lexinter.net  

 

ACCUEIL LEX INTERNET ] Remonter ]

 

Le droit de la concurrence est fondé sur des considérations économiques d’efficacité.  La compétition s’est faite souvent plus par le prix que par la qualité, ce qui a pu aller à  l’encontre de la protection du consommateur si l’abaissement des coûts entraîne une durabilité limitée, une fiabilité restreinte, la suppression de la protection juridique par les contrats d’adhésion et la satisfaction seulement de la clientèle de masse.  Le droit de la concurrence cherche à attiser la concurrence, alors que le droit de la consommation cherche à en atténuer l’agressivité.

La prise en considération, dans une théorie moderne du droit de la concurrence, de la concurrence par la qualité et des intérêts du consommateur autres que le prix, permet d’éviter que le droit de la concurrence s’oppose au droit de la consommation. Au contraire le droit de la concurrence, en imposant une concurrence loyale,  est susceptible de constituer un aspect complémentaire de la protection du consommateur. La moralisation des pratiques commerciales, l’équilibre des intérêts et l’élimination de pratiques inéquitables améliorent la situation du consommateur, comme les mesures de protection du consommateur améliorent la concurrence par la pression éclairée des consommateurs. L’information du consommateur et la transparence du marché sont complémentaires.  

 

(i)            loyauté de la concurrence

 

La loyauté de la concurrence est organisée par  des normes législatives et jurisprudentielles fondées en particulier sur les dispositions législatives en matière de loyauté dans les contrats ou des principes généraux du droit des obligations. La politique de loyauté  est aussi mise en œuvre dans certains pays grâce à des organismes régulateurs (Office of Fair Trading créé au Royaume Uni en 1973. Aux Etats Unis en 1914 a été crée la Federal Trade Commission, dont les pouvoirs ont été étendus en 1918).

 

Il faut cependant constater que de façon générale le consommateur n’est pas considéré comme ayant qualité à agir pour faire respecter les normes de loyauté de la concurrence, qui ne lui bénéficient donc qu’indirectement.

(ii)          abus de position dominante

Les abus de position dominante, en rendant le client captif, sont manifestement contraires aux intérêts des consommateurs, permettant à l’entreprise en situation dominante d’imposer sa volonté en déséquilibrant les relations contractuelles. Le droit de la concurrence vient ainsi apporter  un élément de rééquilibrage et donc d’équité.

 

ACCUEIL LEX INTERNET | Remonter

 

RECHERCHE JURIDIQUE