateurs et investisseurs privés, nationaux et/ou étrangers en définissant les critères
d'exécution et en conservant un pouvoir de contrôle. Les projets
d'infrastructures font ainsi souvent l'objet de partenariats publics/privés
fondés sur la concession-BOT qui
s'applique dans un vaste domaine.
Dans la mesure
où le gouvernement souhaite que la réalisation et la gestion du projet se
fassent sans appel aux fonds publics, ou avec une contribution limitée à des
subventions soit initiales soit pendant la durée du projet dont le montant aura
été défini et éventuellement des garanties publiques mais limitées, les
opérations se font avec des montages de
financement de projet.
Les
investisseurs et promoteurs souhaitent en effet une protection contre les
risques ou une limitation de ceux-ci, il s'agit de financements
sans recours (no-recourse financing ) ou à recours limité (limited recourse financing). Les promoteurs souhaitent que le projet
ne pèse pas sur leurs comptes et la traduction comptable de l'absence de risque
exige une analyse rigoureuse et complète du montage, en examinant en particulier
les risques en cas de faillite. Les investisseurs sont souvent des fonds, dont
les statuts et le régime excluent qu'ils participent à des projets pouvant
impliquer un risque au delà de la perte de l'investissement.
Le montage
contractuel est un montage complexe, où le contrat de concession est un des
éléments du montage global qui comprendra les contrats de construction, les
contrats de financement, etc.
Par ailleurs, pour
assurer la transparence et l'efficacité économique du processus, l'octroi du
projet se fait à la suite d'appels d'offres internationaux.